Le Vertige

Une minute de lecture

Lorsque je te revois, je ne suis que vertige,

Ebranlé dans mon être où naissent mes vestiges,

Ces témoins d'un passé aujourd'hui révolu

Qui ne m'a pas connu et qui m'aurait tant plu.

Mais tu sus, ma Chère, sous tes mots de velours

Atténuer la peine qui me tient tout du jour,

Celle qui m'empêche de me faire une place

Dans ce monde où la vie m'exaspère et me lasse.

Car je suis bien lassé d'un siècle sans saveurs

Criant sa liberté sans aucune valeur,

Où l'argent se fit roi sans porter de perruque

Et le mal condamné sans toucher à sa nuque !

Je suis las de ces jours qui ne sont pas les miens

Sans point de romantisme, en l'amour, qui convient,

Où les hommes enflammés ne voient que des cambrures

Lorsque, moi, je voudrais ne voir que la Culture !

Les hommes et le désir en sont réduits à ça :

Seul compte le plaisir et l'amour cesse là !

Mais tu sus, disais-je, sous tes mots bien choisis,

T'embellir d'un poète en plus de courtoisie,

Et cette sympathie que tes yeux me destine

Dénonce également ce monde qui décline.

Et c'est là le vertige où mon être succombe :

Tu me tiens compagnie, telle blanche colombe,

Prête à panser mon coeur en mes soirs de tristesse

Cependant que mes vers te célèbrent en Déesse...

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