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Ecrivez-vous avec un plan ?

par Tintin  il y a 1 an

Ecrivez-vous donc avec un plan plus ou moins détaillé ou comme les mots viennent, selon ce que décide vos mains et votre cerveau ?

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Pythocrate
Écrivant du théâtre, je suis forcément un plan logique. J'alterne entre la tragédie de la renaissance, en trois actes, et la tragédie contemporaine, en cinq actes.

Pour la tragédie en 3 actes :

Acte N°1 : Introduction des personnages et de l'intrigue.

Acte N°2 : Élément déclencheur, les personnages semblent pouvoir échapper à leur destin.

Acte N°3 : Les personnages sont destinés à une certaine fatalité.

Pour la tragédie en cinq actes, c'est à peu près le même schéma, à l'exception de prolonger l'intrigue.
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jojoouax
Personnellement, dans mes histoires courtes ( 5 chapitres maximum), je ne fais pas de plan, j'écris ce qui me vient lorsque je pianote sur mon clavier. En revanche, lorsque j'écris un roman, même un petit (7 ou 8 chapitres), je fais un plan en écrivant les idées générales. Voici un exemple de mes plans pour écrire une histoire :
- Chapitre 1 : Quelle est la description physique et / ou morale de mon protagoniste ? Où vit il ? Qui sont ses proches ?
- Chapitre 2 : Quel est l'élément qui bouleverse sa vie ?
- Chapitre 3 : Quel est le but du protagoniste ? ( Sa quête)
- Chapitre 4 : Premier problème de l'histoire, première aventure.
- Chapitre 5 : Retour à la vie normale, avec les changement induits par la première aventure
- Chapitre 6 : Nouvelle aventure plus importante encore
- Chapitre 7 : Aide pour la quête du protagoniste
- Chapitre 8 : Quête du protagoniste atteinte : Défaite ou réussite
- Chapitre 9 : Retour à la vie normale avec les changements induits par la réussite ou la défaite de la quête du protagoniste
FIN HEUREUSE OU NON
Ce n'est pas cette structure pour tous les romans mais cela peut être une idée pour un roman d'aventure.
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Nicolas Cesco
Bien que je sois parti pour rédiger plusieurs tomes, je ne note que ce que je crains d'oublier : certains détails sur mes personnages, par ex, ainsi que les indices de temps : tel chapitre commence à tel date, tout le nécessaire pour éviter de me contredire dans d'autres tomes.

Sinon, pas de plan, j'ai tout en tête, et je change trop souvent l'histoire au moment de la rédaction (sans pour autant que ces changements ne contredisent la ligne générale). La surprise, ce fut de constater qu’au départ, tout devait tenir en un tome, et maintenant, c’est possible que ça en prenne entre 7 et 12.
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DLD
Encore un vieux machin remonté...

Tiens, je ne me souviens plus qui était cet auteur à qui l’on demandait « vous en êtes où de votre prochain roman ? » et qui répondait « il est terminé. Je n’ai plus qu’a l’ecrire. »
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idfc
Personnellement, je ne fais pas de plan. Je note seulements des bouts, comme un puzzle que je complète au fur et à mesure que j'écris mon récit.
Que ce soit pour toute longueur. Je n'arrive absolument pas à tout planifier, ce sont les mots qui me guide tout au long.

Cependant, je me relis très souvent pour faire attention aux incohérences. :)
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izuchux
Pour mon roman :
Un plan général, une frise chronologique du avant et du pendant.
puis un découpage par chapitre et dans ces chapitres le plan des parties le composant.
une sorte de plan du plan ;)
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Ihriae
Pour les nouvelles courtes / one shot , j'esquisse trois étapes : l'arrivée, le point culminant du récit et le début. Souvent, les personnages me donnent les lignes directrices. Et..., comme le dit Lisa Lisa Giraud Taylor, ...vogue la galère

Pour L'OdP / L'Origine de nos peurs, le texte a été remagné, réécrit plusieurs fois. Je travaille donc autour d'une ossature déjà bien établie. Initialement, ce devait être une trilogie. Je savais exactement où je voulais aller pour les 2 premiers tomes et comment allait commencer le troisième, et se poursuivre jusqu'à sa moitié au moins. Mais la réécriture a modifié pas mal de choses... En plus, ces 2 tomes sont devenus 4 récits / 4 points de vue et 4 volumes. Pour la suite, j'ai des bouts de récits à assembler pour aller vers l'une des trois conclusions possibles esquissées depuis le début et pendant les réécritures de ces textes, à moins qu'une quatrième pointe le bout de ses lettres...

Enfin, pour L'Univers OdP, chaque récit est planifié (à l'exeption d'Intelligences I et II). Normal, car les personnages sont liés à L'OdP. Idem pour les récits. S'ils pourront se lire indépendamment des autres récits, ils en seront aussi tributaires.

Quelle que soit la solution choisie, je garde suffisamment d'indépendance vis-a-vis du plan / de la trame pour me laisser surprendre par de nouvelles idées au fil de l'eau et garder le plaisir de l'écriture. J'aurais même tendance à dire que je prépare mes trames les jours où les idées se bousculent (souvent après quelques jours de repos), comme cela les jours où je suis un peu fatiguée (après une journée ou une semaines, voire plusieurs mois de taf et de "vie réelle" bien chargés), je peux continuer à écrire sans craindre la page blanche ou le tarissement des idées. Celles-ci ont même parfois bien muri et ouvert de nouvelles portes. Enfin, il peut m'arriver de n'écrire qu'un paragraphe en une soirée, ou bien 3 ou 4 pages sans m'arrêter selon mon état d'esprit, mon inspiration.
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Lisa Giraud Taylor
J'adore le côté vogue la galère, en fait ;)
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Pour voir Pour lire
Ça dépend. Un texte de quelle longueur ?

Et puis quelle genre d'œuvre ? Une œuvre construite ou une chronique, un journal ? C'est certain qu'une œuvre sans forme n'a pas besoin de forme préliminaire…

Sinon, pour le reste, statistiquement, il y a beaucoup plus d'auteurs (je parle de *vrais* auteurs, qui publient et sont lus) qui travaillent avec ce qu'on appelle "un plan" que d'auteurs qui travaillent sans.

En fait, parmi les grands, je ne connais que Stephen King et Amélie Nothomb qui travaillent sans plan préliminaire (et encore, je suis sûr que Nothomb en a un dans sa tête, faudrait lui demander).

Et contrairement à ce que disent certains ici, la forme préliminaire n'empêche nullement l'imagination. Personnellement, je dirais même que c'est tout le contraire. L'imagination peut librement s'épanouir lorsque la parcours est esquissé, elle n'a pas à se soucier de tenir le cap.

Mais c'est comme toute pratique humaine : on atteint la liberté lorsque l'on s'est suffisamment entrainé…
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Lisa Giraud Taylor
Bonjour,
Aucun plan. Je pars de 10 lignes (maximum) de résumé du roman, quelques lignes sur le passé des personnages et vogue la galère... (enfin... la plupart du temps, c'est plutôt la croisière s'amuse !).

Il n'y a pas de règle pour travailler et écrire. Chacun est propre... l'individu unique...
Je prêche depuis des années pour essayer de faire comprendre qu'écrire n'est pas plaire à la foule mais à un lecteur...

On n'écrit pas pour la mode, on écrit ce qui fait partie intrinsèque de son univers, de sa créativité, de son mental, de son vécu (ou pas).
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GEO
Bonjour,
je n'écris pas toujours avec un plan, mais à chaque fois que je tente de m'en passer, je galère à avancer à partir de la moitié.
Le plan ne me sauve pas de tout mais quand je rentre dans la phase de turbulence, je peux juste me forcer à suivre le plan, et ainsi avancer sur mon projet.
Chacun travaille comme il le sent, il n'y a pas de règle, juste un constat personnel sur mon travail.
A+
GEO
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Le Grand Méchant critique
J'écris avec un plan moins détaillé et selon ce que décide mon cerveau plutôt que mes mains.
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Kaede Darkara
J'avais tendance à écrire comme ça me vient, mais je ne suis pas sûre que c'était une bonne idée : à cause de ça, j'ai fini par faire d'énormes incohérences dans un de mes romans, et maintenant, ben, je dois le rebosser. Et quelque part, je suis un peu découragée, j'espère retrouver la flamme pour m'y replonger.

Pour le Sang des Mor, en revanche, j'ai fait différement. J'ai écrit en mode brainstorming toutes les hypothèses scénaristiques possibles quand j'ai dépassé les huit premiers chapitres, qui, même s'ils sont déjà emplis de péripéties, présentent en même temps la situation actuelle dans l'Empire d'Altanis et chez ses voisins. Et de là, j'ai essayé d'imaginer les choix qui s'ouvrent à chaque personnage et quelles seraient les répercussions de ces différents choix.

Puis de là, j'ai commencé à écrire une grosse liste de chapitres avec les évènements qui se passeront dedans et je dois avouer que ça me rassure, je ne risque pas de me retrouver avec une panne d'inspiration, puisque les trois quart du récit sont déjà écrits, il y aura peut-être juste des différences sur la fin. Et en avançant, je pense refaire éventuellement des hypothèses scénaristiques, pour voir où ça peut mener. ^^

Je tiens cependant à préciser d'ailleurs que la trame principale du Sang des Mor (l'histoire d'un peuple asservi qui va tout faire pour retrouver sa liberté), avait germé dans ma tête depuis un an, avec effectivement des idées de scènes, etc, ainsi que l'univers. Mais j'ai longuement attendu pour débuter l'écriture du récit, persuadée que ça risquait de s'arrêter à un ou deux chapitres, et que j'aurai encore la page blanche après.

Puis un jour, dans ma tête, il y a eu soudain cette scène constituant l'incipit avec Shaïn combattant dans l'arène. C'est là que j'ai soudain compris que l'histoire était restée en gestation suffisament longtemps et qu'il était temps d'essayer de la coucher dans un traitement de texte. Et quand j'ai dépassé les cinq premiers chapitres... j'ai compris qu'il était temps de la faire partager. ^^
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Daegann
Il n'y a pas de méthode universelle, chacun va mieux fonctionner avec une méthode qui lui est adapté et ce sera pas la même que celle du voisin.

Personnellement au fil du temps j'ai affiné ma façon de faire. Au tout début je faisait quasi tout en impro avec une très vague ligne directrice qui pouvait tenir en une ou deux lignes tout au plus. Puis j'ai commencer à structurer un peu plus. Aujourd'hui je fonctionne en faisant dans un premier temps un plan d'ensemble ou je réfléchi aux grandes phases de l'histoire, puis je détaille un peu plus, je découpe en chapitre qui ne sont que des successions d'information ou d'événement à donner sans plus de détail (enfin à ce stade en vrai je commence à noter les détails qui me viennent en tête, mais je les notes en vrac) durant ce stade je fais pas mal de repasse et d'affinage pour que tout colle. Puis je détail chaque scène du chapitre, ce qui se passe dans ces scènes. Et finalement, pour chaque scène je fini par lister les idées qui doivent être aborder dans chaque paragraphe : action, réfléxion, émotion, info donné, etc. Là encore dans tout cas il y a beaucoup d'ajustement. Et enfin je rédige le chapitre qui est déjà finalement assez pré-mâché. Du coup je me disperse moins, j'avance plus vite et plus efficacement. Et s'il y a moins de spontanéité au moment de l'écriture, ben déjà il y en a toujours, des détails finissent toujours par apparaître, ça n'a pas empêcher cette spontanéité d'exister à un moment ou à un autre de la création du plan. Et puis comme je fais la dernière phase de détail que scène par scène, je tombe pas non plus dans un travers de tout détailler puis passer des mois à juste rédiger. Non, je détail une scène, je la rédige avant de passer à une autre scène à laquelle je vais réfléchir.
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Auteur inconnu
J’écris seulement après avoir complètement rédigé l’entièreté du plan, mais je tiens à soutenir ton point : la spontanéité est toujours bien présente. Oui, les détails sont déjà tous là, mais le fait que je n’aie pas à me concentrer sur eux, à me dire que je dois créer plein de petits détails, eh bien ça me permet d’en créer d’autres quand vient le moment. C’est comme un bonus, une deuxième couche de glaçage sur le gâteau.
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Auteur inconnu
Chaque écrivain écrit selon ses propres méthodes. Certains y vont au pif, d’autres ne jurent que par les plans. J’ignore si le but de ta question est de susciter la conversation, et/ou de voir quelle approche t’irait le mieux. Quoi qu’il en soit, je me ferai un plaisir de décrire ma façon de faire.

J’écris avec un plan. Et c’est franchement excessif. Et j’aime bien ça. Mes plans font, en général, la moitié de la taille de l’œuvre finale. Je décris les événements de chaque chapitre, divisant en scènes (que je peux ensuite changer de place) et mentionnant tous les détails clefs. J’aborde d’abord le début, si je commence par une description, une narration, de l’action, du dialogue, etc. , puis j’écris les dialogues, et de façon sommaire, les actions au présent.

Je passe sur les détails importants, les descriptions qui devront être plus élaborées et sensorielles, l’impression que je veux inspirer chez le lecteur, prolonger une émotion forte chez un personnage pour que le lecteur le ressente bien fort, quelle forme de transition utiliser entre les scènes, où mettre les vers (s’il y a de la poésie), mettre des PLACEHOLDER quand je n’ai pas encore créé le nom d’une chose, préciser le ton de scène, etc.

Mais ça, c’est ce que j’appelle mon « Premier Plan ». J’ai un autre plan, que j’appelle « PLAN », et qui est beaucoup plus bref. Il s’agit simplement d’une liste des chapitres, où je vais écrire le nombre de mots pendant l’écriture. Si ça me satisfait, je souligne en jaune, et si je trouve qu’il n’y en a pas assez, alors en rouge. En dessous de cette liste, j’ai une liste similaire si l’histoire utilise des flashbacks en début de chapitre (savoir quel flashback va où), et en dessous de ça, j’ai les Doutes.

Les Doutes sont une liste qui s’allonge sans arrêt, et qui est, eh bien, mes doutes. Si je suis en pleine séance et que j’ai un doute soudain, je vais l’écrire en vitesse et je continue à écrire. Ces doutes sont des choses comme l’apparence d’un lieu ou d’un personnage, un événement dans la mythologie de l’univers, le temps passé entre certains chapitres, changer un nom d’endroit qui ne me plaît plus, etc. Après le brouillon, je passe sur chaque doute et je surligne ceux qui sont réglés.

Et en dessous des doutes (ça ne finit jamais), j’ai la Décharge. Beaucoup plus petite, elle sert à y mettre des idées que j’ai au hasard, de belles tournures de phrases auxquelles j'ai pensé en m'endormant et que j’essaye d’inclure au texte, des précisions de dernière minute, et des synonymes ou termes bien précis qui me seront utiles pour une scène en particulier, pour éviter que j’aille à les chercher en ligne une fois le moment venu.

Donc oui, j’écris avec un plan. Écrire sans, c’est impossible; toutes mes idées coulent et se coincent ensemble dans le drain. Pas tout le monde en a besoin, mais ça peut faire des miracles si les idées sont bien collantes et refusent de sagement sortir.
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Tintin
Merci pour ton commentaire. Personnellement, j'ai testé avec un plan détaillé, sans et bref. Honnêtement, lorsque je détaille, je ne me fie qu'à mon plan et mon imagination travaille beaucoup moins. Ce qui fait que mon texte est moins fluide et se termine très vite. Sur tous ceux que j'ai écrit avec un plan détaillé, je voulais en faire un roman et j'ai fini à écrire 50 000 signes soit 10 000 mots en gros. Sans plan, j'ai réussi à faire une histoire beaucoup plus fluide de presque 100 000 caractères.
Merci encore une fois pour ton commentaire ;)
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Auteur inconnu
L’imagination, pour moi, est surtout laissée libre dans le plan. Je la déverse, sans devoir me soucier de la prose ou de la bonne forme, et j’organise tout. Après, c’est certain qu’il n’y a plus autant d’imagination requise pour l’écriture. J’ai assemblé mon squelette, maintenant j’applique délicatement les morceaux de viande sur les os. C’est un travail plus laborieux et précis, mais d’avoir déjà pensé à tout mais permet de me concentrer sur la qualité de la prose.

Naturellement, il faut être porté vers cette méthode pour qu’elle fonctionne. Il est important de préserver la fluidité d’un texte.
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