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L'auto-censure

par TeddieSage  il y a 6 mois

Vous arrive-t-il de limiter vos écrits sous prétexte que vous avez peur d'être jugé par vos lecteurs ? Pour ma part, j'ai quelques... préférences adultes que j'aimerais exprimer mais j'ai beaucoup de gêne à faire lire ce genre de passage. Du coup dans la plupart de mes fictions, j'écris des versions "censurées" ou allégées afin de ne choquer personne.

Bref, pour ceux et celles qui n'ont aucune gêne pour écrire certains passages osés, comment y êtes-vous arrivés ? Parce que franchement, j'aimerai pouvoir me dégêner.

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Mansuz
Je ne me censure pas. ^^ (dans l'homme à la hache, j'ai un "baiseur de chèvre").
De toute façon un livre ne peut pas plaire à tout le monde.
C'est comme les films d'horreurs, certains détestent, d'autres adorent...

Tout dépend la promesse de ton livre ;)
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Auteur inconnu
Oui, c'est amusant, la veille ou peut-être même le jour où tu as lancé cette discussion j'ai retiré un texte (ci-dessous). Non pas tant pour son caractère (supposément érotique) mais plutôt parce que l'ayant publié après 22h il a reçu plus de 150 lectures (probablement avant minuit si je me réfère au rythme d’actualisation des logs du site...). Bien qu'ayant reçu 3 ou 4 commentaires tous positifs, chacun de ses auteurs soulignait qu'il fallait savoir "lire entre les lignes"... Cela m'a fait peur. J'y ai vu le risque éminent que ce texte soit largement mal compris et que d'un hommage que je voulais rendre à "Etta" (James) il n'en devint un outrage. C'est plus je crois une question de respect et de responsabilité que de limites...
J'avais choisi Etta parce que je pense qu'elle avait ces attitudes sur scène (grostesques, provocatrices dans le registre auto-dérisionnel...) par "réaction", auto-défense peut-être... Mais bien sûr, c'est moi qui le dis. Cela ne vaut que pour moi... Je ne pouvais pas "l'imposer" comme je le faisais-là... C'est pourquoi je l'ai retiré.
Donc, je crois pouvoir dire que de mon point de vue je ne vois pas d'autres raisons pouvant justifier l'auto-censure que celle du souci de ne pas nuire à quelqu'un (ou quelque chose d'ailleurs... cela peut être une œuvre, etc.) qu'on instrumentalise dans le texte. Je veux dire par là que "heurter" la sensibilité du lecteur avec un texte strictement personnel dans lequel je n'instrumentaliserais que moi-même, n'est pas pour moi une raison justifiant l'auto-censure.
Ne sommes-nous pas là pour explorer les limites de la conscience humaine ? À nos risques et périls d'ailleurs...

Le texte auto-censuré :

Absolu de l'érotisation ?
Ce soir je baise Etta ! Je la baise...
Je jouis, comme je n'ai jamais joui, comme tu n'as jamais joui. Je jouis, d'avance, rien que d'y penser... Je jouis en la baisant, rien que d'y être convié... Je jouis, d'avoir été son élu, même s'il m'aura fallu, pour l'être, ...imaginer.
Son corps, c'est une métaphore.
Ses bourrelets, sa graisse, sa face et sa grimace, sa touffe crépue... je m'y suis abandonné. C'est comme ça que je jouis...
[...]
Je suis un peu posé, je peux t'en parler...
Elle me maudit bien sûr... de l'avoir dévoilée. De l'avoir aimée... D'avoir joui de sa voix, de sa voie, de son être dans sa totale... totalité.
Toute son œuvre tout son art ne s'inscrivent-ils pas dans la frustration de jamais pouvoir l'être ? Jamais pouvoir être aimé-e ?
Si je la redécouvre ce soir, ce n'est pas par hasard...
Mon loup est souffant, je m'inquiète pour lui...
Etta va m'aider... C'est elle qui l'a blessé...
Et je pense à Yourcenar, quand je dis que ce soir, je pourrai peut-être avec Etta, me vider les couilles...
Alors je pourrai..., m'occuper mieux de lui, et lui donner à elle, enfin, la liberté d'être aimée...
C'est ce que je crois.

https://www.youtube.com/watch?v=uZt1xKtPbUQ

PS: bien sûr, je n'aurais jamais choisi une personne vivante...
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Andy Clarbann
J'ai une certaine indifférence pour l'érotisme et le porno à l'écrit, donc j'ai pas souvent l'occasion d'écrire des passages "osés". Maintenant quand ça touche plutôt à l'horreur (viol, par exemple), j'ai pas l'impression de me censurer. Je m'éternise pas dessus, j'en fais pas des caisses, mais j'aime que ce soit direct, brutal et sans concession, ce serait un peu étrange et paradoxalement plus dérangeant d'écrire ces scènes de manière lyrique ou adoucie.

Je sais que c'est pas un avis dans l'air du temps mais si t'es gêné à l'idée de faire lire des passages (surtout à des inconnus) c'est peut-être parfois parce que tu ferais mieux sans. Il faut surtout se poser la question de ce qu'apporte la scène au récit, et de savoir si t'es gêné parce que tu sais qu'elle est dispensable, ou simplement parce que t'as peur des retours tout en étant convaincu que c'est la scène que tu veux.

La libération des moeurs c'est un peu has been, il faut vivre dans une société puritaine pour être subversif en faisant du scabreux, et c'est pas notre cas (ou alors faut vraiment que tu touches à des grosses, grosses paraphilies), ce qui fait que le porno à tout va ça donne souvent des scènes non seulement peu intéressantes mais qui en plus sont empreintes de conformisme. C'est difficile à expliquer... c'est un peu comme sortir fièrement son arme à feu dans un pays qui autorise le port d'armes.
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Romane de Joriis
En ce qui concerne les habitudes de mon héroïne peu discutable sur la séduction et le fait qu'elle fasse appel à des potions pour attirer les hommes dans son lit, j'ai dû adoucir mon personnage car j'ai suscité de virulentes réactions de grand nombre de retour. Ce qui me faisait le plus mal, c'est que certains de ces retours détournait l'histoire pour rassurer leur positions sur certaines choses.

J'ai souvent dû "adoucir" le personnage pour cette raison et pour les réactions que cela a suscité. Mais je me demande encore parfois si le sexe du personnage joue un certain rôle. Je me questionne encore là-dessus.
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Andy Clarbann
Le motif de la femme qui use de charmes et de potions pour piéger les hommes est universellement apprécié (au point d'en être devenu un archétype) et remonte à plusieurs millénaires dans l'histoire de l'écriture, donc ce qui joue un certain rôle, c'est certainement l'exécution plutôt que le sujet lui-même, qui a déjà fait ses preuves
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Romane de Joriis
en effet, Circé est celle qui me vient à l'esprit. OU encore Tristan et iseult pour le philtre.

Moi même je suis étonnée de cette réaction, qui est sans doute propre à notre époque.
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J. La Sagne
C'est toujours le même problème. Certains ne comprennent que ce qu'ils veulent comprendre pour apporter de l'eau à leur moulin idéologique.
Mais par pure curiosité, pourrais-tu expliciter un peu ? Quels étaient précisément les reproches qu'on te faisait ? Ca m'intéresse car j'ai du mal à comprendre que cela ait pu poser problème, même si je sais bien qu'on vit dans une société où tout et n'importe quoi peut poser problème à quelqu'un.
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Romane de Joriis
C'était plus l'idée que la vision de la sexualité de mon héroïne - qui met son plaisir et ses envies avant le désir de l'autre - qui a choqué et le fait d'user d'une potion. Je sais que dans l'absolu, si j'avais poussé cela à son extrême, cela ne m'aurait pas plu de base.
Cela gênait d'avoir une héroïne pareil. Je ne sais pas si j'ai été plus explicite
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Cléo Didée
En gros cela gênait de suivre une héroïne aux mœurs libérés et discutables (le côté manipulation avec les potions). Pour moi, cela dépend vraiment que ce que veut en faire l'auteur car on peut très bien avoir un héros à la moralité douteuse (un assassin par exemple), ce qui peut être l'occasion de traiter des thèmes peu explorés.
J'ai lu une fois un roman un peu perché autour d'une héroïne qui décide de se lâcher, se fait refaire et couche à droite et à gauche. Ne pas approuver toutes les actions de l'héroïne ne m'a pas empêcher d'être accrochée et de lire jusqu'au bout l'histoire qu'on m'a proposé. Et je ne le regrette pas, du coup je m'interroge sur la mentalité des lecteurs ^^
Je pense également à City Hunter, un manga dont le héros est un pervers total qui bande en permanence même si la série ne présente aucun érotisme. Tout dépend de comment tu traites ton héroïne et…… l'ouverture d'esprit des lecteurs. Je ne peux pas en dire plus sans avoir lu ^^
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Romane de Joriis
Cléo Didée c'est tout à fait ça. Peut-être que comme ils ont que la scène en question... cela peut ne pas aider à faire une bonne opinion. Cela ne me gêne pas en soit vu que moi-même je n'approuve pas la vision de mon héroïne, mais de là à réinterpréter les intentions...
pour le livre en question, je serai curieuse de connaître le titre :D
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Cléo Didée
Oulà, cela remonte à quelques années et c'était à la bibliothèque d'une ville où je n'habite plus. Il y avait Lilith dans le titre et c'était écrit pas une femme, c'est tout ce que je peux te dire !
Sinon, passe-moi le lien de ton roman, je te dirais ce que j'en pense.
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Romane de Joriis
il vient à peine d'être publié ici. Seulement deux parties du premier chapitre sont déjà sorties, mais le voici : https://www.scribay.com/text/19688263/les-larmes-de-la-sorciere
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J. La Sagne
Ok je vois... C'est bien triste. Si je peux me permettre une tentative d'explication à ces critiques, je me demande si ce n'est pas parce qu'à l'heure de #metoo et tout ces trucs, un certain nombre de personne considère comme un blasphème qu'on puisse présenter une femme sous un mauvais jour.
Enfin, peu importe. Je pense que les seuls sujets sur lesquels on devrait s'autocensurer sont des choses comme l'apologie de la pédophilie où du terrorisme ou d'autres choses dans le genre. Mais strictement rien d'autre.
Ah, et puis au passage, j'ai été jeter un oeil à ton début de roman, c'est cool :-). J'ai hâte de retourner à Neuchat'. La suite, vite !
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Andy Clarbann
C'est sûr que le militantisme ça aide pas à garder la tête froide
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Nelliama
J'ai écrit de l'érotisme en kaïkus, en petit texte, dans un roman, pour le fun... mais ça reste assez soft. J'aime l'idée qu'on puisse passer les émotions et les frissons tout en gardant une certaine élégance.
J'ai pu lire ici deux styles très différents d'érotisme : les effluves d'une vie de Lutécia, qui pouvait être crue dans ses descriptions mais toujours entourée d'une extrême finesse et de beaucoup de poésie.
Mais aussi Permanence de nuit de Eros Walker qui lui faisait dans la description pure d'une scène de sexe, sans prendre de gants tout en étant très bien écrit.

Ça doit venir de tes tripes et de ce que tu aimes écrire. Si tu aimes être brut, écrit de cette façon. Si tu préfères garder de l'implicite et laisser parler l'imagination des lecteurs, fais le comme ça.
Peut-être écrire la même scène de ces deux façons te permettra déjà de trouver ce que tu aimes et te sentir plus confiant sur ton envie d'y aller franco. Le public et les lecteurs accrocheront ou pas, ça c'est un autre soucis dont tu devrais pas t'occuper à mon sens. :)
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Izzie de Rives
Non, pas vraiment. Un petit peu au début, et puis quand j'ai vu que ça ne gênait personne, j'ai eu beaucoup moins d'anxiété. Au final, c'est pas moi, c'est mes persos, et je fais toujours en sorte que ça colle à l'histoire, l'ambiance, le moment. Donc même si certaines scènes peuvent surprendre pour x ou y raison, c'est surtout dû au "suspense" distillé tout au long du récit, et pas la scène en tant que telle.
Avant j'avais tendance à prévenir le lecteur en début de chapitre, puis on m'a gentiment fait remarquer que si ça avait été un livre, il n'y aurait pas eu ce genre de warnings (ou alors en première page du bouquin), et que "choquer" n'était pas honteux, en particulier si c'est dans la logique du récit. Ça fait partie des émotions qu'on peut éprouver à la lecture, tout simplement. Et puis chaque lecteur est différent. Perso, je vis bien les moments hard ou trash quand d'autres posent immédiatement le livre, parfois pour partir en croisade contre le dit-bouquin sur internet alors qu'ils ne l'auront lu qu'en diagonale et sans en saisir les subtilités. Bref, chacun son seuil de tolérance, mais je crois qu'il ne faut surtout pas se censurer, en particulier sur un premier jet. Après, c'est une question de travail, est-ce qu'on a réussi à faire passer ce qu'on voulait etc. Le principal étant de l'assumer et de savoir en parler quand un lecteur vient te voir pour te signaler son embarras.
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TeddieSage
Tu as raison. J'ai l'impression que les trigger warnings s'appliquent surtout sur les réseaux sociaux ou bien les fanfictions. J'en vois rarement dans les histoires originales de Scribay et je pense que c'est une bonne chose.
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Izzie de Rives
Il peut y en avoir dans le résumé ou les tags. Après, c'est aussi de la responsabilité du lecteur de décider si oui ou non il prend le risque de se lancer, s'il veut en débattre avec l'auteur ou pas. Mais pour le bien de l'art en général, je crois que c'est important de ne pas se censurer. D'autres le feront à ta place :)
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rvrchristian
Publie le, à la fin de l'oeuvre en question, où dans une autre oeuvre, comme ça le lecteur qui ne s'y attends pas ne risque pas d'avoir une "mauvaise surprise". Le lecteur qui n'a pas envie de lire de l'erotique n'a pas de "mauvaise surprise". Mets des liens, soit dans les commentaires, soit en bas de page, pour indiquer qu'il y a un passage non obligatoire mais érotique à lire.
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TeddieSage
Ah, bonne idée.
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Lily C.M.V
Non, parce qu'il en faut pour tous les goûts. Ne te freine jamais pour les autres. Après, soit-on aimera, soit-on n'aimera pas là est une autre question ! Après si cela vire en porno comme j'ai vue sur WP, ou dans la vulgarité, là c'est aussi un autre sujet ! Personnellement jamais je n'écrirais sur ses sujets brûlants. Et puis il faut écrire pour soi en premier avant de penser aux lecteurs qui passent après. Et si cela ne plaît pas, ils ne commentent pas, il ne like pas et passent leur chemin et vont lire autre chose. les goûts ne se discutent pas.
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Cléo Didée
Ça m'est arrivé aussi. Enfin, faut dire que l'histoire sur laquelle je me suis finalement censurée avait été entamée au collège et même si le style a évolué au fil des réécritures, je trouvais que l'irruption soudaine de plus d'érotisme ne collait pas avec l'ambiance globale plus bonne enfant. Mais pour ce qui est d'autres œuvres, faudra que je me repose la question, surtout si je pense que cela peut apporter à l'univers dépeint (romance, perversité de personnages, etc.).
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TeddieSage
Je devrais peut-être me lancer dans l'écriture de romances. Enfin, je verrais...
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Cléo Didée
Sinon, je pense à des histoires incluant une romance sans que ce soit le seul sujet d'histoire qui se sont fait plaisirs sur les scènes gentiment érotiques ("La confrérie de l'Ombrelle" par exemple) ^^
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TeddieSage
Ma spécialité c'est tout ce qui touche la SFFF. Du coup, écrire que des histoires dans le monde contemporain, c'est zarbi pour moi.
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Cléo Didée
Tu peux mettre de la romance partout, l'exemple que j'ai cité c'est du steampunk fantastique avec une femme et un loup-garou, sur fond d'histoire avec des automates ^^ Je peux te citer également l'Epée de Vérité qui est de l'héroïc-fantasy.
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TeddieSage
Il y a un peu de romance dans toutes mes histoires en cours, mais ce n'est pas les éléments "centraux", si tu vois où je veux en venir.
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Cléo Didée
Je vois, je pense ^^
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Csléonie
Salut, en voilà une idée de défi intéressant ! Pour les auteurs qui n'écrivent pas/jamais de romance ;-) Je pourrais bien le tenter bien. Même en tant que lectrice, ce n'est pas un genre qui me plaît.
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Vicomte Bidon
Csléonie "Je pourrais bien le tenter"
il faudra alors que tu tires ton chapeau (mais à qui ? à Teddie ? à toi même ?) puisque sur ton profil tu as écrit "Si vous réussissez à me faire écrire de la romance … Je vous tire mon chapeau." ;-)
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Csléonie
Vicomte Bidon Excellente question ! A Teddy, la communauté et moi-même si je tiens bon.
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AudreyLD
Je comprends tout à fait ton ressenti. Pourtant, je ne suis pas spécialement prude, mais je trouve affreusement difficile de doser l'érotisme d'une scène. Surtout lorsqu'elle fait partie d'un plus vaste ensemble... Elle doit alors respecter le style de l’œuvre, la nature de tes personnages. Il n'y aurait rien de plus laid qu'une grosse bulle de vulgarité dans un océan d'élégance.
L'idéal serait d'écrire dans l'optique de ne jamais être lu-e sur ces scènes particulières. Et de ne surtout pas penser qu'un membre de ta famille ou un ami proche risque de les lire.
Sur Scribay, tu pourrais te lâcher, non ? Les membres jugent le style, pas la lubricité ;-) Écrire la scène la plus salace que ton imagination t'autorise, sans filtre ni limite. Une façon de se jeter à l'eau tout habillé ! Après, peut-être que tes scènes plus "soft" te sembleraient parfaitement acceptables. // idée de défi //
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TeddieSage
Au pire, je peux toujours me servir de mon document de mes premières ébauches rien que pour tenter l'expérience... *indécis*
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AudreyLD
Courage ! Certain-e-s ne se gênent pas ici !
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