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La Science-Fiction dans le Monde Diplomatique

par Joe Cornellas  il y a 2 ans

A tous ceux qui aiment la presse qui questionne, je recommande chaudement le Monde Diplomatique (pour ceux qui ne connaissent pas encore). Pour les abonnés à la version électronique du mensuel, voici un article très intéressant sur la SF ce mois-ci : https://www.monde-diplomatique.fr/2017/07/DUFOUR/57652

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Pepito Resk
Un manque gravissime à la liste des auteurs de Catherine Dufour : Barjavel et JK Raymond Millet

http://www.ina.fr/video/I10257139

Assez impressionnant...
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Joe Cornellas
Très fort :-)
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Pepito Resk
Sacré Joe, branché sur le Diplo ?!!! ;-)

J'avoue, c'est Pepita qui m'a mis le nez dessus.

J'ai été surpris que Dufour trouve le l'IA dans la fille automate ????
Me suis marré à la citation de Houellebecq.
Et j'ai découvert un auteur et un bouquin SF que je ne connaissait pas... (et dont, à mon age, je ne me rappelle plus le titre ;-)

Excellent article, dans tous les cas, merci pour le rappel !
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Joe Cornellas
Pas de quoi Pep' ;-)
J'ai pas une tête à lire le Diplo ? :-P
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Pepito Resk
Ben... comment dire... je voulais pas vraiment... enfin... voilà quoi ... ^^

Sinon, c'te vidéo, pas choucaille ?
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Joe Cornellas
Je suis au boulot, pas possible de la regarder maintenant ;-)
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Pepito Resk
"L'attente est mère de bonne surprise."... cherches pas, je viens de la pondre. ;-)
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Auteur inconnu
Excellent !
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essaime
Ah, Latium je l'ai commencé, mais je n'ai pas réussi à accrocher suffisamment pour passer les 100 premières pages... Je le ré-emprunterai peut-être parce que je n'étais pas forcément le plus réceptif cela dit. Mais j'aimais bien le concept d'Intelligences qui fonctionnent toutes seules sans les humains et qui tentent de retrouver une trace improbable humaine. Je crois que j'ai peut-être été un peu fainéant sur le coup ;-)
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Mick
Je te comprends. Il est difficile de rentrer dedans.
Tous ces noms et termes latins ne facilitent en rien les choses....

J'ai le volume deux à lire là. Je pense que je relirai le volume 1 avant de reprendre la suite. Je me le réserve pour les vacances à venir... :)
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Mick
Je me rends compte après relecture qu'on a complètement pourri ta discussion..... Désolé Joe Cornellas....
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Auteur inconnu
Pourquoi tu dis ça ??
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Joe Cornellas
Mais pas du tout :)
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Mick
On a dérivé loin très loin du titre de l'article : Dépassée, la science-fiction ?
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Auteur inconnu
Ben tu vois je suis pas d'accord. La science fiction peut être dépassée autrement que par le contenu : nous avons ouvert la réflexion sur le fait qu'elle puisse l'être sur le contenant.
Le lien que tu poses sur le goncourt me plaît, il illustre parfaitement ce que je disais : elle évoluera si elle renoue avec le terme de littérature.
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Mick
«Ben tu vois je suis pas d'accord. » NON ? :D
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Auteur inconnu
Oui tu remarquera que j"adore ne pas être d'accord ;-)
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Mick
Prêcher le faux pour obtenir le vrai ?
Simple esprit de contradiction ou esprit retors ... ? ;)
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Auteur inconnu
Euh... joker, j'ai pas analysé la chose, je constate que j'ai une forte propension à pas être d'accord avec les autres ^^! . Esprit retors... mmhhhh... très forte probabilité.
Prêcher le faux pour le vrai, non, je suis bien plus frontale et pas assez mesquine ni manipulatrice pour ce genre de conneries, en outre, j'ai pas le temps.
Simple esprit de contradiction... mmmhhh... probable là aussi mais dans ce cas, pas sûre que mes contradictions soient aussi argumentées. Je sais pas.
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Mick
J'adore !! T'appuies sur un bouton et la machine se lance ! ^^.

Allez, j'arrête de t'embêter K. !
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Auteur inconnu
Merde, tu te fous de moi en fait... ;-)
Désolée.
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Mick
Gentiment.
Je ne m'attendais pas à ce que tu partes dans la contradiction et l'argumentation sur une boutade !
Tu fais mon après-midi là. ;) :)
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Auteur inconnu
Ben en fait j'ai pas fait exprès, j'ai du mal avec le second degré sur message... j'ai du mal quand j'ai pas la personne en visuel ou au moins en vocal. Je suis une experte du langage non verbale et du hors texte sur un texte long et travaillé et construit mais sur message... je suis une vraie bulle !! Dans le sens de l'émission et de la réception d'ailleurs.
Tant mieux si au moins ça t'a amusé, j'arrive à être drôle sans faire exprès, c'est un style ;-)
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Mick
Règle.

Si une question termine par ;) il y a de très fortes chances qu'il s'agisse d'une blague ou de second degré.

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Exercice. Retrouvez le second degré dans les propositions suivantes :

O - Je suis déçu de ta réaction. Je pensais que tu étais une pro de la ponctuation.
O - Je suis déçu de ta réaction. Je pensais que tu étais une pro de la ponctuation. ;)
O - Je suis déçu de ta réaction. Je pensais que tu étais une pro de la ponctuation. :(
O - Je suis déçu de ta réaction. Je pensais que tu étais une pro de la ponctuation. :P
O - Je suis déçu de ta réaction. Je pensais que tu étais une pro de la ponctuation. ^^




:P


(JE TIRE LA LANGUE, LÀ. C'EST À DONC À PRENDRE AU MOINS AU 3EME DEGRÉ)
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Mick
Mais pour ta défense, il est en effet difficile de savoir quelle émotion se cache derrière des messages (rapidement écrits) sur les internets.
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Auteur inconnu
Non mais attends tu compare les smileys à de la ponctuation ???
Alors
1) j'en connais qui font des smileys juste pour se foutre de ta gueule et qui se privent pas pour te prendre pour un con mais ça passe puisqu'il a mis un smiley.
2) j'en connais qui drague à coup de smiley, c'est pas du second degré c'est un vrai sourire ou clin d'oeil pour eux.
3) je maîtrise très mal le smiley mais alors vraiment mal... j'essaye depuis que je suis sur plate-forme mais le langage virtuel me dépasse complètement.
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Mick
T'es incurable.
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Auteur inconnu
Oh merde... tu as raison...
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Auteur inconnu
Pour ma défense, j'y peux rien, je suis pas faite pour ce langage là je te dis.
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Alban Michel
C'est bien gentil de discuter de Science-fiction mais il serait peut-être temps de lire mon roman de SF dont le dernier chapitre sera publié ce soir. :D
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Joe Cornellas
As-tu toi-même lu ma nouvelle de SF, terminée depuis longtemps et disponible sur cette plateforme ? ;-P
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Alban Michel
Tu n'es pas le premier sur ma liste de lecture (d'abord le roman de Brad Priwin et les poèmes d'Eva Dam) mais je vais m'y attellerai. :)
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Joe Cornellas
C'était une boutade ;-)
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Alban Michel
Je sais, je sais. :D N'empêche, le synopsis de cette "longue nuit stellaire" donne envie. :)
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Auteur inconnu
C'est justement le sujet d'une conférence à laquelle j'ai assisté lors du dernier Pint of Science.
Ce qui était intéressant, c'était l'historique du genre, jusqu'à l'origine du terme de science fiction.
Ce qui était aussi très interessant c'est de voir comme certaines grandes avancées théoriques ont vu le jour dans des romans de science fiction. La conclusion de Franck Selsis (celui qui a découvert le dernier système d'exoplanète en zone habitable et qui faisait partie des intervenant justement) était que ce genre en littérature avait encore de beaux jours devant lui parce qu 'on découvre justement des choses étonnantes et que les romanciers arrivaient à imaginer comment "vivre" avec ces découvertes ou en en tenant compte.

L'article en revanche, je le trouve un peu facile et il apporte pas grand chose sinon des évidences... après il est pas complet donc dur aussi de juger...
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Joe Cornellas
Oui, pour lire l'article en entier, il faut s'abonner... Mais trouver des articles intéressants sur la SF en dehors des revues ou des sites spécialisés n'est pas évident. Comme toujours, ce qui intéresse le MD, c'est l'incidence sociale, le rapport à l'homme. La lecture SF est donc orientée sur son lien étroit avec les sociétés humaines modernes.
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Auteur inconnu
ce qui au fond a fait pour ma part l'âge d'or de la SF.
Au risque de passer pour une mécréante ( ;-p) Dune et tous les space opéra du genre ne sont pas des monstres de SF, de bons livres que j'ai eu plaisir à lire mais rien qui a chamboulé la littérature. En revanche un 1984... la claque ! s'il existe des thèses dessus et des traités entiers sur la Novlangue, si ce livre est encore d'actualité ce n'est pas pour rien.
La littérature de SF n'échappe pas à la même règles que la littérature en général : ce qui fait d'une oeuvre une grand oeuvre sera son caractère actuel, d'abord dans l'époque dans laquelle elle s'inscrit puis dans les suivantes vue que l'humanité a une facheuse tendance à tourner en rond.
De la même façon que les Misérable a marquer son temps et marque encore le notre par sa résonnance sociologique, une oeuvre comme 1984 et passé dans la catégorie incontournable.
Le genre dystopique fut d'ailleurs énormément repris par des auteurs qui ne sont pas des auteurs de SF au moment des grandes crises humaines. Notamment la seconde guerre mondiale. Regarde le foisonnement de pièces de théâtre comme les Mouches ou la Guerre de Troie n'aura pas lieu. Je pose ici un postulat terrible mais la reprise des classiques pour mettre en garde sur un futur hypothétique est de l'ordre de la science fiction : on imagine à partir des connaissances en sciences humaines, historiques, fondements scientifiques, un avenir. Reprends le cycle de Fondation d'Asimov, c'est une merveille d'extrapolation sociales à partir de l'antiquité... l'analogie avec Sartre ou Giraudoux est facile et pas dénuée de sens.
Dans la même idée, continuité de cet âge d'or dont je parle : la machine à explorer le temps est une extrapolation des doctrines socio politique et de leur dérive.
La SF pose des questions de société, d'éthique, d'humanisme en se basant sur des connaissances acquises et en extrapolant, en poussant l'idée plus loin, dans un univers. Cette science fiction là que cite aussi l'article est d'ailleurs prisée par les ME qui ne font pas de la SF. Les grandes ME se les réapproprient au sein de leur collections Blanches pour un aspect financier certains car elles touchent un public plus large que le public "geek" habituel, et surtout parce qu'elles ont un impact sur la Littérature avec un grand L. Ce sont des oeuvres qui ont une portée philosophique majeure, ce sont des livres qui sortent de l'aspect loisir/évasion/voyage.
Malheureusement, ce genre de SF ne semblent pas vraiment être le but des jeunes auteurs qui se lancent là dedans... ça c'est un truc que j'ai du mal à comprendre vraiment, comme si la SF s'était bien trop genrée justement, évoluant en vase clos public/auteur, les auteurs étant lecteurs de SF eux aussi, sans ouverture sur la littérature en général. Je pense que la SF se détache bien trop et d'elle même de la littérature.
Vaste débat...
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Joe Cornellas
Oui, vaste débat. Il y a tant de facettes dans la SF... et tant d'auteurs aux origines et objectifs différents. Asimov était un scientifique, Huxley un romancier, Orwell un journaliste etc.
Je ne suis pas trop d'accord avec toi quand tu définis une SF de "loisir" et que tu mets des romans comme Dune dedans ;-) Mais je pense que c'est affaire de relation à la SF. Pour moi, le rôle de la SF c'est d'explorer, d'imaginer, de questionner. Elle projette par métaphores.
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Mick
Bon, K, je te trouve bien radicale dans tes propos...

« Dune et tous les space opéra du genre ne sont pas des monstres de SF, de bons livres que j'ai eu plaisir à lire mais rien qui a chamboulé la littérature. » -> Veux-tu ma mort ? ! Dune n'est pas un space opera. Ce livre a chamboulé la littérature SF... Il n'y a rien qui ressemble à Dune. C'est presque une Bible/un Coran (au sens propre du terme).

« elles ont un impact sur la Littérature avec un grand L. » -> qui définit cette Littérature ?

« les auteurs étant lecteurs de SF eux aussi, sans ouverture sur la littérature en général » -> sérieux ?
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Auteur inconnu
Salut mick ;-) ça va ?

les joies des morceaux de phrases sorties du reste du message ;-)
J'avais prévenu que j'allais passé pour une mécréante :-P
Dune est un classique de SF mais si tu sors du lectorat SF justement, càd des gens qui ne lisent que ça quasiment (tu remarqueras que peu de gens disent qu'ils ne lisent que des romans, je dis ça, je dis rien) ben c'est pas Dune qui sort comme référence littéraire. Parce que Dune est genré SF et que ça plaît aux amateur du genre, pas franchement aux autres. Il y a même des lecteurs qui ne liront jamais de SF (comme il y a et on en voit plein sur ce site qui ne lisent que ça et qui semblent allergique à tout autre genre) ces lecteurs anti SF liront Farenheit ou 1984, pas Dune. Dune ne révolutionne pas la littérature, n'est pas étudié comme oeuvre littéraire. En revanche tu as raison, c'est une Bible, un Coran au sens propre du terme : une référence pour des amateurs qui font de la SF leur religion au point de ne lire que ça, de n'aimer que ça. Le principe des religions c'est que ça ferme un peu je trouve... communautarisme quand tu nous tient.

Littérature avec un grand L... qui la définit ? Ben les gens qui lisent autre chose justement... car il existe autre chose que la SF en littérature. La littérature avec un grand L est une question vaste qui se pose depuis longtemps, redéfinit par les auteurs eux-même, par les critiques aussi. Sartre la placer sur une notion d'engagement et d'utilité humaine, Barthes tentait de définir sa nature en réfléchissant sur les mécanisme d'écriture et de lecture, sur le style aussi beaucoup. On a tenté de la définir sur une notion d'esthétisme également, de forme (nouveau roman par exemple). Je te renvoies aussi à ma Bibliothèque pour voir en quoi les mouvements et les oeuvres ont pu apporter quelque chose justement et s'inscrivent dans ce qu'on peut appeler la Littérature justement. Dans ces définitions diverses et variées, qui touchent à plusieurs facette d'une oeuvre littéraire, je ne vois pas en quoi Dune apporte une dimension littéraire comme avancée en matière de forme ou de style par exemple. Sur le contenu, Dune a posé un univers, des codes du genre aussi, mais il a posé son univers, bref un décor. Si on reprend l'idée qui sous tend le fond, ce genre d'épopée héroïque où l'élu prend un pouvoir considérable et évolue petit à petit vers la consécration de son statut... ben y'a rien de neuf... c'est vu et revu... juste déplacé dans un décor plus vaste et foisonnant.

Maintenant pour la dernière phrase sortie du lot, un peu plus haut dans mon commentaire se trouve ceci : "Malheureusement, ce genre de SF ne semblent pas vraiment être le but des jeunes auteurs qui se lancent là dedans." Je parle donc des auteurs que je croise ici et là sur le site ou sur WP. Des auteurs de SFF on en a plein, rien que l'ancienne communauté regroupé pas loin de 300 membres, c'est Joe qui pourra le confirmer mieux que moi et pour la plupart si tu regardes bien, ils ne font que ça, ne lisent que ça...
Il me semble d'ailleurs que tu as toi même lancé un fil de relecture exclusif SF... pourquoi ? Pourquoi ne pas lire autre chose ? Et du coup tu écris quoi ? De la SF... bon ben voilà. Ces jeunes auteurs (dans le sens qui ne sont pas encore confirmés en tant qu'auteur d'une quelconque façon) sont la plupart dans un schéma clos : ils écrivent ce qu'ils lisent ce qui est logique d'une certaine façon, on est souvent amené à faire ce qu'on aime, on maîtrise aussi mieux ce qu'on aime. Mais je déplore un enfermement dans le genre, au point qu'il y a même des topics sur les différents genre de SF (j'ai appris comme ça l'existence de la hard SF ou du steampunk, ou que sais-je encore...) je crois qu'il y en a un qui s'interroge sur les différents genre d'apocalypse dans la SF, on a plus le droit d'imaginer la fin du monde qu'on veut sans devoir rentrer dans une case dessinée par les férus du genre dans une sorte de culte religieux. Je déplore le manque d'ouverture du public SF et son côté dogmatique, je déplore de trouver ici des auteurs qui cherchent souvent l'originalité à toutes les sauces plus que le traitement singulier de leurs idées. Je déplore que l'aspect "littéraire" ne rentre pas ou peu en ligne au profit du décor souvent. Je trouve ça dommage.
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Joe Cornellas
L'inverse est aussi vrai : le cloisonnement des genres fonctionne dans les deux sens. Et le dénigrement de la SF par la Littérature classique est fort. Je me souviendrai toujours d'une réflexion de ma mère en voyant ma nouvelle de SF : "il n'écrira jamais que de la Science Fiction" (soupir). Je n'étais pas censé entendre. . .
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Mick
Ça va super, K. Et toi ?

« les joies des morceaux de phrases sorties du reste du message » -> je tenais juste à partager mon indignation à la lecture de ton message ;)

Il y a peu de gens qui disent ne lire que des romans, selon tes propres mots. Personnellement j'en connais beaucoup qui disent ne lire que de la non-fiction. Beaucoup d'autres qui préfèrent le style autobiographique. Pas mal encore qui ne jurent que par le thriller/policier... Le communautarisme n'est pas la question ici, à mon avis. C'est avant tout une question d'excitation intellectuelle. Chacun préfère son alcool. Certains ne jurent que par le vin, d'autres par la bière, d'autres encore par les spiritueux. On peut goûter et aimer les trois, mais il me semble (mais je peux me tromper) qu'il est difficile d'être spécialiste des trois. Écrire de la SF, tout comme écrire de l'érotique, ça nécessite un certain nombres de codes. Et c'est seulement en baignant dans ces codes que tu peux prétendre à faire de la bonne SF. Tu peux repenser et réinventer les codes, évidemment : c'est là que ça devient intéressant d'un point de vue littéraire. L'exemple de « la horde du contrevent » le démontre ; et pourtant, ceux qui l'ont lu sont les premiers à dire que ce n'est pas de ls SF, à proprement parler....

À propos, j'aime pas le terme SFFF. Comment peut-on dire que la Science-fiction, la Fantasy et le Fantastique ont quelque chose en rapport ? Pourquoi ne pas y mettre aussi les contes dedans dans ce cas ? Bref...

J'ai lancé un fil de relecture exclusif à la SF ? Oui, évidemment.
Pourquoi ? Parce au-delà d'une relecture (toujours appréciée) par un auteur/lecteur de fantasy, de policier ou d'érotique, c'est aussi le point de vue du passionné qui connait les codes SF que je recherche.
Mais par delà ce point de vue, j'ai envie de me confronter à d'autres auteurs de SF, de lire leurs oeuvres et d'échanger sur le contenu autant que sur le contenant. Si ça t'ait apparu communautariste, j'en suis désolé.
Les autres relecteurs tels que toi (en particulier) apportent un autre regard, très utile, peut-être plus utile encore, car il permet de se remettre vraiment en question sur sa démarche d'écrivain. Mais c'est bien le but de ce genre de communauté, non ? En tout cas, je le vois comme ça, personnellement.

Pour finir, oui, j'écris de la SF. Mais, quand, depuis gamin tu rêves d'être pilote d'avion, tu ne vas pas une fois adulte, prendre un cours de pilotage d'hélicoptère, non ?
Peut-être serais-je meilleur dans un autre style, mais, quoi ? Si ma passion est là, pourquoi devrais-je me tourner vers autre chose. La vie est déjà bien assez faites de contraintes pour qu'on ait à faire d'autres compromis dans ses passions, non ?

Personnellement je lis majoritairement de ls SF. Mais pas uniquement. Là en ce moment je lis du théâtre. Ces deux derniers mois, en plus de lire de la SF, j'ai lu : Nietzsche, Alfred Jarry, Damien Gildea, Kropotkine, Saint-Exupéry. Par contre, dès que je pense lecture plaisir, je me plonge dans de la SF...
Par ailleurs, dans ce que j'essaie d'écrire (de la SF, oui), j'intègre indirectement d'autres genres. Le dernier chapitre que j'ai posté se conclut sur une scène érotique. Je me suis rendu compte, d'ailleurs, que c'était quelque chose d'extrêmement difficile que je ne sais pas faire, pour l'instant. Mais est-ce que l'inverse est possible. Peux-tu faire entrer de la SF dans un genre qui n'en est pas (sans que ton oeuvre ne soit clasé SF directement) ?

À propos de Dune.
Tu dis que tu ne vois pas en quoi Dune apporte une dimension littéraire comme avancée en matière de forme ou de style par exemple. Quand je te dis que Dune est une bible, je le disais au sens littéral. Dune est écrit comme une oeuvre théologique. Il y a un ancien testament et un nouveau (je parle pas de Herbert fils, hein, qu'on soit clair). Un prophète, un djihad, un dieu, des taboos, des pratiques religieuses, un Message. Certains y ont une une simple transposition du coran. Moi je crois qu'il a créé un objet unique : une bible prophétique. Son style est particulier. Il décrit dans le détail les choses, les hommes, les objets, les technologies et les pensées ; comme pour mieux affirmer que ce qu'il écrit est la réalité. On est loin de la poésie et du lyrisme, quoique, dans certains passages d'Irulan ou les chansons de Gurney Haleck par exemple... ça se discute là encore. Ce qui est marrant c'est que tu reproches à Dune ce que les lecteurs "du dimanche" reprochent à la Grande Littérature : c'est un livre difficile, long, complexe voir chiant, qu'on ne savoure pas à la première lecture....

Comme tu l'as fait remarquer, la bonne SF parle de philosophie, de société, de l'être humain.
Ça devrait être l'objectif que chaque auteur de SF en herbe devrait viser. Mais ce n'est pas aussi évident que ça. Il faut une idée excellente. Puis une forme qui sorte du lot. Ensuite, un minimum de talent. Et finalement beaucoup de persévérance (voire, comme ils disent à Montréal, être «innocent en maudit») pour aller jusqu'au bout.
Et tu le sais pertinemment toi-aussi. Dans n'importe quel genre, combien d'oeuvres sortent du lot chaque génération ? 2 ? 4? Et combien d'aspirants ...
Mais là je m'égare....
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Joe Cornellas
Science-fiction, fantasy et fantastique ont un point commun important : ce sont des littératures de l'imaginaire (par opposition aux principes de réalité d'autres genres).
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Mick
Oui, en effet, c'est pour ça que je demandais pourquoi ne pas faire entrer les contes dans la même catégorie dans ce cas ?
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Joe Cornellas
Le merveilleux y entre. Les contes sont de la littérature orale (même s'ils ont été retranscrits). Mais les frontières sont poreuses et on trouve des contes categorisés SFFF.
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Mick
Quand tu fais de la hard SF, tu réponds pourtant au principe de réalité. Tu interroges seulement un postulat. Comment sera(it) la vie quand(si) cet objet fera(faisait) partie du quotidien ? Le reste n'est que réalité dure.
Le terme SFFF est devenu une sorte de poubelle fourre-tout. «Laisse tomber, c'est pas de la littérature, c'est de la SFFF»
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Joe Cornellas
Une projection dans l'avenir me paraît plutôt éloignée de la réalité. Bien plus qu'une uchronie par exemple. Mais c'est vrai que la Science-fiction fonctionne sur un système qui essaie souvent d'être suffisamment crédible pour qu'on en oublie que ce n'est pas la réalité. Le but étant de proposer une réalité alternative ou future.
Ceux qui parlent de SFFF sont les amateurs des littératures de l'imaginaire dans leur hétérogénéité, leur grande variété. C'est mon cas : j'aime toutes les formes de SF et de fantasy, pourvu que la plume soit bonne et me fasse voyager. Mais je lis aussi des romans historiques, des essais et de la littérature classique à l'occasion. Je ne suis pas fan de polar ou de roman noir car la réalité est déjà suffisamment glauque pour ne pas aller se flageller davantage ;-)
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Mick
J'avoue. Elle l'est. ;)

Oui la SF est éloignée de la réalité, mais un roman d'aventure l'est tout autant.

C'est le principe même du roman. C'est imaginaire. Sinon, il faut lire de la non-fiction.

Tu me parlais de principe de réalité.
« Respecter le principe de réalité consiste à prendre en compte les exigences du monde réel, et les conséquences de ses actes. Le principe de réalité désigne avant tout la possibilité de s'extraire de l'hallucination, du rêve, dans lesquels triomphe le principe de plaisir et d'admettre l'existence d'une réalité, insatisfaisante ou non conforme à son idéalisation. » (sic wikipedia)

C'est pour cette raison que je te dis plus haut que la SF répond au principe de réalité.
La fantasy et le fantastique, non, puisque par définition la pensée magique fait partie intégrante de ces mondes là.

Mais bref, ce ne sont que des détails sans importance.
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Joe Cornellas
Pour moi, la SF ne développe aucun récit dans le monde "réel". Ce n'est qu'un mimétisme dont les codes sont empruntés à notre monde. La réalité décrite n'a jamais été en correspondance exacte avec le monde réel.
La science-fiction voudrait appliquer le principe de réalité, mais dans les faits, elle n'en a que le goût ;-) Le fantastique aussi joue sur le principe de réalité puisqu'il induit un glissement dont on ne peut déterminer s'il échappe au réel ou pas. C'est ce qui en fait l'étrangeté et génère le côté inquiétant. On part aussi du principe qu'on est dans le monde réel, et on crée une brèche qui induit le doute.

Quand je parle "d'imaginaire", je parle justement d'inventer une autre réalité. Ce n'est pas le cas du roman d'aventure qui, même s'il invente des événements, des personnages voire des lieux, se réfère à notre monde tel qu'on le connait. Voilà pourquoi, selon moi, le terme SFFF n'est pas du tout un fourre-tout poubelle, mais une dénomination pour amateurs d'un genre qui englobe la SF mais n'exclut pas d'autres types de littératures liées à une réalité alternative.

Il n'y a pas de genre plus noble qu'un autre à mes yeux, mais des auteurs plus ou moins doués. C'est sûr que la fantasy est un genre qui peut se révéler moins exigeant et, peut-être du fait d'une politique éditoriale moins stricte (et plus commerciale), comporte un lot plus important de mauvais romans (et de mauvais auteurs, pourtant reconnus et mis sur un piédestal). Cela nuit à l'image du genre.
La SF souffre moins de cet effet, mais comme elle est assimilée par le grand public à la fantasy, elle hérite peut-être de l'image moins honorable attachée à la fantasy (déjà, en France, il n'y a même pas eu de traduction pour le terme "fantasy", ce qui prouve le dénigrement pour ce genre, associé aux anglo-saxons ;-)).

La SF est encore vue, en France, comme un divertissement adolescent. C'est dommage, mais tant pis pour ceux qui ne s'y aventurent pas, ils ne savent pas ce qu'ils ratent ! ;-)
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Mick
Absolument d'accord.

Mais la réalité a bien souvent dépassé la fiction. Et à mon sens c'est à ça qu'on reconnaît un bon roman de science-fiction.
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Lucas Dalva
Je suis tout à fait en phase avec Mick sur l'objectif de la SF, je ne le conçois pas comme un genre qui donne à pouvoir s'extraire dans un nouveau monde imaginaire où l'on s'évade, mais comme un genre où l'on va transposer les réalités induites par notre société moderne dans une société postmoderne ou au moins dans une société mutée. Et par extension dans des individus mutés eux aussi.
Bref, c'est pas du tout une insertion de pub ou quoi que ce soit, mais c'est justement ce que je cherche dans Hackeur d'Elle, un fond philosophique avec des réponses à apporter à des problèmes réels d'aujourd'hui. Et la SF a ce truc magnifique de pouvoir, en éloignant un autre univers, rendre bien plus palpable le nôtre, voir plus rapidement les problèmes, se demander pourquoi, et comment. Donc je suis un jeune auteur et je veux faire du transversal Auteur inconnu (le plaisir de te contredire).

Je suis le genre de personne qui déteste les codes. J'ai lu de la fantasy, écouté bien trop de fois en saga mp3, joué bien trop de fois en jeux vidéo. Donc maintenant quand je lis HP je me dis "mais en fait c'est basique et sans intérêt" et j'arrêterai mes affronts ici. Par contre quand je lis La Horde, là ok, on sort des sentiers battus, allons-y ! La même chose pour le Space Opera, tout pareil.
[En relecture : je ne dis pas qu'il y a pas d'intérêt en livre pour ces genres, au contraire ! Mais ils doivent sortir de l'ordinaire ! ]

Donc non, non et non, malheureusement, je crois que dire aujourd'hui "il y a des codes on doit demander à des personnes qui connaissent", c'est se gourer complètement. Aujourd'hui on cherche à toucher la sensibilité du lecteur dans un océan de créations. L'existant est énorme, le créé en cours l'est aussi. Alors effectivement quand vous suivez purement les codes, vous tombez sur une frange du public, ceux qui ne lisent QUE ça. Etant de ceux qui lisent de tout, je peux vous dire que non, je ne m'extasierai jamais devant un Star Wars bis ou SdA-bis.

Cela étant dit, moi non plus je ne suis pas un grand fan des cloisonnements de genre, car souvent avec eux naissent les idées fixes... Ce que je veux souligner, c'est que dans les genres de l'imaginaire (attention paradoxe), il y a des récurrents, qui sont un peu comme des cloisons rassurantes, mais ce ne sont pas des murs porteurs du récit. Au contraire, ils deviennent ce qui vous empêche de voir l'entièreté des possibles de votre écriture... M'enfin on peut comprendre, le lecteur aussi a des cloisons, me direz-vous, eh bien ce qui est beau, c'est de prendre une massue, et de péter la cloison avec lui. Si vous arrivez à ça vous avez gagné. (Pour beaucoup de lecteurs, La Zone du Dehors de Damasio a pété bien des cloisons, politique, SF, personnel, etc)

De façon plus générale, l'écriture comme la lecture est un mouvement, et ce qui casse l'harmonie d'un mouvement, c'est les détours obligatoires. Je souligne également que "casser les clichés" est un des grands principes d'écriture !
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Mick
« dire aujourd'hui "il y a des codes on doit demander à des personnes qui connaissent", c'est se gourer complètement. » -> En effet, c'est se gourer complètement.
Pourtant, c'est bien en se confrontant à un public "averti" au fait de "ce qui se fait et existe" qu'on peut se faire une idée de la qualité d'un projet SF.
Quand je parle de code, je ne parle pas des clichés. Je parle des codes de littérature qui sous-tendent la SF, comme, par exemple, le principe de réalité qu'on évoquait plus haut avec Joe. Oui, il faut casser les codes. Mais pour les briser, il faut d'abord les connaître à mon sens.
Mais avoir l'aval des lecteurs SF n'est effectivement pas suffisant.
Si par bonheur, ton oeuvre attire des lecteurs qui ne s'intéressent pas à la SF habituellement, là tu peux te dire que tu es en train de créer quelque chose de vraiment intéressant. Et là, y'a moyen de moyenner.

Bref, tout ça pour dire que les deux regards sont utiles, sinon nécessaires.

:)
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Auteur inconnu
Je reprends cette discussion passionnante en cours de route. Désolée si je suis brouillon dans ma réponse.
1) Joe : oui il y a un dénigrement de la sff en France en tant que genre dans la littérature et il est à mon avis dû en partie seulement à un certain élitisme. Les anglo saxons sont moins, beaucoup moins exigeant sur la qualité littéraire et en France nous sommes imbus (peut être trop ?) de celle ci. Mais les auteurs sont aussi responsable par le faible niveau d'exigeance en terme de forme ou même de fond. Je fais une généralité mais vous ne pouvez pas me contredire là dessus : en traînant un peu sur le site et sur les auteurs qui ne font que ça et se définissent dans ce genre, c'est cliché et compagnie et en sf ils sont tous persuadés de détenir l'idée du siècle en créant un monde qu'on a jamais vu avec une race d'ET jamais vu etc etc... la forme ou le style ils s'en cognent ! Ce sont les mêmes auteurs qui ne voient pas l'intérêt de lire autre chose ou de faire des analyses stylistique d'autres oeuvres pour en apprendre d'elles justement.
Donc on peut se plaindre d'être considérés comme un "sous-genre", la responsabilité est double. Pour cela que des auteurs classiques ont tapés dans ce genre là, parce que ce n'est pas un sous genre justement mais une possibilité incroyable de faire passer un message. Le petit prince est un conte fantastique et c'est considéré comme un chef d'oeuvre de notre littérature. La horde est en train de passer dans cette catégorie. Rhinocéros de ionesco, le temps incertain de Jeury. Des exemples diverses et variés mais des oeuvres avec un travail littéraire négligé par les jeunes auteurs (pour en avoir relu et corrigé plusieurs, croyez moi c'est un constat affligeant de gens qui veulent écrire sans même avoir deux sous de technique, la sf se limitant pour eux à l'aspect recherche de cohérence scientifique... )
2) mick, ça va merci ;-)
Je te rejoins parfaitement sur le goût et l'appétence qui dirige et oriente vers un genre et je l'avais écrit d'ailleurs. C'est quelque chose de tout à fait normal à mon sens. Idem je suis d'accord avec le principe de réalité qui sous tend la sf. Joe là je te contredis, la sf n'est qu'une projection de la réalité, c'est d'ailleurs pour cela qu'elle fut inventée, pour cela que les premiers à en écrire furent des scientifiques : élaboré une extrapolation permet d'appuyer les théorie et aujourd'hui encore (je manque de nom mais il me semble qu'il s'agit de la théorie des cordes) des scientifiques se basent sur les romans de sf. C'est véridique. Exemple donne par mon ami astrophysicien : la terraformation. La trilogie martienne qui reprend toutes les étapes de la terraformation de mars est pour eux une réalité tant c'est parfaitement pensé. Et je reprends l'exemple de 1984 : la construction de la novlangue reste étudiée par les linguiste pour l'incidence du langage sur le système de pensée.
Autre exemple historique qui je pense montre que la sf est né depuis longtemps dans ses principes et qu'elle a sa place en philosophie autant qu'en sciences : l'atome. Quand on réalise que la notion d'atome est arrivée chez les philosophes grecs après Heraclite et Parmenide et donc avant Socrate pour combler un vide de compréhension du vivant entre l'aspect pérenne et immuable de l'unique et l'aspect changeant et inconstant du multiple, je trouve ça formidable. Sans matériel, ils ont élaborés en pensée et extrapolation l'atome !!! La sf n'est pas de l'imaginaire pur mais du résonnement, une véritable démarche de questionnement.

3) lucas : tu ne me contredis pas, au contraire, tu ne te genre pas en catégorie comme certains, tu ne te définis pas comme auteur de sf.
Oui ne se faire relire que par des férus du genre est une erreur qui alimente le vase clos que je dénonce justement.
Je vais paraître cynique autant que prétentieuse mais je ne crois pas qu'un auteur qui se clive sortira un livre, en revanche je crois beaucoup en des auteurs qui poussent l'idée plus loin, je ne sais pas où ils iront mais je pense que leur démarche est la bonne pour arriver à faire sortir un texte d'ici. Mon avis bien sûr.
La sf a de beaux jours devant elle mais pas dans la fermeture... Ça c'est une certitude qu'elle se sclérose comme cela et les auteurs publiés et reconnus d'aujourd'hui le savent très bien. C'est une littérature d'engagement, pas d'imaginaire.
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Joe Cornellas
"Mais les auteurs sont aussi responsable par le faible niveau d'exigeance en terme de forme ou même de fond" --> c'est exactement ce que je dis ;-)

"la sf n'est qu'une projection de la réalité" --> qui dit projection dit "imagination". Une projection de la réalité n'est PAS la réalité. Si les romanciers ont vu juste sur des points scientifiques, c'est aussi parce qu'ils s'intéressent à la science. Ils n'ont pas inventé la terraformation : ils se sont emparés d'une connaissance scientifique ou d'un sujet d'étude pour extrapoler vers un récit mettant en jeu les conséquences sociologiques de la découverte scientifique. En fait, la découverte en elle-même n'intéresse pas les auteurs, ce sont ses conséquences sur l'humain. La terraformation n'est pas réelle : on sait théoriser dessus, mais on n'a jamais terraformé aucune planète ! De même que nos robots ne ressemblent pas du tout à ceux d'Asimov, et que notre monde n'est pas fait de soucoupes volantes comme dans les romans de Van Vogt (on saurait le faire, mais nos sociétés ont pris d'autres directions).
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