Chapitre 33: Victor et Allan (Deuxième partie )

7 minutes de lecture

Pour ce chapitre je vous propose d'écouter plutôt après sachant qu'elle est en francçais : Sur la même longueur d'onde de HK et les Saltimbanks , qui dans les paroles correspond parfaitement à ce qui s'y passe.

===============

Après avoir tout deux annoncés, comme deux cœur à l’unisson qu’il fallait que l’on parle, on reste encore plusieurs secondes l’un devant l’autre ne sachant pas quoi dire. Je me demande alors s’il veut bien me dire la chose que j’espère. Si ça se trouve je me fourvoie complètement et en réalité, il ne souhaite absolument rien nouer avec moi.

V : Il semblerait qu’on est tous les deux des choses à dire.

Al : Ouais on dirait bien.

V : On peut allez parler dans ta chambre ? Guillaume est en train de travailler.

Al : Ouais pas de soucis.

Nous nous dirigeons donc vers ma chambre, on s’assoit chacun sur un lit et de nouveau cette impression étrange de sentir le temps s’arrêter autour du nous, plus rien ne bouge plus rien ne se passe, simplement nous ; l’un en face de l’autre. Je peux entendre sa respiration légère, sentir sa présence qui étrangement me fait un bien fou. Ses yeux violets plongés dans les miens. Je pourrais rester comme ça, pendant des heures, j’ai l’impression que tous mes doutes se dissipe peu à peu. Il finit par lancer d’un air des plus simple :

V : Bon et bien, on ne va pas tourner autour du pot éternellement.

Il laisse une pause dans sa phrase, ce qui me procure un immense sourire m’attendant à une fin de phrase que j’ai l’impression d’attendre depuis longtemps, une fin du genre : Je crois que je t’aime ou quelque chose du genre. Une simple phrase qui confirmerait une bonne fois pour toute l’ensemble de mes doutes. C’est alors que, voyant très bien mes yeux qui doivent briller de mille feux et mes joues rougir comme elles ne l’ont jamais fait, il continue :

V : Il faut que je te dise… Qu’il n’y aura jamais rien entre nous. Dit-il d’un air sérieux et désolé.

Alors que je me rendais à peine compte des sentiments que j’éprouvais pour lui, que je m’attendais à quelque chose qui allait dans ce sens, cette phrase fait en moi l’effet d’un couteau que l’on plonge en plein dans mon cœur, une balle propulsé à toute vitesse dans mon âme. J’ai l’impression que tout le monde idyllique qui s’était créé ce monde magique ou le temps s’était arrêter ne laissant place uniquement à nos deux êtres, venait de s’écrouler en un instant. Je n’arrivais même pas à pleurer, j’étais justesous le choc, pourtant tout confirmer que je ne laissais pas Victor indifférent. Et pourtant cette phrase qui résonne encore dans ma tête dis totalement le contraire.

V : Ahahah !!!! Tu verrais ta tête Allan ?

Al : Hein ? Pourquoi tu te mets à rire ?

V : Je déconne Allan, c’était pour te tester et ça semble confirmer le peu de doutes qui était encore présent en moi.

Al : Euh oui mais encore ?

V : T’es un peu long à la détente, je me demandais si toi aussi tu m’aimais et vu la tête que t’as fait, ça ne fait plus aucun doute.

Al : Euh ça veut dire quoi « toi aussi tu m’aimais » que toi tu m’aime ?

V : Bah que tu ne me laisse clairement pas indifférent Allan.

Je revoyais, notre petit monde se reconstruire autour de nous. Ce mec est quand même très étrange, drôle de façon de faire, mais du coup il m’aime aussi, ou du moins comme moi je ne lui suis pas indifférent. C’est assez étrange je sentais une sorte de chaleur dans mon cœur, un petit quelque chose de différent, qui s’opérer. Ce n’était pas de l’amour, ou du moins pas aussi fort que pour Zach, mais c’est assez fort pour me donner envie d’essayer quelque chose avec lui. Voyant que je ne bougais pas d’un millimètre Victor se lance dans un monologue :

V : En fait non, c’est bien plus compliqué que ça, bien plus qu’un simple sentiment de non indifférence. Je crois vraiment que je t’aime. Je ne l’avais pas compris, j’ai essayé avec Zach le fameux soir ou tu m’as frappé. Mais en fait, je crois clairement que celui que j’aimais, ce n’étais pas lui mais son meilleur ami. J’aurais dû plus regarder à côté au lieu de me focaliser sur le visage d’ange de Zach. Je crois que je l’ai vraiment compris quand je t’ai vu rougir à l’hôpital, je ne te le dirais jamais assez mais… t’es vraiment craquant lorsque tu rougis, ensuite quand tu étais exclu du bahut, je sentais comme un manque au fond de mon cœur, j’avais l’impression qu’il me manquer un petit quelque chose. Je sais c’est assez étrange, sachant que la semaine d’avant j’avais embrassé Zach. Mais bon j’ai été con sur ce coup là et je le regrette amèrement.

Il laisse une pause dans son monologue, je ne sais pas quoi dire n’ayant pas des sentiments aussi forts que lui, et il faut dire que tout n’est pas très claire dans ce qu’il raconte. Mais il semble réellement sincère. Je dirais que je l’aime aussi, ou du moins il me fait un petit quelque chose d’assez fort. Et qui sait peut-être que d’essayer quelque chose avec lui me convaincrai de l’aimer. Voyant que je ne bronche toujours pas, malgré mes joues que je sens sérieusement chauffer, elles doivent être d’un rouge incroyable encore plus que le drapeau de l’URSS flottant au-dessus du Kremlin en 1917, après la victoire des Bolcheviks. Il continu son discours pour surement tenter de me convaincre.

V : Tu n’es pas très causant toi ? Je crois vraiment que je t’aime, je ne saurais pas exactement dire pourquoi, mais je te trouve vraiment magnifique ton côté un peu mystérieux. Ton regard de braise plein d’étoile quand tu me vois. Et puis surtout tes joues qui rougisse en ma présence, je trouve ça vraiment beaucoup trop craquant. Du coup je vais rentrer dans le vif du sujet.

Victor décide de relaisser une pause dans son discours, il est énervant avec ça. Mais ça donne un peu de suspens à ce qu’il compte dire, même si je me doute fortement de la suite de son discours. Mais je préfère encore attendre pour être sûr de ses sentiments mais surtout des miens et je me sens vraiment incapable de parler dans ce genre de situation. Sa pause durant beaucoup moins longtemps que les précédentes, il continue :

V : Allan est ce que tu veux bien sortit avec moi ?

Al : Ouais pourquoi pas, répondis-je timidement.

Je commence à approcher mes lèvres des siennes, le contact fait comme un véritable électrochoc dans tout mon corps, c’est la première fois que j’embrasse un garçon et franchement ce n’est pas rien, j’ai l’impression que c’est beaucoup plus fort, beaucoup plus intense qu’avec une fille. C’est comme si nos deux âmes se réunissaient dans ce baiser. Il met fin à notre premier baiser, malheureusement, me fixe de ses yeux violets que je n’ai jamais vu d’aussi près, je me perds littéralement dans son regard tellement intense, alors qu’il dit :

V : Allan j’ai envie de toi.

Al : Et bah tu n’y vas pas avec le dos de la cuillère toi.

V : Ouais, mais j’ai vraiment envie là, il nous reste une heure avant le couvre-feu, dit-il en regardant ma montre.

Al : Si je dis oui tu fais quoi ? dit-je avec un air un peu pervers.

En guise de réponse il m’embrasse langoureusement, mélangeant sa langue à la mienne. Il passe ses mains sous mon t-shirt, je le suis dans cette danse endiablée. Nous nous caressons encore et encore. Je lui enlève son t-shirt et admire encore une fois son torse ultra bien formé. Il fait de même et entre caresses et baiser on se retrouve rapidement tout deux vêtu du plus simple appareil.

Après avoir vécu toute l’entièreté de notre amour, pour la première fois. On s’embrasse une dernière fois et on se rhabille et nous rejoignons les autres, après avoir vider mon déo pour ne pas que sa sentent trop nos ébats passionnée cette nuit, ça serait légèrement gênant vis-à-vis de Bast.

Nous nous s’asseyons sur les bureaux de Zach et Enzo qui sont collés l’un l’autre, les bureaux hein pas Enzo et Zach, lui il est concentré sur son téléphone sûrement en pleine discussion avec Sacha.

Je passe mon bras autour de l’épaule de Victor lui tourne la tête de l’autre main et l’embrasse furtivement, histoire de dire ça y’est !!!! Je suis en couple !!!! Je capte le regard de Zach et Bastien qui me font tous deux un clin d’œil pour me féliciter et le regard des autres qui semble étonné mais à la fois très heureux pour nous deux, après quelques secondes de silences, j’y met fin en disant :

Al : Les gars, je crois que vous avez remarquer mais on est couple !!

Alors qu’on s’embrasse à nouveaux on entend un tonnerre d’applaudissement dans la chambre, pour nous féliciter. Je ne suis encore sûr de rien mais j’ai peut-être trouvé celui qui me fera oublier mon petit Zach.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 2 versions.

Vous aimez lire Xenos Walker ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0