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Thématiques d'écriture et petits gâteaux à picorer

par Marie Tinet  il y a 2 ans
Vous rentrez dans un petit salon de thé cosy. Ca papote, ça grignote. Les sièges ont l'air drôlement confortables ! Vous voulez vous asseoir ?

Histoire de nous connaître un peu mieux, je me suis dit qu'on pourrait discuter par ici de nos thématiques de prédilection qui reviennent régulièrement dans nos textes, ce que l'on aime écrire, ce que l'on ose pas, aime pas... de l'évolution de nos thématiques d'écriture au fil du temps aussi... Le sujet est vaste !

Par exemple, avez vous un univers ou une période historique fétiche ?
Les personnages de vos différents textes ont-ils des points communs ?
Avez-vous un (sous) genre littéraire qui revient sans cesse dans vos écrits ?

Bref vous avez compris l'idée !
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JPierre
Bonsoir,
Vaste sujet. Personnellement c'est la remise en cause systématique des codes de nos sociétés: heure, monnaie, roue, prédominance de la science versus littérature, apprentissage scolaire et familial, etc.
La violence est-elle inhérente à l'humain?
Comment un seul mot peut conditionner une société. Exemple: l'égalité homme/femme, limitons à la France, est-elle possible alors que la société désigne communément les humains par un terme voulu générique, l'homme. Grave! D'où l'importance des mots et leur usage, souvent dévoyé;, volontairement ou non.
J'aime bien aussi m'attaquer à des contrepieds ,des fausses pistes, le sujet n'étant pas forcément important.
C'est sur que je suis plus SF, pas forcément space opéra ou prospective. Proche, toutes proportions gardées d'Huxley ou de Bordage; admirateur inconditionnel de la Horde du contrevent. Nourri à Tolkien et tellement d'autres nettement plus talentueux que moi.
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Auteur inconnu
Bonsoir Blakkat
Je trouve intéressante la question de la violence inhérente à l'humain.
Je ne le crois pas.
Parce que si on regarde la majorité des gens sur Terre, ils ne sont pas en train de s'entretuer, ni même de s'insulter, ou je ne sais quoi de violent.
Par contre, on ne nous nourrit souvent que de ça, nous forçant à le croire.
...
:-)))
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JPierre
Je dirais oui et non. Comme beaucoup de nos comportements, ils viennent de l'éducation. Cette dernière ne se cantonne pas à l'école mais est un global permanent incluant tout l'environnement d'une vie.
La violence est la réponse la plus facile, le geste le plus aisé, le moins contraignant intellectuellement à produire ( reste les conséquences qui, elles, peuvent être absolument faramineuses)
Par extension, comment répondre à la violence? Réponse toute faite impossible…
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Auteur inconnu
Pas de réponse toute faite, c'est peut-être ça, la vraie réponse.
Je ne sais pas.
:-))
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JPierre
Isn'it :-)
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Auteur inconnu
yes, indeed! ;-)
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Sly King
Coucou, coucou :-D

Je trouve ça sympa comme petit topic, je me permets donc de prendre un gâteau. *-* Et de boire un p'tit thé, tiens, tant qu'à faire !

Pour répondre aux petites questions d'exemple ; j'aime tout particulièrement la fantasy et le steampunk. Alors oui, on va me dire que je n'ai rien publié de tel sur Scribay, que mes textes sont du genre M/M romance, et tout et tout.... Et c'est vrai... Parce que ce sont les seuls textes qui ne me prennent pas la tête à écrire, les textes que j'ai le temps de travailler parce qu'ils ne demandent, justement, pas autant de travail que de forger tout un univers. (ou de le reforger).
Mais sachez tout de même que j'écris petit à petit un roman Steampunk se passant en 1823 dans les rues de Paris. :-D

En général, j'ai tendance à réutiliser mes personnages fétiches dans différentes histoires annexes. Par exemple, j'ai publié un texte sur Scribay qui s'appelle "Le chemin des âmes égarées" où la protagoniste est la jeune tueuse à gages Alice. Elle se retrouvera également dans mon roman Steampunk même si les époques sont totalement décalées. Il en va de même pour d'autres...

Bref, j'ai des personnages qui se retrouvent, en effet ! Je les ai énormément travaillé sur des forums RPG (Rôles play game, où on invente un personnage dont on écrit le caractère et l'histoire, le passé, pour ensuite le jouer avec d'autres personnages inventés par d'autres joueurs).

Bref c'est extrêmement prolifique pour développer des personnages et toute leur interaction et leur psychologie.

Je n'aime pas beaucoup les personnages féminins, j'ai du mal à les mettre en scène et je ne les aime pas non plus dans les divers récits que je lis. Les raisons sont obscures, mais j'en ai très peu en réserve (ou alors elles sont très secondaires). J'essaye d'être clichée le moins possible et de servir des personnages variés autant que je peux.

On m'a déjà fait remarquer que, selon le point de vue des personnages, mon style changeait légèrement. Je pense que c'est justement du au RPG, à force le style se plie aux personnages et à son caractère.

Voilà que dire ? J'ai du mal avec la "fantasy" dans le monde réel (vous savez la magie au 21ème siècle, avec des loups garous ou d'autres créatures...). Je préfère quand le monde est alternatif, ou bien que la fantasy soit à la fois historique ou bien qu'elle se teinte de SF et voyage dans le futur. Mais dans le présent, ce n'est pas ma tasse de thé je trouve ça trop facile, ou peut-être ne suis-je tombée que sur de mauvaises expériences... ;)

Bon je pense avoir fait le tour. Un très long tour.... :p
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Marie Tinet
Concernant le style qui change selon le point de vue, c'est super, ça enrichit drôlement le style je trouve.
Je n'ai pas eu beaucoup l'occasion de lire du streampunk, mais le peu que j'ai lu m'a plu. J'aime l'univers. As tu des références sympas dans ce style que je pourrais éventuellement acheter ? :)
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Sly King
Marie Tinet J'ai récemment lu "La lune seule le sait", qui est vraiment pas mal dans le genre... Sinon il y a "Feuillets de cuivre" de Fabien Clavel que j'ai beaucoup apprécié... Ou pour rester classique "La trilogie Steampubk" de Paul Di Filippo. :-)
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Sly King
Auteur inconnu Pourquoi donc est-ce que ceci t'affole ? :-)
Oh, merci, je me souviens t'y avoir vu en effet. :-)
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Ysabel Floake
Je pense qu'il est nécessaire de changer de style d'écriture en fonction des personnages, puisqu'ils sont différents. Une roi n'a pas le même point de vue qu'un palefrenier, leur éducation est différente et leur vocabulaire plus encore. Il est important de souligner ces divergences.
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Jb Desplanches
Chouette idée ce salon de thé ! Comment ça il est 2h du matin ? Et alors ! Y a pas d'heure pour manger des gâteaux !
Donc *hrmhrm* ça tombe bien parce que je me sens un peu mal vis à vis de mes textes ces temps-ci. Déjà parce que les études... ça bouffe un temps fou ! Ensuite parce que je me pose des questions sur ce que j'aime vraiment écrire. J'ai deux récits principaux en ce moment. L'un est un roman de Fantasy ( "Épopée", mon premier texte sur scribay) et l'autre est un ensemble de 2 mini séries de SF cyberpunk comprises dans le même univers, à la même période ("L'affaire Carpenter" et "Le sanctuaire du cyborg") .
En fait, j'ai du mal à me rendre compte si je patauge avec la Fantasy (ou en tout cas dans le Tome 1) et je me demande si je ne préfère pas continuer la SF... Mais j'adore ce texte de Fantasy et ses personnages et je ne veux pas les abandonner. Enfin bon voilà ^^' Niveau genres, j'aime bien toucher à tout.
Les personnages justement ! J'aime bien déconstruire des archétypes (le preux chevalier ou le flic désabusé par exemple). Les personnages "gris" aussi (ni trop gentil ni trop méchant) avec un background bien tailler.
Niveau thématique, j'ai une préférence pour la quête d'immortalité, de puissance. Après le fonctionnement d'une société, d'une politique particulière, l'exercice du pouvoir. L'acceptation aussi plus récemment. J'adore les intrigues compliquées ! Avec des rebondissements et du drama :)
Je crois avoir fais le tour. Encore merci pour ce topic des plus convivial !
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Navezof
Fermé ? A seuleument 4h du matin ? Quel etablissement déplorable dites moi ! Et bien je vais me rassoir quand même tiens !

La deconstruction est aussi une méthode narrative (si on peu appeler ça comme ça) que j'aime particulièrement. C'est d'ailleurs quelque chose que j'ai l'impression de voir de plus en plus dans les media ces temps ci. Rermaque c'est relativement normal puisque plus on avance dans le temps et plus on a de choses à deconstruire.

Mon projet principal est d'ailleurs lui aussi une deconstruction : "Qu'est ce qui se passe quand tu prends un personnage typique d'un anime genre magical girl (des petites filles, de la magie, des meka) et que tu place ça dans un univers post apo ?" Evidemment, au fil de l'ecriture le materiel de base s'est dilué, mais la base est là.

Je te rejoint aussi sur le fait de ne pas vouloir arreter un récit pour ces personnages, pour moi le récit c'est d'abord des personnages et ensuite l'univers, donc au final peu importe ce dernier, tant que le premier est là. (Mais c'est quand même plus cool d'avoir un univers sympa aussi)

Les thèmes que tu cite sont pas mal interessant, surtout l'immortalité, c'est un sujet que j'aime beaucoup, mais que je n'ai pas encore eu l'occasion de voir!/lire beaucoup de media qui traitait correctement de ce sujet. Tu aurais des recommandations ?
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Jb Desplanches
Eh bien tout d'abord le "Dracula" de Bram Stocker (deuxième livre le plus lu après la Bible sisi) et "Le portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde. Ensuite tout ce qu'a écrit Épicure sur l'homme et son rapport à la mort ("Lettre à Ménécée") pour construire la psychologie d'un personnage immortel. La nouvelle d'Isaac Asimov "L'Homme bicentenaire" et son adaptation en film (même si je préfère la nouvelle, Robin Williams est parfait). Le jeu vidéo Lost Odyssey qui offre un traitement de personnage bien sympathique. Et ma référence favorite se sont les arcs 1 et 2 du manga Jojo's Bizzare Adventure ("Phantom Blood" et "Battle Tendency") d'Hirohiko Araki (adapté en anime).
Voilà ma petite liste ^^ il y a sans doute plein d'autre œuvres et ouvrages pertinents sur le sujet mais ce ses mes préférés :)
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Neru
J'irai surement faire un tour du côté de ton roman de fantasy, tout comme toi j'aime énormément les personnages gris et les intrigues compliquées.
Tout comme toi j'aime écrire de la fantasy et de la SF, bon par contre Jojo's Bizzare Adventure traitant de l'immortalité, hum disons que l'animé le fait mais d'une façon détournée.
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Jb Desplanches
Rhooo merci :) Je ferais aussi un tour de ton côté :D (j'avoue pour Jojo ^^' j'aime juste le caler parce que c'est mon manga préférédetouslestemps et c'est surtout pour DIIIIIOOOOO....pardon...).
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Sly King
Ah les études... Horribles études. Je comprends, j'ai ce même souci niveau écriture et cours à la fac, c'est souvent difficile de concilier les deux.

J'espère que tu n'abandonneras pas Épopée, même si je suis graaaave en retard dans ma lecture, les personnages sont géniaux et l'idée originale, tu me fais tellement rire à travers ce récit que je prends un peu comme une parodie.

Les personnages gris sont les meilleurs. (Gandalf en est l'exemple même, non ? Non ? Ok...) Mais plus sérieusement, les personnages "gris" sont le fondement même des personnes humaines. Qui est tout gentil tout propre sur lui ? Qui est foncièrement mauvais jusqu'au fond de son cœur ? Personne, je le pense sincèrement. So, c'est ce qui est le + réaliste et permet une meilleure empathie pour les lecteurs !
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Jb Desplanches
Exactement ! Bon je me suis remonté pour Épopée ^o^ ça fait du bien. Bon par contre pour Gandalf....tu sors chuis désolé X)
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Jb Desplanches
En effet Nog ! C'est assez déplaisant mais nécessaire ^^
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Neru
Bon Jb Desplanches si c'est pour Dio-sama, ça passe ^^ (c'est vrai qu'il est increvable ^^ )
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Lalex Andrea
Merci pour ce sympathique coin salon, j'ai commencé par savouré les réponses des autres en sirotant (pour de vrai !) mon thé.

J'ai réalisé, il y a peu, que plus que des thématiques de prédilection, j'ai un univers très clair dans ma tête et où tous mes écrits SF pourraient trouver place géographiquement et temporellement. J'ai réalisé que certaines de mes nouvelles pourraient presque se croiser (comme "Un espace glacé" et "Présence de l'abîme" par exemple).
Après, j'ai un faible pour ce qui se passe dans l'espace à bord d'un vaisseau spatial — à écrire comme à lire, d'ailleurs. Aujourd'hui, à quelques exceptions près, je m'éclate vraiment à écrire de la SF plus que n'importe quoi d'autre... Et pas forcément de la jeunesse, malgré mon parcours pro tourné vers les plus jeunes.

Voilà, je n'ai pas répondu à toutes les questions mais ça donne le ton général. En attendant que je fasse un "mind mapping" ou une fresque des mes nouvelles et romans et de leurs situations chrono et géo dans ma carte mentale ;) !
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Marie Tinet
C'est sympa les nouvelles qui se croisent !
As tu lu Seul sur Mars ? J'ai A-DO-RÉ !
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Lalex Andrea
J'avoue ne pas avoir lu le livre mais uniquement vu le film — que j'ai beaucoup aimé.
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Marie Tinet
Et est-ce que tu connais la série "The Expanse" ? Assez spécial. On voyage pas mal en vaisseaux spatiaux ! Et sinon, est-ce que tu écris du roman ?
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Joe Cornellas
J'ai regardé les trois premiers épisodes de The Expanse, mais ça ne m'a pas emballé... J'ai eu l'impression de me retrouver dans une sorte de Total Recall, le Total en moins ;-)
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Lalex Andrea
Gobbolino me l'a conseillé ! Et comme je lui disais, il se trouve que mon mari m'a offert le livre dont est tiré la série deux mois plus tôt. J'aimerai me trouver du temps pour le commencer, sous une forme ou sous l'autre d'ailleurs.
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Olivier
Je vous conseil de lire les livres. Comme pratiquement toujours c'est bien mieux que la version vidéo. Bon la fin est un peu décevante (pour moi) mais c'est du bon space opéra si vous aimez le genre
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Navezof
J'ai toujours adoré cette idée d'univers commun à plusieurs histoire, ça ajoute une profondeur qui se multiplie avec chaque nouvel écrits. Par contre, cela impose un univers qui soit cohérent et suffisamment bien construit pour ne pas se contredire dans chaque nouvel écrit.
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Neru
La série Dark Matter pourrait également t'intéresser. 6 personnes se retrouvent sur un vaisseau spatial, elles sont amnésiques, elles vont se nommer en fonction de leur ordre de réveil.
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Lalex Andrea
Merci à tous pour vos suggestions, c'est top !
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Gobbolino
Tant de livres qui ont l'air super chouettes à lire... Et si peu de temps ! Le menu de ce café est décidément très à mon goût !
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Rose-EtherDewitt
Beau café en perspective!

J'avoue m’intéresser aux menus passionné et critiqués. J'aime beaucoup cuisiner les addictions. J'affectionne aussi tout particulièrement les sujets interdits ou tabous, comme l'homosexualité, le sexe, la violence... J'aime bousculer les esprits. Mais j'apprécie souvent agrémenter mes écrits d'une petite sauce de fantaisie et de rêve.

Mes univers favoris sont ceux historiques ou futuristes (opposition ? tout à fait !)
Mon héros à toujours un petit quelque chose qui ne vas pas. Fou, névrosé, dépressif, autiste... Mais j'essaye de le rendre tout de même attachant en jouant sur ses sentiments où son côté comique.

Mais j'ai toujours un gros problème d'attachement à mon récit. Quand j'arrive à la fin, je ne peux pas le finir parce que ça me fait déprimer. Je crois que je suis un peu trop sensible... ^^'

Et toi?
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Marie Tinet
Est-ce que tu écris du post-apo ? J'suis curieuse !
Concernant l'attachement pour moi c'est tout l'inverse, j'arrive pas à terminer parce que je me détache vite...
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Rose-EtherDewitt
Oui, un peu :)
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Rose-EtherDewitt
J'ai un début de texte que je n'ai pas continué...
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Auteur inconnu
Pareil, j'ai du mal à me détacher des personnages, une fois le texte terminé, même si je suis content d'en avoir fini avec... ;-)
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Navezof
Les héros névrosé, ou comment humaniser un personnage qui peut tomber facilement dans le cliché du héro sauveur. C'est également quelque chose que j'essaie de faire dans mes persos. La folie est tellement vaste qu'il y en a pour tout les goûts !

Pour mon gros projet actuel il me reste encore un bon moment avant de poser les lignes finales, mais j'avoue que je ne sais pas si j'arriverais à correctement terminer ce texte, si je le termine.

Peut etre tous les tuer pour bien poser le point final ?
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Auteur inconnu
Navezof :
Là, c'est la fin radicale par excellence! ;-)
Plus sérieusement, il me semble qu'il est bon de laisser un "héro", le vrai, le lecteur et le narrateur, en vie, comme le vainqueur de toutes les épreuves traversées au cours de l'histoire racontée.
Remarque, oui, il est préférable que toi et tes lecteurs restent en vie...!
Désolé, la tournure de phrase était plutôt mal tournée.
Pourtant, en vrai, j'ai le sentiment qu'il en faut un qui s'en sorte.
hum!
:-))
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Navezof
Ce que j'aime avec la mort (pour les personnages en tout cas ;) ) c'est que c'est un peu l'ultime point final. Je prefere quand une oeuvre se termine, sous les termes de l'auteur, que des suites viennent s'infiltrer dans son esprit et s'oblige à sortir, de façon peut etre pas trop naturel.

Et puis je n'ai jamais été fan des happy ending :D
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Gobbolino
Je rejoins totalement Nazerof pour ce qui est de la mort comme point final de son roman. Bien amenée (comme tout hein), elle a un impact très fort, et marque durablement l'historie (Je parie que vous vous souvenez tous d'un roman ou d'une histoire où un personnage meurt et vous avez juste pleuré toutes les larmes de votre corps. Moi j'ai déjà refusé de continuer à lire à cause de ça, je n'arrivais juste pas à l'accepter).
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Marie Tinet
Moi aussi j'aime faire mourir mes personnages principaux à la fin, ils ont terminé ce qu'ils avaient à faire, et parfois ils meurent. Mais c'est pas triste, c'est juste qu'ils sont accomplis. :)
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Gobbolino
On pourrait créer un autre sujet juste pour cette discussion : du bien fondé de tuer ses personnages dans une histoire une fois qu'ils ont accompli le rôle qui leur était donné. Est-ce un accomplissement ou est-ce qu'on ferme la porte à d'autres développements ?
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Marie Tinet
En effet et il y a de quoi dire !
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Gobbolino
Merci pour ce menu qui met bien en appétit.

A la carte par chez moi, une jolie poignée d'obsessions. Déjà, je suis essentiellement attirée par la fantasy et la SF, du moment que l'univers dépeint est relativement cradingue. Pas de grands moments d’héroïsme par chez moi, mais des petites gens engoncés dans leurs petites vies et leurs petites tristesse. Le monde autour d'eux tient avec des bouts de ficelle et ils ne cessent de rafistoler un bateau qui coule, ou qui se fiche bien d'eux.
Pour ce qui est des thèmes abordés, je dois bien avouer que où que j'ailles me cacher, un certain nombre d'éléments reviennent toujours dans mes écrits, peut-être par ce qu'il faut que je les fixes une bonne foi pour toute ?
Il y a la mer, bien sûr, et la mère, aucune des deux forcément nourricière ni bénéfique.
Quoi que je face, il y a également des transformations et des seuils. tous mes personnages se trouvent en général à un moment-charnière nécessitant une transformation de leur part. Il y a toujours cette idée d'un avant et d'un après dont on ne revient pas. Et quand j'y pense, aucun n'est vraiment en adéquation avec le monde qui l'entoure, mais vu que celui-ci est tout rafistolé de toutes part, ce n'est peut-être pas si étonnant.

Enfin, une chose qui m'obsède c'est ce que j'appellerais une écriture organique. J'ai beaucoup cherché ces dernières années pour arriver à quelque chose qui me convienne à peu près pour Malou dit Vrai, et pour le moment, j'ai envie de continuer jusqu'à en trouver les limites. Je veux atteindre un style qui ait un corps, un poids. Qui pourrait être, je m'en rend compte maintenant, un personnage de l'histoire à part entière.
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Marie Tinet
Le style peut tout changer, donner un sens complètement différent à une histoire. Il y a quelque chose d'assez magique là dedans !
La mer m'inspire beaucoup aussi :)
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Navezof
Ca fait le quatrième auteur préférant des univers tout sale et peu optimiste, Scribay, le nouveaux rendez vous des auteurs tristes :D

Il me semble que la transformation est un thème qui revient assez souvent dans la fiction, avec notamment le cycle du héro qui, confronté à son destin, doit se transformer pour mieux l'accomplir. Est ce que c'est dans ce sens là que tu aborde ce thème ? Ou y a t il un autre sens ?
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Gobbolino
Oh lala, Navezof, je dois t'avouer que je ne saurais pas te répondre : j'ai envie de dire oui et non , sois une belle réponse de normand qui ne veut rire dire.
(Sinon, j'ai vu aussi, apparemment on est une belle bande de cradingues sur ce site ;) ).
Pour essayer de te répondre plus avant, pour moi transformation est à prendre plus littéralement : il y a des métamorphoses physiques dans l'histoire (notamment une femme qui se transforme en sirène dans mon dernier chapitre, maintenant que j'y pense). Il y a aussi un enchaînement de petites décisions, qui, mises bout à bout, créent des changements majeur.
Après, il y a un problème vis à vis de la destinée dans mon histoire : c'est plus du déterminisme : les gens vivent les histoires parce que les histoires sont comme les sillons dans un disque et entraînent la tête de lecture sur un chemin qui est toujours le même. Donc il y a des métamorphoses obligatoires pour accomplir une destinée déjà écrite mais ce n'est pas exactement la même destinée que dans le SDA, par exemple. Je ne sais pas si je suis claire, désolée, je viens de me réveiller.
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Auteur inconnu
Gobbolino :
Je trouve très beau cette comparaison avec le sillon et la tête de lecture (et sans jeu de mots) entraînée malgré elle... Là on comprend qu'il faille une fin radicale pour dés-enclencher le mouvement... Je ne suis pas sûr non plus que ce soit clair ce que j'exprime, mais je trouve ta métaphore quand même belle!!
:-))
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Gobbolino
Si, si, c'est clair. Ou si ce n'est pas clair, aucun de nous deux n'exprime correctement ce à quoi il pense et pense comprendre l'autre alors que ce n'est pas le cas (Je sors).
Et encore, dans l'histoire, la mort n'est pas forcément la solution, car quand un roi meurt, par exemple, un autre prend immédiatement sa place :D. (bon, il faut dire aussi, l'histoire est ainsi faite que le nouveau roi tue l'ancien, hein, il faut bien occuper le peuple).
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Auteur inconnu
À mon sens, il faut savoir trucider les bons personnages, ne pas se tromper dans l'ordre de dégommage.... euh! bon j'arrête là, sinon va y avoir une hécatombe ;D
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Gobbolino
Haha, je vais aller lancer le sujet "comment bien tuer ses personnages", parce que là, je crois qu'on a beaucoup de choses à dire sur la question XD.
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Auteur inconnu
Excellent!!! :D
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NM Lysias
Que du beau monde dans ce café, aurai-je la chance de trouver un siège?
Tiens, le comptoir semble douillet, je vais pouvoir réchauffer mes coussinets...

Salut à tous.
concernant les récits du maître, il parle souvent des mêmes choses:

- Une identité pas tout à fait trouvée. Des personnages tourmentés par un passé sombre. Une intrigue où le lecteur est déjà prévenu. Un monde noir et tortueux. Le maître apprécie le mélange du réel et de l'irréel. Une préférence pour la science fiction Uchronic voir dystopique ou la réalité enchanteresse (fantaisi)...
Généralement , l'idée tombe sur le maître, lorsqu'il est éprouvé par quelque chose ou quelqu'un. L'actualité ou tout bonnement par un stress qui l'assailli violemment.

Problème courant les fautes... malgré tout, il semble y avoir un net progrès. Il utilise souvent les mêmes mots, non parce qu'il n'a pas de vocabulaire, mais pour tendre un lien entre ses histoires. On verra souvent: Les rois enracinés, dans chacun des récits...

- Ce qu'il aime écrire: Le trouble, l'homosexualité, la haine, l'angoisse..
-Ce qu'il a dû mal à écrire: le feel good book... il essai parfois d'être drôle, mais c'est pas ça...
-ce qu'il aimerait écrire: Des sentiments forts que l'on ressent à peine tourné la page... attention pas le sentiment d'incompréhension.
- ce qu'il n'aime pas: Les romances, je t'aime moi non plus,... On part à chicago, puis au Brésil, on fait un bébé puis on divorce, on s'aiment encore.. aller on se remet ensemble. le genre d'histoire où tu conte ton histoire amoureuse...il n'est pas fan des quadrilogie et plus...Genre Harry poter, Vampire Diary...en faite il préfère les one shop.

Je pense que d'une manière les récits que chacun écrit, renvois à une certaine identité...Quant on écrit, on se questionne soit même. On ouvre au grand jour, notre vérité...
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Marie Tinet
Le trouble est une thématique qui me parle à moi aussi, l'angoisse aussi, le passé sombre, le tragique, l'émotion plus largement. Pour moi il n'y a pas de bonnes histoires sans ressenti. :)
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NM Lysias
N'est-ce pas! Le trouble est une facilité que l'homme a sus s'accaparer. C'est quelque chose que l'on peut dire avec plus de simplicité. Il suffit de l'écrire salement.

Oui une histoire sans ressenti, ça ne vaut pas grand chose..
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Auteur inconnu
C'est vrai que décrire la joie, le bonheur, est souvent beaucoup plus difficile, paradoxalement, que de raconter l'angoisse, la peur, les phobies, l'aspect tourmenté de la "nature humaine" si tant est que ce soit la nature de l'humain que d'être malheureux.... De très belles réflexions NM Lysias
Merci à toi et au maître :-)
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Lila Darrens
NM Lysias Tu sais, décrire les sentiments (tous les sentiments) c'est une passion chez moi ! J'adore donner à mes personnages leurs identités à travers leurs émotions !
Je ne sais pas si je fais ça bien, mais j'aime beaucoup le faire en tout cas !
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NM Lysias
A.Timonier, je pense que tes réflexions sont bien belles que les miennes.
Lila, je viendrai lire une de tes histoires. Certainement que je serais touché...^^
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Auteur inconnu
NM Lysias : Nos réflexions sont à égalité... il ne faut pas en douter. Vraiment. Ou alors aucune réflexion n'est valable! :-)))
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Némésis317
Coucou,

J'entre dans ton café et hume avec plaisir les effluves des différents breuvages et pâtisseries. Un timide sourire se dessine sur mes lèvres avant que je me précipite à une table assez éloignée. J'opte pour un chocolat chaud parce qu'il n'y a que ça de vrai.

En ce qui me concerne:

- Mon genre de prédilection c'est ce que j’appellerai la "Low Science-Fiction" du style d' "Uglies", "Starters" etc... je n'aime pas son contraire donc, "High Science-Fiction" à la "Matrix" ou encore "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?" parce que pour moi ça s'éloigne trop de la réalité et en fait, ça me semble très peu probable que ça puisse arriver un jour. Alors même si j'aime m'évader à travers la lecture, il me faut pouvoir croire en ce que je lis.

Du coup j'aime écrire de la science-fiction.

- Ce que je n'aime pas: Le heroic fantasy ou la fantasy en général. Enfin, des livres comme "Harry Potter" (que je n'aime pas) seraient ma limite de tolérance. Je ne pourrais donc pas écrire de la fantasy et ce n'est pas faute d'avoir essayé mais je ne parviens pas à adhérer.

- Univers ou période fétiche: La Terre, je ne m'en éloigne pas, et le futur dystopique.

- Ce qui revient dans mes thématiques: la manipulation génétique.

Voili voilou
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Marie Tinet
On resent bien le coté dystopique dans ce que tu nous dis la.
Comment as tu abordé la thématique de la manipulation génétique dans tes textes ?
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Némésis317
Via les créations d'êtres humains in vitro ou le clonage dans le cas de "Protocole Sigma", mon roman publié ici sur Scribay.
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Joe Cornellas
Bizarrement, Blade Runner ne me semble pas si éloigné que ça d'un avenir crédible pour l'humanité ! Et c'est carrément de l'anticipation dystopique ;-)
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Némésis317
Oui mais je ne sais pas, je n'ai ni adhérer au livre, ni au film xD enfin surtout pas au film.
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Joe Cornellas
Argh, les deux sont des perles ! ;-) Comme quoi, les goûts et les couleurs :-D
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Auteur inconnu
Pour "Harry Potter" pareil, impossible d'accrocher, ni les livres, ni les films (à part le premier).
Par contre, je suis un inconditionnel de Ridley Scott.
Et puis, c'est un "grand portraitiste", une sorte de Harcourt cinématographique, une connaissance de la lumière (avec évidemment des "tics" d'auteur), mais un sens inné des alternances ombres/lumière. Je sais, c'est HS...
Mais pour en revenir à la "manipulation génétique" c'est quand même l'idée de base d'Alien, clairement exposée dans Prometheus.
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Némésis317
Hahaha aucun des HP ne m'a plu ! Et, j'ai commencé à voir le film uniquement lorsque j'ai su que mon amour platonique (R. Patt) jouait Cédric Diggory dans le 4 ^^

Alien, c'est pas mal mais toujours pas dans mon délire et j'ai trouvé que Prometheus n'était pas à la hauteur de ce qu'il promettait. Après la manipulation génétique c'est une thématique qui revient souvent dans la science-fiction.
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Joe Cornellas
La manipulation génétique est en effet au cœur de Prométheus, mais je ne la vois pas trop dans Alien :-/
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Navezof
En parlant de manipulation génétique, beaucoup de comics sont basé sur ce thème (x-men principalement, beaucoup d'autre pour ce qui est d'expliquer leur origine) est ce que ça rentre dans la science fiction ? Bien que ce soit contemporain en terme d'époque ?
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Joe Cornellas
Science-fiction ne signifie pas obligatoirement futur. Enfin, je ne pense pas ! Il faut une extrapolation de la science pour en faire une fiction.
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Auteur inconnu
Joe Cornellas :
En fait, Prometheus est l'avant Alien, c'est le film qui explique le comment et presque le pourquoi d'Alien, l'être quasi indestructible. Bon, j'avoue, j'ai dû le regarder deux fois pour le comprendre parce qu'au début, la scène de la recomposition de l'ADN n'est pas évidente ;-)
Némésis317 : Évidemment RP n'est pas le plus moche de la bande xD
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Marie Tinet
Pour ma part, mon genre préféré (concernant l'écriture du moins) reste l'anticipation. En fait, pour le moment, mes trois nouvelles "longues" terminées font partie de ce genre. J'aime beaucoup imaginer notre monde dans un avenir proche. Deux de ces trois nouvelles sont du post-apocalyptique. Le côté sombre de notre monde m'inspire, tout comme Navezof j'aime les univers noirs, morbides, comme dans "Le dernier Fossoyeur" ma dernière nouvelle du style. D'une manière générale la peine, la douleur, la nostalgie... me semblent nettement plus simples à faire vivre aux lecteurs que des émotions positives.
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Joe Cornellas
Pour que les émotions positives puissent fleurir et prendre toute leur valeur, il faut les confronter à leurs antagonistes.
Le post-apo est un genre qui en dit long sur l'état de notre monde.
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Navezof
L'anticipation, ce que je trouve prenant avec l'anticipation c'est que, tout en étant de la science-fiction, ça nous touche plus que du space opera. C'est d'ailleurs amusant de voir les prédictions de certains auteurs qui se réalisent ^^

Je pense aussi que la tristesse et sentiments négatifs sont plus facile, car peut etre plus communs. Tout le monde peut avoir peur de la mort (de soi même, ou d'un proche), tout le monde peut ressentir de la douleur (sauf rare exception), tout le monde peut redouté perdre son emploi, son confort, etc...

Alors qu'il y a des milliers de façon d'etre heureux. Recevoir un sou de sa grand mère, manger de la tarte, avoir un travail interessant, une femme, tuer quelqu'un, etc...

A mon avis en tout cas, qu'est ce que vous en pensez ?
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Marie Tinet
J'ai surtout l'impression que l'être humain est plus touché par les émotions négatives. Je crois qu'on s'en souvient mieux, qu'elles nous marquent davantage et que du coup elles sont plus facile à retranscrire.
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Auteur inconnu
Navezof :
Ah oui, tuer quelqu'un... là, franchement, je n'y aurais pas pensé pour être heureux ;-)
Je crois quand même que le bonheur est quelque chose qui se perçoit aussi bien que la douleur ou la peur, mais peut-être qu'on craint (et c'est vrai que ça dérape vite) de tomber dans le cliché disney/paillettes/eau de rose etc.
Surtout dans le etc ;-))
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Navezof
Sujet ma foi bien interessant. D'autant plus qu'il commence à ce faire tard et que j'ai une musique de church of Ra dans les oreilles (http://tinyurl.com/h3vkcf5)

Permettez que je m'installe, et participe, un cigare d'un coté de la bouche, quelque phrases de l'autre.

Dans mes écrits il y a généralement ces éléments qui reviennent souvent :

- Un univers généralement sombre, désespéré. Que ce soit évident comme dans Vertikal, ou en arrière plan comme dans ma nouvelle De blanc à gris. Même dans mes courts textes érotique le background (pour le moment dans ma tête, mais un jour je le mettrais sur papier, un jour) risque d'incorporer des évenements bien sombre pour le genre (haine raciale, guerre, etc...).

Ce qui est étonnant, c'est que je n'ai pas grand chose dans ma vie réel qui me pousserait à écrire ce genre de chose, et je suis généralement incapable de jouer un personnage mauvais dans les jeux de rôle ou jeux vidéo. Donc, d'ou viens toute cette tristesse ? Est ce que mon subconscient chercherait à compenser ? Ou bien tout ce que je n'exprime pas en direct, passe par mes textes ? Interessant sujet, je trouve, d'autant que cela semble etre relativement similaire pour Joe Cornellas, qui exprime quelque chose qui ne lui correspond pas, à priori.

- Un personnage principal féminin.

Pour ce point là, je suis sur que Freud trouverais des tas de trucs à dire. Mais je dirais que pour cette histoire j'ai dans ma tête un visuel plus fort avec des personnages féminin que masculin. L'image d'une jeune fille qui brave la tempête dressé sur l'épaule de son géant d'acier est pour moi plus puissante, plus intense. L’esthétisme du contraste me plait énormément. Et c'est globalement ce contraste que je cherche à retrouver dans la plupart de mes oeuvres.

Je pense n'avoir qu'effeurer le début d'une analyse, mais je vais m'arreter là et laisser les autres parler :)
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Expos-ito
Je me fous de ce dirait Freud, je m'interesse davantage à ce que ton texte en dit. Ceci-dit je remarque qu'il est surtout d'action. On sait que l'action est un défoulement aussi je te supposes peu introspectif. Ton texte à mon sens exprime tes peurs, tu t'en vide par lui.
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Kiel Kinimo
Pour rebondir sur la réponse d'Expos sur les scènes d'actions, je pense que ce genre de scènes est aussi influencé par notre ennui dans la vie réel, où il n'y a jamais d'action digne de ce nom (Du moins, en France, et heureusement pour nous).

Sur le même principe, j'écris souvent des scènes émotives, et ce sont celles qui me restent le plus en tête (avec un personnage dans une situation critique, ou qui donne tout pour accomplir ses désirs).
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Expos-ito
L'émotion me semble être notre plus dense encrier.
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NM Lysias
il y a des chances que ton subconscient joue avec tes doigts...
La tristesse prend des chemins étrange pour s'encrer dans le papier...Même la normalité ne la reconnait pas . ^^
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Navezof
D'ailleurs, l'autre jour je suis tombé sur des vieux textes que j'ai écris il y a une dizaine d'année. Il doit y avoir des choses interessantes à analyser la dedans.

A cette époque, le besoin d'identification etait beaucoup plus marqué, et aussi le classique schéma narratif du "personnage normal amené dans un autre monde"

J'ai rigolé un peu en voyant les clichés (loup-garou, vampire, etc...)

Ah, les jeunes...
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Marie Tinet
Moi aussi j'ai fait cette expérience Navezof. Elle est super intéressante,, même si elle fait mal aux yeux ! Je ne regrette pas du tout l'évolution de ma plume, c'est certain!
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Kiel Kinimo
Rien n'est plus drôle que de regarder ce qu'on faisait dans notre jeunesse (bon sang, on dirait des anciens quand on parle comme ça, on va se faire charrier par ceux qui nous voient encore comme des gamins :P )

Pour ma part, à cette époque, mes histoires se résumaient aux dialogues et aux actions importantes (machin attaque machin). Et j'ai toujours tendance à préférer minimiser les descriptions...
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Marie Tinet
Quel age as tu Kiel Kinimo ? J'suis curieuse !
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Kiel Kinimo
25 ans ;)
je remarque au passage que ce n'est plus affiché sur le profil des gens, il me semble que ça y était il n'y a pas longtemps.
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Marie Tinet
Il me semble aussi !
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Marie Tinet
En jetant un coup d'œil à mes badges Scribay, je remarque que j'écris de plus en plus de textes contemporains. Je crois que j'aime vraiment faire passer la magie des genres de l'imaginaire dans le monde réel, en tentant des métaphores, dans l'implicite. Je pense pas encore maîtriser cette affaire, mais c'est une idée qui me plaît énormément ! :)
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Joe Cornellas
En même temps, c'est tentant d'essayer de transposer la magie des mondes imaginaires dans notre quotidien.
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Marie Tinet
Tout à fait. C'est d'ailleurs le principe du genre "fantastique", bizarrement j'en écrit peu. Et vous, vous écrivez du fantastique ? Qu'est ce qui vous plaît dans ce genre ?
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Joe Cornellas
Je n'écris pas de fantastique (je n'écris plus serait plus exact). Je suis allergique au monde contemporain. Je le trouve creux, vide de magie, plein de ténèbres scientifiques... Mais c'est une idée intéressante quand on y pense. Remettre un peu de lumière, ou exacerber le côté obscur. Il y a de la matière :-)
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Marie Tinet
Je travaille avec différents publics, dont des enfants et je les trouve magiques. Cette énergie, cette innocence, ce "vrai" qui se dégage d'eux. Et la nature aussi, j'habite non loin d'une forêt magnifique où l'on peut voir des chevaux sauvages, des couleurs incroyables dans les prairies... Quand j'écris de la fantasy, c'est de notre monde que je m'inspire, de l'essence magique de certains endroits, certains objets, certaines personnes... De quoi t'inspires tu pour écrire de la fantasy ?
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Joe Cornellas
Tu as de la chance ! Où habites-tu ? Les chevaux sauvages, ça ne court pas les rues !
J'ai beaucoup randonné à cheval, beaucoup écouté d'histoires en Bretagne, racontées par des conteurs. Beaucoup voyagé aussi, plus jeune... Bien que j'ai tendance à penser que ma vie à l'étranger n'a eu aucun impact sur mon imaginaire, j'ai croisé une psy lors d'un bilan de compétence qui m'a assuré le contraire.
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Marie Tinet
J'habite à Southampton en Angleterre, en face de la Basse-Normandie, sur la côte. La forêt en question c'est la New Forest. Disons que les chevaux sont en liberté dans une partie de cette forêt avec des vaches aussi :) Apparemment, ils appartiennent à des gens qui les soignent, mais ils ne sont pas domestiqués. C'est un endroit très inspirant, où les seules constructions humaines sont des petits ponts en bois et des cabanes faites de branches !
J'espère que les anglais n'ont pas une trop mauvaise influence sur mes écrits. Mais c'est sur que penser la moitié de la journée dans une autre langue, être entouré de gens qui m'ont pas la même culture, qui m'ont pas le même rapport aux autres, aux choses, ça ne peut que nous influencer !
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Navezof
Je m'imisce dans la conversation, et les prairie de cheveaux sauvage pour déposer mon avis :)

Ce que je trouve intéressant avec le fantastique c'est que le fait que ce soit plus ancrée dans notre réalité, rend les éléments fantastique encore plus fantastique. Autant un elfe dans le seigneur des anneaux c'est banal, mais le même elfe dans notre monde est beaucoup plus choquant.

C'est peut être aussi le fait que ce soit plus proche de nous, plus facilement identifiable qui rend le genre attractif.

En terme d'inspiration, utilisé des lieux que je connais m'aide beaucoup à imaginer mes scènes. Même dans un passage où l'endroit n'est pas décrit où de façon générique (par exemple dans un garage), avoir dans ma tête l'image du garage en dessous de là où je bosse me permet de beaucoup mieux visualiser la scène.

Plus que le réel c'est surtout tous les média que je consume qui me servent d'inspiration, prendre tel situation dans tel comics le mixer avec un morceau d'anime vu par-là, le saupoudrer de l'ambiance récupérer dans tel musique. Beaucoup secouer, et boum.
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Marie Tinet
Ce que je me demande en ce moment, c'est si ça ne peut pas être encore plus magique en laissant le doute planer concernant les faits "fantastiques". Restez dans l'implicite, la métaphore... ne donne t-il pas plus de force et de vie à la magie ?
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Navezof
Sur ce point je suis un peu partagé. Avoir une histoire où la magie n'est pas censé existé, mais existe juste assez pour qu'on se demande si elle existe vraiment ou si c'est simplement un truc me laisse généralement une impression d'entre-deux un peu bancal. Comme si la diégèse de l'univers n'était pas stable, du coup, j'ai du mal à faire confiance à l'auteur.

Apres, cela peut être bien amené, mais je trouve que c'est délicat.

Un exemple que j'ai beaucoup aimé est le visual novel japonais : Umineko no naku koro ni. L'histoire mets en scène une famille réuni sur une ile isolé pour discuter de l'héritage. Mais ils reçoivent une lettre d'une sorcière qui les défis de retrouver l'or avant la fin de la nuit, sinon elle les tueras tous.

Ce qui est intéressant, c'est que la sorcière réussi à tous les tuer. Mais décide de faire revivre le protagoniste, et lui propose un nouveau défi : Prouver que la sorcière n'existe pas.

Ils rejouent donc la journée, et pour chaque acte magique, le protagoniste doit prouver que ce n'est pas de la magie mais un truc bien humain. Ce qui est plutôt troublant pour le lecteur puisqu'il a la version de la sorcière, c'est-à-dire qu'il voit les différents démons invoqué par la sorcière tué les membres de la famille, alors que c'est possiblement faux. On a l'univers lui-même qui renforce l'ambiance mystérieuse, incertaines de l'histoire et c'est plutôt bien foutu :)
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Joe Cornellas
C'est, il me semble, la définition du fantastique selon Todorov : le doute ! Dans la fantasy, le postulat c'est que l'invraisemblable est réel. Dans le fantastique, on est toujours le cul entre deux chaises. Est-ce réel ? Est-ce de la folie ? Du rêve ?
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Marie Tinet
Sympa ta référence Navezof ! Et oui, je pense que ce que j'évoque est délicat, mais j'aime les défis. J'aimerais beaucoup tenter l'expérience avec un projet de roman qui serait une réécriture du conte de la petite sirène. L'idée serait que le personnage d'Ondine (la petite sirène) ne soit pas présentée comme une hybride, mais qu'elle en ait des caractéristiques métaphoriques. Par exemple, elle est retrouvée échouée sur la grève, elle est privée de sa voix, cauchemarde des fonds marins, est attirée par la mer, débarque dans un "nouveau monde" qui est en fait l'Angleterre, est receuillie par un autre qui ne vit pas dans son temps, comme s'il venait d'allure, qu'on retrouve une idée de romance, de l'éloignement avec une sœur... Que tout cela nous fasse penser à la petite sirène, mais que cela ne soit jamais évoqué explicitement. Qu'on retrouve la magie des contes merveilleux, sans qu'il en soit un.
Je ne sais pas si mon idée est claire...
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Joe Cornellas
Si, elle est claire, et même très bonne !
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Sandrine Manine
C'est une excellente idée ! Et ça me fait penser à un sujet de concours de nouvelles que j'ai vu passer il y a quelques jours, il fallait justement revisiter la petite sirène. Je vais essayer de te retrouver ça.
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Marie Tinet
Reste plus qu'à l'écrire alors ! C'est pour cet appel à textes justement Sandrine Manine chez Magic Mirror... la deadline est pour mi-mai... mais ce n'est pas grave si je ne l'envoi pas à cet AT. Le principal c'est d'être inspirée ! :)

Concernant ta définition de "fantastique" Joe Cornellas je me suis bien battue en ce sens il y a quelques années hihi. Mais j'ai du admettre que la définition du genre avait évoluée. Alors qu'au temps de Poe le doute était une clef maitresse du genre, aujourd'hui j'ai l'impression que nous avons perdu ça. Ou alors il y a un énorme mélange entre le genre fantastique et fantasy...
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Sandrine Manine
Au boulot alors, elle me dit bien ta version métaphorique !
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Marie Tinet
Je fini ma nouvelle sur les dragons et je reprends le projet petite sirène, merci beaucoup pour la motivation. C'est vraiment super chouette !
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Joe Cornellas
C'est pourquoi je me suis permis de préciser "selon Todorov" ;-) Mais si tu parles de mélange entre fantastique et fantasy, ne serait-ce pas à cause de la confusion liée à la traduction anglo-saxonne ? Là-bas, je crois qu'ils mélangent les deux genres, contrairement à nous qui conservons une distinction forte. Le "fantastique" étant plus proche de l'horreur/thriller par son côté dérangeant.
A vérifier !
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Marie Tinet
Oui, tout a fait... A la biblio ou je travaille la fantasy est rangée avec la science-fiction sous le nom de science-fiction... Je trouve que la distinction est de moins en moins forte justement en France.
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Expos-ito
Je trouve que la fantasy trouve sa force lorsque son "irréel" est métaphore de notre réel, comme le fantastique lorsqu'il induit la possibilité de l'irréel dans notre réalité.
Ainsi Marie Tinet la petite sirène d'Andersen serait de la fantasy traitant de la relation amoureuse lors que la tienne serait du fantastique.
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Joe Cornellas
Fantasy et fantastique sont tous deux classés sous l'étiquette SF dans les rayons des librairies. C'est sans doute parce que la SF fut le mouvement précurseur qui mit sur le devant de la scène les littératures de l'imaginaire.
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Marie Tinet
Joe Cornellas Sandrine Manine et les autres, si cela vous intéresse j'ai ouvert une "œuvre" sur mon projet "petite sirène". J'ai l'idée d'un journal de bord intercalé entre les parties du récit afin de réfléchir sur des points qui me posent problème par exemple. C'est expliqué par ici : https://www.scribay.com/read/text/970852901/naufrages/chapter/1
Je ne sais pas si le principe va pas rendre confus le texte de l'intrigue... Bref, n'hésitez pas à me donner votre avis !
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Joe Cornellas
J'irai y jeter un œil dès que j'aurai une minute !
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Marie Tinet
Il n'y a pas d'urgence. Merci beaucoup !
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Joe Cornellas
Je sens que ça va papoter ferme par ici ! ;-)
Puisque tu mentionnes un truc dont je ne m'étais jamais aperçu avant peu, j'ai effectivement une thématique qui revient régulièrement dans mes histoires : la quête d'identité, la (re)construction de la famille. J'en suis le premier étonné car rien dans mon existence personnelle ne tend à m'orienter vers ce genre de problématique... a priori !
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Marie Tinet
C'est étrange comment l'écriture nous permet parfois de se révéler à soi !
La quête d'identité et la construction de la famille sont à mon avis des thèmes inépuisables et universels. Tu es pas prêt de les épuiser ! :)
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Expos-ito
Plus un thème semble éloigné de ce que l'on croit s'avoir de soi, plus il est lourd de notre secret.
C'est en cela que l'écriture est une exploration.
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Joe Cornellas
Tu as raison Expo, je crois que je commence à m'interroger au delà de l'histoire elle-même, comprendre ce qu'elle veut me raconter à moi.
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Expos-ito
C'est là où l'histoire devient vraiment interessante.
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C. Kean
Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis, j'en étais là y un an et deux mois, c'est troublant. En fait j'ai compris beaucoup de chose sur mon roman principal quand un membre de ma famille est tombé malade et a commencé à mourir lentement. Des choses se sont mises en mouvements, et ce sont dites d'un passé secret qui n'avait jamais été abordé, et la question d'une histoire pleine de troues, d'absents et de silences. Ce fut mon déclic pour entreprendre la rédaction de ce projet que je me traînais depuis huit ans sans savoir quoi en dire ni quoi en foutre.
Je me dis maintenant que si on raconte des histoires, c'est peut-être parce qu'une partie de la notre, d'histoire, n'a pas pu être racontée.
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Sandrine Manine
C'est très intéressant tout ça. Quand on écrit, on révèle beaucoup de soi, même quand on va dans des directions inattendues ou qui ne nous ressemblent pas a priori. Moi qui débute dans l'écriture (enfin je ne parle pas des multiples histoires que j'ai commencé enfant, et jamais fini), j'ai hâte de voir dans quelle direction mes écrits vont me mener ! Je crois avoir envie d'écrire de la fantasy, parce que c'est ce que je lis depuis toujours, et c'est le monde dans lequel j'aurai aimé vivre, mais qui sait ?
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Marie Tinet
Je suis bien d'accord avec toi @Sandrine nos écrits révèlent beaucoup de nous. D'ailleurs, ça me fait un peu bizarre quand j'apprends que des proches m'ont lu, j'ai l'impression de leur révéler un "moi" qu'ils connaissent si mal :)
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Joe Cornellas
D'où aussi mon aversion pour les textes à la première personne, qui rompent encore un peu plus la distance entre l'auteur et le personnage principal...
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Marie Tinet
Ah, ah, c'est justement ce que j'aime avec la premiere personne, cette impression de me donner au lecteur, de me révéler davantage... Par contre, je trouve ca plus compliqué a écrire, peut etre pour cela justement...
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Expos-ito
Oui, le roman, le conte, le récit fantastique sont autant de formes du corps intermédiaire qui protége l'auteur. Je pense d'ailleurs qu'il peut autoriser ainsi une plus grande vérité.
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Auteur inconnu
Marie Tinet :-)
dans ton dernier commentaire tu as fait un lapsus... "advantage"... au lieu de "davantage"... comme quoi! plutôt amusant ;-))
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Marie Tinet
Mon clavier change des mots quand ils lui plaisent pas. C'est un personnage à lui tout seul !
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Auteur inconnu
Voilà un excellent sujet : le clavier!!!! ;D
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