ÉPILOGUE

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Ils ont passé deux jours merveilleux ensemble.
Du Bonheur.

Cécile y repense avec émotion en observant, par la vitre, un homme.

Ni avec lui, ni sans lui.

Elle lui a tout donné.
Rien de son corps qu’il n’ait exploré.

Ses mains, ses doigts m’ont fait frissonner.

Sa bite a pénétré ses territoires les plus intimes.

Sa bouche.
Son sexe.
Son cul.

Sa semence a arrosé délicieusement notre amour.

Cécile est assise dans une voiture du TGV qui va la ramener à Lyon. Elle était en formation à Paris.
Comme il y a 8 ans, elle regarde l'homme qui attend sur le quai.
Elle a une boule dans la gorge.

Bertrand la menait sur des chemins charnels qui la bouleversaient.

A l’époque, Cécile a été frustrée de ne pouvoir parler de cet amour adultère.

Crier au monde son bonheur d’aimer.
Crier au monde son bonheur d’être possédée.
Crier au monde son bonheur d’aimer être possédée.
Elle aimait la jouissance qu'il lui procurait.

Romain m'avait fait oublier les ressorts de mon corps.

Gentil et prévenant.

Mari sans être amant

Elle avait besoin d’une oreille bienveillante pour confier son désir incontrôlable.

Romain !

Certaines fois elle a été à deux doigts de lui avouer.

La seule personne en qui j’ai confiance, et je ne pouvais rien lui dire !

Elle ne voulait pas lui faire de mal.
Seulement partager un secret avec quelqu’un qu’elle estime, qu’elle Aime.

Qui, à part lui ?

J’étais folle !

Il l’aurait jugée, méprisée. Sans doute avec raison.

Elle en a été même jusqu’à souhaiter qu’il la trompe lui aussi.
Ils auraient, alors, pu discuter, se disait-elle.

Le plaisir me faisait perdre pied avec la réalité.

Le temps a laissé des traces sur l’homme qui attend.
Cheveux blancs, les épaules un peu plus voûtées.
Mais toujours une belle prestance.
Bertrand, car c’est de lui qu’il s’agit, n’a pas vu Cécile.

Il voulait vivre avec moi !

Quand elle a appris que Bertrand était séparé de sa femme, elle s’est mise à redouter cette demande.
Mais quitter Romain lui paraissait impossible. Il ne méritait pas cela !
Et surtout il y avait deux enfants, et toujours aujourd'hui, qui sont les prunelles de ses yeux.

Pourquoi n’a-t-il pas compris cela ?

Bertrand a semblé accepter sa décision. Cécile a cru qu’il l’avait acceptée.
Mais la relation s’est doucement délitée.
Bertrand supportait de moins en moins les rencontres à la va vite. Sa douleur était évidente.
Et ses visites se sont espacées.

Je souffrais moi aussi, et il ne s’en est pas rendu compte.

Qu’est-ce qu’il attend ainsi ? Aura-t-il donc passé sa vie à attendre ?
Cécile voit de la résignation dans les yeux de Bertrand.
L’apercevoir dans cette gare la trouble.
Les souvenirs la submergent.

Il a pris l’initiative de rompre. Cécile en a été désespérée.
Elle n’a rien dit. La souffrance n’en a été que plus forte.

Et toujours personne à qui se confier !

Après Bertrand, Cécile n’a plus envisagé sa vie sans plaisirs. Lire le désir dans les yeux d'un homme et y succomber... ou pas...
Elle a continué à se donner à Guillaume pendant quelques temps puis, peut-être passé l'excitation d'avoir séduit une femme mure, il s'est tourné vers des filles de son âge.

Et au hasard des rencontres, elle baise. Les liaisons ne durent jamais longtemps. Elle ne veut plus s'attacher.

Mais il est des blessures qui sont longues à cicatriser.

Le train démarre. Cécile envoie un baiser de la main à l’homme. Il ne voit rien, le regard perdu, elle ne sait vers ou.

Un geste sans conséquence.

Je ne saurais jamais si j’ai pris la bonne décision !

Des larmes coulent sur ses joues.

FIN

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