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Entre écrire et écrire, faudra-t-il choisir ? [l'avenir de l'écrivain salarié]

par Vis9vies  il y a 2 ans

Un éditeur offre un emploi stable à des auteurs : rémunération de 2300€ par mois

.

Les questions que je me pose :

Écrire, oui, mais...

Écrire pour un autre, est-ce vraiment écrire ?

Un livre est-il tant que ça un achat commercial avant d'être un achat culturel ?

Va t-on vers la mort de la littérature et l'inondation du marché par des cerveaux formatés ?

.

Si on vous l'offre, prenez-vous la place ?

.

Le lien :

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/un-editeur-offre-28-000-de-salaire-annuel-pour-ecrire-un-roman/89172

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scifan
Par définition, tu écris pour les autres.
Si tu veux en vivre, salarié ou non, tes écrits doivent correspondre à une attente du lectorat (en termes vulgaires, répondre au marché).
L’influence de l’éditeur, sur le texte finalement publié, était au XXe siècle non négligeable. Je ne pense pas que cela est beaucoup changé.
Pour se prononcer, il faudrait connaître les clauses du contrat. Un ou deux ans le temps d’acquérir du métier, pourquoi pas ?
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Vis9vies
Je n'ai pas vu le contrat. Il y a déjà une sélection à passer qui me semble un bon filtre ;)

Dans ce que j'ai lu, on parle de "copropriété", ce qui serait différent des droits d'auteurs tels que nous les connaissons. Il y a aussi des clauses de non-concurrence pas très claires.

L'objectif est clairement de faire de l'argent. J'ai l'impression que ça risque de virer au roman seriel, mais je suis probablement mauvaise langue.
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GEO
Je pense que tu as raison, les séries fonctionnent et je pense qu'au même titre que les séries TV, quelques bonne recettes bien appliquées peuvent faire des miracles. Ceci dit, il y a aussi des bonnes séries qui fidélisent parce qu'elles sont bonnes (Je pense aux séries TV comme Sherlock, à pas mal de séries BD, et a des chefs d’œuvre sériel comme Arsène Lupin)
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Vis9vies
Je pensais plus au roman seriel qu'au roman serial. Le type du roman seriel est le roman Harlequin : un produit sans surprise pour une clientèle fidèle, dans le cas Harlequin une romance one-shot en 190 pages et qui finit bien, toujours le même prix, toujours le même sens de l'histoire, toujours les mêmes valeurs présentées.
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GEO
ah, Ok, je ne connaissais pas l'expression scientifique, merci docteur
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scifan
Je ne suis pas un spécialiste du droit britannique, mais en droit français lorsqu’il s’agit d’une œuvre de commande, le contrat (fut-il tacite) entraîne cession des droits d’auteurs.

L’affichiste, Philippe Lemoine, réalisa sur commande l’affiche du film « le dernier empereur » pour son exploitation en France, dans ce cadre, il conçut un sceau original de style chinois (que l’on peut voir dans la boucle du P [dans le O d' « Emperor » sur certaines affiches anglophones]).
Le producteur Jeremy thomas et le réalisateur Bernardo Bertolucci séduits par ce sceau l’utilisèrent dans de nombreux pays. Philippe Lemoine intenta une action, arguant que l’exploitation de sa création hors de France ne pouvait se faire sans qu’il n’en cède les droits. Il fut débouté, ayant réalisé une œuvre de commande, en l’absence de clause contraire, tous des droits d’auteurs sont cédés au cessionnaire.
Donc, contrat salarié ou pas, s’agissant d’œuvres de commande aucune différence.

C'est le cas des prête-plume ou écrivain fantôme.
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GEO
Bonjour,
Personnellement, je trouve ça plutôt bien de salarier les créatifs d'une entreprise, c'est le cas dans la pub, dans les journaux (même si ce n'est pas la règle, et que beaucoup de journaliste, de graphistes, de concepteurs rédacteurs sont free-lance.)
Je m'insurge souvent contre les grandes boîtes du web qui prennent leurs bénéfices en vendant des biens qu'ils ne possèdent pas (RBNB, Uber), alors mettre en place un système dans lequel on paye les gens pour leur création de biens ma semble courageux et à contre courant.
Ce qui me gêne plus concerne la clause de clause de non concurrence et le droit sur les idées. Telle que présentée la clause de non concurrence empêcherait de travailler pour d’autres éditeurs, j’ai lu que des ME classiques se réservaient ce type de droits, j’ai aussi lu qu’il ne fallait pas signer ce genre de clause. Pour ce qui est du droit sur les idées, il me semble incohérent d’exprimer un quelconque droit sur les idées. Si c’était le cas, alors il nous suffirait d’enregistrer toutes les idées farfelues ou pas qui nous viennent et d’attaquer l’industriel qui finirait par les produire, au bout de trente années de recherches (tiens, j’en jette une : tire-bouchon à ondes sonores.)
Concernant le formatage de la production, celui-ci existe déjà dans le vrai monde. S’il existe, ce n’est pas seulement à cause de l’offre, mais surtout à cause de la demande : la grande majorité des lecteurs veulent du Musso, du Legardinier, du Marc Levy… C’est comme ça, le livre est un bien que l’on peut (doit ?) produire en masse, l’œuvre élitiste ne trouve pas souvent de débouchés. Un bon encadrement de l’auteur peut permettre de sortir des produits qui se vendent, qui sont rentables pour l’éditeur, peut-on lui en vouloir de gagner de l’argent avec son entreprise ?
A+
GEO
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Vis9vies
Ça, y a un truc sûr, c'est que DML cherche à faire de l'argent ;) L'écrivain est un moyen, pas une entreprise altruiste ^^

T'es-tu jamais interrogé sur le fait que presque tout le monde n'envisage le travail qu'en en tirant un salaire (pas un revenu, mais un salaire ^^) ? Ce que cela implique ? À qui cela profite ? ^^

Faire de l'écriture un boulot comme un autre, ça se fait déjà. Voir les journalistes, les écrivains publics, les rédacteurs de discours, etc. C'est pourquoi on entend toujours les mêmes discours, qu'on a toujours les mêmes courriers dans nos boîtes aux lettres, qu'on lit toujours la même chose dans le journal. C'est rassurant. Le vieux duel sécurité vs liberté ;)
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GEO
Je pense que le rêve Français, c'est d'être fonctionnaire ou rentier :)
Je pense que pour l'instant, la liberté a pas mal de média pour s'exprimer, au travers des blogs, des auto éditions.
Mais quand tu regarde ce qui marche le mieux dans l'autoédition, ce sont les romances gothiques avec un peu de sexe.
L'écrivain libre est soumis au marché ou à la disette, s'il trouve son marché, il risque de devoir se soumettre à lui.
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Vis9vies
Je ne crois pas que le rêve français soit d'être fonctionnaire ou rentier ;) C'est ce qu'on veut mous faire croire, mais si c'était vrai il n'y aurait pas autant d'entrepreneurs ^^

Je pense qu'il faut faire la différence entre ceux qui veulent gagner de l'argent et ceux qui veulent écrire parce qu'ils sont quelque chose à dire. Et il y a aussi ceux qui écrivent pour se faire plaisir. Comme dans tout, il y a ceux qui cherchent à en tirer un revenu, ceux qui cherchent à en tirer un loisir et ceux qui se servent du média comme d'un outil à leur service.
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GEO
Pour ceux qui ne cherchent pas à vivre de leur art (quel qu'il soit), les questions de l'argent, du marché, du salaire ne rentre pas en ligne de compte et ceux-là ne seront pas intéressés par une offre d'emplois dans ce secteur, mais il y existe certainement des gens qui le seront, leur offrir une opportunité peut être une aubaine pour eux.
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R. F. Castel
Personne ne me l'a proposé ! Heureusement d'ailleurs.
Un texte, selon moi, doit exprimer non seulement un aspect culturel, mais également un minimum de vie. Chaque textes est une partie de celui qui le rédige. Il y met son cœur, son énergie et toutes ses bonnes volontés.

Un tel emplois (mensuellement rémunéré) demandera forcément d'écrire sur tout et n'importe quoi. Un contrat qui obligera quiconque à rédiger des textes qui ne toucheront pas celui qui les pondra. Des écrits fait à la vas-vite, sans esprit, mal travaillés, sans même une once de conviction ou de motivation derrière. En bref, des textes mort.
Le pire dans tout ça, c'est que certains aimeront ! Achèterons ces "pseudo-merdes" et inciteront d'autres à en faire de même.
Cela engendrera encore plus de "... je suis pas sûr que l'on puisse encore appeler ça des œuvres" du genre, qui inciteront à pondre d'autres écrits encore plus sordides et toujours plus mer... "je vais dire sans vie par politesse".
C'est un peu le marcher du disque, mais dans une génération de puissante consommation. Quelqu'un a-t-il déjà prit la peine de conter le nombre de musiques ou chanson potable sur un album composer en une petite année à peine ? Et ça, c'est sans dire que la musique se vend nettement mieux que la littérature.
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Lucas Dalva
Et toi Vis9vies ? Répondez, les scribayens veulent savoir !
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Vis9vies
Pour la place à 2300€/mois, ça ne m'intéresse pas. J'ai de plus en plus de mal avec les contrats, surtout quand ils visent le long terme ^^

Pour moi cette démarche (proposer de salarier l'écrivain) fait partie de la culture de l'ignorance, dans le sens où l'on pousse à trouver normal que tout le monde doivent penser d'une seule et même voix. L'éditeur qui lance ça fait preuve d'irresponsabilité quant à la formation des masses. Je comprends son point de vue commercial/économique ; je n'approuve pas la démarche culturelle, si on peut encore appeler ça culture ^^

Le pire est que ça répond à un besoin, et de confort chez les écrivains, et de nawak chez les lecteurs. Triste constat.

Un jour, faudra que je lance un sujet sur la culture de l'ignorance, mais je sens que ça risque d'être un flop ^^
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Lucas Dalva
Bah comme je t'ai expliqué, je ne suis pas du tout d'accord avec ton constat vu que l'édition formate déjà l'écriture. Le rapport salarié/patron est bien moins déséquilibré que le rapport auteur/éditeur aujourd'hui, alors, comment peux-tu être sûr qu'on ne va pas aller sur du mieux ?

Au passage, le salariat des auteurs existe déjà en Belgique. Chez nous il est présent via la démarche des maisons des écrivains de littérature. Il permet simplement à l'auteur de subsister au-delà de son à-valoir en ayant un engagement plus long avec son éditeur. (en réalité, les auteurs entretiennent déjà des rapports très proches avec leurs éditeurs, assimilables au salariat, dans les faits - notamment pour le fameux "second roman" qui est assez souvent fait en partenariat...)

Le seul but de l'éditeur n'est pas forcément de conforter un lectorat abruti, mais surtout de leur servir une littérature de qualité. Et effectivement pour certains genres, la littérature "attendue". (et ça, ça vient de + en + malheureusement)
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Vis9vies
Lucas Dalva, l'enfer est pavé de bonnes intentions ;)

De Monfort part du constat que le secteur ne s'intègre pas au marché comme les autres secteurs de l'économie. Je travaille dans un secteur qui fonctionne comme l'édition (l'agriculture pour ne pas le citer). L'agriculteur supporte tous les risques (un peu moins depuis les aides européennes, mais c'est loin de lui rapporter un salaire et c'est pas fait pour ça), tout comme l'écrivain, et vend sa production sans avoir la main sur sa valeur. Pour dire que ça ne me choque pas plus que ça de voir le système classique des rapports entre écrivains et éditeurs.

De Montfort part de l'idée qu'un écrivain fait pour ça sera plus productif s'il est bien encadré. Bien encadré. Ça veut dire ce que ça sous-entend, non ? ^^

Alors, oui, pour ceux qui pourront en bénéficier, ce sera probablement rentable en termes monétaires, et pareil pour de Montfort. Et je dis : heureusement que ça ne concernera qu'un petit quota d'écrivains ! Dans le genre, je vois mal ce qui pourrait sortir autre que des romans sériel. Peut-être que je me trompe, mais qu'est-ce qui fait le marché : les auteurs ou les lecteurs ? ^^ Si on veut de la rentabilité, il faut exploiter en masse la masse, pas la bousculer. Et pour changer un marché, il faut s'y prendre tôt, et ceux qui sont déjà intervenu pour formater le marché ne l'ont pas fait pour le rendre moins imbécile.

Après, on peut voir ça comme une opportunité, certes, mais faut pas regarder plus loin que son lit pour dormir le soir même.
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Lucas Dalva
Bien encadré c'est surtout à temps complet ! Le souci des auteurs aujourd'hui, c'est bien qu'ils sont soit riches grâce à leur activité, soit pauvres et doivent donc aussi faire autre chose... Donc effectivement, bien encadré, càd avec des heures fixes de travail garanties, un auteur peut faire mieux. Et oui, le sous-entendu, c'est que pas encadré on est moins productif ! L'émulation collective a toujours aidé à s'améliorer, bien sûr que ça se tient.

Le marché est fait par les deux : auteurs et lecteurs. C'est ça la réalité, toujours les deux, jamais un seul ;)

Heureusement que des éditeurs font bien leur taf : tous les chefs d'oeuvre de ces dernières décennies ont été édités, corrigés, modifiés, cadrés par des éditeurs.

Pour revenir à ton premier paragraphe... Non, l'agriculture ne fonctionne pas de la même façon. Simplement car l'agriculture fonctionne comme ça à cause des "marchés", ce qui selon moi n'a aucun sens, mais passons. Il produit quelque chose qu'il est donc obligé de vendre à un certain prix fixé à l'avance, sans tenir compte du coup du travail et du capital investis. Et surtout, il vend un produit qui est "normalisé" justement par ces marchés.

Et c'est là qu'est la différence qui fait tout, l'auteur écrit un livre particulier visant une ligne éditoriale certaine mais est considéré comme "libre" et "indépendant". Soyons clairs, pour moi, la relation auteur/éditeur réelle est du salariat déguisé, il y a même des salariés bien plus libres dans leur créativité qu'un auteur...

Et oui, sur la rentabilité, les éditeurs ont intérêt à faire fonctionner ceux qui fonctionnent. Donc ils préfèrent vendre 1 million de Musso que 100 auteurs 10 000 fois. Ce problème se retrouvera constamment car il est inhérent au marketing et à ses dépenses.
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Vis9vies
Noëli Thex

"Après, on peut voir ça comme une opportunité, certes, mais faut pas regarder plus loin que son lit pour dormir le soir même."

Ce que je voulais dire c'est que c'est une solution pour ceux qui se moquent de savoir ce que leurs actes auront comme répercussions sur le long terme (très long terme) ^^
Pour moi, quand on s'engage dans ce genre de démarche, ça veut dire qu'on accepte la responsabilité de perpétuer la politique de l'ignorance, ou celle du formatage de ses concitoyens en personnes ignorantes. Ignorantes non pas de ce que tout le monde sait, mais de choses dont on ne parle pas, car ce sont justement ces informations, ou pistes de réflexion, qu'abordent les écrivains indépendants. Indépendants et qui le revendiquent, et qui se battent pour ça. Mais je comprends que le confort puisse primer, surtout le confort immédiat.
C'est ce que voulait dire ma dernière phrase ;)
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Vis9vies
Noëli Thex, faut pas que mes petites réflexions t'empêchent d'agir à ta guise ! :)
C'est juste mon côté anarque qui monte au créneau de temps en temps ^^
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Lucas Dalva
Vis9vies Fais gaffe quand même, si j'étais mauvaise langue, je te dirai réac' :p

Ton éclaircissement sur la dernière phrase me pousse à aller sur la suite à ce propos, j'avais hésité à aller sur ce point : non, il n'y a pas un abrutissement généralisé. Simplement car on part d'hyper bas y'a 70 ans, et qu'on progresse lentement et surement depuis les dernières décennies. Ce qui progresse par contre, c'est la corruption de la population. Et d'ailleurs tu le dis à demi-mot : "Mais je comprends que le confort puisse primer, surtout le confort immédiat.". Aujourd'hui, on offre un confort immédiat à tout un tas de personnes via l'augmentation du nombre de cadres et même de professions dites "intellectuelles". Bref, les enfants arrivent, etc., les gens sont pris dans leur quotidien et ouais, ils ont plus l'envie/le temps/la préoccupation de s'informer correctement, de réfléchir suffisamment.

Et pourtant ils ne sont pas débiles, à n'importe quel moment ils peuvent se remettre en route, et même ça se trouve ils lisent/écrivent des choses très bien.

Bref, pour moi il y a une confusion entre abrutissement et corruption.

PS : les écrivains qui se disent "indépendants" le font surtout par marketing ajd'hui. Et pour ceux qui le sont vraiment, ils adoptent forcément des points de vue assez communs venant de courants de pensée bien "connus".

PS2 : en fait en te relisant, tu utilises "ignorant", du coup tu parles de l'abrutissement ou de la corruption ?
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Lucas Dalva
Hello,

Déjà un mythe à faire tomber : non, il n'y a pas un écrivain qui écrit totalement librement pour un éditeur. La majorité des livres édités répond à une commande ET les livres sont à 99% conformés à une ligne éditoriale. (avant, pendant et/ou après l'écriture)

Le livre est totalement un achat commercial puisque le livre est choisi par ligne éditorial et par objectif de ventes. Quelle différence entre vendre un livre ou autre chose ? Pas grand chose à part qu'au moins on peut les payer au lance-pierre puisqu'ils sont indépendants :p

En réalité, le salariat est déjà utilisé en Belgique par certaines maisons d'édition. Il vient en complément du reste.

Sur le formatage, il n'y a pas de magie, c'est comme le journalisme : pourquoi formater et obliger les journalistes à faire de telle façon s'ils font déjà d'une telle façon ?

Et enfin, le salaire moyen de ma promo doit se situer autour de 35k... donc non merci :)

Pourquoi les auteurs sont mal payés ? Car en réalité, surtout en France, il s'agissait avant tout d'une activité bourgeoise, donc qui venait en complément du reste. Donc on paie toujours 15 mois après, toujours un pourcentage bas. (le poids des habitudes, et même si cela a bien changé, une bonne partie fait toujours partie de cette "caste")
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Lisa Giraud Taylor
Sur le principe premier, je ne vois pas de souci à être rémunérée correctement pour le travail fourni (tout le monde s'accorde sur le fait qu'écrire un roman c'est du travail, des heures, des recherches, des prises de tête, des angoisses et des litres de liquide plus ou moins autorisés ;) !)...
Ce contrat est un genre contrat type de non-concurrence que beaucoup de salariés expérimentent.
Par contre, l'indépendance éditoriale, le garant des idées, la possession de ses idées, de ses mots, de son œuvre, peuvent être un frein pour certains.
Je dois avouer que, même si c'est alléchant (ou quasiment pour certains), cela ne représente pas, non plus, le Graal. Certains auteurs perçoivent autant d'à-valoir, en gardant un brin d'indépendance pour aller voir une autre maison avec d'autres écrits.
J'aime la diversité, les rencontres, même ma raison première pour signer tous mes contrats a été la confiance en la loyauté de l'équipe d'édition.
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Vis9vies
4000€ d'à-valoir par livre, c'est déjà une belle somme ;) Et peu de ME la donnent, déjà que la plupart des ME disent clairement ne pas donner du tout d'à-valoir ^^
Un romancier qui écrit 3-4 romans par an, avec une assurance de bien les vendre, est déjà une exception, et même s'il touche 4x4 000€ par an, on reste loin des 28 000€ de salaire. Le super romancier à 4 romans l'an et à 16 000€ d'à-valoir devrait être sûr de vendre au moins 15000 livres par an (ou 30 000 par an sans à-valoir) pour obtenir le niveau de salaire proposé au salarié écrivain. Combien y en a-t-il qui peuvent s'aligner sur ces chiffres ?
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Lisa Giraud Taylor
pas grand monde, mais il y a aussi la contre-partie de céder ses idées, sa liberté de travailler chez d'autres, avec d'autres... et puis, 28 000 euros par an représente quoi 2 300/2400 par mois...c'est une somme, en effet, mais ma passion pour l'écriture se double d'une volonté de ne pas me faire imposer mes romans. Je doute que si une société investit sur vous, elle ne cherche pas à vous "imposer" leur ligne directrice également...
Cela convient à certains, moins à d'autres.
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Lysandra
L'idée peut paraitre bonne, qu'un écrivain soit considéré comme un salarié comme un autre, mais je ne suis pas sûr que les contraintes qui se cachent derrière en vaillent la peine. C'est le même problème que pour d'autres métiers. Si vous inventé un truc génial de votre côté, vous aurez peut-être du mal à le commercialiser, mais si ça fonctionne bien vous serez gagnant et tant que vous n'avez pas signé de contrat vous êtes libre de choisir le sort de votre création. Alors que si vous le faite en travaillant pour une grosse entreprise qui à financé vos recherches, c'est elle qui en ramasse le plus de mérites.
Ou en tout cas, c'est comme ça que je le vois. Surtout que si j'ai bien compris, l'éditeur garde un droit sur certaines idées qui ne pourrons pas être réutilisé plus tard par l'auteur s'il décide de partir.
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Vis9vies
Et surtout l'écrivain ne pourra pas puiser dans les idées émises (par lui ou d'autres) au cours de sa carrière de salarié pour ensuite publier un livre écrit hors temps de travail ^^

Ça risque d'être compliqué à gérer, ce truc d'idées ^^
Surtout en France, où le vol d'idée n'est pas considéré comme du plagiat ;))
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Lysandra
Oui, difficile de prouver à qui appartient une idée.
En fait, il y a clairement pas mal de contraintes à être écrivain salarié. ça passe si on veut terminer sa carrière tranquillement, mais quand tu projette de ne faire ça que quelques temps ce n'est peut-être pas la meilleure solution.
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Vis9vies
J'espère que tu nous feras part de tes conclusions ;)
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bertrand môgendre
Cela ressemble à une résidence d'artistes sur une longue durée. Pourquoi pas. Les jeunes gens peuvent trouver de quoi travailler pendant un petit moment.
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Gigi Fro
Moi non :) je ne peux pas écrire sur commande. Puis 2300... bof XD ! Bref, forcément c'est pour produire du formaté donc à la chaîne. Je ne vois pas l'intérêt alors qu'il y a tellement d'offre en ligne, je veux dire si les ME sont en manque de "nouveaux talents" ou de "nouvelles histoires" (à défaut de talents) pourquoi faire ça ? limite j'emploierai le gars en tant que correcteur et relecteur d'autres titres. Mais je trouve stressant d'avoir à produire ça. N'empêche qu'il y a 2 ou 3 auteurs hyper prolifiques par ici qui pourraient très bien prendre ce poste. Moi personnellement, non :) j'ai besoin du temps, de réflexion et surtout no stress ! (en même temps je vois le tag littérature érotique... c'est clair que bon...)
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Adrien de saint-Alban
A la Renaissance c'était déjà le cas.C'était le pognon qui régentait les talents .
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