Scène 2 - (2/2 - NSFW)

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Les versions diffèrent, alors je ne sais pas qui s’est approchée de l’autre la première, qui a fait ce petit mouvement qui a tout déclenché. En revanche, ce que je sais, c’est qu’au bout du compte, la jeune mage se jeta sur l’elfe et l’embrassa – là toutes les versions se rejoignent.

Loin de se dérober, Wenzaëlle savoura ce délicieux contact, entrouvrant ses lèvres pour donner à Kaelys un libre accès à sa bouche et à sa langue. Elles se caressèrent la nuque, les joues, le cou, sans cesser de se bécoter, puis il y eut un regard commun, deux sourires complices et une question simple :

— Tu… tu veux aller plus loin ? demanda la magicienne non sans une certaine appréhension.

L’elfe hésita, sans doute un peu gênée par cette proposition.

— Pourquoi pas, ouais… répondit-elle prudemment.

Formuler la chose rendait celle-ci moins bizarre à ses yeux.

— Ouais, je crois… reprit-elle avec plus de certitude tandis qu’un sourire coquin apparaissait progressivement sur son visage. Carrément même !

L’idée venait de faire son chemin. Wenzaëlle ne put alors se retenir d’enlacer son amie et de lui offrir un baiser passionné. Leurs langues s’entremêlaient à nouveau tandis que deux paires de mains commençaient de part et d’autre à s’aventurer le long de leur dos, sur leurs hanches, leurs fesses.

Puis Kaelys s’insinua sous le bustier de l’elfe qui, excitée par ce contact charnel, chercha à enlever la robe de sa partenaire.

— Fèl ! Mais ça se défait comment ce truc ?! pesta-t-elle en y arrivant pas.

La magicienne éclata de rire, recula, puis dénoua un lacet. Le vêtement coupable glissa alors le long de ses hanches tandis que Wenzaëlle – qui n’en avait pas perdu une miette – retirait ses propres frusques à la hâte. Toutes deux étaient superbes et désormais complètement nues.

Et là, Kaelys se lança dans une demande un peu particulière…

— Hum… Est-ce que… je peux toucher tes oreilles ? Je les ai toujours trouvé sexy… avoua-t-elle tandis que son visage s’empourprait.

— Sérieux ? s’étonna l’elfe, sourcil levé, avant d’éclater de rire devant la mine coupable de la rouquine.

— Aller… se vexa à moitié cette dernière en attaquant l’aine de son amie avec les doigts. C’est pas si bizarre !

Ne pouvant cesser de rire, Wenzaëlle battit en retraite avant de s’avouer vaincue.

— Hahaha ha… Vas-y… haha… fais-toi plaisir, mais… ha ha… arrête tes chatouilles !

L’elfe tendit son oreille et, satisfaite, Kaelys se mit à parcourir le contour de celle-ci du bout de son index en s’attardant naturellement sur la pointe. Wenzaëlle, qui observait le visage soudain très concentré de la rouquine, sentit monter en elle une vague de désir qui se traduisit rapidement par une nouvelle étreinte.

Sans vêtements, chacune profitait désormais au maximum du contact de leur peau nue contre le corps de l’autre. Leurs caresses étaient douces et sensuelles, mais elles leur avaient ouvert l’appétit, elles en voulaient plus.

Sans surprise, les deux jeunes femmes se retrouvèrent bientôt étendues sur les draps de l’elfe, Kaelys chevauchant cette dernière. Ses yeux pétillaient de désir.

Allongée sur le dos, Wenzaëlle s’attarda beaucoup sur les seins de son amie, pétrissant chacun d’eux avec beaucoup de plaisir. Elle éprouvait d’ailleurs tant de satisfaction à les peloter, qu’au bout d’un moment, Kaelys – qui était jusque là occupée à léchouiller le creux de l’oreille de sa partenaire tout en émettant quelques gémissements tout à fait craquants – s’écarta légèrement pour regarder, sourire aux lèvres, les mains de l’elfe qui ne quittaient plus sa poitrine.

— Quoi ? s’offusqua gaiement Wenzaëlle en remarquant qu’elle était observée. J’ai jamais couché avec une fille, je profite des différences !

— J’ai rien dit, s’amusa Kaelys. Ceci dit, tu peux profiter d’autres différences aussi, tu sais…

La magicienne guida alors délicatement l’une des mains de son amie à la rencontre de sa chatoyante toison rousse, puis, un peu plus loin, d’une fleur déjà bien humide.

— Oh putain ! lâcha Wenzaëlle. Ça m’excite grave, ça…

— Mmmh…

L’elfe se redressa pour sucer un mamelon tout en entamant un lent mouvement de va-et-vient avec son poignet.

Kaelys tenta de se contenir aussi longtemps que possible, mais au bout d’un moment, elle ne tenait plus. Elle repoussa alors son amie avant de la couvrir de baisers. Son cou, ses seins, son ventre finement musclé… Tout y passa jusqu’à descendre sur l’intérieur de ses cuisses. Sa partenaire était bouillante et la jeune femme s’en amusait, elle prit son temps.

Puis un coup de langue bien placé arracha un long gémissement à l’elfe.

D’autres suivirent. Wenzaëlle n’en pouvait plus, la sensation était délicieuse, elle n’avait jamais ressenti quelque chose comme ça. Elle se cambra, haleta, attrapa et serra la main de son amie tandis que cette dernière s’appliquait à poursuivre son œuvre.

— Fèl ! souffla l’elfe. C’est trop bon ! Mmmh…

Le premier spasme arriva peu de temps après, parcourant son corps en une explosion de plaisir brut. L’orgasme fut intense et durant celui-ci Wenzaëlle serra encore plus fort la main de sa bienfaitrice, qui finit par remonter se lover contre son amante avec un sourire rayonnant.

En voyant celui-ci, Wenzaëlle ne put s’empêcher d’embrasser à nouveau la rouquine.

Et puisque c’était à son tour désormais de vouloir donner du plaisir à sa partenaire, l’elfe mit cette dernière sur le dos et commença à lui effleurer l’entrejambe tout en mordillant un de ses tétons. Elle se servit ensuite de sa propre expérience – avec les hommes comme en solitaire – pour chercher – et trouver – ce qui déclenchait son amie.

Bref, on va pas y passer trois chapitres, la soirée se poursuivit sur de nouveaux gémissements, quelques gloussements complices, de douces caresses et, au bout du compte, un sentiment de plénitude partagé.

Le truc, c’est qu’au petit matin, elles se réveillèrent, toujours aussi nues, dans les bras l’une de l’autre, mais avec une étrange sensation : ça leur faisait bizarre. Surtout à Wenzaëlle, vu qu’elle assumait pas.

— Fèl ! Euh, héhé… paniqua l’elfe en s’écartant de son amie. Je, euh… Je sais pas ce qui nous a pris hier soir, mais euh… on est d’accord, ça reste entre nous, hein ? On… On fait comme s’il s’était rien passé, non ?

Malgré l’amusement que pouvait représenter la découverte d’une Wenzaëlle à ce point déstabilisée, Kaelys eut du mal à cacher sa déception.

— Ah… Oui, bien sûr. Ça… ça devait être le vin, haha…

En fait, la jeune mage comprenait très bien ce qui s’était passé. L’elfe lui plaisait et, peu à peu, elle en était tombée amoureuse. Au fond d’elle, elle le savait depuis un moment déjà.

La lanceuse de lames, elle, était perdue.

— On… On continue à s’embrouiller devant mon frangin pour pas qu’il se pose de questions ? demanda cette dernière, encore hésitante.

— D’accord, acquiesça simplement Kaelys, qui ne voyait rien d’autre à répondre.

Du coup elles se rhabillèrent dans un silence gêné jusqu’à ce que Wenzaëlle ne reprenne la parole pour éviter le malaise.

— Tu sais, je voulais te dire… Je suis contente que tu sois là.

Cette simple phrase suffit pour illuminer le visage de Kaelys.

— Ça veut dire que je peux rester squatter ? s’empressa-t-elle de demander.

— Rah ! Oui, ça veut dire que tu peux rester, râla gentiment Wenzaëlle. Mais s’il te plait, me lâche pas dès que le contrat se termine, OK ?

— Mais c’est toi qui m’avais dit de partir !

— Bla bla bla… s’amusa l’elfe.

— Wen ?

— Quoi ?

— Merci de pas m’avoir laissé tomber hier, sur la terrasse.

— Ouais, ouais… C’est juste que ça m’aurait fait chier que tu crames ma piaule, hein…

Et voilà sur quelles bases toutes deux partirent retrouver Araën pour entamer leur enquête. Et je vous rappelle, au cas où vous auriez oublié, qu’il s’agissait de trouver qui foutait le feu aux entrepôts de cervoise de la cité, bordel !

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