7.

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Paris

Sam étala sur la table de la cuisine les dossiers dénichés par Alex Forgeat. Il comptait bien examiner chacun d’entre eux et trouver une faille. La psychologue était sans aucun doute méticuleuse, mais pas enquêtrice. Et elle ne disposait pas des moyens de la police. Dix-huit affaires étalées sur ces derniers mois. Autant de situations, de possibilités, de vies parfois bouleversées. Pour l’instant, ils n’étaient que des noms sur le papier et ce détachement satisfaisait l’inspecteur. Néanmoins, il savait que ça ne durerait pas. Tôt ou tard, il associerait des visages, des voix, des parcours. À charge pour lui de maintenir une distance. Distance nécessaire, voire indispensable.

Six heures du matin, un café à la main, l’inspecteur lisait les rapports dans l’ordre chronologique, prenant des notes, inscrivant des questions, des pistes à creuser. Trop à son goût. Il ignorait pourquoi il suivait l’intuition de cette femme. Il devait prendre sur son temps libre, mener des recherches officieuses, laisser de côté ses autres activités. Tout ça pour quoi ? Non, pour qui ? Pour une psy persuadée d’avoir détecté des anomalies. Le quadra frotta sa joue râpeuse et expira bruyamment. Était-ce parce que le patron lui avait sommé de coopérer ? Ou bien à cause de l'attitude du docteur ? Sam tenta de se persuader du bien fondé professionnel de sa démarche. Il suivait les ordres. De plus, elle avait titillé sa curiosité, réussi à éveiller son instinct de flic. En aucun cas, il ne s’avouerait qu’Alex en était la cause. Le docteur Forgeat ! se reprit-il aussitôt.

Deux heures de boulot et Sam déterrait plus de questions que la veille. Une bonne chose en soi. Il détenait des pistes, des éléments à éclaircir. Autant de moyens de plomber ses idées. Mais bon sang ! Ces affaires ne pouvaient-elles pas être limpides ? Il désirait tant qu’elle se trompe ! Et voilà ! Maintenant il devrait la côtoyer plus que nécessaire, par décence et loyauté. Trop tard pour l’écarter même si ses tripes lui hurlaient que c’était la meilleure chose à faire.

Sam se leva, engourdi par sa position, s’étira et remplit sa tasse. Il marcha jusqu’à la fenêtre et se perdit dans les couleurs pourpre des premiers rayons de soleil. Le silence de l’appartement lui pesa soudain. Pas de cris joyeux, de présence réconfortante. Tout se trouvait exactement comme il le laissait. Les murs nus n’affichaient plus aucun souvenir, plus aucun vestige d’un passé sur lequel il avait tiré un trait. Et comme tous les matins, cette ambiance l’oppressait. Il avait besoin d’air, de s’éclaircir les idées. Un peu de marche lui ferait du bien. Il emprunterait une voiture au travail si nécessaire. L’inspecteur se hâta de rassembler ses affaires et de quitter ce havre morose pour rejoindre son bureau, son quotidien.



— Alors Derty, on a une nouvelle équipière ?

— Tu la refuses pas celle-là ! Je vois que tu as des goûts de luxe. On n’est pas assez bien pour toi, c’est ça ?

S’ensuivit un rire gras, repris en écho par le groupe de collègues agglutiné autour de la machine à café. Sam s’arrêta face à celui qui l’avait interpellé et lui décocha un sourire en coin.

— Si je dois choisir entre elle et ta bedaine grandissante, sans parler de ton odeur douteuse, je crois qu’il n’y a pas à hésiter !

Toutes les moqueries se dirigèrent vers le flic ventripotent qui lança, incrédule, un œil aux boutons de sa chemise prêts à céder.

— C’est clair que faire équipe avec elle présente quelques avantages, lança l’un d’eux. De quoi profiter agréablement des temps morts !

— Tu dois bien t’amuser en planque, railla son collègue.

Sam retint une remarque de justesse. Les insinuations grivoises le mettaient hors de lui mais faisaient parties du jeu. Il se força à sourire avant de rejoindre son bureau. L’implication du docteur dans son affaire avait fait le tour du service. Et encore, ils n’étaient pas au courant de tout. En même temps, les bruits de couloir l’importaient peu. Usé par ses collègues, l’inspecteur alluma son ordinateur et ouvrit les affaires en cours, tout sauf une affaire en lien avec elle. Il avait de vraies enquêtes à boucler. Une heure plus tard, il se rendit compte qu’en matière de dossiers à traiter, il réglait surtout de la paperasse. Les théories d’Alex Forgeat restaient accrochées en toile de fond et lui démangeaient l’esprit.

— Derty !

La convocation du chef offrit une diversion bienvenue. Encore un quart d’heure et l’inspecteur se replongeait dans cette histoire de fou. D’un pas léger, il se rendit devant Ernest Deville qui ne leva pas les yeux à son entrée. Apposant sa signature sur des documents, il bougonnait et expirait comme un taureau devant une serviette rouge.

— Asseyez-vous.

Sam obtempéra, peu enclin à le contrarier.

— Sur combien d’affaires travaillez-vous en ce moment ?

— Quatre, si l’on compte celle du jeune Timothée Moulin.

— Bien. À part celle-là, vous donnerez les dossiers à Silas et le brieferez.

L’inspecteur resta interdit une seconde. On lui retirait toutes ses affaires ? Y avait-il eu un incident qui requérait toute son attention ? Ou bien, une bévue commise à un moment ? Il opta pour la première solution, le chef avait besoin de lui sur autre chose.

— Sur quoi vous me mettez ? s’enquit-il, prêt à s’atteler à la tâche.

Deville posa son stylo et planta son regard dans celui de son subalterne. Il grimaça comme s’il hésitait à lui annoncer. Pas bon signe.

— Vous allez travailler exclusivement avec le docteur Forgeat.

— Comment ?

— Elle est venue me trouver ce matin. Elle m’a exposé ses hypothèses et m’a demandé si elle pouvait creuser ces questions avec vous.

— Et vous avez accepté ? grommela Sam.

Il ignorait ce qui l’énervait le plus. Qu’elle cherche un autre avis que le sien ou qu’elle aille voir son patron sans l’avertir.

— C’est tiré par les cheveux, je vous l’accorde, mais ça mérite un peu d'attention.

Ses traits n’affichaient pas la même certitude. Il lui cachait un truc. Qu’elle le fasse chanter, qu’elle ait tiré des ficelles pour obtenir cette faveur, Sam s’en fichait royalement. Elle n’avait pas joué franc-jeu et ne pouvait lui imposer sa volonté comme ça.

— Choisissez quelqu’un d’autre.

Il ne mâchait jamais vraiment ses mots avec son patron, mais c’était la première fois qu’il lui donnait un ordre.

— Vous trouverez au moins une dizaine de flics ravis de bosser avec elle.

— Elle ne veut pas d’un autre policier. C’est avec vous qu’elle veut travailler, tempéra Deville prêt à faire l’impasse sur le ton déplacé de son inspecteur.

Super ! Il devenait le faire-valoir de la psy ! Une belle promotion. Sam serra les dents et retint la réplique.

— D'ailleurs, reprit le commissaire, je n’ai pas à me justifier. Pensez à une chose: c’est que si elle voit juste et qu’on ne l’a pas pris au sérieux, on aura l’air de quoi ?

L'inspecteur hocha la tête, remballa son orgueil et se dirigea vers la porte.

— Derty ?

Deville attendit que Sam se tourne vers lui pour poursuivre.

— Remisez votre égo, elle pensait bien faire. Et tenez-moi au courant.

Toujours furieux, l’inspecteur rejoignit son espace pour récupérer ses dossiers en cours. Il les déposa sur la table de Silas et lui résuma la situation. À voir l’air taquin de son collègue, la nouvelle de son détachement courait déjà dans tous les couloirs. Il comprenait mieux les remarques de cette bande de mecs mal dégrossis. À vrai dire, il se moquait éperdument de leur opinion, il ne se sentait pas moins flic parce qu’il bossait avec le docteur. Ce n’était pas ça qui l’emmerdait. Silas jeta un regard moqueur derrière son épaule et chuchota :

— Tiens, voilà ta copine.

— Ta gueule, laissa échapper Sam.

Il se tourna vers la jeune femme et grinça d’une voix acerbe :

— Mon bureau !

— Première querelle d’amoureux…

L’inspecteur la devança, non sans grimacer à la remarque de son collègue. Alex le suivit, sans prononcer un mot. Il valait mieux pour elle. Sam se retenait à peine de lui demander des explications sur le champ. Le chemin jusqu’à sa chaise lui laisserait peut-être le temps de se calmer. Elle prit place face à lui, et à son grand étonnement n’affichait ni inquiétude, ni surprise.

— Je constate que le commissaire vous a prévenu de sa décision, débuta-t-elle. J'ai agi sans vous prévenir, j'en suis consciente. Mais vous alliez m’aider de manière officieuse. Je connais les règles de la police et pour rien au monde je ne voulais vous mettre en position délicate. Et si c’était à refaire, je procéderais de même !

Sam ne sut quoi répondre, sa colère s’éteignit d’un coup. Il dévisagea la jeune femme, plissa les paupières, suspicieux.

— Ce n’est pas le moment de vous demander un service, je suppose ? lança-t-elle finalement avec un grand sourire.

Sam écarquilla les yeux, hésitant entre rire de son aplomb et l’envoyer balader.

— Vous vous moquez de moi ? ricana-t-il.

L’inspecteur relâcha la tension accumulée depuis le début de la matinée et secoua la tête. Comment évacuer sa mauvaise humeur avec quelqu’un qui plaisantait ? Pourtant c’était bien cela qu’il cherchait. Une bonne engueulade. De toutes les personnes qui lui avaient tapé sur le système, il avait misé sur la seule apte à le désamorcer.

— Je n’ai rien contre vous. Mise à part votre capacité à vous mêler de ce qui ne vous regarde pas, se reprit-il.

— J’ai saisi. Cela ne se reproduira pas.

Quelle plaie cette façon d’acquiescer à tout ! Il resta là, à l’observer cherchant à décrypter ses pensées. Assurance, ténacité, contrôle de ses émotions. Très dangereux mélange. Elle patienta, se soumit à l’examen critique sans ciller.

— C’est quoi ce service ? souffla-t-il enfin.

— Un ami qui occupe un poste d’infirmier aux urgences de l’hôpital Saint-Louis a un souci. Il est venu m’en parler car il sait que je travaille au commissariat, en plus de mes demi-journées avec lui. Il aimerait l’avis d’un professionnel.

— Pourquoi ne pas consulter directement la police ?

— C’est délicat. Il souhaiterait de la discrétion pour l’instant.

Sam soupira. En quelques jours, il était devenu l’enquêteur officieux de tout le corps médical ou quoi ?

— Il va venir ici ?

— Ce serait plus simple si on le rencontrait aux urgences, murmura-t-elle en se mordant la lèvre.

— Quand ? grogna Sam.

— Maintenant ?

L’inspecteur sourit de son audace et se prépara à partir. De toute façon, il n’avait rien d’autre à faire à part répondre aux besoins de la dame.

— On y va en métro, je n’ai pas de voiture.

Elle acquiesça et ensemble ils se dirigèrent vers la sortie.


Durant le trajet jusqu’au quai, Sam garda le silence. Voulait-il la punir ? Il n’en avait pas la moindre idée et pas l’envie d’y réfléchir. Peu habitué à se trimballer un acolyte, il n’avait juste rien à dire. Alex ne l’accabla pas de questions ou de babillages, c’était déjà ça. L’affluence raisonnable à cette heure-ci soulagea l’inspecteur. Il ne manquerait plus qu’il s’agglutine à une foule en sueur pour parachever son humeur. La rame approcha, ouvrit ses mâchoires d'acier et dégueula ses voyageurs. Ils s'engouffrèrent dans l'engin, se positionnèrent au centre, mains sur la barre faute de place assise. La jeune femme ne le quittait pas des yeux, un sourire toujours vissé au coin des lèvres, comme si son esprit détenait la clef de ses pensées. Sam préférait ne pas s’appesantir sur les conclusions hasardeuses qu’elle imaginait. Qu’elle utilise toute sa science sur lui si ça lui chantait ! Il planta son regard ferme, décidé dans le sien. Non, elle ne pénètrerait pas dans son cerveau. Les lèvres d’Alex s’étirèrent et Sam crut déceler dans ses pupilles une chaleur et une connivence nouvelle. Cette proximité forcée leur apportait une intimité dont il ne savait que faire et l’inspecteur se hâta de chasser cette sensation.

— Racontez-moi l’histoire de votre copain, ordonna-t-il sèchement, tandis que l'affreux bip de fermeture des portes grinçait.

— C’est assez vague, débuta-t-elle. Il m’a dit que des choses étranges se passaient : des pathologies qui ne devraient pas se déclarer, des patients qui mouraient lors de leur transfert à l’hôpital alors qu'aucun des signaux vitaux ne paraissait alarmant.

— Il s’inquiète car il y a des malades et des morts aux urgences ? répliqua-t-il, incrédule et un peu narquois.

L'arrêt à la première station fit chanceler Alex, elle interrompit ses explications le temps que les passagers montent.

— Bien sûr que non. Louis travaille depuis des années dans ce service, il a l’habitude. Depuis un mois ou deux, il perçoit une anomalie et je crois qu’il soupçonne quelqu’un.

— Un médecin ? supposa-t-il pestant contre une personne qui venait de le bousculer.

Il se retourna vivement, prêt à invectiver la coupable lorsqu’il découvrit une petite blonde aux yeux bouffis et aux traits tirés. Elle s’affala sur un siège libre et sécha ses larmes comme elle avait dû le faire depuis des heures.

— Non, je ne crois pas. Il ne l’a pas précisé. J’ai juste eu cette impression.

Alex se décala pour lui laisser de la place. Le métro se remplissait à chaque station et, cette fois, si un type lui filait un coup d’épaule, Sam n’était pas certain de se retenir. Il se souvint alors pourquoi il aimait tant sa voiture. La quiétude, la solitude et surtout aucun contact intempestif avec des inconnus.

— Si je comprends bien, il pense qu’un membre du personnel médical intente à la santé ou à la vie de certains patients ? Et il n’en a pas fait part à sa hiérarchie.

— Il préfère avoir votre avis avant, chuchota-t-elle.

La psychologue prit une grande inspiration et s’accrocha plus fermement à la barre.

— Il m’a parlé d’un épisode étrange.

Sa voix semblait étranglée.

— Dites toujours, lâcha-t-il, désabusé.

Sam plissa les paupières, conscient du trouble visible chez la jeune femme.

— Il a été témoin d’un accident près de chez lui, déglutit-elle. Il a porté secours aux victimes et…

Alex s’arrêta et porta une main à son front. Sa respiration s’accélérait et on discernait des gouttes de sueur sur ses tempes. Une crise d’angoisse ? À tous les coups elle était claustrophobe et l’avait tu. Elle lutta pour reprendre son histoire et se concentrer sur ses paroles.

— Et il m’a affirmé qu’une des personnes qu’il a mis dans l’ambulance ne souffrait de rien de grave. Pourtant arrivée aux urgences, elle était morte.

— Une blessure interne peut-être. Vous allez bien ? demanda-t-il.

Elle leva les yeux vers lui et il s’étonna de son regard voilé. Le visage pâle, une grimace de douleur, elle acquiesça sans conviction.

— Les endroits confinés vous angoissent ?

— Bien sûr que non ! s’insurgea-t-elle, tandis qu’elle tentait de contrôler son pouls. Je ne sais pas, je me sens…

Elle chancela de nouveau et Sam l’attrapa par la taille pour l’empêcher de tomber. Bon sang, elle était brûlante !

Alex s'accrocha à son bras, ferma les yeux et inspira à plein poumons afin de recouvrer son calme. Sam, appliqué à la soutenir, inspecta la rame à la recherche d'une place assise. Un seul coup d'oeil, une seconde. Ses bras faillirent lâcher Alex alors qu'il souffla un "putain" plein de panique.

Un vide se creusa dans sa gorge, son pouls frappa à ses tempes devant cette scène irréelle. La douleur et les plaintes enveloppaient le wagon d'un drap terrorisant. Tous les passagers pleuraient. Blottis dans un coin, affalés par terre, la tête contre la vitre ou calée entre les genoux, chacun semblait en prise avec un démon invisible. Un pauvre type frappait du poing sur les portes en hurlant qu'on le sorte de là, sa voisine, apathique, fixait devant elle, inexpressive comme une poupée de cire, les yeux injectés de sang et les joues pleines de larmes. En face, un jeune homme balançait sa tête de façon compulsive, émettait des sanglots rauques et inquiétants avant de se recroqueviller sur lui-même. Un autre, pris d'une crise d'asthme ou de panique, hoquetait en quête d'oxygène, menaçait de tomber en syncope d'une seconde à l'autre. Une rame entière secouée de spasmes et de geignements.

L'inspecteur cligna des yeux au moment où il sentit les doigts d'Alex s'enfoncer dans son avant-bras.

— Alex, murmura-t-il. Regardez le wagon.

— Mon Dieu, qu'est-ce que... souffla la psychologue sans trouver la force de finir sa phrase.

Pourtant elle respirait désormais normalement. Délivrée de son angoisse, elle encaissait à son tour ce spectacle d'effroi. Paralysés, ils fixèrent les passagers, incapables de réagir. Face à eux, une vieille dame tanguait maladroitement, s'avançait dans leur direction. Sam recula d'un pas, tendit le bras pour protéger Alex. Une vaine précaution. L'inconnue tenta un pas vers eux, le visage cadavérique, puis flancha. Elle s'écroula sur ses genoux, implora Sam et Alex d'un regard affreux et s'étala au sol, sur le dos, les mains sur la poitrine, dans l'indifférence générale. Les réflexes reprirent le dessus. L'inspecteur démarra, s'arrêta net. Et s'il l'attrapait ? Perdu dans ses hypothèses, noyé dans les gémissements atroces qui l'entouraient, Sam se concentra et se pencha sur la vieille inanimée. Deux doigts au creux du cou, une oreille à fleur de sa bouche, le diagnostic fut rapide.

— Appelez les secours, ordonna-t-il à Alex.

Il entendit la psy expliquer la situation au téléphone pendant qu’il tentait un massage cardiaque.

— J’actionne le signal d’alarme aussi ?

— Non ! hurla-t-il. Pas dans un tunnel !

Il s’appliqua à lui prodiguer les premiers secours, priant pour se souvenir de sa formation. Il lui fallait un médecin et tout de suite ! S’arrêter en pleine voie aggraverait les choses.

— Je suis docteur, laissez-moi l’examiner, assura Alex agenouillée près de lui.

— Ça ressemble à un infarctus, il nous faut de l’aide et vite. Restez avec elle, je vais vérifier les autres passagers.

Il slaloma entre les bougres paralysés par les pleurs. Une rousse entre deux âges l’attrapa par le bras et gémit. Elle balbutia un pourquoi fébrile avant de sangloter de plus belle. Sam les observa tous, chaque visage prisonnier d’un masque de tristesse portait les stigmates des larmes et de la douleur. Face à un homme armé, il aurait su comment réagir. Que pouvait-il face à cette détresse si soudaine ? Il guetta la sortie du tunnel et se planta face aux portes. Seul, il ne parviendrait pas à maîtriser la situation. Les paumes collées à la vitre, il attendit avec fébrilité la prochaine station. Il devait stopper le métro, mais personne ne devait entrer dans la rame. Main sur la poignée rouge d’arrêt d’urgence, la lumière du quai apparut. Il vit défiler les affiches, les personnes sur le quai, se concentra, évaluant la distance qui restait à parcourir. Il sentit le métro ralentir et dès les prémices de la dernière secousse, actionna la poignée. Les crissements des freins se mêlèrent à la sonnerie stridente du signal d’urgence. Il se retint à la barre, absorbant le choc et se tourna vers Alex. Les yeux rivés aux siens, il perçut toutes ses questions, il se posait les mêmes. Pourquoi pas eux ? Le bruit émis par le métro s’arrêta d’un coup, ne laissant plus que les sanglots et cris des passagers emplir l’espace.

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