Femme (du IIIème millénaire)

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Préambule machiste

D'abord, une petite définition pour se mettre en jambe.
Une femme, c'est un être humain de sexe féminin et d'âge adulte.
Voilà, ça c'est fait.

Celles qui ne correspondent pas à ces deux critères seront donc, temporairement, exclues de l'objet de cet article. Pour s'épargner les sempiternels concerts de protestations farouches, le rédacteur insiste : il ne sera question que de l'image des femmes au travers des médias et de tous les affreux colporteurs propagandistes d'images fausses, ou tout bonnement déformées. Dans le but sincère d'épargner à chacun les habituels tableaux, souvent peu flatteurs, de la femme au travers de l'Histoire, ces lignes s'attacheront exclusivement sur le cas de la femme actuelle. Certes, des parallèles anciens, voire antiques, resteront indispensables mais le propos à suivre ne parlera que de présent et de futur possible.

La femme du troisième millénaire est, avant tout, un hologramme médiatique dont cet article parlera rapidement, sans creuser plus que nécessaire, laissant le choix aux lecteurs de pousser plus loin d'éventuelles recherches personnelles.

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Si l'on devait dessiner la silhouette d'une femme d'aujourd'hui, vendue par les médias, que verrions-nous ?

Ceci : une femme qui boit comme un trou, fume comme un pompier, baise à tout va sans lendemain, comme les hommes.
Mais aussi ceci : elle tue, massacre, torture comme ses homologues.
Et encore ceci : elle jure comme un marin de retour d'un tour du monde en solitaire, le majeur dressé bien droit, se gratte les meules quand ça la démange, pue des aisselles, refoule du goulot le matin et ne se brosse que les incisives.
Ambitieuse, menteuse, manipulatrice, caractérielle, comme les hommes, elle se bat aujourd'hui pour supplanter ses ennemis couillus en vue de profiter des multiples privilèges dont ils jouissent impunément depuis l'aube des temps.

Qu'en dire ?
A la vue de ce rapide constat, il est évident que la femme est bien l'égale de l'homme ! Et s'il fallait se contenter de perdurer dans notre mode de vie actuel, fondé sur l'injustice, la fourberie et la barbarie, elle mérite largement sa place aux côtés des hommes, et ceci, sur un strict pied d'égalité. Qu'il ne soit pas seulement question d'argent, en termes de salaires, ni de responsabilités ! La vénalité féminine est ancestrale, son ambition immense. Ces dernières étant seulement muselées par la force physique des hommes.

Mais à quoi bon parler d'évidences ? Si les hommes, égarés dans leurs illusions, pensaient encore que les femmes sont de fragiles et tendres petits animaux de compagnie, conçus pour leurs menus plaisirs, ils ne peuvent plus aujourd'hui rester les bras croisés sur leur bedaine, le front ceint de lauriers fanés depuis la chute de l'empire de Rome.
En effet, si l'homme est un loup pour l'homme, il ne peut nier plus longtemps que la femme est une louve pour l'homme. Et cette louve nouvelle, lorgne méchamment sur le trône.
De nos jours, au même titre que le christianisme se trouve confronté à de puissantes poussées idéologiques venues d'horizons lointains, le mâle actuel compte un nouvel ennemi, tout aussi redoutable que lui, voire plus vicieux encore que lui. Un conflit d'un nouveau genre a commencé.
Parce qu'il s'agit bien d'une guerre. Celle des sexes, en l'occurence. Une opposition ancestrale qui éclate aujourd'hui sous les spotlights des journaux du 20 heures, qui se manifeste dans chaque spot publicitaire, et tout le monde sait à quel point l'engeance publicitaire est envahissante.
Ce conflit, qui mériterait le qualificatif d"armé", ne manque ni de piquant, ni de rebondissements.

Pourtant, le meilleur ou le pire reste encore à venir puisque notre civilisation s'engage vraisemblablement sur des voies inexplorées, voire quelque impasse possible, ou simplement probable. Probable seulement, parce que rien n'est encore bien défini, que l'avenir reste incertain et que quelques bataillles gagnées ne veulent pas dire la fin de la guerre.

Lasse, à juste titre, des comportements moyenageux ou carrément préhistoriques des hommes à son égard, la femme d'aujourd'hui pointe d'un doigt accusateur les actes d'une quantité toujours plus grande d'hommes irrespectueux de la condition féminine. Certes, il serait plus judicieux de parler de la multitude de conditions qu'elle veut faire entendre, mais le débat n'en finirait pas...
A noter, cependant, que les médias se font l'écho de rumeurs et de grondements qui remontent jusqu'à la surface, laissant à croire que tous les hommes, sans exception, ne sont que des porcs et qu'il faut bien les balancer sans coup férir et en toutes circonstances, mêmes pour les choses les plus anodines, les plus innocentes, et même les moins vraies. L'homme est devenu insupportable. Pire, il est aujourd'hui à ranger dans les colonnes des animaux nuisibles, comme les rats et autres habitants des caniveaux de nos mégapoles. La femme marmonne à voix basse qu'elle veut vivre seule avec ses rejetons. Et les murmures se font moins discrets, plus vindicatifs.

Aujourd'hui, la femme est prête à se passer des hommes, au moins à les ramener à un usage qui correspondrait ni plus ni moins à celui que les hommes ont réservé aux femmes jusqu'à présent.
Un juste retour des choses, en quelque sorte.

La femme, aperçue au travers du prisme des caméras des journalistes, des cinéastes amateurs de scénarii alambiqués et autres faiseurs de mode, est à présent standardisée, engoncée dans des vêtements simples et moulants si on en fait une inspectrice ; coincée dans une chemise en toile épaisse et truffée de poches, un short disgracieux à la taille et des pompes de marche en cuir quand on en fait une sauveuse de monde.
Les effets de mode restent prédominants, l'habit faisant toujours le moine, et la femme se complaît plus que jamais à tout faire pour masquer sa propre nature ; soit pour l'embellir, soit pour l'effacer et, par mimétisme, la rendre un peu plus à l'image de ses ennemis. Curieuse fusion des genres qui prétend aboutir à un être assexué, grimé des teintes les plus sombres et les moins intelligentes de chaque sexe.

Et les premières conséquences naissent sous la forme d'idées de société nouvelle, forcément dirigée par des femmes, et qui ne manquent pas d'être étonnantes.

Et la plus avancée, la plus avant-gardiste, quoiqu'elle n'affiche pas encore son nom, mériterait la création d'une expression dédiée, comme celle qu'on donnerait à une pathologie.
Par convention, elle portera ici le nom de "Syndrome de la Vierge Marie". SVM : un acronyme de plus, noyé dans l'inextricable forêt des idées révolutionnaires, ou loufoques.

Que cacherait donc ce sigle, ô combien menaçant pour les hommes de demain ?
Une théorie civilisationnelle longtemps inscrite dans les légendes historiques, inspirées peut-être de celles racontant la merveilleuse évolution d'un univers débarrassé de la vermine masculine. Vermine, parce que les hommes ne sont que des obstacles au progrès. Ainsi, la vision d'un monde intelligent, pacifique et progressiste ne pourrait voir le jour qu'en l'absence du méchant loup, pour revenir à l'anologie de type lupus.

Un monde de walkyries ou d'Amazones ?
Pourquoi pas. Après tout, l'histoire est seulement ponctuée de guerres, de mensonges éhontés et d'une charettée de boucheries, ou plutôt de charcuteries masculines, parfumées de senteurs porcines principalement émises par leurs organes reproducteurs, ceux-là les conduisant aux pires excès depuis que l'homme infeste le monde.
Si la femme moderne, hyper évoluée et bientôt hyper connectée, propose un avenir radieux, il serait stupide de la part des hommes de le refuser, sachant qu'eux-mêmes brillent depuis des millénaires par leur incapacité intellectuelle à résoudre cette problématique.

Quel est donc le projet de cette femme, révolutionnaire à plus d'un titre ? Il est véhiculé avec ténacité par tous les supports d'information possibles : laisser les femmes prendre les commandes du monde, en réduisant l'homme au rôle du simplet, du malfaisant, de l'obsédé sexuel, du pantouflard soumis et docile. Sortir les poubelles, remplir la machine à laver, se maquiller pour paraître plus attractif, etc. Images d'Epinal ? Ne sont-ce pas là les arguments des hommes qui répondent ainsi quand on leur demande le rôle de la femme dans la Société ?

Mais on sent sous tout cela un mouvement plus secret, plus inavouable.
Et c'est là qu'intervient la Science...

Avec les progrès technologiques qui avancent à grands pas, en réduisant au silence les vieilles sorcières qui en sont encore à vanter les vertus des plantes aromatiques, la femme nourrit silencieusement un projet qui vise à la laisser s'épanouir dans son destin ancestral d'une maternité épanouie... sans plus avoir besoin de copuler avec les cochons sales et grognants du sexe opposé.

Bientôt, la Science permettra à la femme de devenir mère sans seulement devoir passer par la case "lit conjugal", sans tâcher ses draps de quelques gouttes de sang.
La douleur d'une pénétration souvent mal vécue et des draps à laver au plus vite ne seront bientôt plus que de mauvais souvenirs !

La femme sera mère, non pas par la force divine mais par la puissance d'une éprouvette redonnant vie à quelques paillettes congelées d'un sperme sélectionné dans une banque réservée aux femmes. Dans ce futur possible, au terme de quelques générations tout au plus, l'homme aurait quasiment disparu de la surface de la Terre, les derniers survivants ne servant qu'à l'approvisionnement des comptes de ces curieuses banques, et, pour les étalons, assurer quelques moments d'évasion aux nostalgiques des coups de rein furtifs. Un monde débarrassé des turpitudes des hommes. Une aubaine !
Et un choix délibéré.

Ainsi, la femme du troisième millénaire compte bien s'approprier le monde sans le partager avec quiconque, surtout pas les hommes. Un monde futur qui lui permettrait de laisser libre cours à tout son potentiel créatif, sans craindre l'idiote censure masculine. De la sorte, la femme qui inventera la nouvelle machine à laver n'aura plus à attendre plusieurs générations avant de voir son génie se répandre partout sur la planète.

La solution, quoique radicale, part d'un bon sens, d'un pragmatisme tout à fait féminin. Et il faut bien admettre qu'elle est d'une logique parfaite ! Mais, pour cela, la femme doit se transformer en Vierge Marie. Et c'est bien le syndrome qui anime toutes ces féministes qui rêvent à voix haute.

Il reste encore quelques batailles à livrer, certes. Et les hommes, toujours un peu lents à se mobiliser tant qu'ils ne discernent pas de réelle menace, tardent à comprendre que leur survie ne tient qu'à la faiblesse de celles qui hésitent encore. Quel avenir, alors ?
Après les guerres des nations, il est à redouter qu'un jour les hommes se dressent contre un ennemi qu'ils ont toujours négligé, parce que celui-ci n'avait encore jamais déclaré la guerre pour lui subtiliser ses privilèges de super prédateur. Alors qu'ils lorgnent avec obstination vers le ciel pour tenter de découvrir le météore qui heurtera un jour la surface du globe, un ennemi placé tout prêt d'eux s'apprête à leur porter de terribles coups.

Et cet ennemi s'appelle le féminisme. Ses armées sont constituées de jeunes recrues, toutes issue du troisième millénaire.

Bon courage, les mecs !

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