Chapitre 4: En route pour Hautebannière

5 minutes de lecture

Après une aussi resplendissante victoire, nous entreprîmes de nous reposer quelques jours afin de soigner nos blessures. L’aventure avait été belle et pleine de rebondissement, nous avions grossi notre compagnie et nous étions plus fort que jamais. Hélas sur le plan financier c’était tout à fait différent. La quête ne nous avait pas rapporter le moindre sou et maintenant nous étions six à vivre sur les mêmes dépenses communes. Nous devions trouver un moyen de faire de l’argent, c’est là que Saélas intervint. Elle nous parla de cachettes présentes aux quatre coins de ce royaume, cachette dans laquelle les dragons avaient amassé moulte fortune afin de financer leurs guerres ancestrales contre les autres races. Nous décidâmes de nous rendre dans ces caches afin d’en récupérer les trésors.

Mais ce ne fût pas la seule décision que nous dûmes prendre. Vois-tu cher lecteur, nous vivons aujourd’hui une période de paix relative, les aventuriers ne courent plus autant la campagne qu’à mon époque, fautes de trésors et de légendes à forger. A mon époque, des abominations erraient sur les routes, des monstres s’unissait en bande pour attaquer les villageois et le frère tuait le frère pour quelques pièces d’or. Dans cette époque troublée régnait au sommet de la chaîne alimentaires des forces maléfiques des magiciens capable d’animer les morts et d’en faire leur laquais : Les nécromancien. Pourquoi je te parle des nécromanciens ? Et bien parce que l’un d’entre eux nous attira pas mal de problème à cette époque.

Il avait fait disparaître l’ancienne compagnie de Ca’cendre, les Terribles de Yelin. Et lorsque la rumeur nous parvint, nous décidâmes de venir à leur secours. Nous nous mirent alors en route pour Hautebannière, dans l’espoir d’arriver à temps pour sauver les camarades de Ca’Cendre d’une mort certaine. C’était une aventure extraordinaire à n’en pas douter. Nous allions affronter l’un des seigneurs de la mort. Une telle aventure méritait d’être raconté avec certitude. C’est pourquoi je pris la décision de prendre un barde à notre service afin de versifier notre aventure.

La tâche n’était pas chose aisée. La savoir bardique n’était déjà pas très répandu à cette époque et les services d’un barde pouvait à l’époque revenir extrêmement cher. Hors, comme je l’ai dit plus haut, nos finances étaient au plus bas et je ne pouvais me permettre d’entamer sur notre train de vie déjà réduit pour payer un salaire à un barde. J’entrepris une solution plus économique : celle de payer la caution d’un repris de justice afin de le recruter comme barde pour une sommes assez modique. C’est ainsi que Leiax rejoint notre compagnie.

C’était un jeune homme plutôt petit, maigrelet, assez faible. Il avait été arrêté pour plusieurs forfait de maladrin assez ridicule, ce n’était de toute évidence pas un bon voleur, il ne serait pas un meilleur barde dans les premiers temps : en effet le bougre ne savait ni lire ni écrire ni même jouer d’un instrument . Je suis toujours effaré par le taux d’illétrisme chez les humains. Eux qui sont toujours prompt à juger les autres races de barbares sans cervelle ont tendance à ignorer le fait que même les orques ont plus à cœur l’éducation de leur population la plus modeste qu’eux.

J’achetai de nouveau vêtement à ce pauvre jeune sans le sou avant de le présenter à la troupe. Son arrivée provoqua beaucoup de colibet de la part de mes camarades : ils estimaient mon investissement fait en pure et moquait Leiax sur son éducation. Aucun d’entre eux ne semblaient avoir eu besoin d’une seconde chance dans la vie mais moi je ne savais que trop bien ce que cela signifiait d’être condamné dans un rôle que l’on n’a pas envie de jouer. Leurs moqueries sonnèrent comme des encouragements à mon oreille.

Le voyage pour Hautebannière allez s’avérer plein de surprises. En effet nous fîmes deux rencontres inamicales sur la première moitié du voyage. Cela nous permit toutefois d’adjoindre un nouveau venu : mon frère Fipesun

Il voyageait avec nous depuis quelque temps, mais sans que nous nous en rendions compte. Mais un troll affamé finit par déjouer son camouflage et se jeter sur lui, le forçant à se révéler. La bête était massive, elle me dépassait d’au moins deux têtes. Elle brandissait de puissantes griffes collées au bout de ses doigts. Le combat s’engagea avec une énorme férocité, Kass’crâne fracassa les côtes du monstre mais malgré cela il se battait comme jamais : la créature semblait capable de ses régénéré. Les coups que nous lui portions ne le handicapait que pendant très peu de temps. Ses plaies se refermaient et ses attaques déchiquetaient nos armures et pour entailler notre chair. Je garde moi-même une énorme cicatrice au niveau des côtes d’une des griffes de ce monstre. La situation semblait sans fin. C’est alors que Ca’Cendres jeta son souffle d’acide sur le troll, le troll hurla de douleur et les blessures sur son corps semblait peiné à cicarisé, j’eut alors l’idée de tremper ma hache dans l’acide répandu sur le sol avant de fendre la tête du troll qui s’échoua sur le sol.

Blessé, fatigué et quelque peu énervé. Je me retrouvai alors en face de mon plus jeune frère et découvrait que celui-ci m’espionnait depuis des mois. J’étais très énervé, mon frère n’avait rien d’un aventurier, c’était un petit prince de cour. Il n’avait jamais été formé à autre chose car personne n’avait jamais espéré rien d’autre de lui. Il n’était pas à sa place ici en pleine campagne et le fait que sans nous il aura terminé dans l’estomac d’un troll ne fit qu’accroître ma pensée. Je lui intimai l’ordre de rentrer au palais pour retrouver ses fêtes mondaines et ses banquets avant de se faire tuer lorsque mes compagnons d’aventure prirent sa défense et finirent par me convaincre de le laisser nous accompagner. Mon frère avait le droit de choisir sa vie et je n’avais pas à m’opposer à sa volonté même cela devait lui coûter la vie. Ce qui manqua d’arriver quelques jours plus tard.

En effet, quelques jours plus tard nous fûmes de nouveau attaqués, par des bandits cette fois. Une véritable guilde de bandits se déversa sur nous dans le but de tuer Roma pour le comte de son oncle : un noble qui avait peur qu’elle vienne contester son pouvoir. Ils n’étaient pas de taille contre nous et furent assez facilement vaincu mais Fipesun manqua de mourir. Un brigand le poignarda au niveau du cœur et ce ne fût que grâce à l’intervention de Sorvewr et de sa magie de soin qu’il survécut. Le laissant dans un profond état de peur et de doute. Pour lui redonner confiance en lui, je décidai de lui donner l’épée que j’avais trouvé dans le temple et de commencer sa formation pour faire de lui un aventurier aussi émérite que nous l’étions.

Avec l’ajout de fipesun nous étions désormais 8 à voyager ensemble mais un autre camarade allait bientôt venir joindre ses forces aux nôtres.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire Dirty Crow 343 ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0