Chapitre II - partie 3 (contenu sensible)

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D’un coup je sens sa main s’insinuer entre mes cuisses. Je m’écarte dans un sursaut pour lui faire face. Son visage tourné vers moi sourit mauvais.

« T’avise pas de me toucher, pourriture ! Va baiser ta mère !

- Ma mère ? Tout le monde l’a baisée, ma mère. Depuis longtemps !

- Tu vas voir ce qu’il va t’arriver quand Radim saura ce que tu as osé… »

La première baffe, violente, avec le plat de la main, aussi forte qu’un coup de poing, je l’ai pas vue venir. Je mets quelques secondes à encaisser, avec déjà le goût du sang dans ma bouche. Je l’entend dire « T’inquiète pas, Radim, il est au courant » avec un petit rire malsain, content d’avoir fait passer le message. Et une autre baffe comme un coup de masse, mais toujours avec le plat de la main, comme s’il ne voulait pas trop me marquer. Tout a été arrangé, je viens de le comprendre.

J’essaie de l’atteindre aux yeux mais il me sèche avec un coup de poing au ventre. Je manque d’air et j’ai envie de vomir, la bile me monte aux lèvres. Il dit vas-y Grishka, mets la musique. Et l’autre fais gueuler la stéréo. Je le sens me retourner dans un brouillard larmoyant. Il bloque mes poignets dans mon dos de l’une de ses grosses paluches, attrape mes cheveux de l’autre pour me relever la tête sur le côté, juste pour que je le voie un instant.

« On va bien s’occuper de toi, sale pute ! De la part de Radim ! »

Je rue tout ce que je peux mais il balance mon crâne dans l’accoudoir de la portière, qui cède pratiquement sous la violence du coup. Je repars à moitié dans les vapes. Je le sens mettre ses genoux dans l’arrière des miens. Je ne peux plus bouger. Il prend sont temps pour défaire son pantalon. Putain, j’aurais pas dû mettre une jupe. Il arrache ma culotte. Et le voilà en moi. Bien à sec ce salaud, avant que ma chatte ne s’humecte automatiquement, à ma surprise honteuse, comme pour se préserver.

Mon cri se noie dans les braillements de l’autoradio. J’entends ce fils de putain cracher sur mon trou du cul et y coller son pouce, avant de me sodomiser violemment. Je crois que ça lui fait plaisir, il doit être vraiment très dur car la douleur me fend. La rage me déchire le ventre, me torture la poitrine. Je me sens humiliée comme jamais. Pas par ce qu’il me fait, par qui il est. Faire ça avec un chien ne serait pas pire.

Et puis la trahison de Radim... Quel enfant de salaud ! Et moi, cette conne ! Je commence à me dissocier de ce qu’il se passe dans mon corps, pendant que cette raclure noie mon anus de sa semence pestilentielle. Je me suis bien faite baiser, dans tous les sens du terme. Je me rends compte qu’il essaie de m’attacher les poignets, les liens étaient prêts. J’essaie de me dégager de toutes mes forces mais il m’envoie manger l’accoudoir encore une fois. Finalement il doit s’en foutre de me marquer ou pas. Je le sens peser sur mon dos quand il m’attache les chevilles et qu’il me baillonne.

Ils ont continué jusqu’aux abords de Lyon, en prenant des tours, changeant de place sans ouvrir les portières, dans des aires désertes. Je ne suis plus dans mon corps, qui subit les assauts violents des deux salopards, mais, somme toute, ce ne sont que des hommes, ils ne peuvent pas aller plus loin que le bout de leur bite. Et dans mon malheur, j’ai la chance qu’il doivent avoir instruction de ne pas trop m’abîmer non plus. Je dois encore avoir une valeur marchande. C’est le plus logique. Radim me vend.

Mon moi moral, dévoré de rage et d’humiliation, regarde, impuissant, mon moi organique souffrir des assauts physiques. La colère se multiplie à la douleur. Je vais les faire payer, ces ordures, tous autant qu’ils sont.

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