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Gobbolino

France.
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Défi
Gobbolino
Dick Burman n'est pas un détective. C'est LE détective par excellence. Imaginé par un collectif d'auteurs sous-payés ne connaissant du travail en question que photos tirées de films de Hitchcock et Roger Rabit, et en plus pas fichus de se mettre d'accord, il représente l'Homme, le Vrai, le Privé dans toute sa splendeur... plus ou moins.
Bien évidemment, ses créateurs ignorent que tout être imaginaire une fois inventé se retrouve à vivre sa vie à Onceupponatime, capitale de la Fiction.
Dans le temps, à ce qu'on dit, les choses étaient plus simple. Il y avait des murailles, des châteaux forts, des créatures mythiques sautant de nuages en nuages et détruisant les chaumières des sorcières et les huttes des animaux magiques et autres lièvres dans la lune tous les quatre matin. Maintenant, il faut se serrer. Il y a eu beaucoup trop de nouveaux, depuis l'invention de l'imprimerie. Et qui dit nouveaux habitants, dit nouveaux crimes.
C'est là que Dick entre en scène.
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Gobbolino
Si la vague n'arrive pas tout de suite.
Si la vieille prend le bon chemin.
Si les sortilèges fonctionnent.
Alors vient demain, semblable à aujourd'hui
Voilà tout ce qu'elle souhaite : un fragment d'éternité.
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Gobbolino


Ce n’était pas que quelqu’un ne s’était jamais posé la question. Les questions ? C’était que quelqu’un ne l’avait pas formulée. Qui l’aurait voulu ? Bruisser de tels mots, c’aurait été se condamner à la recombination. Pourtant, elle était nichée dans la sève comme un chancre, cette question : par en-devers, derrière les hommages, les mémorations, les souvenances et les rattachements ; en rebique des assurances et des rhizomes et bien sûr au cœur de cette peur abjecte au simple mot de recombination.
Il aurait fallu à NaEtHINa du temps pour apprendre, afin de posséder un état premier d’ignorance, une extériorité avait d’être Uni, avant d’être le tout dans l’un, d’être la racine, le tronc et les branches ; le bourgeon, la feuille, et la sève. Cela l’aurait soulagé. S’il avait appris le souffle, alors il aurait pu l’oublier. Mais le souffle avait toujours fait parti de lui, comme le corps du tronc premier, comme les graines des troncs futurs.
Quand cesse-t-on d’être soi ?
Quand cesse-t-on d’être ?
Les questions. La question ? avaient toujours été en NaEtHINa, c’était donc que QiNa, HoDuFeHi, LeLeMeEt et NaDengGo en avait eu connaissance avant. Il ne suffisait pas de blâmer NaDengGo, avec son excroissance étrange, signalée à l’opprobre par ce « ng, comme une séparation dans le souffle de son nom pour la, les, lui avoir transmises. Les Racines avaient veillé à effacer cette éruption avant de permettre sa continuation, et le « Na » enté à NaEtHi était déjà si faible, si réduit, qu’il y avait peu de chances qu’il reparte un jour, surtout à l’orée de la saison sèche.
Peut-être était-ce cela qui avait réveillé la question dormante en NaEtHiNa. Car si elle était en lui, elle était en tous : en ses prédécesseurs, ses liés par le pied commun, et même dans les Racines, dans ces vénérables aux nom si longs que le souffle s’enroulait sur lui-même plusieurs jours durant afin d’une citer toutes les particules.
Et malgré cette certitude, à cause de cette certitude, NaEtHiNa ne pouvait se résoudre à dire quoi que ce soit, car il serait entendu de tous, et alors ce serait sa fin. Chacune de ses part serait arrachée, puis entée à d’autres, loin, si loin, au-delà de la pente qu’il occupait actuellement, et malgré le Tout, lui ne serait plus jamais car chacun de ses morceaux serait recombiné à d’autres pour créer de nouvelles entitées, à condition que les Racines ne décident pas, comme pour NaDengGo, de respecter la la forme du souffle, en le privant de son élan.
Le monde était-il vraiment ainsi depuis toujours, habillé de certitudes pour cacher le vide, rongé d’un côté par la peur de l’absence pour mieux la nier de l’autre ?
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