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"Auteur" et personnage

par Marion H.  il y a 3 ans

Cher Scribay,

Comme je n'en finis pas de m'enthousiasmer sur la bienveillance et l'attention qui dominent dans ce beau pays virtuel, j'en profite ;) pour vous demander si comme moi, il vous arrive parfois d'avoir l'impression de vous balader avec votre personnage en bandoulière ?

Je m'explique. Je ne peux écrire qu'à partir d'une figure bien ancrée, à qui j'ai imaginé un visage, une histoire, un grain de peau. Je la construis en moi, à partir de moi, c'est-à-dire que je déroule mes propres ressentis, mes trouilles, mes courages, mes blessures, mes lumières, etc pour lui donner du fond, lui écrire une fibre ou un mouvement.

Du coup, dans les périodes où j'écris beaucoup, mon personnage est presque dans ma tête. Non pas comme une schizophrénie, rassurez-vous ! Mais j'ai parfois l'impression de marcher avec sa main sur mon épaule, ses maux dans l'estomac, ses rêves dans les yeux.

Est-ce que vous aussi, vous ressentez cela ?

Au plaisir de vous lire :)

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NM .L
salutation//
Il est vrais, je ressens cela et d'avantage. Mes personnages ne sont créés que par mon humeur et l'actualité qui me pèse. dire qu'ils sont moi serait mensonge, je suis la personne qui revêtis leur peaux. ils ne sont pas moi, c'est moi qui suis eux. (cela pourrait vouloir dire la même chose, mais il n'en est rien)... je respire leur air... ils existent et pas moi... je vis avec eux, dans leur monde et le miens... je suis lié à eux par des émotions qui parfois me font chavirer le coeur.. j'ai beau être la personne qui écrit, il m'arrive de pleurer ou de criser sur le poids de leur sort.. XD
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phillechat
Oh monsieur K , c'est souvent moi ... pour le pire ! https://www.scribay.com/text/1498667919/les-dialogues-de-monsieur-k
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CharleneKobel
Comme beaucoup, j'imagine, mes personnages ont toujours un peu de moi, mais sont aussi inspirés de mes amis. J'ai constamment mes personnages avec moi, au point que parfois, des événements de la vie me font penser à une situation dans lesquels je les ai mis et j'ai souvent envie de leur en parler... Sauf que voilà, ce sont des personnages ! Mais je m'attache beaucoup à eux, ce sont un peu mes enfants, mes amis et mes confidents en même temps :-)
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Cendres
Je pense que nous mettons tous beaucoup de nous dans nos personnage, ou beaucoup de nos proches ou des gens que nous avons fréquenté :)
Personnellement, dans les moments difficiles, il m'arrive même de puiser dans leurs force de caractère et de me dire " Que ferais tel personnage dans ma situation?"
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Alban Michel
Je pense à mes personnages constamment et il y a du moi en eux pour sûr. Néanmoins, nous ne marchons pas ensembles pour reprendre ton expression. Sans cette distance, je ne pourrais pas avoir le recul nécessaire pour me mettre à la place du lecteur...
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Eric Kobran
Je mets beaucoup de moi dans chacun de mes personnages : bons ou mauvais, homme ou femme, il y a toujours une face de leur personnalité qui est une prolongation de la mienne.
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Amélie Romarin
Une fois j'ai terminé un écrit en pleurant parce que je ne voulais pas quitter mes personnages ! L'autre soir j'ai pleuré en imaginant la fin d'un manuscrit que j'ai commencé...

Mes personnages ont souvent une part de moi (parfois petite, parfois un peu imposante), mais quand j'écris je ne pense pas que j'écris mes aventures ou quoi. Je ne sais pas comment expliquer mais je suis en plein dans le concept du "c'est moi sans vraiment être moi". C'est comme si je vivais une aventure avec de bons amis, je vais dire :)
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Marion H.
Ah oui je te rejoins complètement, j'écris à partir de moi, mais toujours pour eux (les personnages) je ne m'identifie pas à eux ni ne m'imagine jamais à leur place...
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Vendarion d'Orépée
Je crois que tous les auteurs mettent une part d'eux même dans certains de leurs personnages, voire dans tous... dans le cas contraire, ce serait impossible d'avoir autre chose que des figurants sans âme, dignes d'un théâtre en carton pâte.
Dans le récit que je suis en train de réécrire ("La Dame Ecarlate - version longue", je dirais que presque tous les occupants de mon sous-marin ont une part, soit de ma personnalité actuelle, soit de celle que j'ai eu à certaines période de ma vie... Car j'ai eu des périodes plutôt matérialistes, plutôt "naïf", plutôt "branché occulte", et chacune ces facettes s'affrontent par personnages interposés. Et c'est justement ce qui me permet d'avoir des personnages "consistants".
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Lily H. Kitling
Coucou,

"Je crois que tous les auteurs mettent une part d'eux même dans certains de leurs personnages, voire dans tous... dans le cas contraire, ce serait impossible d'avoir autre chose que des figurants sans âme, dignes d'un théâtre en carton pâte."

Je ne suis pas vraiment d'accord avec ça. Que signifie "mettre de soi" ou "une part de soi" dans les personnages, après tout ? Des émotions, des sentiments, des attitudes, des goûts personnels ou des choses contraires à nous, des expressions, des gestes, des tics de langage... ? Mais tout ça... tout le monde l'a. Ce n'est pas parce que je suis curieuse et qu'un de mes personnages est curieux, que je mets ma curiosité dans le personnage. Il y a énormément de gens curieux ! Ce n'est pas une caractéristique propre à moi, auteur. Je suis juste humaine. Mes personnages sont humains aussi. Dès lors, les similarités qu'on pourra trouver entre eux et moi sont forcément nombreuses. Ça ne veut pas dire qu'ils ont une part de moi. Rarement, même. Si je voulais mettre de "moi" dans un personnage, j'écrirai une autofiction ou une biographie... x)

Non, personnellement, je mets simplement de la crédibilité. Je me demande comment "je" réagirai à leur place et les écris en fonction de ça. Mais c'est simplement parce que je suis ma seule expérience des émotions, des sentiments, et de la vie. Je ne peux pas écrire quelqu'un sans essayer de le comprendre. Où est la limite entre moi, moi, et moi, auteur qui réfléchit à son personnage ? Elle est assez claire dans mon cas.

Être empathique et permettre aux personnages de s'exprimer est différent pour moi de "mettre une part de soi" dans ces personnages... ^^

Bien sûr, c'est seulement ma façon d'appréhender les choses, mais je ne suis sûrement la seule à penser comme ça.

Donc, à mon avis, dire qu'un personnage qui n'a rien de son auteur n'est qu'un figurant sans âme, je proteste ! Non, d'abord parce que tous nos personnages ont forcément au moins un point commun avec tout le monde : ils sont humains, et par conséquent, on peut les comprendre et être touché, parce qu'ils font appel à des émotions et des sentiments que nous ressentons tous ^^ ; ensuite, parce qu'il est parfaitement possible d'écrire un personnage qui n'aurait rien en commun avec nous, et qu'il soit plus qu'un figurant : un personnage vraiment ignoble, par exemple, ou violeur, psychopathe, ou tout ce que vous voudrez du genre. x')
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Noëli Thex
Lily, je crois que tu sous-estimes la part de soi qu’on laisse malgré nous dans nos écrits, même si ceux-ci ne sont pas autobiographiques.

Je suis d’accord quand tu dis que si un de tes personnages est curieux, cela ne veut pas forcément dire que tu l’es aussi. Tout comme si l’un de tes persos est un meurtrier, tu ne l’es pas fatalement (j’espère !). ;)

Par contre, là où je diffère, c’est quand tu dis que mettre de la crédibilité, de l’empathie ou se mettre à la place de son perso pour le faire réagir, ce n’est pas mettre de soi dans le récit. Je ne suis pas certaine qu’il y ait une limite si distincte entre soi/soi et soi/auteur qui manipule des personnages.

Et là est tout le nœud du problème : les limites. Sur une autre plateforme, j’avais longuement discuté avec une étudiante en psycho sur comment notre organisation mentale influe sur nos écrits. En résumé : il y a trois organisations mentales majeures non-pathologiques (càd dans le spectre du normal) : psychotique, névrotique, état-limite. Chaque organisation se démarque par les limites qu’elle s’impose (ou non) au quotidien, dans certaines situations. Par exemple, un névrotique n’ira pas courir nu dehors parce qu’il a la limite de la Morale, tandis qu’un état-limite se demandera juste s’il fait froid (je ne sais pas ce que ferait un psychotique, désolée). Et à cause de ces limites présentes ou non, chaque organisation marque le récit de son empreinte (tournures de phrases, lexique, réaction des personnages, etc).

De nos discussions nous est venue cette question : peut-on changer de structure mentale pour écrire ? J’ai relevé le défi… Névrotique, j’ai tenté de me glisser dans la peau d’un abject état-limite (les états-limites ne le sont pas tous, je rassure ; mon perso avait besoin de l’être). Ayant cerné qu’un état-limite serait forcément où je ne l’attendais pas, j’ai versé à fond dans le scandaleux et l’improbable (pour moi, en tous cas). Un mois de boulot plus tard (pour 1000 mots…), le résultat est plutôt convaincant… sur papier. Parce que quand mon perso a pris corps et que je me suis retrouvée face à lui, je m’en suis trouvée fort dépourvue, et face à une énigme. Avis de ma copine en psycho sur le décalage que je ressentais : « oui, mais lui (la version réelle), il n’a pas les limites que tu avais malgré tout placé sur sa version papier ».

Déception ! Au prix de longs efforts, j’ai cru être parvenue à quelque chose de crédible et de complètement différent de mon essence… pour m’apercevoir au fond que j’étais bien en dessous de la réalité (et moins spontanée !) et que, malgré mon attention aux détails, j’avais laissé des traces de mon psychisme dans mon récit ! Conclusion : la transposition parfaite dans un Autre n’existe pas surtout si cet Autre ne relève pas de sa propre structure mentale (et s’il est inhumain comme un psychopathe en ce sens où il n’a pas une palette de sentiments "normale", pour moi la transposition est vouée à un moment ou un autre à l'invraisembable - exemple Gone Girl). ;)
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Lily H. Kitling
Oula, mais tu pars loin avec les structures psychologiques ! xD

Je comprends ce que tu veux dire ^^ J'ai bien dit que je ne pouvais pas tout inventer, je ne peux qu'utiliser ce que je connais et vis, puisque je ne suis pas dans la tête des autres, c'est certain. De là à dire que c'est une empreinte de moi... eh bien, peut-être, ou simplement une empreinte "névrotique" comme toutes les personnes qui fonctionnent sur cette structure. ^^

Note que tu dis "Ayant cerné qu’un état-limite serait forcément où je ne l’attendais pas, j’ai versé à fond dans le scandaleux et l’improbable (pour moi, en tous cas)" -> tu as donc réfléchi en fonction de toi ? En fonction de ce que toi tu aurais fait, ou ce que toi tu trouves scandaleux ou improbable. Mais le personnage, lui, il en pense quoi ? Qu'est-ce qu'il t'en dit ? :)
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Noëli Thex
Tu vois, c'est bien ce que je te disais, même dans ce commentaire, j'appose mon empreinte. ;)

Oui, au début, j'ai réfléchi en fonction de moi (ou non-moi, ou absence de Surmoi), et puis j'ai fini par croire que mon perso m'emmenait à son gré où il voulait, pour au final m'apercevoir que c'était bien moi qui le cantonnais inconsciemment à mes frontières.

Quant à ce que mon perso m'a dit (pas trop sûre de comprendre la question, moi...), la première fois il était archi fier et satisfait de lui. La deuxième fois, il a violemment protesté qu'il n'était pas si infâme que cela et a arrêté mon stylo sur le champ (un grand moment de psychotisme. Un de ces quatre, je l'écrirai pour le défi idoine).
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Lily H. Kitling
Ça pourrait être sympa de le reprendre, oui ^^
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Lily H. Kitling
Noëli Thex je reviens sur les structures, mais il me semble - qu'un connaisseur me corrige si je dis des bêtises - qu'on ne sait vraiment de laquelle il s'agit que lorsqu'on décompense, non ? quand on est compensé, on agit et se comporte "normalement". Du coup, les différences sont-elles si flagrantes que ça, à l'écriture ?


(j'ai des fiches sur le sujet, en plus, honte à moi x'D )
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Noëli Thex
Là Lily, il va falloir ressortir tes fiches ou qu'on trouve quelqu'un de plus compétent, parce que la somme de mes connaissances en psycho m'est venue par procuration... :/ Désolée !
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Lily H. Kitling
C. Kean je t'invoque !! =D
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Noëli Thex
Pour la peine, on s'attendrait presque à ce qu'il sorte de sa Pokéball. x)
(oui, j'ai aussi des références au ras des pâquerettes)
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C. Kean
C'est quoi la question en fait ?
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Lily H. Kitling
On se demande si la structure psychologique est un frein à l'expression de personnages fonctionnant sur une structure différente de celle de l'auteur ; et dans quelle mesure ces structures influencent notre comportement ordinaire quand tout va bien dans notre tête - et celle du personnage. Et si, du coup, le fait qu'un personnage ait une structure différente est vraiment un problème quand on veut l'écrire alors qu'il va "bien".


(PS : j'ai pas trouvé de réponse dans mes fiches, du coup :') )
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C. Kean
La structure n'est qu'une approche de la question névrose/psychose (état-limite). Ce n'est pas non plus quelque chose d'unanime. Par exemple Lacan parle bien de structure relativement inchangeable, mais il n'en décrit que deux : la névrose et la psychose. Il ne reconnait pas les états limites comme autre chose qu'un mélange chelou entre névrose et psychose dont il ne fait rien. Bergeret lui pose bien la différence psychose/névrose/état limite. Freud lui parle d'un continuum entre névrose et psychose. D'autres auteurs parles de "bulles" psychotique/névrotique/narcissique (état limite). D'ailleurs, si on se place dans un référentiel Kleinien, on commence tous par être psychotique en quelque sorte, puis état-limite, puis névrotique ou normalo-névrosé. Donc c'est vraiment pas quelque chose de complètement fixe en fonction des auteurs, mais je dirais encore plus en fonction des gens.
Je ne pense pas que la structure de l'auteur soit un problème pour le personnage d'une autre structure. Faut bien comprendre de quoi se compose cette idée de structure : il y a le type d'angoisse, le type de défense, le type de problématique à la base de l'angoisse nature du conflit, et le rapport à l'objet. Et c'est pas toujours lisse genre un état limite avec une angoisse de perte, une problématique narcissique, déni/clivage du moi et rapport anaclytique. On peut trouver une structure état-limite avec une problématique oedipienne par dessus etc. Bref. La question c'est surtout saisir la dynamique qui découle de la structure, et ça je pense que c'est tout à fait possible. Sinon on serait bien dans la merde, nous, les psy. Certes, on n'écrit pas comme on mène un entretien ou un suivi, mais on n'écrit pas non plus sur ce qui est en dehors de notre monde. Après, je parle de mon expérience, d'auteur et de futur psy. Perso, je n'ai pas l'impression de créer mes personnages, ils sont très indépendants de moi, quelque chose les construit en amont. Et je pense que quand on ne tombe pas dans la pathologie, on traverse plus ou moins l'ensemble des problématiques de chacune des structures, seulement l'une va plus nous affecter et s'inscrire (j'aime bien l'idée de position de Klein). Donc on peut tout à fait avoir ressenti ou vivre à un moment une angoisse de perte (qui pour Klein est un en deçà d'une angoisse de castration), sans doute plus difficilement une angoisse de morcellement, encore que, certaines expériences peuvent s'en rapprocher, comme la dépersonnalisation. Le psychisme n'est pas quelque chose de figé, même si on réfléchit en terme de structure. S'il l'est c'est qu'on est déjà dans la pathologie. Après c'est certain que ça va demander une grande sensibilité et une subtilité remarquable. Sans doute pour ça que je dis que je parle en tant que psy et auteur, ça aide de vivre le transfert avec des patients de différente structure, on saisit mieux les mouvements psychiques, on les déplie. Mais ça prend beaucoup de temps et de silence pour écouter et arriver à différencier son psychisme de celui de l'autre, ce qu'on fait en tant que psy. On doit comprendre ce qui vient de soi et ce qui vient de l'autre. Après, pour moi, mes personnages sont des personnes qui viennent me voir et qui me parlent d'eux. Donc je ne me pose que peu la question de les créer, je n'ai qu'à écouter et retranscrire. Pour autant, je vois que ça marche pour le moment (on verra plus tard avec mon personnage schizophrène xD). Ton psychisme s'il est "sain" peut jouer, représenter, aménager, et peut saisir, laisser remonter. Bien sûr tu vis et vois toujours avec ton appareillage structurel au niveau conscient, mais ton inconscient est une éponge et écrire c'est aussi le laisser faire sa tambouille. J'ai du coup tendance à croire qu'on se débrouille mieux pour gérer des angoisses qui ne nous mettent pas trop à mal, vu que sinon nos défenses se mobilisent. J'ai plus une structure état-limite, et je découvre avec fascination la structure névrotique et obsessionnelle avec un de mes personnages. Sans doute qu'en effet je mets en avant les différences que je perçois, qu'un névrotique ne mettrait pas en lumière ce que je peux mettre en lumière chez ce personnage. Du coup, ça peut aussi être la question du choix de narration qui peut poser un problème non ? Genre pourquoi avec ce personnage je n'envisage pas d'écrire en "je", alors que d'autre oui.Tous les personnages que j'écris au "je" on quelque chose d'une structure état limite, je me rends compte. Ça ça serait assez intéressant à explorer.
Je ne dirais pas que notre structure influence notre comportement, c'est simplement que si on entre là dedans ça définit une certaine façon de percevoir la réalité et de gérer sa vie psychique.
Je comprends pas le truc du personnage avec une structure différente quand il va bien ? Quand il va bien ça va se sentir dans le rapport aux autres sans que ça soit pathologique. Genre dans sa façon de gérer un conflit : quelqu'un qui va avoir tendance à user de déni, on va se dire qu'il doit être plus état limite ou psychotique, quelqu'un qui refoule on va se dire plutôt névrotique. Ca se voit aussi beaucoup dans les relations aux autres.
C'est un petit pavé, mais je ne sais pas trop si je réponds clairement à la question xD
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Lily H. Kitling
Moi, j'ai eu ma réponse :) Merci !
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Noëli Thex
Moi aussi @C. Kean@ tu me confirmes dans ce que je subodorais. Merci pour cette réponse fort intéressante. :)
(buh j'arrive pas à t'invoquer, moi... Tout un entraînement de dresseuse pokémon à revoir)
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Vendarion d'Orépée
test dressage de pokemon @noxthelie@ et @c--kean-@ ... et c'est un double raté, je me suis cru malin en recopiant le code utilisé dans l'adresse de la page "auteur"
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Noëli Thex
Ca marche pas Vendarion d'Orépée ... :(

Edit : Ah bah si. *perplexe* Et pour @C. Kean@ ? (toujours pas, zut).
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Noëli Thex
Vendarion d'Orépée : peut-être que si tu me rajoutes une majuscule ?
(et juste histoire de : @C. Kean@ ???)

Edit : j'abandonne. @C.Kean@, si jamais j'ai besoin de tes services, je passerai par la messagerie. Vendarion, en tous cas, c'était malin. ;)
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Lily H. Kitling
Ahaha ! xD Y a une astuce pour Kean - c'est un gredin :P

Je vous rassure, je n'ai pas de super pouvoirs de dresseurs de pokémon (ou si peu), j'ai juste compris le truc en recopiant son pseudo. Il faut bien recopier tous les caractères ;P
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Noëli Thex
Bon Lily H. Kitling, aide-moi, parce qu'à part le point et l'espace, je vois pas ce que je loupe...

Test : @C. Kean@ ??? (2 espaces) @C. Kean@ (un espace) ??? @C.Kean@ (pas d'espace) ???
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Lily H. Kitling
Un caractère caché !!! (je te dis, c't'un gredin x) )
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Noëli Thex
C'est que je suis têtue...
@C.ßKean@ (alt 225) ? @C.°Kean@ (alt 1016) ?@C. Kean@ (alt 0160) ?@C. Kean@ ? (alt 255) ? @C.­ Kean@ (alt 0173) ?
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Lily H. Kitling
Ah, tu n'étais pas loin dans tes tests ! (je vais pas dire la réponse, c'est trop facile ! c'est qu'un Kean, ça s'attrape avec ruse et dextérité !)

edit : dans la première salve de tests xD
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C. Kean
Je sens mes oreilles siffler au loin, mais tel Moby Dick, toujours, je m'échappe ~
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Noëli Thex
@C.~Kean@ ?????
(ben au moins maintenant je sais faire un Estzett. Viel Spaß...) ^^ Et ça aussi ▬ ☻
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Lily H. Kitling
Je meurs de rire !!!! xD

Courage, Noëli Thex tu vas trouver ! :D
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Vis9vies
Cela m'arrive, quand j'écris de manière "immersive". Le problème est que ça me "bouffe" et qu'il me faut ensuite un temps de désintoxication. Et j'ai un caractère de chien le temps où je suis "dedans" ^^
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Marion H.
Merci de ta réponse, qui m'a bien fait rire avec le truc du "caractère de chien" ;)
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Navezof
Non.

Et parce qu'une réponse aussi fermé serait un peu dommage, je vais essayer de m'étendre un peu.

Je veux bien comprendre qu'une histoire ou plutôt un univers soit impregné de l'auteur, ces experiences, préférences, inspiration, etc… Comment il en pourrait etre autrement ?

Mais les personnages ? Je n'ai jamais vraiment eu cette identification avec mes personnages, de la même manière je n'ai jamais senti avoir besoin de m'identifier à un personnage pour apprécier une histoire.

Alors non, mes personnages n'ont rien a voir avec moi. Ce sont plus des acteurs qui, idéalement, n'ont pas besoin de moi (ni de mes ressentis, trouilles, courages et autre pour reprendre tes mots) pour exister. J'essaie au maximum de n'écrire que le résultat de leur caractère face à l'univers.

Apres, peut etre parce que les persos sont trop différent de moi ? L'univers ne prete pas à cela ? Je n'ai pas suffisament de choses interessante à transmettre dans mes personnages.

Ceci dit, je trouve cela une tres bonne méthode que de se servir de son experience de vie en tant qu'auteur pour nourrir les personnages. Apres, attention à ne pas tomber dans le piège de la Mary Sue (personnage qui est une representation de l'auteur dans une situation que l'auteur a toujours voulu vivre, par exemple Twilight)
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Marion H.
Merci de ta réponse, et merci d'avoir développé car en effet sinon , c'est un peu court, comme aurait dit Cyrano ;)
Je ne crois pas prêter à mes personnages des situations que j'ai rencontrées ou que je voudrais rencontrer, c'est plus lié au ressenti (qui peut être le même face une situation différente. Finalement c'est à la frontière entre l'empathie et l'égoïsme, mon affaire ;)
Bonne fin de journée à toi
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Valens
Je n'avais jamais vu les choses de cette façon. C'est vrai qu'on met souvent, voire toujours un petit bout de nous dans les personnages qu'on crée, mais personnellement, dès que je n'écris plus ou n'y pense pas, je n'ai pas l'impression que mes personnages soient là.
Par contre, il me rappelle à l'ordre souvent, une petite apparition furtive - même dans un rêve une fois ! qui me relance, surtout le personnage principal de mon roman : "bon c'est pour bientôt que je retrouve la mémoire ??" ^^

Cela doit être une sensation étrange, se savoir seul mais pas tout à fait. C'est peut-être lié à la capacité d'empathie qui varie entre les personnes, au point qu'on ressente les émotions d'un personnage qui n'existe pas physiquement
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Marion H.
Merci de ta réponse ! Je trouve très juste ta remarque sur l'empathie, c'est par elle, grâce à elle, que les personnages existent (les miens en tout cas) et elle peut expliquer en effet, cet espèce de flottement, comme une existence un peu fantomatique qui fait que les personnages prennent presque vie par moments.
Ton personnage est encore plus fort que le mien, s'il s'infiltre jusque dans tes rêves ;)
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