Chapitre 4

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Je me suis laissé embarquer par le boulot et n’arrive à l’appartement qu’à 17h. J’ai juste le temps de filer sous la douche, histoire de l’accueillir sans cette odeur de transpiration qui me suit depuis ce passage aux toilettes.

Heureusement pour moi, je gère mes horaires comme je le souhaite. Je n’ai pas besoin d’avoir l’aval de qui que ce soit pour me barrer comme ça. J’ai recroisé cette collègue des toilettes, Rachelle, si je ne m’abuse. Il s’est définitivement passé quelque chose là-dedans car elle a baissé les yeux sur le sol et est devenue pivoine. Je commence à me demander si, elle aussi, n’était pas en train de se branler. Je n’ai pas été si bruyant que ça et ce ne sont pas des cabines en bois aux cloisons fines. Tout est en placo, quand même. À moins qu’elle ait collé son oreille au mur, je ne crois pas qu’elle rougisse parce qu’elle m’a grillé, mais elle rougit de honte.

Je sors de la salle de bain avec juste la serviette autour de la taille et ouvre deux bières fraîches. Je n’ai que quelques secondes à attendre avant d’entendre sonner à la porte. Quasi instantanément, je sens une brûlure dans mon bas-ventre. Je regarde l’horloge et souris. Elle a même deux minutes d’avance. Je prends mon temps pour aller ouvrir.

Lorsque je le fais, elle s’engouffre dans l’appartement qu’elle connaît bien, en refermant la porte tout aussi précipitamment.

– Si pressée que ça ? lui dis-je avec une pointe d’ironie.

Mais c’est seulement quand elle se tourne vers moi que je remarque sa détresse.

– Je crois qu’un collègue de Stéphane passait dans la rue quand je suis entré dans l’immeuble.

– Hey ! Pas de souci, Annais. Tu peux me dire combien de fois t’es venue ici sans Stéphane ? Tiens bois un coup et mets-toi à l’aise.

Je la vois se détendre d’un coup et elle prend la bière, s’avale une gorgée et se met à rire.

– Tu as raison, Julien, me dit-elle en chaloupant jusqu’à moi. Je ne dois pas m’en faire autant et réussir enfin à lâcher prise.

Sa main palpe mon sexe qui durcit rapidement sous ses caresses. Plaquée contre moi, je sens ses seins contre le haut de mon torse. Notre petite différence de taille me donne un accès direct à son cou si sensuel. Je l’entoure d’un bras et l’embrasse dans le creux du cou en mêlant tendresse et envie. Ma langue passe sur sa carotide, mes lèvres attrapent son lobe d’oreille et je le mordille en gémissant de plaisir lorsqu’elle fait tomber la serviette.

Aussitôt, elle se recule un peu et me regarde, les yeux pétillants. Je n’ai pas l’habitude d’être dévisagé ainsi, mais plutôt qu’on me saute dessus. Elle semble aimer prendre son temps. Ça tombe bien, j’ai tout le mien aussi. Mon cœur fait un bond dans ma poitrine et je me sens rougir quand elle se mord la lèvre inférieure.

– Laisse-moi te regarder, aussi, lui dis-je en m’approchant d’elle pour lui prendre sa bière.

Je la pose avec la mienne sur la table du salon et l’invite à venir aussi.

– On ne ferait pas mieux de fermer les volets ? me lance-t-elle entre gênée et amusée.

– Oh merde !

C’est mal de mentir comme ça. J’y avais pensé. Je voulais voir sa réaction. Bientôt, les voisins pourront se rincer l’œil, j’en suis persuadé. En attendant, j’en profite pour lui montrer que moi, je ne suis aucunement dérangé. Je me montre aux deux fenêtres, mon sexe érigé à souhait, pour fermer les rideaux avant de revenir jusqu’au canapé.

Annais a déjà commencé à se déshabiller, timidement. Sa veste, ses chaussures et son pantalon sont déjà sur le sol. Je ne peux m’empêcher de venir l’embrasser à pleine bouche, mes mains se baladant sur ses formes si appétissantes, si sveltes. Je soulève et lui retire son pull pour découvrir deux tétons tendus sous le tissu de son débardeur moulant. L’envie de la dévorer me ronge, mais je me retiens encore un peu. Je prends sa poitrine dans mes mains et plante mon regard dans le sien, me rendant compte que si je l’ai déjà fait jouir deux fois aujourd’hui, tous nos ébats se sont faits sans que l’on puisse se regarder ainsi. Mes doigts en viennent vite à pincer légèrement ses deux dards. Elle se crispe en soutenant mon regard, elle est tremblante. Je pensais que la regarder ainsi me ferait aussi défaillir. Au contraire, ça m’excite. Je pince un peu plus fort et elle lâche un gémissement de plaisir, se laissant totalement faire.

Puis d’un coup, je la veux. Mes mains attrapent son débardeur pour le faire voler dans la pièce. Elle n’a pas le temps de réagir que mon visage s’enfouit dans sa poitrine. Je presse ses seins contre moi, les embrasse, les lèche, lui suce les tétons. Ils sont si beaux, fermes et malléables à la fois. Ses aréoles sombres mettent en valeur ses petits mamelons que je serre doucement entre mes dents.

Elle semble y être sensible, ses mains passent dans mes cheveux et elle lâche des gémissements qui me font penser à ceux qu’elle poussait ce matin dans le lit. Peut-être pourrais-je la faire jouir rien qu’en m’occupant de ses seins ? Mais la question sera éludée pour aujourd’hui. Je reviens picorer ses lèvres fines, chercher sa langue dans une danse totalement désordonnée alors que je sens sa main se poser sur ma queue. Elle la prend fermement et se met à l’astiquer avec ferveur.

Je dois me calmer. Mais sa main est d’une douceur insoutenable. Je me recule alors un peu et la prends par la main pour l’attirer vers le canapé. Dans le même mouvement, je passe derrière elle et me plaque dans son dos, une main appuyant sur sa nuque pour qu’elle se penche sur le dossier.

– Je veux goûter à ta chatte directement, Annais.

Elle ne se fait pas prier et monte sur le canapé en me présentant sa croupe. Ses fesses toutes rondes juste devant mon visage me font perdre tout sens de la retenue. Mes mains les claquent, le bruit résonne dans l’appartement, et son cri de surprise suit. Sans attendre, je baisse sa culotte déjà trempée et la laisse la faire voler plus loin d’un coup de pied.

Car je la dévore déjà. Je lui écarte les fesses où sont imprimées les traces de mes mains sur sa peau blanche, je lape son nectar avec avidité. Aussitôt, ses gémissements se font plus sonores. Cette fois, je peux les apprécier sans aucun obstacle.

– Oh oui, Julien, c’est bon…

Mes lèvres s’emparent de son clitoris et je l’aspire comme si je voulais l’avaler. Elle se met littéralement à crier, à remuer son bassin. Un instant, j’ai l’impression qu’elle jouit. Je relève la tête en passant ma langue sur toute la longueur de sa croupe, jusqu’à son œillet tout rose. Je la sens frémir, devinant bien vite que Stéphane ne l’a jamais prise ainsi.

– T’arrête pas, me fait-elle en se cabrant encore davantage vers mon visage.

Et je suis un amant obéissant. Je plaque mon visage entre ses fesses et me mets à lui lécher l'anus, cherchant à y glisser la langue.

– Qu’est-ce que… ?

Mes doigts lui interdisent toute objection en se fourrant en elle. Deux doigts tendus qui vont et viennent comme la promesse d’une queue qui la culbutera d’ici peu. Ses cris reprennent de plus belle. Son puits déverse de la cyprine qui coule sur ma main et atterrit sur le canapé. Elle monte si vite dans les tours. Je ne sais pas s’il en sera toujours ainsi ou si c’est simplement la faute à toutes ces années de frustration. Mais j’aime. J’adore ça.

Je m’arrête un peu avant qu’elle ne jouisse et claque à nouveau ses fesses avant de me retourner vers la table basse.

– Ne bouge pas, ma belle…

Elle reste dans la position, le cul frétillant, la croupe entière qui reluit de cyprine et de salive. J’ouvre le tiroir de la table et en sort une capote, la regardant tout en déroulant le plastique sur ma verge hyper tendue.

Lorsque je reviens vers elle, je l’attrape par les hanches et les dirige vers les miennes sans ménagement. Juste le temps de caler mon gland turgescent sur ses lèvres ruisselantes. Elle ne bouge plus, ne respire presque plus. Totalement en attente. Comme j’aime ce moment. S’il y a un moment où une femme désire un homme plus que tout, c’est bien quand elle s’apprête à le recevoir en elle, que son corps et son âme se préparent à ce coup de reins qui la remplira, lui écartera les chairs.

Il part d’un coup sec. Elle hurle carrément, de surprise, de douleur et de plaisir. Elle qui attendait cambrée à son maximum, elle ne peut qu'arrondir le dos en projetant sa tête contre le dossier du canapé. Peut-être dans l’espoir de crier moins fort. Mais c’est peine perdue. Mon coup de boutoir a donné le départ à un violent orgasme. Alors que je reste planté au fond d’elle, je sens ses contractions sur toute la longueur de ma queue. C’est tellement bon que je pourrais jouir comme ça, sans bouger.

Mais il est hors de question que je reste inactif. Je me mets à aller et venir avec douceur, d’abord. Elle gronde de plaisir quand mon pieu écarte ses parois internes. Elle se laisse aller sur le dossier du canapé, semblant se remettre tranquillement de sa jouissance. C’est le moment que je choisis pour lui montrer à quel point j’ai envie de la baiser.

Mes mains se calent sur ses hanches et je lui assène des coups de reins de plus en plus virulents, chacun d’eux lui offrant des réminiscences de son orgasme. Au fur et à mesure que mon bassin cogne contre ses fesses transpirantes, ses cris gagnent en volume. Je sais que s’il y a des voisins, ils l’entendent, mais elle n’y pense pas, pour l’instant. Et tant mieux. J’aime quand une femme exprime son plaisir, et je ne me gêne pas pour la rejoindre dans cette symphonie cacophonique.

Très vite, ses reins prennent le même rythme que les miens, la même virulence. Mes mains glissent le long de son dos et viennent s’agripper à ses seins, pour la relever. Elle continue d’onduler, de danser littéralement sur mon membre campé en elle pendant que je malaxe ses seins, dévore son cou. J’en suis fou, de son cou. C’est sûrement la première chose qui m’a fait avoir envie d’elle. Fin, doux et nerveux à la fois.

Je me sens partir. La jouissance qui monte. Là où habituellement, je pourrais être tenté de retenir, de faire durer ce moment intense, cette fois je n’en fais rien. Je me retire d’elle, passe sur la crispation de surprise et de légère frustration, puis la retourne pour qu’elle soit face à moi. Je l’embrasse à pleine bouche et elle s’abandonne à ce baiser, croyant sûrement que j’ai joui dans le préservatif et qu’elle n’a pas remarqué. Mais lorsqu’elle est assise dans le canapé, je me mets debout face à elle et retire la plastique de ma verge encore bien tendue. Elle me regarde, à moitié interrogative, à moitié excitée, en se mordillant la lèvre inférieure.

– J’ai toujours rêvé de jouir dans ta bouche, Annais…

Sans un mot, elle se penche sur ma queue et l’avale entièrement. Tout doucement, elle avance le long de ma queue, les yeux rivés sur moi, jusqu’à ce que ses lèvres se referment sur ma garde. J’en ai les jambes qui tremblent. Elle me garde comme ça jusqu’à me faire sentir un serrement de gorge dû à un haut-le-cœur, puis recule la tête pour reprendre son souffle, me souriant de toutes ses dents.

– La cochonne ! m’exclame-je en me penchant à mon tour pour la finir avec mes doigts.

Je pose un pied sur l’assise du canapé et plante trois doigts en elle pendant qu’elle me suce comme elle peut. Je sens bien qu’elle veut me faire jouir, qu’elle veut voir gicler mon foutre et le sentir dans sa gorge. Mes doigts l’empêchent cependant d’être exactement comme elle le voudrait. Tout son corps s’agite, l’orgasme pointant le bout de son nez. Je glisse alors ma main libre dans ses cheveux et la fait moi-même aller et venir. Elle agrippe une main à ma hanche, l’autre à mes couilles et me laisse lui baiser la bouche à ma guise.

Bon sang, je ne mets pas longtemps à venir. Ma main se crispe à la fois sur une mèche de cheveux - réussissant tout juste à ne pas lui enfoncer mon dard au fond de la gorge pour jouir - et sur son point G.

Le cri qu’elle lâche en jouissant sur mon canapé avec un petit geyser de cyprine lui fait perdre mon gland qu’elles aspirait vigoureusement.

Mon sperme lui gicle au visage, dans les cheveux, sur le canapé, ses bras, ses seins. Un vrai fiasco ! Mais lorsque mes yeux se posent sur elle, c’est un déluge d’émotions. On dirait un ange.

Oui, je sais ce que vous pensez. Que je tombe amoureux et que ça me fait dire n’importe quoi. Mais vous vous mettez le doigt dans l’œil. Je n’ai vu aucune femme qui soit toujours aussi sensuelle avec du foutre partout sur elle. Il y en a plein à qui ça va bien. Beaucoup de femmes sont embellies par la jouissance et mon goût pour ce qu’on appelle le cum face fait que je les trouve encore plus délicieuses quand elles ont reçu mon jus. Mais là c’est différent. Elle vient de jouir deux fois, mon canapé est trempé de sa cyprine, elle a du sperme partout, et elle garde sa sensualité presque innocente que je lui connais. C’est donc de façon très objective que je lui souris de toutes mes dents et lui déclare :

– Qu’est-ce que t’es belle, bordel !

Il lui est impossible de rougir plus, mais à sa façon de rire, je sais que c’est le cas.

– Tu es plutôt beau mec aussi, tu sais, Julien. Mais là, je peux… utiliser ta salle de bain ?

Je n’y pensais plus. Le sport, les enfants, Stéphane, mari, vie de famille, tout ça.

– Oh ! Oui, bien sûr, je… C’est… Enfin tu sais où c’est…

Ma gêne passagère semble lui plaire. Elle ricane et se lève du canapé pour filer vers la douche. J’en profite pour admirer le balancé de ses hanches et de son cul en me promettant que je la prendrai par là aussi. Bon Dieu, pardonnez-moi… Mais je vais la défoncer dans tous les sens.

Lorsqu’elle revient, je suis tranquillement assis dans le canapé, sirotant ma bière, un sourire béat aux lèvres. À part ses cheveux mouillés, elle est comme si rien ne s’était passé. Je m’apprête à lui proposer de lui en ouvrir une fraîche quand elle me pique la mienne, s’en avale une gorgée et m’embrasse :

– Merci Julien… C’était juste… Waouh ! On ne m’avait pas baisée comme ça depuis… Je sais même plus ! Faut que je file, on se rappelle !

Elle dépose un dernier baiser sur mes lèvres et part comme une flèche. Je suis un peu déçu pendant au moins trente secondes. Je me dis qu’on aurait pu discuter un peu en buvant un coup, peut-être qu’elle aurait pu me dire s’il y avait des choses qu’elle voulait tester, tout ça. Mais bon. Je suis son amant, on baise. Lorsque Stéphane sera avec nous, ce sera le temps des discussions. Et c’est très bien comme ça ! Peut-être que si on se mettait à trop parler après la baise, on finirait par oublier ce qu’on s’est dit dès le départ : elle aime et restera avec Stéphane.

Et moi, je continue ma vie.

Je me dirige, bière à la main, vers les fenêtres et rouvre les rideaux en tenue d’Adam. Elle n’a pas dit que j’étais beau mec ? Alors profitez-en, les voisines ! Je me mets à rire tout seul et décide d’allumer la platine. Quelques secondes plus tard, les enceintes crachent un bon AC/DC, et j’imite le doigté d’Angus Young sur un manche invisible, debout sur le canapé, nu comme un ver, les pieds dans les taches de cyprine laissées par Annais.

Highway to hell !

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