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L'art de ne pas trop en dire

par Neru  il y a 1 an

Salut !

Suite à la réécriture d'un texte, je me suis retrouvée face à une question : Faut-il expliquer point par point au lecteur son monde ou laisser du suspense/imprécision dans le début de l'histoire et développer par la suite ?

Bien sûr pour comprendre une histoire le lecteur a besoin d'une petite mise en contexte, mais faut-il l'ettoffer ou non ?

Quelle est votre préférence : détails immédiats ou informations ponctuelles ?

Est-ce dérangeant pour commencer une histoire de ne pas développer tous les points (personnellement je dirai que non et que c'est même l'intérêt d'une histoire, mais en discutant avec d'autres membres j'ai vu que ne pas donner certaines précisions dérangeaient) alors qu'en pensez-vous ?

Allez dernière question (et j'arrête de vous embêter ^^) : quel serait pour vous un bon début ? De quoi serait-il composer ?

Enfin voilà, cette discussion est libre, je pense qu'il n'y a pas de solution toute faite et qu'il serait intéressant d'échanger à ce sujet et qui sait peut-être ne suis-je pas la seule à me poser ses questions !

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sandrinefear
Personnellement j'aime ne pas tout savoir car je trouve que ça gâche le plaisir. d'ailleurs je lis souvent la présentation APRES la lecture. Je crois qu'il faut savoir éveiller la curiosité sans en dire trop
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Gigi Fro
Hop là ! tu vois Kirsten Reeves je ne suis pas la seule :)
si le titre ou l'auteur me parlent, allez je fonce tête baissée ^^
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Kirsten Reeves
Je ne peux que te rejoindre... mais parfois tu peux y aller sans risque ! Surtout quand l'auteur n'y raconte rien.. ^^
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Le Molosse
Perso, je suis adepte des infos au compte gouttes XD Tu as les infos quand tu en as besoin, pas avant car sinon ça alourdit et ça plombe tout. C'est ce que j'aime pas chez Tolkien et ses GROOOOS pavés plein de détails inutiles au moment où il les envoie XD
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Eric Kobran
Tiens c'est bizarre car j'aurais dit que Tolkien était plutôt un exemple de profondeur sans lourdeur (je ne parle pas du style mais du contenu). Il évoque au détour d'un paragraphe une légende, un chant oublié, une ruine de forteresse, sans forcément expliquer. Alors qu'on sait, une fois qu'on a lu le reste de son oeuvre, que son décor n'était pas du carton pâte car il a écrit la moindre des légendes, imaginé toutes les histoires de chaque contrée depuis la création, il a même inventé le langage elfique.

Par exemple, il ne s'étend pas sur le Balrog alors qu'il y a toute une histoire derrière, ni sur l'origine de la Moria.

Comme quoi, les ressentis !
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Mick
Tolkien a l'art de faire ressentir le temps qui coule. On avance au rythme des personnages, on subit leur métabolisme, on sent leur dépression et leurs colères. Ça fait des pavés certes ... mais pas tout le temps. Les scènes d'actions, les cavalcades à dos de cheval, retranscrivent aussi la précipitation. On vit les scènes, on les agit parfois, on les subit d'autres fois ...
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Eric Kobran
Je suis d'accord. Les longueurs de Tolkien sont volontaires. J'adore le premier tome du Seigneur des Anneaux car, là où tout le monde perd patience, moi je savoure le périple comme un long voyage. On ressent la distance et la difficulté du parcours.
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Gigi Fro
En fait moi qui aime pas la fantasy ni les descriptions j'ai adoré l'oeuvre de Tolkien. Le seul truc qui m'a gavé est Tom Bombadil XD mais les mecs l'adorent !! N'est-ce pas ?
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Mick
J'ai toujours été partagé sur ce personnage. J'ai pas été surpris /déçu qu'il ait été retiré de la version cinématographique
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Gigi Fro
Je bénis Peter Jackson pour ça ! Mais mon chéri a été déçu et pas mal de potes. Que quelqu'un m'explique XD
Je pense que Tolkien se cherchait encore quand il a commencé La communauté de l'anneau, la première partie est encore un peu enfantine, puis petit à petit l'histoire s'assombrit et définitivement Le retour du roi on sent son style plus mature. Comme quoi ! faut pas que ça nous étonne nous-mêmes aussi de progresser :)
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Eric Kobran
Je suis plutôt de la team "on dévoile le monde petit à petit". Les explications en long et en large du décor, de l'Histoire, de la géographie, de la culture et du système fantastique (techno SF, magie, elfes/nains...) m'ont toujours paru artificielles lorsqu'on empile des éléments encyclopédiques dans un paragraphe.

La limite est d'éviter que le lecteur fasse fausse route. Par exemple, un lecteur ne doit pas découvrir au tiers du roman que le personnage principal est un chien, et pas un humain. Ce genre de "twist" peut passer en fin de premier chapitre mais pas plus.

Donc je dévoile petit à petit, mais je ne trompe pas le lecteur. S'il a besoin de savoir quelque chose du monde, je lui dévoile au bon moment. Mais je ne cache pas les éléments que les personnages ne peuvent ignorer.
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Elinor Molat
Y a deux aspects dans cette question. D'une part, il y a la quantité d'information. S'il y en a pour des dizaines de pages à expliciter l'univers, on risque de perdre le lecteur en mettant tout d'un bloc. Il vaut mieux lui donner uniquement les clés indispensables à la compréhension du chapitre suivant, par exemple. Ainsi, l'histoire garde un rythme agréable.

Mais il y a aussi l'aspect stratégique de divulguer les informations de façon à orienter la lecture. Quand il lit, le lecteur se fait une image mentale de ce qui est décrit, mais aussi de ce qui n'est pas décrit. Et quand il manque des choses, il imagine, il extrapole par rapport aux informations qu'il possède à ce moment-là. C'est un procédé connu que de faire exprès de ne pas mentionner certaines choses en sachant que ça va induire le lecteur en erreur, et l'empêcher de comprendre un point clé de l'histoire, ce qui ne rendra la révélation que plus théâtrale.

Alors, moi je dis qu'il n'y a pas de recette miracle et immuable. Je pense que la question importante à se poser, c'est est-ce que la démarche qu'on adopte a du sens, sur les deux aspects cités ci-dessus. Premièrement, cela a-t-il du sens de donner cette information-ci maintenant, plutôt que avant ou après? Deuxièmement, si je ne donne pas cette information, que va imaginer le lecteur, et ce que le lecteur va imaginer va-t-il dans le sens qui m'intéresse?

Dans cette logique-là, je trouve qu'un bon début est un début qui apporte des questions sans réponse, pour le suspense, mais aussi des réponses à des questions que l'on ne se posait pas. Je m'explique: "Je courais dans la nuit, mort de frayeur, sans un regard derrière moi", plein de questions se dessinent: où, quand, qui poursuit le héros et pourquoi? Mais le piège c'est de rester trop vague, parce que le lecteur ne visualise pas l'enjeu: cela pourrait être n'importe qui qui poursuit n'importe qui pour n'importe quelle raison, on a donc donné des informations creuses, vides de sens. "Je courais dans la nuit, mort de frayeur, sans un regard derrière moi. Je sentais son odeur familière et sa voix qui criait mon nom, mais pas avec la tendresse avec laquelle elle le faisait habituellement": sans en avoir l'air on vient de lâcher des informations importantes sans que le lecteur ne demande rien, et là tout de suite l'expérience est tout à fait différente. On sait que le poursuivant et le narrateur se connaissent, on sait qu'ils ont du avoir une relation amicale, voire intime, d'où de nouvelles questions qui se dessinent: pourquoi, comment en sont-ils arrivés là? Et à mesure que l'on découvrira les personnages, au lieu de se dire que le poursuivant peut-être n'importe lequel d'entre eux, on va pouvoir établir des théories sur la base de ce que l'on sait: quelqu'un de proche? quelqu'un du sexe opposé? quelqu'un du même âge? etc. Le suspense ne fonctionne que si l'on a des informations solides à partir desquelles on peut extrapoler des théories, sinon on se dit juste: tout est possible de toute façon, donc inutile de se casser la tête.

Donc, de l'art de ne pas trop en dire, en effet, car il ne faut pas non plus n'en dire pas assez.
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Neru
J'aime beaucoup ta vision des choses. Merci pour cet exemple, il image bien tes propos :)
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Elinor Molat
Je suis en plein dedans parce que j'en parle à toutes les sauces. Je trouve que cette question du contrôle de l'information dans une histoire est fondamentale, et répond plus ou moins directement à plein d'autres problèmes que l'on peut se poser.

Par exemple, récemment j'ai discuté avec une personne qui disait ne pas arriver à écrire un résumé pour son histoire. La raison principale qu'elle évoquait, c'était "tout repose sur un suspense et je ne peux pas gâcher la surprise". Du coup, son résumé était du type "quelqu'un quelque part faire quelque chose d'une certaine manière. Que va-t-il lui arriver?". Niveau d'accroche asymptotique à zéro, si on ne sait rien sur l'histoire à part son thème général (qui en plus était un thème intéressant, donc c'est d'autant plus dommage), pourquoi lire celle-là plutôt qu'une centaine d'autres qui traitent du même thème?

La question du rythme de l'histoire, également, est très liée à cette problématique. Quand on passe d'un chapitre à l'autre, par exemple, une technique connue consiste à faire une ellipse. On a laissé le personnage à un endroit A, on le retrouve à un endroit B au début du chapitre suivant, en compagnie de quelqu'un d'autre, en train de faire quelque chose qui n'a rien à voir. D'où réaction du lecteur: "mais que s'est-il passé pour qu'on en arrive là?", et là, petit flashback de derrière les fagots pour combler le vide. Beaucoup plus percutant que si on avait décrit les événements dans l'ordre chronologique.

J'ai l'impression que beaucoup de novices sont en stress par rapport à la cohérence de leur histoire, et que, pour que ça ait l'air de tenir debout, se sentent obligés de tout raconter dans l'ordre chronologique, de n'omettre aucun détail, etc. Or, ça c'est bien pour écrire un synopsis, et avoir une vision claire de tout ce qui se passe dans l'histoire à quel moment; mais toute la force de la narration, c'est qu'on a la liberté de raconter sélectivement ce qui nous intéresse à un moment donné, et dans l'ordre qu'on veut, puisqu'on peut faire autant d'allers et de retours qu'on souhaite dans le temps. Mais après, il ne faut pas le faire pour le plaisir non plus, il faut que ça ait un sens, que ça conditionne l'expérience du lecteur de manière stratégique, pour qu'il lise ce qu'on a envie qu'il lise. Dans ce sens, je trouve que la série télévisée Quantico est un excellent exemple, parce qu'elle fait des allers-retours incessants entre le passé et le présent. Mais quand on regarde bien, ce n'est pas du tout fait au hasard. La série nous montre uniquement les événements du passé dont on a besoin pour comprendre la suite des événements présents (alors que dans l'absolu, les personnages connaissent tout du passé, et en savent donc plus long que le téléspectateur).

Bref, je finirais en citant un auteur dont le nom m'échappe: "le langage, plus je m'en sers, et plus j'ai la conviction qu'il sert à décrire tout, sauf la réalité".
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Cendres
Je pense que quand on développe un univers imaginaire de toute pièce, on a envie d'en parler, de l'expliquer dans ses moindres recoins :) quand je parle de mon univers, j'ai du mal à m'arrêter ^^"
Mais dans le cadre du livre, je calme mes ardeurs. Trop d'informations d'un coup je trouve que ça risque d'être assomant pour le lecteur. Je ne lui révèle que ce dont il y a besoin pour comprendre l'univers à l'instant présent. Je divulgue les informations petit à petit :) après c'est mon point de vue bien sûr !
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Neru
Que je comprends parfaitement et approuve !
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Daegann
Je reviens sur le sujet avec un PC ^^

Tu vas avoir de tout dans les réponses (enfin plutôt du "non, faut pas expliquer point par point" vu comment est tourné la question ^^ ) et ça voudra pas dire grand chose.

Ce que je veux dire c'est que ça dépend tellement des info en question et de la façon dont est tourné le tout...

Mon avis c'est que le rôle de l'auteur n'est pas juste de raconter une histoire mais aussi de trouver la bonne façon de le faire. Il n'y en a jamais qu'une seule mais concernant les informations, il doit savoir quelles informations le lecteur doit connaitre pour comprendre ce qu'il lit (car non, on ne peut pas tout supposer et certains floues sont contre-productifs). Et ces informations, il doit se débrouiller pour les introduire petit à petit (si la densité d'info est trop dense, le lecteur décroche). C'est à dire qu'il doit structurer son récit de façon à n'introduire qu'un concept clé à la fois : si une explication est nécessaire pour comprendre, il faut donner les clés tout de suite, pas laisser un flou sur lequel on reviendra plus tard pour expliquer.

Je reviens vite fait sur les floues contre-productifs... Il y a bien sûr des tonnes de cas où le lecteur peut être laissé dans le floue. Mais ça arrive soit quand on a donner assez d'info au lecteur pour qu'il ait les clé pour comprendre lui-même (ce qui est gratifiant pour le lecteur) soit quand on cherche à intriguer volontairement le lecteur. Mais dans les deux cas, pour en arriver là, le lecteur à besoin d'un minimum d'info. S'il ne comprend pas ce que fait le personnage ici, que ses actions ou ce qu'on lui demande ne semble pas logique et qu'on ignore les enjeux de ce qu'il fait, et bien on va vite s'en désintéresser. Que si on a tous les éléments à l'exception d'un unique élément parmi ceux-là, ça intrigue, on se pose des questions et ça peut être bon car on a les clés pour être intrigué. Autrement, on comprend juste rien et ça donne pas envie.

Après, concernant le background par exemple, entrer trop dans le détail est généralement une mauvaise idée sauf lorsque c'est vraiment essentiel pour donner une clé de compréhension. Là il vaut mieux montrer juste ce qu'il faut (notion subjective) pour comprendre l'ambiance / le concept / l'histoire d'un personnage, etc Il vaut souvent mieux suggérer qu'expliquer en détail (mais encore une fois, suggéré suppose que l'on ait préalablement donné les clés pour être en mesure de le faire - suggérer sans avoir donner les clés pour comprendre avant, ben, ça marche pas, même si on explique après, c'est trop tard)
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Gobbolino
Alors, en tant que cas extrême de non explication, je me sens obligée de témoigner.

Personnellement, je préfère les informations ponctuelles, parce que je trouve que quand tu lis un livre, il y a un pacte avec l'auteur qui est que l'auteur va te présenter quelque chose de cohérent. Ca peut être wtf, ça peut partir dans tous les sens, mais ça aura une logique interne.
A ce titre, j'ai l'impression qu'expliquer le fonctionnement du monde est une perte de temps, vu que si l'univers est cohérent, les lignes de force de l'univers sont visible par-dessous l'écriture, et on a juste besoin d'un petit pointeur ici et là pour se mettre au diapason.
Quand l'auteur explique du début que le monde est divisé comme ceci et comme cela, que la pleine lune tombe un jeudi, et que c'est comme ça et pas autrement, j'ai un peu l'impression de me retrouver à une soirée jeux de société avec cet ami (oui, celui-là, on en a tous un), qui EXIGE de LIRE les règles avant de jouer, et qui refuse de jouer un tant soit peu que autrement, ou de passer outre une règle qui ne s'applique pas.
En conclusion, je trouve que décrire l'univers au début lui fait perdre en souplesse. La vie c'est jamais tout noir ou tout blanc, et donc commencer en disant : voilà, c'est comme CA, ça me paraît un peu abusif.

Pour moi un bon début, c'est un début qui m'accroche, qui me donne envie de lire la suite, donc qui me présente 1) une action intéressante, 2) des personnages que j'ai envie de suivre (pas forcément parce qu'ils sont attachants, hein,mais parce qu'ils attisent pas curiosité, parce que j'ai envie de leur botter le cul, bref, y'a plein de raisons) 3) une histoire qui me déplace dans le monde de l'histoire (pour en revenir à la métaphore des jeux de société, j'aime bien apprendre à jouer en faisant un premier tour "pour voir" parce que je trouve que c'est plus concret. Si on commence à me lire les règles depuis le menu, ça me coupe clairement l'envie).
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Neru
J'adore ta comparaison avec le jeu de société !
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Gobbolino
Bah plus j'y repense, plus je la trouve très bien adaptée XD
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Neru
Quand j'ai lu ça, ça m'a fait pensé au parties que j'avais pu faire avec des potes où personne connaissait le jeu. T'en qui voulait absolument finir de lire les règles et d'autres comme moi qui voulait lire juste le minimum nécessaire pour commencer une partie et à chaque nouveaux pions/symboles/... regarder le manuel pour intégrer les règles au fur et à mesure, c'est l'intérêt des tours à blanc ^^
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Taranis K.
Tu peux tout à fait laisser le lecteur s'imaginer des choses, et dévoiler petit à petit les informations. Cependant, pour ce qui concerne le contexte, et donc ce qui sert de base à ton intrigue, je te conseille de donner les grandes lignes (voire très grandes lignes). De cette manière, le lecteur a déjà une idée de ce qu'est tel truc, et rien ne t'empêche de le développer davantage plus tard pour faire apparaître de nouveaux éléments. Tu n'as absolument pas besoins d'entrer dans les détails immédiatement. Je dirai aussi que ça s'applique surtout aux concepts clefs que tu mentionnes.

Après, commencer une histoire sans développer tous les points n'est pas dérangeant, mais attention à ne pas noyer le lecteur dans un flot d'éléments dont il ne sait rien. Là aussi c'est pareil je dirai, il faut faire apparaître progressivement les questions. Et au fur et à mesure que tu réponds à des questions, tu en fais apparaître de nouvelles. Comme ça tu entretiens un suspense tout du long.
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DAVID
Le flou est souvent crucial pour la chute du récit. Par exemple le lecteur pense que le personnage est un homme, mais en fait c'est une femme.
Et il y a des petits malins qui dressent une ambiance et donnent des détails qui entrainent le lecteur sur une piste qui s'avère être fausse (peut-être plus classique dans le polar, mais je ne suis pas spécialiste). Pour les cinéphiles usual suspect me semble être un bel exemple.
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Mansuz
Tu peux être imprécis. Ce n'est pas gênant tant que l'ensemble est cohérent par la suite. Il faut surtout une ambiance au départ je pense. Si le lecteur accroche à cette ambiance c'est gagné. Et par la suite tu pourras expliquer le contexte générale de ton histoire, et amener l'intrigue principale.
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Gigi Fro
Hello, moi je suis partisane de l'homéopathie, tout à petit dose, si on parle d'un truc quelque part et qui semble out of place au lecteur, c'est qu'on va le développer, non ? :)
C'est pour ça que ça me gave les remarques en tout début de chapitre qui veulent tout savoir, tout connaître dès le début. AAAARGHH !
Donc non, entretiens le mystère et laisse le lecteur imaginer des choses :)
Moi je n'aime pas qu'on me tienne par la main, c'est peut être pour ça que j'aime pas trop le Fantasy où on veut tout te mettre d'un coup. Bref, je me comprends :)
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Neru
Alors je suis d'accord et pas d'accord ^^.
Je suis d'accord avec toi pour dire que j'apprécie que l'auteur me dévoile son histoire par petit bout et c'est même plus agréable quand on écrit ^^
Par contre, j'adore la littérature de l'imaginaire justement parce qu'on ne présente pas tout d'un coup, il y a une multitude d'intrigues et ça c'est cool !
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Daegann
Je suis sur mobile donc je vais faire court...

Comme souvent je vais dire : ca dépend...

Il faut trouver le bon equilibre. Certaines info sont indispensable pour comprendre le contexte, les motivations, les tenant et aboutissant. D'autres tiennent plus du developpement secondaire ou peuvent simplement être déduite en s'y prenant bien (ce qui est pas toujours si simple).

Après, faut pas que la quantité d'info soit trop dense. Ca aussi c'est un art de presenter des info au fur et a mesure.

Plus plus tard..
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