De loin

Une minute de lecture

J'ai vu sous les clartés, à travers le vitrage

Dans les salons parés des couples tournoyer ;

Ils m'ont paru joyeux, reflètant leur image

Les glaces m'envoyeaient leur gaieté de valser

J'ai vu deux êtres beaux, un jour, avec mystère

Se donner un baiser sous les arbres en fleurs,

Ils m'ont paru heureux, enthousiastes, sincères

Et leurs regards de naïfs ignoraient les douleurs...

J'ai vu des amis chers échanger des promesses

Se faire, en se quittant un éternel serment;

Et mon coeur éperdu épandait des tendresses,

Et le monde de loin me paraissait charmant...

J'ai vu...Mais j'ai voulu m'approcher davantage

Et je me suis meurtri aux pierres du chemin

Chaque sourire avait des plenurs dans son sillage

Et les plus grands serments étaient sans lendemain

Annotations

Vous aimez lire Leopold Ferdinand ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0