Suivez, soutenez et aidez vos auteurs favoris

Inscrivez-vous à Scribay et tissez des liens avec vos futurs compagnons d'écriture.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
Image de profil de null

Tocca

Auvergne.
Tocca
Jean-Philippe vit seul à la campagne, enfermé entre sa routine et les pages de ses livres. Il occupe son temps libre en offrant des moments de lecture à ses amis peu ordinaires.
Tel une fleur poussant au milieu du bitume, il peine à trouver la force de s’épanouir. Une simple rencontre suffit à briser son équilibre. En dépit de son handicap, il sera alors forcé d’affronter le regard des autres et de s’ouvrir. Parviendra-t-il pour autant à vaincre sa solitude ?
Un roman sur l’amour et l’oubli, sur la vie et la mort.
432
632
1108
273
Tocca
Dès qu’Alice ouvre un livre, les personnages qu’il contient prennent vie dans la réalité.

Pour son dixième anniversaire, ses parents lui offrent son premier roman policier. Au même moment, un mystérieux tueur en série commence à sévir. Quand Alice découvre ça, c’est la panique ! Elle décide alors de partir à sa recherche pour le neutraliser.

Pourra-elle compter sur Pompon, son chat qui rêve de conquérir le monde ? Comment réagiront ses parents, deux adultes enfermés dans leur quotidien ?



~~ N'hésitez pas à annoter, je suis toujours preneur de retours ! ~~
236
333
714
177
Tocca
Recueil de textes autour du thème de l'écriture et du rapport entre l'auteur* et celle-ci.
Mon but premier est de jouer avec les images, les allégories. La forme n'est pas forcément toujours très travaillée (mais j'accepte volontier les annotations et les critiques !)

(* en l'occurrence, "l'auteur", c'est moi ^^ je ne connais que ma vision nombriliste de la chose, mais sentez-vous libre de commenter pour partager la vôtre !)
121
185
126
86
Tocca
Roman en cours d'écriture (le scénario et les personnages sont construits et clairs dans ma tête, y a plus qu'à donner corps et forme à tout ça). Je publie d'abord le premier jet des premiers chapitres pour avoir des premiers retours sur le style, puis j'aviserai pour la suite.

Au niveau du fond, je reste sur des thèmes qui me sont chers : le rapport aux autres, la famille, la crise existentielle, et tout le tralala qui va avec.
Au niveau de la forme, par contre, j'avais envie de m'amuser un peu plus que sur les deux romans précédents. Il y aura une course poursuite en scooter à poil sur l'autoroute, des aliens, un chien borgne et incontinent, des kidnappings, et pas mal de péripéties rocambolesques.

NB : je suis preneur de toute remarque / commentaire / annotation, même s'il se peut que je ne sois pas rapide pour y répondre ou corriger.
122
210
659
194
Tocca
Recueil de textes dans lesquels je m'amuse avec les mots, leurs sens, leurs sonorités, tout en m'interrogeant sur les ressorts de l'écriture et de l'imagination...
19
24
2
4
Défi
Tocca
Les textes de cette "oeuvre" sont en grande partie inspirés de certains de mes rêves.
Ils s'inscrivent dans un projet de roman en cours d'écriture, qui tourne autour de la question existentielle suivante : qu'est-ce qui définit l'identité d'une personne ? Ses actions réelles ou son imagination ? Ce qu'il fait, ce dont il rêve, ce qu'il craint ? L'image qu'il a de lui-même, ou celle que lui renvoient les autres ?
7
8
1
35
Défi
Tocca

Elle.
Cette femme.
Elle est splendide.
A couper le souffle.
Elle dégage un tel charme.
Ça doit venir de son regard.
Oui, c’est certainement ça : ses yeux.
Des yeux qui brillent d’une grande intensité.
Remplis de vie, pleins de malice, d’énergie pure.
Et son nez, parsemé de quelques légères taches de rousseur…
Pourquoi on appelle ça des taches, d’ailleurs, ça sonne péjoratif.
Pourquoi pas plutôt grains de beauté, poudre de charme, poussière d’étoiles ?
Ça donne envie de passer des heures à l’observer, pour les compter.
Ou même simplement de passer une vie entière à ses côtés pour l’admirer.
Surtout si chaque matin, à son réveil, elle offre un sourire semblable à celui-ci.
Un sourire qui semble dire à la fois je t’aime, fais-moi l’amour, merci.
Un sourire à rendre fou, au point d’aller au bout du monde pour pouvoir le retrouver.
Tout dans son visage invite à cette même folie, ferait perdre la raison à n’importe quel homme.
D’ailleurs, voilà, je l’avoue, ça y est, je suis fou, je suis fou d’elle, fou amoureux !
Non mais regardez-la, regardez bien, elle est parfaite, du bout du nez jusqu’à la pointe de ses cheveux !
Tenez, puisqu’on en parle, ses cheveux, vous avez vu la façon dont leurs boucles encadrent son visage, comme des arabesques ?
Ces merveilleuses mèches brunes qui ondulent sont le plus beau cadre imaginable pour la divine œuvre d’art qu’est son visage !
Divine, c’est sûrement ça son seul défaut : une telle beauté n’a pas sa place auprès d’un simple mortel comme moi.
Ce n’est donc pas la timidité qui m’empêche d’aller la complimenter, c’est la peur de la rabaisser à mon niveau.
Ce serait comme mélanger ketchup et caviar, comme her de boue une table en marbre, comme transporter ses outils de chantier dans un sac Vuitton.
Mais ce sourire, c’est qu’il me pousserait presque à tenter ma chance, au moins pour lui dire à quel point je la trouve belle.
Je ne dois pas être le premier à le penser, c’est même sûr que d’autres ont déjà dû oser lui dire, alors à quoi bon ?
Mais est-ce qu’ils lui ont dit correctement, est-ce qu’ils ont su choisir les bons mots, des mots d’esthète, des mots simples, vrais, beaux ?
Car moi-même, j’en serais incapable, je ne connais aucun mot à même de représenter, traduire, symboliser toutes les émotions que je ressens rien qu’en la regardant.
Même avec des centaines de mots, des milliers, voire tout le contenu du dictionnaire, je ne suis pas sûr d’y parvenir, surtout dans une phrase limitée à trente mots.
Alors plutôt que de lui dire, de l’écrire, de lui chanter, que sais-je encore, je me contenterai de la regarder, de savourer pleinement tout ce qu’elle m’inspire.
Elle a remarqué que je l’observais, je l’ai vue me regarder du coin de l’œil, je l’ai aperçue rougir un peu, j’ai même cru deviner un sourire.
C’est magique, toute la panoplie d’expressions que peut revêtir un visage pour traduire ce qu’une personne peut ressentir, le mélange de gêne et de plaisir, de doute et d’excitation.
Mais je me fais sûrement de fausses idées en interprétant ainsi son attitude, j’ose m’imaginer lui plaire alors qu’elle ne voit peut-être en moi qu’un sale pervers de plus.
Alors que faire, sachant que notre train arrive dans cinq minutes, et qu’une fois à quai je n’aurai plus l’occasion de l’aborder, et je la perdrai alors de vue à jamais ?
Que faire à part profiter de ces derniers instants passés face à elle pour continuer à l’admirer, à la contempler, à graver son image dans ma mémoire pour pouvoir ensuite me délecter de son souvenir ?
J’essaierai de mémoriser tous les détails qui font le charme de son visage, des imperceptibles mouvements de sa bouche aux plus légères ondulations des rides d’expression, en passant par la fine texture de sa peau.
Et son regard, surtout, ce regard, j’y plongerai encore et encore, jusqu’à m’y noyer, pour capter toutes ses expressions, le mouvement des yeux, l’infime variation de la dilatation des pupilles, la position des sourcils.
Tous ces détails font que chaque personne est unique, tout en offrant un ensemble infini de petites variations, comme si à chaque instant, à chaque nouvelle pensée, à chaque nouvelle sensation, c’était une nouvelle personne qui se dévoilait.
C’est comme ça que je souhaite l’enregistrer dans mon souvenir, pour que mon imagination ne se lasse jamais d’elle, que je puisse toujours ressentir l’intense émotion de celui qui découvre l’amour pour la première fois.
9
7
2
14
Tocca
Recueil de textes courts, sans autre thème commun que l'imagination, et sur cet autre regard qu'elle nous permet de porter sur le monde qui nous entoure...
6
8
22
6
Défi
Tocca

Je suis un chat.
Mon activité de prédilection est l’absence d’activité. Je suis maître dans l’art de ne rien faire, je me délecte du simple fait de regarder le temps passer. S’il n’y avait personne pour me déranger, j’y occuperais mes journées entières. Certains voient ça comme du temps perdu ou gâché. Mais est-ce vraiment le cas lorsque ces moments sont si pleinement savourés ?
Je suis un chat.
Je suis indépendant. Je n’ai besoin de rien, sinon de temps. Je n’ai besoin de personne, seulement de moi-même. Je regarde les autres de haut. Pas par mépris, pas par dédain, mais par indifférence. Je les regarde comme un humain regarderait des fourmis. « Tiens, c’est intéressant, mais au fond je m’en fiche complètement ». Je n’ai pas besoin d’interaction avec eux.
Parce que je suis un chat.
Bien sûr que oui, j’ai besoin d’interactions. Témoignez-moi de l’attention. Voyez-moi comme une créature unique, exceptionnelle, géniale. Faites-le moi savoir. Donnez-moi un peu de tendresse, allez, une caresse, là, voilà, parfait, mais comme ça hein, pas autrement, juste un petit câlin, éventuellement tapotez un peu, gratouillez un peu, mais pas plus loin qu’ici, il ne faut pas abuser non plus, je ne suis pas une créature facile.
Non, je suis un chat.
Maintenant stop. Plus de caresses. Merci c’est bon, j’ai eu ma dose. Oh, n’allez pas croire que je ne sais pas ce que je veux. Je le sais mieux que quiconque, je n’ai que faire de vos leçons. Mais je ne m’intéresse qu’au présent. Je suis incapable de savoir ce que je voudrai l’instant suivant. Et à vrai dire, ça ne m’importe absolument pas. Chaque chose en son temps.
Et là, en l’occurrence, je suis un chat.
Je n’ai rien à vous donner. Je vous aime trop peu pour ça. Non. Ne vous méprenez pas. Ce n’est pas que je ne vous aime pas, que je vous déteste. C’est que je me moque de vous et de ce que vous pouvez penser. J’espère que vous n’attendiez rien de moi. Estimez-vous déjà heureux de me connaître. Oui, éventuellement, si vous avez vraiment besoin de quelque chose en échange de l’attention que je vous réclame par moments, enorgueillissez-vous du fait de me connaître. Allez-y, parlez de moi ! Après tout, que pouvez-vous trouver de plus riche que ça ? De dire aux gens que vous fréquentez quelqu’un comme moi, de leur raconter ce que je fais de si spécial, comment je vis, comment je mange, comment je rêve, de partager des images à la gloire de mon ego sur vos réseaux sociaux.
Je suis un chat, quand même !
Bon, évidemment, je ne fais rien de si spécial. Rien de plus exceptionnel que les autres. Je suis exactement comme eux, dans le fond. Comme vous. Mais à mes yeux, je suis unique. Et ne vous avisez jamais de prétendre le contraire devant moi, ni même dans mon dos. Je finirais par le savoir, par le sentir. Et alors, je sortirais les griffes. Je suis rancunier, vous savez. Je mets beaucoup de temps à donner ma confiance, je ne la confie d’ailleurs jamais vraiment, jamais totalement, jamais longtemps. En revanche, je suis très rapide pour mépriser. Trompez-moi une fois, une seule, et vous m’aurez perdu à jamais. Et vous ne me manquerez pas. Ce serait dommage, n’est-ce pas ? Parce que, regardez, je suis tout beau, touchez, je suis tout doux, écoutez, je ronronne tout tendrement. Qui d’autre que moi peut vous apporter, ça, hein, qui ? Si vous vous y prenez correctement, vous sentirez tout le bien-être que je dégage et que je véhicule. Mais pas pour n’importe qui. Pas n’importe quand. Et pas n’importe comment. C’est moi qui choisis, c’est moi qui décide, et personne d’autre.
C’est que je suis un chat, vous voyez.
Je vis ma vie. Vivez la vôtre. Quelle qu’elle soit, pourvu qu’elle ne vienne pas empiéter sur la mienne. Sur mon confort, mes habitudes, mon territoire. Ici, c’est chez moi. Là-haut aussi. Tout comme là-bas. N’y mettez pas les pieds, je le sentirais. Et dans ce cas, je partirais. Je saurais très bien reconstruire ma vie sans vous, ailleurs, tout oublier et recommencer à zéro. Je n’ai pas d’attaches. Surtout pas à vous. Alors ne vous attachez pas non plus. N’allez pas reposer tout ou partie de votre bonheur sur mes épaules, ça ne tiendrait pas. C’est un conseil. Car dans le fond, ça m’est égal. J’essaie juste de vous paraître un minimum amical pour mériter ma petite friandise, ma petite caresse, ma petite attention.
Je suis un chat.
Ron, ron.
Aimez-moi. Oubliez tout, ne pensez à rien, et aimez-moi, juste un instant, juste là. On n’est pas bien, comme ça ? Qu’est-ce que je racontais, déjà ?
Ron, ron.
Je suis un chat.
2
0
0
3
0