Chapitre 3

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J’extirpe le téléphone de ma poche et découvre qu’il s’agit encore d’un message anonyme. Mais cette fois-ci, il est différent des précédents :

« Non, ce n’est pas une blague ! Attendez devant chez vous, quelqu’un passera vous prendre en voiture ».

La stupéfaction doit se lire sur mon visage, car je reste figé pendant de longues secondes. Je me lève de mon lit et me dirige vers ma fenêtre qui donne sur la route. Je peux entrevoir deux jeunes d’à peine dix-huit ans adossés à une voiture qui n’est sûrement pas la leur. Un passant en costard bleu marche, le nez sur son téléphone et avec une sacoche noire contenant sans doute un ordinateur.

Un homme d’affaires ! me dis-je intérieurement en esquissant un léger sourire.

Il y a également deux jeunes femmes de mon âge, peut-être un peu plus vieilles, qui ont l’ait de s’amuser, car elles rigolent et sortent de temps à autre leur téléphone pour se prendre en photo. Et puis, il y a moi. Étudiant de vingt ans, à lunettes, cheveux bruns courts et très timide. Et sourd… La tristesse et le désespoir submergent mon corps.

J’ai tellement envie d’une copine qui puisse me comprendre, me lamenté-je.

Je reviens tout de suite à moi en voyant que personne d’autre ne m’attend devant chez moi en voiture. N’ayant rien à faire à part regarder la télé, je prends la décision de ressortir et patienter quelques minutes devant chez moi pour vérifier si les messages ne sont pas une mauvaise blague. Qui sait !

Je descends les marches. Les secondes sont longues et paraissent une éternité lorsque je regarde ma montre accrochée à mon poignet gauche. Cela ne fait que quatre minutes que j’attends ! Il est onze heures douze. Me disant que j’ai été suffisamment victime de cette boutade, je commence à remonter vers ma porte d’immeuble quand soudain, une ombre s’insère dans le coin droit de mon champ de vision. Je me retourne et regarde avec attention la voiture noire entièrement teintée qui est stationnée devant ma porte. La portière passagère avant s’ouvre et un homme style garde du corps me fait signe de la main de monter. Je n’hésite pas, oubliant un instant les recommandations de tous parents de monter dans le véhicule d’un inconnu. Encore une fois, les miens n’ont pas été présents pour me le dire… Enfin bref, nous démarrons au quart de tours dans un élan presque inattendu de la voiture.

Pendant le voyage, il n’essaye pas de discuter avec moi, même juste en articulant ou par de la gestuelle. Il reste impassible devant la route comme s’il n’a qu’une idée en tête, m’amener je ne sais où.

Heureusement, quelques minutes plus tard, nous arrivons devant un petit laboratoire qui ressemble plus à une petite maison, isolée du quartier de Paris. Le chauffeur me fait bien comprendre qu’il faut que j’y aille seul. Je m’exécute et sors je la voiture avec une boule au ventre.

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