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TEXTES (Chapitre II ...)

par Jean Couletard  il y a 3 ans
Ici vous pouvez poster vos textes dans l'ordre suivant :
moi-même, lala, yonjunana, sword of shadow, Ysabelles Simon Desvergne, Liam Juk, ChrisH et AndrewTheFunnyBunny.
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Mickaël Glenn
II, 1
"Bienvenue à bord du vol Paris-Buenos Aires... l'arrivée est prévue à Buenos Aires demain à 8 heures 10 ... la compagnie vous souhaite un agréable voyage..."
L'avion décolla de Paris à 23h35. Il monta rapidement en altitude et prit la direction de l'Amérique du Sud. Les conditions météo étaient excellentes, tout annonçait un voyage sans encombres."

(passage volontairement court car je ne veux pas interférer avec les personnages qui font partie du personnel de bord)
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lala
II, 2
Gil s'appliquait à installer les plateaux sur le trolley. Les voyageurs se détendent quand ils s'aperçoivent qu'une animation s'organise, et le service des repas arrive en première position. Il voulait faire vite, pour permettre à une hôtesse de commencer le service alors qu'il était chargé de suivre avec les boissons. Ce n'était pas son premier vol et pourtant il se demandait s'il allait bien supporter les très hautes altitudes auxquelles il n'était pas habitué. Un de ses plus anciens souvenirs d'avion, il avait une dizaine d'années, lui revint en mémoire. Il avait souffert énormément des tympans et était arrivé en larmes à destination. Il se souvenait aussi d'avoir apprécié l'affection d'une hôtesse qui lui avait apporté de l'eau, un chewing-gum, une serviette parfumée. Même si la douleur avait persisté, il s'était senti compris. Peut-être cet épisode avait-il contribué à lui donner le goût de ce métier. Il fut sorti de ses rêveries par sa collègue qui s'impatientait. « Je suis prêt » annonça-t-il avec son sourire ensorceleur et un clin d’œil amical.
Les premiers voyageurs étaient sans doute des habitués, ils n'hésitaient pas, ne posaient pas de questions sur le prix des suppléments, la température dehors, le réglage des lumières, l'emplacement des toilettes… Et le service pouvait se dérouler rapidement et dans une ambiance chaleureuse. Mais, quelques rangs plus loin, des éclats de voix retentirent.
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yonjuunana
II, 3

On pouvait voir des têtes se lever ou s'incliner en direction de ce scandale. Il s'agissait d'un couple se disputant sans honte. Cela n'intriguait pas Tina, car mise à l'écart par ses écouteurs, elle rêvassait. C'est le comportement de sa voisine qui la fit réagir. Cette dernière lui avait paru plutôt placide malgré un faciès inquiétant à cause de ses cicatrices. Une certaine froideur en ressortait, et de la voir ainsi intriguée la fit réagir. Elle lança, en bref : "Ca va ?". Mais Florence, sa voisine, ne semblait ne pas l'entendre. Elle ôta alors un de ses écouteurs puis le second dans la hâte, émergeant vivement dans la réalité. Il s'agissait d'une dispute, aux tons surréalistes. Habituée aux voyages en tous genres, cela n'interloquait pas vraiment la blonde, qui était plutôt intriguée sur le fait que personne ne soit déjà intervenu. Mais prise d'un doute, elle interrogea discrètement sa voisine rousse, pour voir si elle n'avait pas manqué quelque chose : pourquoi personne ne faisait rien ? L'atmosphère, ou plutôt la pression ambiante, semblait peser, quand soudain, une gifle se fit très clairement discerner.
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Sword_of_shadow
II, 4

Un grand silence s'installa dans l'appareil et Florence se tendit d'un coup. Cette scène lui était familière. Soudain, l'homme, dans un accès de rage tenta d'étrangler sa compagne. Le sang de la rouquine ne fit qu'un tour. Elle bondit en avant, bousculant une hôtesse au passage. Arrivant dans le dos de l'homme, elle lui saisit les bras en les entourant des siens et le propulsa dans l’allée. Il réussit à garder son équilibre, mais sans attendre, elle lui adressa un violent coup de poing dans le ventre, le pliant en deux. Elle l'acheva d'un coup de genou dans le visage, ce qui l’étendit au sol, lui brisant le nez au passage. Personne n'avait eu le temps de réagir dans l'appareil. Un silence encore plus oppressant se fit. Tous la regardaient, quelque peu choqués. Dédaignant leur réaction, elle retourna à sa place, abandonnant l'homme à son sort. Dans tout l'appareil, nul n'osa intervenir.
La voisine de Florence, une certaine Tina, l’accueillit avec un grand sourire.
"Ça c'est de la maîtrise ! Commença-t-elle.
-Je... Hum, merci... je suppose. J'ai l'habitude de réagir vite...
-C'était un poil sarcastique mais je n’aurais pas fait mieux ! Mais ... c'était impressionnant ! T'as appris à réagir aussi vite comment ?
-Par ci par là... On va dire que j'étais obligée... Mais quand je vois ta réactivité, je me dis que ce n’était pas plus mal... Attaqua Florence, rendu mal à l'aise par cet interrogatoire.
-Divergence stratégique. Je voulais faire l'autruche ... mais hé ! Je manque cruellement d'espace ici ! De toute façon, tu as été plus rapide que tout le monde.
-Mais oui... commenta-t-elle sarcastiquement.
-Tu sais, parfois, quand on fait quelque chose de mal, on aimerait bien que quelque chose vienne nous en empêcher. Tu es venue l'en empêcher, tu as été sa chance, tu l'as probablement sauvé.
-Je vois pas bien le rapport. Un homme agresse sa femme, je l'en empêche. Point. Il n'y a pas à savoir si c'est de la chance, ni si je l'ai sauvé.
-Peut-être qu'il l'a fait mais qu'il voulait qu'on l'en empêche. Ainsi tu l'as secouru. Ou alors peut-être que c'était son vœu de réussir... Et donc tu viens de l'emprisonner à son sort plutôt que le sauver.
-Hors de question que je laisse ça se produire; s'écria Flo. Mais où veux-tu en venir au final ?
-Nulle part. Je trouvais juste ça ironique de ta part de réagir de cette façon.
-Ironique ? Je ne comprends pas...
-Ou paradoxal peut-être... Conclut son interlocutrice
Renonçant à trouver un sens à cette logique, Florence détourna la tête avec un soupire excédé tandis que sa voisine remettait ses écouteurs, les yeux fermés et le visage inexpressif.
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Ysabel Floake
II, 5

Cette agitation avait sorti Loredana d'un profond sommeil dans lequel elle était finalement parvenue à sombrer. Elle avait assisté à cette scène avec surprise et écœurement. Comment pouvait-on se donner ainsi en spectacle ?
Les gens de sa classe sociale se comportaient bien différemment. Les gens de sa classe auraient choisi leurs mots ou pris le temps de réfléchir à une stratégie pour blesser leur interlocuteur et parvenir à leur fin. Dans son milieu, on n'utilise pas les mains, on fait marcher sa matière grise.
Elle jugeait l'intervention de cette femme rousse courageuse et efficace, mais inutile. Elle avait juste repoussé l'échéance. La discorde de ce couple, en formaient-ils un d'ailleurs, reprendrait un jour ou l'autre et cette fois, l'issue en serait sans aucun doute fatale.
Les voyageurs ayant regagné leurs sièges, Loredana se perdit dans ses réflexions. Elle les observa un à un, imaginant la vie de chacun et le but de leur présence dans cet avion.
Elle commença son analyse sur l’homme assis à sa gauche, séparé d’elle par le couloir. Des vêtements simples, des cheveux mi- longs nattés. Un indien ? Non, sa peau était trop claire. Un aventurier, peut-être. Ce devait être ça, un individu assoiffé de découvertes, passionné par la nature et la terre. La vague idée de Loredana se confirma lorsque son voisin, se sentant observé, la dévisagea à son tour, dévoilant des traits marqués par une vie au grand air et révélant surtout la cicatrice qui traversait sa joue. Un chasseur, un prédateur ! La jeune femme détourna rapidement les yeux pour se concentrer sur le steward.
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Liam Juk
HRP/ désolé pour le retard /HRP

Tal essaya tant bien que mal de se mettre à l'aise dans ce qu'il qualifiait de boite de conserve volante…
La première étape de ce périple consistait à maîtriser son rythme respiratoire, la claustrophobie…. Et tout ce monde n’arrangeait rien ! Il y avait trop de personnes au mètre carré ! Une bonne bouffée d'air suivit d'une longue expiration arrivèrent tant bien que mal à stopper le trop plein nerveux de la situation. La verdure lui manquait déjà…
Le siège était coté couloir bien sur…
"essayons de se détendre, dit il pour lui même"
En un instant un chêne se trouvait devant lui, grand et majestueux, les racines dans l'humus qui remontait dans les narines. Pas de bruit urbain, juste des oiseaux, des insectes et d'autres animaux divers et variés.
Alors qu'il se tortillait sur son siège afin de trouver une bonne position, des mots montèrent du bout de l'allée. Il sortit de son paradis de nature pour atteindre la dure réalité, un coup d'oeil l'informa qu'une « discussion à très haute voix » était lancée entre un homme et une femme. Le mâle dans un excès de rage entreprit de couper le souffle à sa compagne en l'étranglant de manière peu efficace, ce qui signait une furie et non une maîtrise du geste, mais qu'importe ! La discussion fut interrompue par une femme, élancée qui lança son poing de manière ciblée dans le ventre avant d'achever l'homme d'un coup de genou dans le nez, légèrement au dessus, afin de taper une partie vulnérable du crane. L'homme tomba au sol, complètement sonné… ça c'était de la maîtrise ! Une chape de plomb s’abattit dans l'appareil, le temps était suspendu, les mots aussi. Alors que j'allais me lever pour vérifier le bon état de l'homme, une femme de l'autre coté du couloirs se mis à me dévisager, avec ces vêtements…
"pfff j'aimerais bien la voir dans la nature avec une pareille robe ! Rien d'utile, sauf pour les voleurs ! " pensa Tal
La tête du rôdeur ne parut pas convenir à la dame, ce dernier se leva et alla voir l'état de l'homme au sol, même si c'était un idiot, il devait s'expliquer auprès des autorités compétentes, sauf que là dans son état...il n'allait pas pouvoir dire grand-chose.
Le personnel de bord mis un moment à réagir, Tal était déjà en train de vérifier les pupilles, la respiration et chercher des fractures. Rien de grave au niveau physique, mais au niveau psychologique, il ne le jurais pas….
"reculez monsieur ! Ordonna les forces de l'ordre de l'air"
Sur ce, le sauvage se leva lentement et sans gestes brusques, fit un rapport simple sur l'état du malheureux et alla s’asseoir tout en observant d'un œil tactique toutes les personnes qu'il croisait...
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ChrisH
II, 7 -VERSION CORRIGEE-

Ali vit au loin le chariot de service des repas et il sentit son estomac se contracter ; il n’avait pas dîné avant de prendre l’avion et il était déjà presque minuit. Il se prit à rêver de ce qu’il pourrait choisir quand une bagarre éclata : il en fut d’abord plus agacé qu’inquiet par rapport au retard qu’allait prendre son plateau pour arriver jusqu’à lui… Mais quand il vit qu’il s’agissait d’un homme violentant une femme, il fut à deux doigts de réagir : il prit le temps d’analyser la situation, n’aimant pas se précipiter sans réfléchir et évitant toujours d’attirer l’attention sur lui. Quand il vit une grande rousse fine aux muscles affûtés se jeter sur le fauteur de troubles et le mettre KO, il en fut rasséréné et admiratif. De sa place du fond, il avait une vue imprenable sur tout ce qui se passait dans l’appareil, il put donc ensuite observer une espèce de sauvageon examiner les blessures de l’homme terrassé par la rouquine : il se demanda comment il pouvait se préoccuper de cette ordure. Pour sa part, il pouvait bien mourir au sol sans que ça ne lui fasse ni chaud ni froid vu comment il avait tenté d’étrangler cette pauvre femme… Etant donné la situation, son dîner n’était pas prêt d’arriver, alors il étira ses longues jambes et se leva, marchant dans l’allée opposée à celle où il y avait de l’agitation ; ce faisant, il bouscula un homme à la mine patibulaire qui était assis côté couloir une seconde auparavant et qui semblait comme avoir bondi de son siège, sa mallette vissée à la main. Il lui adressa un regard mauvais en lui disant « Hé, fais attention ! ». Comme Ali ne perdait jamais son sang-froid, il lui adressa un petit signe de la main en guise d’excuse, estimant que ça suffirait. Il se demanda ce que pouvait bien avoir les gens ce soir, il régnait une curieuse ambiance dans cet avion...
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AndrewTheFunnyBunny
Chapitre 2 -Partie 8

Seulement quelques heures, il n’avait fallu que quelques heures pour que les passagers deviennent agités, un boucan impossible avait fait d’un simple cas social de la vie de tous les jours, un combat de dernier moment.

Svenn, à la différence de certains qui s’étaient pris pour des héros de dernières minutes, n’avait pas bougé. Cela ne l’intéressait pas de se retrouver au milieu de choses inintéressantes et vaines. Il n’avait pas bronché, ni sursauté, n’avait même pas osé jeter un malheureux regard vers la scène. Et alors que dans un habituel remue-ménage, tout s’arrangea, pour le mieux.

Quelqu’un avait sûrement pris sa cape et son masque pour jouer aux superhéros protégeant la veuve et l’orphelin, et avait mis un terme au carnage grotesque de passagers complètement stupides, n’oubliant pas les applaudissements et les cris d’admiration.
Seulement quelques secondes avant que tous ne redeviennent pour le moins « calmes » et « paisibles ».

L’ex-militaire, surentraîné pour les situations désespérées, n’en avait pas moins protégé sa valise contre le petit brigand de service jusqu’au terroriste, mais la paranoïa n’avait pas tenu longtemps avant de s’oublier complètement dans le silence. Dans un regard désintéressé, il fixa tout de même cette dernière qu’il avait amenée avec lui dans ce lieu sordide pour voir si tout allait bien, ce qui se révéla être le cas.

Danger, pression, stress ? Ces mots lui parurent bien éphémères par rapport à la situation dans laquelle il s’était fourré, qu’allait-il rapporter à Buenos Aires ? Il ne s’en faisait pas vraiment en ce qui concernait l’objectif de son client, bien que, valeureux dans l’âme, un mercenaire avait toujours un prix pour surpasser ou oublier les dommages collatéraux.
D’ailleurs où en était l’itinéraire de l’avion ? Il devait être encore sur l’Équateur.

Les toilettes s’imposaient, même un être comme lui ne pouvait se retenir longtemps. Son gigantesque corps massif se leva, sans pression, ni bond apparent, la mallette toujours en main comme si cela était une extension d’un membre. Personne ne vint vers lui : aucune hôtesse de l’air, ni même le domestique de l’entrée qu’il avait pu apercevoir avant le décollage. Quel était son nom déjà ? Cela n’avait aucune importance, pourquoi se souvenir d’un civil ?

Sans quoi, et dans le silence, il aurait continué son chemin si ce n’est qu’on lui rentra dedans. Un juron hasardeux fit surface, avant qu’il ne lui pousse un avertissement silencieux ou une mise en garde. Il lâcha tout de même quelques mots pour ne pas paraître trop rustre. Mais, où ce bonhomme avait-il la tête pour ne pas le voir ? Il n’y pensa plus tellement. Et sans pour autant toucher le civil, reprit sa route vers les toilettes.

Des bruits, familiers et animaux, rugissent à l’intérieur de la cabine. Ne pouvaient-ils pas faire cela ailleurs ? Quelque chose comme ça ne devrait pas être permis dans de tels lieux publics. D’une force, sa main attrapa la portière des toilettes qui semblaient ne pas être verrouillée, arrachant des cris de surprise venant des profiteurs. Il les en extirpa dans les plus brefs délais. Sans pour autant se donner en spectacle, il referma immédiatement les toilettes.

Déposant la valise sur le rebord, il fixa longuement le miroir. Et les pilotes avaient dû à entrer dans une zone de turbulence, car des secousses se firent ressentir…
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Mickaël Glenn
II,9
Soudain, des rayons lumineux multicolores traversèrent l'intérieur du cockpit et l'avion se mit à tourner brusquement sur la gauche. Puis l'appareil sembla tomber comme dans un trou d'air ; tout le monde se mit à hurler. Les lumières formèrent une gigantesque spirale qui engloba bientôt l'engin. Il y eut plusieurs grands éclairs bleutés par saccades et dans un ultime spasme, la lumière aveugla tout le monde pendant une longue minute et on n'entendit plus rien.
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