Chapitre 5

5 minutes de lecture

Tous étaient tournés vers moi. J'étais étonnée : je me serai attendue à ce qu'ils soient moins confiant. Je leur expliquai le principe de la lune rouge, qui ne devait plus tarder, et leur confiai que la navette allait bientôt être attaquée. Madi décida donc de remonter tout le monde au vaisseau Eligius. On m'indiqua un siège, et je dus pitoyablement demander de l'aide à Murphy pour sangler ma ceinture. Le décollage fut aussi bruyant qu'effrayant, mais je tentais de garder une figure acceptable.

Je jetai un regard en coin à Bellamy. Il discutait avec Écho, et elle semblait agacée.

Une fois à bord du vaisseau Eligius, je pus commencer mon discours face à tous les membres éveillés, dans la salle de contrôle. Clarke menait cependant la dance, et me questionna :

- Comment t'appelles-tu ?

- Laurie. J'ai 24 ans.

- Tu peux réexpliquer à tous le monde ta mort ?

- Un camion m'a renversée. C'était peu agréable. Je suis arrivée dans une lieu de mon enfance, et j'ai cherché sur Internet la série "the 100". Et je suis arrivée ici.

Personne ne broncha. Le silence était écrasant, et je fus soudain reconnaissante envers Clarke, qui me sauva en me demandant :

- Quel est le danger qui nous guette ?

- Non, lâchai-je. Je ne peux pas tout vous dire.

- Qu'est-ce qu'elle en train de raconter ? s'écria Murphy.

- Si je vous révèle tout ce que je sais, vous allez agir pour le restant de vos jours en étant influencés. Vous devez en savoir le moins possible ! insistai-je d'un air suppliant.

- Et on doit t'obéir au doigts et à l'oeil, remettre notre destin entre tes mains ? Sérieux, cracha le brun, t'es sensée tout savoir sur nous. Tu aurait pu deviner que l'on ne te laissera pas faire !

- Laisse-moi au moins de présenter mon idée.

- On t'écoute, aquiesça gentiment Aby. Depuis que je lui avais promis de l'aider à sauver Marcus, elle me regardai avec un regard... maternel.

- Vous devez vous créer un village, me lançai-je, avec des remparts radio-électriques, et un lieu souterrain, pour résister à la lune rouge. Pour cela, il vous faudra l'aide des habitants de cette planète. Je pourrai leur parler, je suis presque sûre qu'il accepteront de passer un marché avec moi. Mais jamais, au grand jamais, il ne devront savoir que vous avoez des Natblidas dans vos rangs. C'est pourquoi, d'ici deux jours, vous devriez envoyez une escouade : Emori, Bellamy, Octavia et moi.

- Octavia ne viendra pas, lâcha Bellamy.

- Bien tenté, lui rétorquai-je. Mais sache que c'est en elle que j'ai confiance. L'abandonner dans la forêt ne nous ammènera que des ennuis. Je peux continuer ? grimaçai-je ensuite.

Il hocha la tête, et je repris :

- Il faudra que je parle à Madi, Gaïa et Clarke à propos de la flamme. A Raven aussi, en y pensant. Par rapport à Kane, avertis-je, ne tentez rien. En me concentrant, je pourrai peut-être vous expliquer ce qui à foirer lors de sa mort, mais je ne suis sûre de rien.

Je pris une grande inspiration, et fis comprendre d'un signe de tête que j'avais terminé. Une foule de visage septiques m'entourait, et Madi fut la première à réagir :

- Les commandants m'ont parlés. Ils me conseillent de suivre Lori kom Oldkru, d'écouter ses visions. Les Wonkru sont de ton côté, ajouta-t-elle en me regardant, passant outre le regard furieur de Clarke. Et qui s'en prendra à elle subira ma colère !

Peu à peu, le reste de la salle exprima à son tour son accord, et Clarke me poussa sans douceur dans le couloir. Madi, Raven et Gaïa arrivèrent elles aussi, et je leur expliquai les raisons de mon inquiétude :

- J'ai vu Madi mourir. A cause de Sheiheda. Et sa mort entrainait celle de Bellamy et d'Emori, et d'autres encore. Raven, il faudrait que tu le supprimes de la Flamme, le plus rapidement possible !

- C'est dans mes cordes, sourit-elle.

- J'espère que j'ai mon mot à dire dans cette histoire, avertit Madi.

- Si tu t'obstine à garder ce monstre dans ta tête, il va causer des dizaines de morts, dont celle de tes amis et la tienne. Sache que tu as fini par te suicider, après avoir vu un de tes plus proches amis crever entre tes bras. C'est soit ma méthode, soit te retirer la Flamme.

- Madi, je t'en prie, supplia Clarke. Il a trop d'enjeu pour que tu prenne le risque !

- C'est bon. Je ne suis pas stupide !

- Alors, c'est bouclé ! conclut Raven.

- Fais attention, tout de même, la prévins-je. Il faut que tu agisse sur un serveur informatique nomade et fermé. Si Sheiheda réussissait à infiltrer le vaisseau Eligius, c'est la mort assurée.

- Je confirme, souffla Gaïa. Si nous en perdons le contrôle, il sera incontrôlable.

Raven et elle se lancèrent alors dans une conversation compliquée, totalement incompréhensible pour mon cerveau embrouillé par la fatigue. Me rendant compte que j'étais inutile, je fis signe à Clarke que je me retirait, mais elle me lança :

- Je t'en prie, va voir ma mère avant. Elle est complètement paniquée par Kane.

J'obtempérai, et allai voir le docteur Griffin. Là, je tentai de lui expliquer le plus clairement possible sa tentative de sauvetage ratée. Bien que j'eus la sensation d'avoir été aussi précise qu'un gorille, elle hocha la tête. Puis, elle vit l'épuisement qui tirait mes traits et me dit gentiment :

- Comment te sens-tu ?

- Plutôt bien, j'imagine, si on prend en compte que je suis morte ce matin.

- Va te reposer dans une des chambres libres. J'enverrai quelqu'un te réveiller.

Je souris à la perspective d'une sieste, mais je l'interrogeai quand même :

- Pourquoi me faire confiance ?

- Madi croit en toi. Et, si Marcus survit, je te devrai une dette éternelle. Enfin, tu vas risquer ta vie pour protéger ma fille et ses amis. D'autre aurait fuient leur devoir à ta place, rapella-t-elle, mais toi, tu affronte les évènements avec un calme ahurrissant.

- Merci.

- Maintenant, va te reposer, ou tu vas ralentir le groupe !

Elle me gratifia d'un dernier sourire, puis je partis m'enfermer dans la chambre la plus proche. Là, je le sentis,le grand, l'affreux, le terrible contrecoup. Il me gifla, me passa à tabac, et me laissa pantelante sur la couchette. J'étais morte, j'avais laissé derrière moi ma famille, mes amis, mon avenir, pour me jeter tête première dans la dangereuse réalité des 100. Craignant de ne me laisser totalement submergée par ma colère, je me noyai dans un sommeil comateux. Sans rêve, sans rire. Sans rien du tout.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire Eloplume ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0