Inscrivez-vous sur Scribay...

...et retrouvez une communauté soudée par l'amour de l'écriture, le partage et l’entraide entre auteurs.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
Image de profil de Tintin

Pensez-vous que les auteurs de premiers romans puissent encore croire à l'édition ?

par Tintin  il y a 1 an

Le titre est plutôt explicite, mais je vais tout de même apporter quelques précisions. Je suis moi-même auteur à mes heures perdues comme beaucoup d'entre vous ici. Je n'ai pas encore réussi à dégoter un contrat d'édition avec une maison d'édition quelle qu'elle soit (petite, moyenne, grande). Je me rends compte que ces dernières ont besoin de vivre et, par conséquent, s'appuient sur leurs auteurs les plus connus. Pensez-vous donc que les jeunes auteurs peuvent encore croire à ce Graal ultime ou faut-il abandonner l'idée ? Également, pensez-vous, si oui à la question précédente, qu'il faut continuer à envoyer son manuscrit quitte à encaisser les refus, ou attendre et espérer qu'une maison d'édition nous contacte via quelques plateformes telles que Scribay ou Wattpad ? Peut-on encore croire, sans forcément en vivre, qu'il est possible pour des jeunes auteurs de publier des romans, nouvelles, novellas, etc ?

Image de profil de LeK
LeK
J'aimerai lancer un pavé dans la mare, mais si je crois les témoignages de petites maisons d'éditeurs comme humanis (leur site internet est une mine d'or pour les jeunes auteurs), la majorité des manuscrits qu'ils reçoivent sont impubliables car pas bon en l'état ou pas pertinent.
La question est donc : vous êtes vraiment sur que votre roman soit assez parfait pour commencer le travail de recherche d'éditeur ?
Je trouve que Bernard Werber - déjà cité dans la discussion - bâcle ses dernières œuvres mais selon son témoignage, il lui faut quand même pour 1500 heures pour tirer un livre dont le niveau d'exigence est moindre qu'un jeune édité, puisque de toute façon chacune de ses publications sera rentable pour l'éditeur.
Et si on compte, je les ai pas les 1500 heures. Alors se dire que c'est dur oui, mais le mieux reste encore de perfectionner ses œuvres.
Image de profil de Grunni
Grunni
Peut-être pas nous, mais heureusement que oui, que des auteurs inconnus seront toujours publiés, sinon ce serait triste, qu'il ny ait plus aucun renouveau, comme si tout se fermait, comme si on s'effondrait autour d'une seule base déjà établie.

Après si il faut continuer à envoyer son manuscrit, ça dépend de ce qu'on attend, mais un envoi permet toujours de rêver, et même si c'est éphémère, n'est-ce pas bien de rêver ? :)
Image de profil de Julian R
Julian R
Si c'est bien, c'est l'essence même de ce que l'on fait ici, non ? :)
Image de profil de Grunni
Grunni
Hum, je ne sais pas, plus que rêver, ici je me divertis.
Image de profil de Julian R
Julian R
Je ne sais pas si tu dois continuer à croire à l'édition ou pas, je n'ai clairement pas assez d'expérience dans le domaine.
Par contre ce que je sais c'est qu'il ne faut pas s'attendre à un miracle. Tu ne publieras jamais rien si tu ne te donnes pas la peine soit de t'auto-éditer, soi d'envoyer ton/tes manuscrit(s) à des maison existantes.

J.K Rowling à essuyé douze refus avant de publier Harry Potter.
Walt Disney à dû démarcher 302 banques pour financer son parc, avec le succès que l'on connait aujourd'hui (le premier qui me parle de Star Wars va me faire pleurer, alors soyez sympas).

Bref, si tu aimes ça, si tu as du talent, faut se battre, rien lâcher et continuer, encore et encore.

Si tu veux juste passer le temps, t'amuser, échanger avec d'autres auteurs (amateurs ou non), alors ça ne sert à rien de tenter l'aventure.

A toi de voir.
Image de profil de Serpenteau A.
Serpenteau A.
Pour avoir fait des études dans ce milieu et connaître quelques personnes qui ont souhaité publier, c'est toujours une telle galère que ça ne me donne personnellement pas envie de tenter l'aventure... Moi ce serait plus pour des écrits de recherches (essais etc) mais pour les romans pour le coup je préfère vraiment publier gratuitement et garder cela comme une passion. Moins de stress... :)
Image de profil de Romaric Saint aubert
Romaric Saint aubert
Pour avoir terminé et publié un roman en auto édition je peux te dire que non, je n'y crois plus.
On tombe soit sur des maisons d'édition heureuse qui demandent l'avance de frais astronomiques pour financer les tirages parce qu'ils ne croient tout simplement pas en toi.
On tombe aussi sur des maisons d'édition qui répondent tout simplement que le contenu ne les intéresse pas. C'est froid mais honnête.
On tombe sur le classique "votre oeuvre ne correspond pas à notre ligne editoriale". (Traduisez par "Ouais mais c'est de la merde donc non.")
Et au pire on tombe sur rien du tout. Les maisons ne répondent pas.

Pour conclure, pour ma part, l'auto édition c'est l'avenir. Je fais confiance à la curiosité des lecteurs :).
Image de profil de Mansuz
Mansuz
Tu peux nous détailler ton parcours en auto édition ?
Image de profil de Claire KAPL
Claire KAPL
Complètement d'accord. Et au départ pour moi l'auto édition était l'édition de bas de gamme. Avec le temps et la réflexion c'est devenu un choix complet et assumé. Après tout pourquoi pas ? On peut y trouver de la merde. Mais il peut également y avoir de très bons livres auto édités. Je suis très contente maintenant de faire comme ça, et j'y trouve une valorisation incroyable de tout faire nous même. Le livre de A à Z... Correction relecture, couverture, promotion etc... Je suis particulièrement fière de moi d'avoir pu et réussi tout ça seule pour mes 2 livres. Le prochain sera aussi auto édité et les autres aussi. Pour moi c'est un très bon choix pour avoir mes livres facilement.
Image de profil de ....
....
Pour la valorisation je suis d 'accord, mais pour ce qui est de faire les choses soi-même, c'est là où ça pêche je crois, surtout en ce qui concerne les relectures et les corrections. Les ME ont des correcteurs, des gens qualifiés qui pointeront du doigt les erreurs que nous ne sommes parfois pas aptes à voir.
Image de profil de Romaric Saint aubert
Romaric Saint aubert
En fait j'ai juste tenté environ 20 maisons d'édition. Face à tant de refus, de marchandages malhonnêtes (dont j'ai toujours gardé la traçabilité) et de contrats pré signés avec des sommes monumentales à la fin, je me suis tourné vers l'auto édition. J'ai vendu une centaine dexemplaire. J'étais fier pour un premier roman ^.^
Image de profil de ....
....
Les maisons d'éditions c'est comme tout, y a de l'honnête et du malhonnête, mais une maison à compte d'éditeur ne te demandera jamais rien, mieux, elle te paiera !
Image de profil de Romaric Saint aubert
Romaric Saint aubert
Tout à fait d'accord. Malheureusement c'est très, très rare. Une amie à moi a tentée de monter une maison d'édition. Ça s'est cassé la gueule au bout d'un an...
Image de profil de ....
....
C'est rare, oui, mais ça arrive, assez souvent. Il y a énormément de maisons, moyennes ou petites, avec de bon diffuseurs et de bons vecteurs de promotions. Loin des milliers d'exemplaires c'est sur, mais gratifiant tout de même. Il fat bien choisir à qui on envoie je pense.
Image de profil de Romaric Saint aubert
Romaric Saint aubert
Il faut aussibtrouver la bonne maison, et ça c'est une autre histoire. Faut il encore connaître les bonnes et les mauvaises. Et faut il encore trouver celle qui peut intégrer ton écris à sa ligne editoriale.
Image de profil de ....
....
Oui, d'où la sélection avant envoi, il faut cibler. Après le risque lorsqu'on est accepté, c'est de laisser cette joie occulter l'objectivité sur la maison, c'est sur. Il faut se poser, réfléchir, et refuser, meme si ça peut etre douloureux, si les conditions ne sont pas honnêtes.
Image de profil de Julian R
Julian R
C'est vachement cool, déjà !
Image de profil de TeddieSage
TeddieSage
Sûrement. Moi de mon côté je n'écris plus que pour le plaisir. Je ne pense pas que je sois en mesure de me faire publier un jour, mais j'espère toujours que les rêves des autres se réaliseront. J'ai cru comprendre que le milieu de l'édition est difficile et parfois cruel. Voilà pourquoi plusieurs se tournent vers l'auto-édition. En tout cas, j'ai envie de croire que l'édition deviendra plus facile dans les années à suivre.
Image de profil de Le Grand Méchant critique
Le Grand Méchant critique
Tu sais, à 40 ans, on est encore un jeune auteur... tu as peut être plus de temps que tu ne le pense pour accèder à ce graal ultime ;)
Se faire publier à compte d'éditeur à 20 ans est possible, deux options s'offrent à toi :
Option 1 : tu es un génie de ton genre littéraire et tu es accepté dans une grande ME.
Option 2 : Les petites maisons d'éditions sont nombreuses et plus abordables : ton livre est tiré en un petit nombre d'exemplaire, les risques sont minimes pour eux. Bon après, l'éditeur c'est bien d'en trouver mais faut que le diffuseur/distributeur avec qui il bosse soit potable si tu veux dépasser les 300 exemplaires vendus (c'est rarement le cas dans les petites ME)

Quant aux ME qui vont chercher des gens sur Wattpad, je pense qu'il vaut mieux les refuser ^^
Image de profil de Tintin
Tintin
Tu as raison c'est vrai !
Image de profil de Le Grand Méchant critique
Le Grand Méchant critique
Tu sais, à 40 ans, on est encore un jeune auteur... tu as peut être plus de temps que tu ne le pense pour accèder à ce graal ultime ;)
Se faire publier à compte d'éditeur à 20 ans est possible, deux options s'offrent à toi :
Option 1 : tu es un génie de ton genre littéraire et tu es accepté dans une grande ME.
Option 2 : Les petites maisons d'éditions sont nombreuses et plus abordables : ton livre est tiré en un petit nombre d'exemplaire, les risques sont minimes pour eux. Bon après, l'éditeur c'est bien d'en trouver mais faut que le diffuseur/distributeur avec qui il bosse soit potable si tu veux dépasser les 300 exemplaires vendus (c'est rarement le cas dans les petites ME)

Quand on ME qui vont chercher des gens sur Wattpad, je pense qu'il vaut mieux les refuser ^^
Image de profil de Claire KAPL
Claire KAPL
Bonsoir, moi perso je n'y crois plus à la première édition...trop compliqué, trop de contraintes, trop de trop. Je reste à m'editer en auto édition. Je ne tiens pas à devenir Amélie Nothomb donc peu importe. Si un jour un éditeur vient à moi alors j'aviserai. En auto édition j'ai tout de même vendu sur 2 livres plus de 160 livres (bientôt 200) et j'en suis particulièrement fière... En un an
Image de profil de Tintin
Tintin
Oh c'est un micro succès ;)
Image de profil de Claire KAPL
Claire KAPL
Effectivement j'estime que c'est un succès pour moi :-) je ne m'attendais pas à autant :p
Image de profil de Tintin
Tintin
Merci pour tous vos retours et conseils !
Image de profil de Océane D. River
Océane D. River
Bonjour !
Alors, oui. Oui on peut y croire. À titre personnel, je viens de me faire publier (loin de moi l'idée de m'en vanter ou quoi que ce soit, le but est juste de montrer que c'est possible ;) ).

En gros, je suis étudiante en biologie et j'ai 21 ans. C'était donc le tout premier roman que j'écrivais, et j'étais loin d'avoir un parcours littéraire.

Bien sûr, ça ne s'est pas fait aussi facilement. C'est beaucoup de travail, de recherches (pour la crédibilité), de relectures...
Ma routine d'écriture commençait par regarder des vidéos traitant de près ou de loin le sujet de l'écriture, que les conseils soient bons ou mauvais. Il faut faire la part des choses, et pas toujours se formater à un schéma pré-établi.
Après, je pense qu'avoir regardé beaucoup, BEAUCOUP d'animation japonaise m'a bien aidé, que ce soit pour le rythme, la construction de l'intrigue, des personnages, le suspens...

Pour les maisons d'éditions, c'est évident mais il faut choisir avec soin celles auxquelles on veut envoyer le manuscrit, notamment en fonction du style littéraire publié.
Ne pas non plus oublier de respecter les critères de mise en page propres aux différentes maisons d'édition, et ces FOUTUS TIRETS CADRATINS (oui jsuis traumatisée xD).

Quant aux plateformes d'édition, je pense que c'est possible. N'oublions pas que le but premier des maisons d'édition, c'est vendre. Si l'auteur a déjà des milliers de lecteurs, forcément que ça risque de les intéresser. Mais pour ça, il faut sortir du lot, et c'est pas toujours facile. Perso je n'ai pas compté là-dessus, mais en revanche ça m'a été super utile d'avoir des retours tout au long, notamment pour la crédibilité du récit. :)

Donc, oui, on peut encore y croire !! J'espère que ça (re-)motivera certains !! ♥
Image de profil de ElinBakker
ElinBakker
Bravo! Tu as été éditée chez qui ? :)
Image de profil de Océane D. River
Océane D. River
Merciii ! Chez Lips & Co ;)
Image de profil de ElinBakker
ElinBakker
Ohhh oui je connais! Avec quel livre? :)
Image de profil de Océane D. River
Océane D. River
Oooh vraiment ?? Trop bien !! *-* Avec "Quitte à tout sacrifier" ^-^
Image de profil de ElinBakker
ElinBakker
Ohhh je vais aller voir ça! Venant de wattpad, je connais Alpha et Blackie de la maison d'édition :)
Image de profil de Océane D. River
Océane D. River
Ooooh !! :D ♥♥
Ah oui je connais de nom ! ^^
Image de profil de C.M.V LILY
C.M.V LILY
Bonjour, je te conseillerais plutôt de t'exercer à plusieurs styles littéraires avant de foncer dans l'édition. Écrit pour le plaisir, tu es encore très jeune. Et si vraiment tu veux tu peux, imprimer ton livre histoire d'avoir un exemplaire entre les mains et lis le, et re lis le encore et encore. Peut-être en le lisant tu te dira que tu dois améliorer ceci ou cela, car un premier jet n'est jamais parfait, et j'en sais quelque chose !
Image de profil de Auteur inconnu
Auteur inconnu
Oui, les jeunes écrivains peuvent croire en la publication. Mais il ne devrait pas croire en la publication du premier roman qu’ils n’aient jamais écrit. J’ignore si c’était ce que ta question sous-entendait, mais quand un écrivain écrit son premier roman… à moins qu’il soit l’équivalent littéraire de Mozart, ce roman sera mauvais, et impubliable. Et peu importe le nombre de révisions et de réécritures que tu y apportes; si la fondation est faible, la maison ne tiendra pas même si tu solidifies les murs.

Au lieu de t’acharner dessus, continue d’écrire d’autres romans. C’est ce que j’ai fait. Je suis à mon cinquième roman. J’avais envoyé mon premier il y a longtemps, tout content, tout fier, et aujourd’hui je suis incapable de le lire tellement je le trouve mauvais. J’ai honte d’avoir envoyé ça à des professionnels et d’avoir gaspillé leur temps.

Mon avis? Attends avant d’envoyer et continue d’écrire et de t’améliorer. Et si tu veux toutes les chances de ton côté, n’envoie pas le premier tome d’une série. Les œuvres indépendantes se publient bien mieux. Je partage un peu l’avis de Mat. C, au sens où il est bon de se mêler à la foule et passer le mot et d’interagir directement avec ces gens, mais j’ajouterais que ce n’est pas nécessaire.

Finalement, je vais répéter ce que Mat a dit : n’écris pas en espérant être publié. Écris par passion avant tout. Tu peux écrire avec la publication en tête, si ça t’aide à garder un certain niveau de qualité et de professionnalisme dans ton écriture, mais ne laisse pas cette ambition dominer l’autre. Écris avant tout parce que tu aimes écrire.
Image de profil de Ainhoa
Ainhoa
Merci pour ce commentaire que je trouve juste et pertinent!
Image de profil de Mat. C.
Mat. C.
Très bonne question, et les réponses que j'ai pu lire sont tellement naïves. Du talent, du travail, et de la chance ? Vous rendez-vous compte du nombre incroyable d'auteurs incroyablement doués qui fréquentent le milieu de l'underground sans jamais avoir réussi à percer au grand jour ?
Pour un Johann Zarca qui réussit, il y a des centaines de Léonel Houssam ou de Mike Kasprzak condamnés à rester sur les franges de l’édition, obligés à passer par de l'associatif ou des revues mineures pour exister.

Il n'y a qu'un moyen pour percer, être repéré par une grande maison dans le flot ininterrompu de manuscrits qu'ils reçoivent (on parle de 500 manuscrits par mois pour un Gallimard n'est-ce pas ?) : celui d'aller à la rencontre des décideurs, de parcourir les soirées, les salons, de vous faire un réseau.

Le monde de la littérature parisienne n'est pas différent de celui du cinéma ou de la télévision. C'est un petit monde, tous se connaissent, tous se fréquentent. Tu veux réussir, tu considères que ton premier roman est abouti et qu'il n'est pas inférieur à ceux que tu retrouves dans les librairies et à chaque rentrée littéraire ? Arpentes les salons, et cherches dans le bottin mondain qui, en te faisant sauter les étapes des comités de lecture successifs, te permettra de te faire lire directement par un décideur.

Ne vous mettez pas dans la tête que vous pourrez réussir, que vous avez un don ou quoi que ce soit. Les gens que j'ai cité plus haut ont tous sacrifié pour écrire, ont une dizaine de romans chacun à leur actif, des publications dans des revues de poésie, parfois à l'échelle internationale, des décennies d'expérience, mais n'ont pas percé au delà de l'underground. Pourquoi ? Parce que comme Flaubert lui-même le disait au XIXème siècle : "pour réussir il faut courir les salons", et qu'ils s'y refusent.
Cette situation ne date pas d'hier. Comme dans notre pays, tout est auto-centré sur Paris, si tu refuses de jouer le jeu de la course et de la cour, là oui tu ne devras compter que sur la chance. C'est une galère sans nom de passer par les comités de lecture de la façon ordinaire, c'est à dire sans piston.

Et compter sur Scribay et Wattpad... ? Sérieusement ? A moins que tu n'écrives un roman sur les One Direction qui se fasse un milliard de vues... penses-tu vraiment qu'un décideur d'Acte Sud ou d'Albin Michel s'embêterait à chercher le nouveau Albert Camus sur des forums fréquentés par des amateurs, alors qu'il reçoit déjà des centaines de manuscrits par semaine provenant des quatre coins du payset qu'il ne lira déjà pas ?

Plus jeune, j'ai passé quelques mois à Paris. J'ai connu les soirées où se côtoyaient acteurs, photographes, auteurs, scénaristes, tout le who's who qui passaient leur temps à échanger leurs cartes, leurs manuscrits ou les liens vers leurs sites, en se promettant qu'ils s'aideraient mutuellement, qu'ils connaissaient quelqu'un qui connaissait quelqu'un qui pourrait...
A toi de faire ton choix. Soit tu comptes sur ton travail, ton talent et ta chance (comme c'est mon cas maintenant, revenu au fin fond de la province depuis longtemps, n'écrivant vraiment plus que pour moi et mon combat), soit ton ambition c'est de réussir, vraiment, à tout prix, être parmi les auteurs couronnés... et donc pas le choix la moitié de ta carrière d'écrivain sera consacré à ta propre comm'.

Et arrêtez de citer l'anecdote de Werber pour vous consoler, je l'entends depuis que j'ai commencé à écrire, sur tous les forums que j'ai pu arpenter. Werber manquait dans le paysage littéraire français, c'est peut-être pour cette raison qu'il a pu percer, à force de conviction et d'acharnement.
N'écrivez pas avec l'objectif d'être édité et de faire carrière. La littérature ne paye pas. L'écriture est une vocation, un sacerdoce. Si votre unique ambition est de rejoindre le cercle des écrivaillons parisiens et leur petit monde bourgeois, alors c'est une bien médiocre ambition.
Image de profil de Vis9vies
Vis9vies
"La littérature ne paye pas"
C'est à retenir. Sur 1000 qui apparaissent au grand jour, 1 en vit.

Quant à Zarca, Houssam et Kasprzak, ils sont quand même au-dessus de l'underground ;) Je voudrais bien être à leur niveau ^^
Image de profil de Le Grand Méchant critique
Le Grand Méchant critique
Mat. C. si votre commentaire s'applique pour la littérature conventionnelle, c'est un peu moins le cas pour la littérature YA et jeunesse ;)
Image de profil de .
.
En septembre 2018, sur les 550 romans, presque 100 étaient des premiers romans. Plusieurs d'entre eux ont reçu des prix (par exemple, bien que je ne l'ai pas aimé, Ça raconte Sarah - Editions de Minuit). La réponse est donc oui !
Par contre, il faut persévérer, et envoyer son roman. Je ne sais plus quel écrivain disait qu'il avait été refusé deux ou trois fois chez un même éditeur avant que ce dernier ne l'accepte. Il faut réécrire son roman aussi, prendre du recul, réorganiser, changer le début (qui est le point le plus crucial souvent, car s'il est mauvais les gens ne lisent pas la suite)
Image de profil de Gigi Fro
Gigi Fro
C'est Bernard Werber et ses fourmis :) il s'est fait refuser plusieurs fois par le même éditeur qui a fini par le prendre, mais après qu'il ait fait de gros changements, il paraît.

Marcel Proust a été l'un des premiers auto-édités :P il s'était vu refuser son oeuvre phare qu'il a fini par éditer tout seul.

Plus proche de notre époque, JK Rowling a essuyé plusieurs refus pendant 2 ans avant que Harry Potter trouve preneur.

Même JK Rowling s'est fait refuser des manuscrits après avoir connu le succès : elle a écrit un polar sous pseudonyme, qu'elle a envoyé à plusieurs éditeurs. D'ailleurs, celui qui lui a fait la réponse la plus "méchante" pour HP (elle avait demandé à ce qu'on lui rende son manuscrit, le type lui a écrit que ça ne valait pas le prix de l'enveloppe utilisé), lui avait aussi fait un refus assez sec. Finalement elle a trouvé preneur et l'éditeur ne savait pas qui était derrière la plume qu'après publication.

Comme quoi ! Il ne faut pas espérer, il faut persévérer :)
Image de profil de SaltyKimchi
SaltyKimchi
Je déterre un peu mais j'ai lu dans une interview que Werber avait réécrit 120 fois le manuscrit des Fourmis avant la publication ^^ (c'est aussi lui qui est à l'origine de chance, travail et talent un peu plus bas).

J'ai vu beaucoup d'exemples d'écrivains rejetés qui ont fini par connaitre le succès, et pas seulement en littérature. Robert Zemeckis et Bob Gale ont attendu 3 ans avant de pouvoir faire Retour vers le Futur et Gale a avoué que le scénario avait été refusé par plus de 40 boites de productions américaines. Puis Spielberg est tombé dessus et ça a donné le film culte que tout le monde connait.

Y'a le cas JK Rowling mais aussi le cas Sophie Mamikonian, qui a écrit Tara Duncan en 1987 mais n'a réussi à le publier qu'en 2003 (16 ans pour publier son premier roman omg) en surfant sur la vague HP. Parfois c'est juste une question de mode, c'est grâce à 50 shades et à Twilight qu'After et tous les autres ont explosé.

Si demain les livres sur les gnomes unijambistes passionnent le monde, tout ceux qui écrivent des romans sur les gnomes seront connus.

Chacun son heure !
Image de profil de Chuck Mac Cracker
Chuck Mac Cracker
Il faut croire en ses rêves. Sans cela, autant se jeter du haut d'un pont tout de suite, ce sera plus simple ^^
Plus sérieusement, bien sûr que c'est possible ! Par contre attendre qu'un éditeur te remarque sur Scribay ou Wattpad , ce n'est pas impossible certes, mais c'est fort peu probable ! Pour réaliser ton rêve, il faudra entreprendre des démarches, solliciter les éditeurs, participer à des concours, des appels à textes... mais avant cela peaufiner ton texte, affûter ta plume, écouter les critiques émises, te remettre en question... Ecrire c'est un parcours semé d'embûches où l'on passe par toutes sortes d'émotions. À de nombreuses reprises, ta détermination, ta motivation seront mises à rude épreuve. Le chemin te semblera long, à tel point que tu commenceras à douter de parvenir au bout. Normal, il n'y a pas de bout, il n'y a que des étapes à franchir, des évolutions constantes... Jamais, tu ne pourras te dire "ça y est, je ne peux pas faire mieux. Je suis au summum de mon talent" (hic ^^). Pour rebondir ce que dit mon ami Youg, le talent est relatif. Existe-t-il vraiment ce talent ? C'est le travail qui fera la différence, ton investissement dans l'accomplissement de ton rêve. Nous ne sommes pas tous égaux face à l'écriture. Certains ont plus de capacités (je préfère ce terme au talent) que d'autres. Certains maîtrisent le français (mine de rien ça aide), ont un vocabulaire riche, savent construire des phrases plus ou moins complexes... là où d'autres ne connaissent pas les bases du français et de l'orthographe. Forcément, la somme de travail ne sera pas la même pour tous, avant d'arriver à un résultat correct.
Mais bref, je m'égare. Tout ce qui importe c'est que, oui, c'est possible de se faire éditer, même dans le cas d'un premier roman.

Alors on continue d'y croire et on redouble d'efforts ! Hop, hop, hop, au boulot ^^
Image de profil de Youg
Youg
Personnellement j’émets une réserve sur le fait d'avoir du talent pour réussir. Le talent, c'est inné, mais il ne sert à rien sans travail. Le problème, c'est que tout le monde n'est pas doté de talent à la naissance. Il faut alors redoubler de travail :)
Le talent, ça peut aider, c'est plus facile si on en a en réserve, mais ce n'est pas une condition indispensable pour réussir. C'est juste... plus difficile quand on en a pas :)
Image de profil de Le Molosse
Le Molosse
Hello, pour compléter ce que disent les autres, je dirais aussi qu'il te faut une patte, comme dans toute profession artistique. Il te faut ce truc qui te différencie. Autant dire de suite, ne pas écrire un roman juste car ça se vend mais écrire un roman car il correspond à tes valeurs, ton histoire... Je persiste et signe que ce sera plus authentique et aura plus de chance de toucher quelqu'un qu'un bête copier coller des derniers styles à la mode :)
Image de profil de GEO
GEO
Bonjour,
Cela doit arriver, après il faut suivre un certain nombre de bonnes règles :
- Comme le dit Gigi Fro il faut du travail de la chance et du talent.
- Respecter l'orthographe et la grammaire
- Ne pas être dans un niche littéraire déjà trop peuplée
- Se donner une visibilité hors de wattpad et scribay (Par exemple avoir plus de 100 000 abonnés sur Youtube ouvre beaucoup de portes)
- Croire en ce qu'on fait... en ses qualités et donner le maximum (on rejoint le travail)

A+
GEO
Image de profil de Peter Dussoni
Peter Dussoni
Coucou :)
Je connais deux personnes ici ( que je ne nommerai pas) qui ont réussi, oui.
Donc, c'est possible :)
Image de profil de DLD
DLD
Au contraire, donne leur nom qu'on aille acheter leur livres !!!!
Image de profil de Gigi Fro
Gigi Fro
Quelque part j'ai lu que pour tout ce que tu veux tu as besoin de :
- chance
- talent
- travail
Il n'y a qu'une seule que tu peux maîtriser et qui facilitera l'une des 2 autres : le travail.
Si tu crois que attendre qu'une ME te repère sans bouger les bras, bonne chance :)
Si tu espères vivre de ta plume, pareil, sans travail tu ne peux attendre que la chance te tombe dessus.
Voilà, l'espoir ça se travaille :) (et par là on entend la persévérance et tout ce qui va avec).
Image de profil de DLD
DLD
C'est très vrai ça.
Tu as aussi le choix de l'auto-édition sur ma-Zone ou ailleurs. Les plate-forme sont multiples. Le problème, tu sera vite noyé dans la masse. Pour t'en sortir et surnager, tu devras devenir un communiquant. Pas gagné non plus pour un auteur habutué à travailler dans l'ombre.

En ce moment, circule de plus en plus de rumeurs d'édités qui font le choix de l'auto-édition numérique pour obtenir plus que le "maigre pourcentage" des maisons traditionnelles.
Je pense que ça existe mais que ça reste marginal.
Image de profil de Eric Kobran
Eric Kobran
Excellent résumé. Chacun aura peut être un ordre différent. Mais Travail, Talent et Chance me paraissent effectivement les trois éléments à réunir pour percer.
Image de profil de Gigi Fro
Gigi Fro
Je précise que ce n'est pas les 3 en même temps, ça fait trop pour un simple humain :P Mais il n'y a qu'un seul qu'on peut modifier à notre avantage : le travail.
Image de profil de J.Eyme
J.Eyme
Oui et non, oui et non, oui.
(Je crois que tu ne poses, ou ne te pose, pas les bonnes questions)
Image de profil de Vis9vies
Vis9vies
Puisque certains réussissent...
Image de profil de DLD
DLD
Oui, de nouveaux auteurs émergent tous les ans. Ceci dit, un mauvais bouquin de kenji Girac (au hasard) trouvera plus facilement un éditeur qu’un excellent bouquin de Azvac.
Image de profil de Angie Edengac
Angie Edengac
Sous-entends-tu qu'Azvax devrait se mettre à la "chanson" ? :D
0