J'ai quelque chose à te dire

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Et voilà.

J’ai fait ce que je ne voulais absolument pas faire.

Une énorme bêtise.


Oh ! Ne vous inquiétez pas, je vais vous la raconter. Je suis bien là pour ça.

Tout a commencé par… Je ne sais même pas. Je me souviens seulement du déclic qui m’a fait comprendre ça. C’était un jour d’été, à la plage… Ça fait presque un an maintenant. Je ne peux pas dire que j’ai tourné la page, mais ce n’est pas comme si ça me hantait et m’empêchait de dormir tous les soirs. Au fond de mon cœur meurtri, une petite partie est effritée, et pèse quand la météo se prête au chagrin. Cependant, j’arrive à en parler sans verser une larme ni sentir ma gorge se serrer.

Il n’y a que quelques-uns de mes amis qui sont au courant de cette petite histoire. Ce n’est pas comme si j’avais eu honte de leur en parler ! Mais je craignais qu’ils ne trouvent pas de solution. D’ailleurs, même ceux au courant n’ont pas trouvé de solution. La seule issue qui se présentait à moi : l’attente.

Alors, j’ai attendu. Tout le début de mon année scolaire, je n’ai pas osé en parler. Quand les larmes me montaient aux yeux, j’en parlais à ma meilleure amie, mais le résultat était toujours le même.

« Sois patiente » me disait-on, « Tout va finir par s’arranger. »


Maintenant que j’y pense, je ne vous ais toujours pas donné les détails. Sachez seulement qu’une seule personne est concernée, et pourtant tout ne tournait pas toujours autour d’elle. Cette fille. Une excellente amie, depuis notre rencontre en sixième.

Mais aujourd’hui ça va mieux ! Le problème est résolu, et je n’ai plus peur d’en parler. J’ai presque l’impression que cet épisode est passé dans nos vies et a disparu en un clin d’œil. Clin d’œil de quatre mois. Quatre mois d’attente, sans oser parler à l’autre, croyez-moi, c’est long. Et pour une histoire banale en plus ! Des fois, j’avoue, j’envoyais un sms. Soit je n’avais pas de réponse, soit elle ne me plaisait pas, et je me remettais à pleurer.

En fait, voilà, le problème a été déclenché à la suite d’un sms. Un tout petit message que je ne voulais pas envoyer, mais finalement, j’ai craqué.

Vous avez raison, je vais vous raconter !

Quelques jours avant la rentrée scolaire, j’avais invité quatre formidables amies chez moi. L’une venait de revenir du Japon et avait rapporté des souvenirs, alors nos conversations tournaient surtout autour de ça. On avait mangé des crêpes. Elles étaient délicieuses. Pour l’occasion, j’avais enfilé une toute nouvelle robe que je n’avais encore jamais portée, je m’étais coiffé mes cheveux qui venaient d’être coupés, et j’avais même mis du mascara !

A la fin de notre après-midi goûter, elles étaient reparties. Parmi elles, ma meilleure amie. Enfin, meilleure… Vous savez, c’est difficile de choisir la meilleure parmi mes cinq excellentes amies. Deux d’entre elles faisaient partie des gens avec qui j’avais parlé de mon souci, d’ailleurs.

Bref, revenons à nos moutons.

Une heure tout au plus après leur départ, j’ai envoyé un sms à la fille concernée par mon problème. La conversation avait débuté comme une discussion normale, mais tout est allé très vite. A un moment, avant de recevoir la réponse au message précédent, j’ai dérapé.

J’ai quelque chose à te dire…

Tu aurais pu le faire chez toi avant qu’on parte !

Impossible.

Bon, alors quoi ?

A cet instant, mes pensées étaient encore claires. J’ai essayé de faire marche arrière.

Non, rien.

Si, vas-y dit, c’est trop tard maintenant.

J’ai attendu un instant. J’ai encore hésité, et encore, et encore. Contre l’absence de réponse, mon amie s’impatientait.

Si c’était pas si important, tu aurais pu me le dire tout à l’heure.

Mais c’est important !

Alors, quoi ?

Et à cet instant, j’ai commis une erreur. J’ai écrit le message, le fameux message. Je l’ai lu, relu, et encore relu. J’ai voulu l’effacer, mais j’ai hésité. Sous le stress qui s’accumulait, j’ai paniqué. J’ai envoyé le message, celui que je voulais garder pour moi jusqu’à la fin.

Je t’aime.

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