12 - Mia

4 minutes de lecture

Epuisée, dans les bras de mon amant, je me repose. On ne s'est pas adressé la parole depuis qu'on a jouit, ensemble. Et ce silence n'est pas du tout embarrassant, au contraire il est apaisant. Chacun de nous a besoin de se remettre de ses émotions. Ma tête posée sur son torse, sa respiration me berce. Nous sommes seulement recouverts d'un drap, on est toujours nu. Pour le titiller un peu, je repousse le drap et commence à caresser sa demi érection. Je sens son torse tressauter. Je lève tête vers lui en posant le menton sur ses pectoraux ; je l'empoigne. Je fais de légers va et vient sur son érection qui reprend forme petit à petit.

- Tu es déjà d'attaques ? il me demande un sourire en coin.

- Tu m'as dit que tu me baiserais après, je t'aide seulement pour suivre ton programme.

Son regard noirci et sa mâchoire se contracte tandis que l'objet de mes désirs prends de l'ampleur dans ma main. Il n'est pas tout à fait bandé, juste assez pour que je le suce. Je le chevauche, je dépose un baiser sur ses lèvres pour en recouvrir tout son corps par la suite. Je lèche sa peau, recouverte d'un léger duvet noir. Le gout salé de sa peau et sa senteur de musc m'excitent. Bon sang ! Il va me rendre folle. Ses yeux ne me quittent nullement, ils se sont rembrunis. Je continu ma descente vers l'objet de mes désirs. A son pubis, ses poils me chatouillent le menton. C'est à ce moment-là que je me relève, je m'accroupis entre ses jambes. La distance qui augmente entre moi et lui, il grogne. Les yeux écarquillés, il me demande :

- Ou est-ce que tu vas ?

- Me doucher, je suis toute poisseuse, je souris en adressant un clin d'œil.

Sur ce, je me lève en direction de la douche. Au loin, je l'entends grogner de frustration. Je ne lui ai rendu que la monnaie de sa pièce. Il sait maintenant de se sentir ignoré. Contente de mon coup, je me glisse sous la douche sans fermer la porte. Je règle pour me nettoyer à l'eau brulante. Je suis détendue. Cette partie de jambes en l'air m'a détendu, aussi bizarre que ce soit. Etre dans les bras de Nilson, qu'il me regarde avec tant de tendresse, je me suis sentie unique. J'avais l'impression qu'il avait oublié toutes les autres qui sont passés avant moi. Intense... Oui, Nilson est juste intense. Le seul hic c'est ce qu'il a murmuré pendant qu'il jouissait. Je n'ai pas relevé ; il ne s'est surement pas rendu compte qu'il m'a révélé qu'il m'aime. Pour être franche, ça me fait peur, je ne pourrais jamais répondre à ses sentiments. Tout simplement pour avoir une ouverture lorsque je sentirai que notre relation va trop loin.

Ah c'est vrai que vous en êtes au début !? me dit ma conscience avec sarcasme. Elle me zieute par-dessus ses lunettes.

Oui, j'avoue que nous nous somme engouffrés dans cette relation. Et puis, je ressens des sentiments pour lui, ça ne doit pas empirer. Je ne veux pas souffrir. Je sais que j'ai encore la possibilité de partir sans me retourner, cependant cela m'est juste impossible. Je suis incapable de le quitter, j'ai besoin de lui.

Je sens une chaleur sur mes épaules, il est juste derrière moi :

- Qu'est ce qui te fait tant réfléchir, mon cœur ? il me chuchote à l'oreille.

Il commence à m'embrasser dans me cou, en attendant que je réponde ; je passe une main dans ses cheveux. Il se colle à moi, je sens complètement son érection contre mes fesses. Et voilà ! Il suffit qu'il me touche pour que mon corps devient un brasier. L'eau qui coule au-dessus de nous me parait soudainement bien froide. Je me tourne pour lui faire face. Je capture ses lèvres, nos langues se caressent. Il me plaque contre le mur violemment et s'empare de ma jambe pour la soulever. Sons érection s'intercale entre mes jambes, sur mon clitoris. Oh ! Il me caresse à l'aide de son mât, je gémis. Pendant qu'il titille mon bouton, sa bouche attrape un de mes seins. Il le mordille, le suce... Ah ! Mon corps se cambre, mes cris deviennent incohérents... et puis il lâche ma jambe, libère mes seins et recule. J'ouvre les yeux, je ne comprends pas ce qu'il se passe :

- Qu'est-ce que tu fais ?

Ma voix est roque. Ses yeux anthracite me fixe, il a un sourire en coin... Je commence à comprendre. Le batard ! Il m'a mené jusqu'à l'orgasme pour me laisser au bord du gouffre, à la recherche de la libération.

- J'attends que tu termines avec la salle de bain pour me nettoyer.

Il veut jouer ? On va jouer ! je reprends mes esprits et l'embrasse sur la joue.

- La douche est toute à toi, je souris.

Il ne sait pas ce que je lui réserve. Je pars à la recherche de mon sac que j'ai surement laissé tomber dans le couloir quand nous sommes entrés. Ah ! Le voilà, je le trouve dans le salon près du canapé. J'en retire la surprise que je lui avais réservé pour plus tard, mais il ne me laisse pas le choix. Je prends la pochette noire en velours, d'où j'extrait Paul, un vibromasseur violet, de 12 centimètres, fin et légèrement incurvé.

Annotations

Recommandations

Léa Moraud
Cet essai est tout particulièrement destiné aux personnes qui ont connu une relation douloureuse jusqu'à toxique avec un proche.
Cependant, j'aimerai avoir l'avis d'un maximum de personnes, les bons comme les mauvais.

Ceci est le premier texte que je publie et dans ma hâte de vous le faire partager, je ne l'ai pas fait corriger par une tierce personne donc veuillez m'excuser pour les éventuelles fautes d'orthographes ou de syntaxes.
2
2
30
3
Défi
9
14
0
0
Naya-chan

Elle était là, sa chevelure blonde virevoltant doucement dans la fraîcheur du petit matin, assise sur sa souche de bois habituelle.
Je restais un peu en retrait, continuant à l'observer, l'épaule appuyée contre un arbrisseau, les mains dans les poches.
Sa silhouette immobile, penchée vers l'avant, semblait ne faire qu'un avec le paysage. Ses épaules étaient voûtées comme si elles n'arrivaient pas à supporter un quelconque poids posé sur elles.
Elle paraissait triste et comme perdue dans ses pensées, elle ne m'avait même pas entendu arriver. Son sweater bleu, un peu grand, lui donnait une attitude je-m'en-foutisme que, je l'avoue, j'adorais.
Cet endroit, c'était notre repaire, un petit coin de verdure renfermant la source d'un ruisseau serpentant dans la forêt. C'était ici que je l'avais vue pour la première fois, sur sa souche de bois. Auparavant, cette dernière, je me l'étais attribuée, puis elle était devenue la nôtre. Malgré tout ce n'était pas moi qui l'occupais la plupart du temps, je lui laissais et m'asseyais à même le sol, salissant au passage mes vêtements mais, ça, je m'en fichais. Au bout de quelques minutes, elle se rendit compte de ma présence, elle se retourna et planta ses iris bleues océan dans les miennes sans souffler mot. Elle ne montrait, comme à son habitude, aucune émotion. Son regard était vide et, en même temps, si profond et mystérieux... Au bout de cinq petites secondes, qui me semblèrent une éternité, elle reprit sa contemplation de l'eau. Je m'avançai alors et m'assis à terre, comme d'habitude. Elle ne parlait toujours pas et je ne voulais pas troubler ce silence. Je ne bougeais pas, attendant qu'elle commence la conversation. Ce qu'elle ne fit pas... Cette absence de son n'était pas troublante ni gênante et nous aimions tous les deux le silence. Au bout d'un temps indéterminé, que j'évaluais d'environ un quart d'heure, elle dit simplement :
- Salut.
Je la regardai, elle fixait toujours l'eau qui s'écoulait doucement.
- Hum... Salut, répondis-je, perturbé par son attitude.
Je savais que ça ne servirait strictement à rien de lui demander ce qu'elle avait, sauf à la braquer. Alors je me contentais de fixer, moi aussi, le cours d'eau.
- Je vais déménager, m'annonça-t-elle de but en blanc, comme si tout était totalement normal.
Mais, malgré le ton qu'elle employait, je voyais bien qu'elle luttait contre les larmes.
-Tu ne peux pas... chuchotais-je comme à moi-même.
Ça ne faisait qu'un mois qu'elle était là ! Bien qu'elle soit déjà venue occasionnellement auparavant. Seulement un mois qu'elle était entrée dans ma vie et elle avait tout chamboulé. Elle ne pouvait pas partir, me laisser ainsi avec mes sentiments, beaucoup trop forts et beaucoup trop vrais. Elle ne pouvait pas... Mais peut-être devrais-je commencer par le début, non ?
0
0
0
5

Vous aimez lire UneHistoiree ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0