Chapitre 02

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Je n'ai que très peu de souvenir de mon enfance. Logique, me direz-vous. Mes premières années ne furent pas des plus faciles.

Je suis né en Russie. Abandonné par ma mère, j'ai été placé en orphelinat. Coupé de contacts, je ne me suis pas développé tout à fait normalement. Lorsque mes parents sont venus me voir la première fois, j'ai enfin découvert ce qui m'avait été inaccessible. Mon petit pêché était devenu la compote (meilleure que les soupes à l'eau avec trois légumes). Mais quand ils sont partis, j'ai été de nouveau seul. Et que se passe-t-il quand on se sent abandonné ? Eh bien on a plus vraiment envie de revoir ces personnes. Plus une seule compote ne rentrait dans ma bouche et je leur faisait la tête à leur deuxième visite.

Et c'est cette deuxieme visite qui a permi de me faire quitter l'orphelinat définitivement. Mais de nuit, c'était la première fois. Autant dire que je n'étais pas rassuré. Le voyage entre l'établissement et l'hotel a été... un calvaire.

Comment je le sais ? Mes parents me l'ont racontés. Et j'ai très vite compris que pour dormir avec eux dans l'immense lit (pour moi), je n'avais qu'une chose à faire : m'échapper de mon lit parapluie. Ainsi, les tractions sont devenues ma spécialité.

Et puis nous sommes rentrés en France. Là encore, le voyage en avion fut assez mouvementé. J'aimerai vous dire que je m'investi à l'heure où j'écris ces mots, mais non. Je suis dans une de mes nombreuses périodes blasées. Bonne chance pour me faire sortir la moindre émotion.

Quoi qu'il en soit, adieu la Russie ! Pendant environ trois ans, j'ai habité en région parisienne. Mon père était alors pompier, et venir sur son lieu de travail était amusant. Mon jeu préférer ? Jouer au singe sur la grande échelle du camion. Cela m'a fait rire jusqu'au jour où un entrainement a eu lieu. Voir cette échelle habituellement inactive en mouvement m'a terrifié. Là encore, ce sont mes parents qui me l'ont raconté.

On avait un chien, autrefois. Une terre-neuve nommée Oursie. J'en avait une peur bleue. Normale, je la voyais comme un ours. Un ours tout gentil, pourtant. Je ne l'ai jamais vraiment approchée. Et aujourd'hui, j'avoue que je le regrette un peu... J'ai une photo d'elle sur mon meuble. Probablement l'une des rares fois où j'en était aussi près. C'est vrai qu'une fois couchée, elle n'était pas bien terrifiante.

Et puis on a déménagé dans le sud. Cela s'est fait progressivement car la maison était en construction et il y avait beaucoup de travail, encore. Apparemment, je demandais toujours où on allait, par peur d'être à nouveau abandonné. Oui, cette première et dernière séparation entre nous m'avait laissé une trace... Tien. Je crois avoir mis le doigt sur un élément qui explique mon Moi actuel... mais ça, j'en parlerai plus tard. Pour l'instant, abordons ma nouvelle vie à Lardier...

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