8 -Nilson

2 minutes de lecture

Pourquoi est-ce qu'elle a fait ça ? Pourquoi elle ne m'a pas demandé de lui infliger la douleur dont elle a besoin ? est ce qu'elle me fait confiance ?

La voir en sang a été un choc. Je ne saurais dire si j'étais énervé contre moi ou contre elle.

- Monsieur ? elle chuchote

Je grogne. Je ne veux pas lui parler comme ça, j'ai besoin de me calmer. Et elle veut son maitre, moi c'est Mia que je désire.

- Est-ce que je vous dégoute comme je me dégoute ?

Je lève la tête, gêné. Je glisse mes mains sur ses hanches et la tire vers moi. Elle me regarde, j'avance mon visage sur son ventre et je l'embrasse. Je dépose mes lèvres sur chaque parcelle de son abdomen. Je sens ses mains dans mes cheveux, elle les tire. Elle gémi. Je sens une de ses mains sur ma tête et me repousse. Je tente de comprendre. Je ressens le besoin de l'embrasser, je ne veux pas la perdre mais elle me repousse.

- Répondez-moi, s'il vous plait.

- Tu ne me dégoutes pas. Je t'aime telle que tu es Mia, je veux que tu retiennes ça. A chaque fois que tu vas te faire du mal, chérie, je veux que tu viennes me voir. Je peux t'aider même si nous sommes en froids, compris ?

Elle hoche la tête. Ses yeux s'embuent de larmes. Elle se laisse tomber par terre et me prends dans ses bras. Je la sers contre moi. Bon sang ! elle est brisée et je ne peux pas me défouler sur le responsable, rien que sur moi.

- Il est quelle heure ? elle demande contre moi

Je hausse les épaules.

- Il doit être sept heures.

- Je dois me préparer.

- Je ne vais pas te laisser aller au boulot, tu restes ici aujourd'hui.

- Mais...

Je ne la laisse pas terminer sa phrase. Je me recule et la force à me regarder dans les yeux :

- C'est un ordre !

Je la sens frissonner. Est-ce que je lui fais peur ? à chacune de ses réactions, je peur de mal les interpréter. Je sais c'est complètement idiot mais il suffit que je me trompe pour qu'elle se sente mal dans sa peau.

- Mais John m'a demandé que notre relation n'empiète pas sur mon travail... je ne veux pas perdre mon emploie.

- Ne t'inquiète pas pour ça, John t'apprécie beaucoup et puis je l'appellerai pour lui dire que tu te sens pas bien. Ne t'en fais pas mon chat.

Elle m'adresse un sourire timide. Je dépose mes lèvres contre les sienne dans un chaste baiser. Je finis par soigner ses entailles dans le silence. J'y appose des pensements. Et me lève. Je jette mes gants à la poubelle. Je me tourne vers le miroir. Des gouttes de sang décorent le marbre du sol. La lame de rasoir qu'à utiliser Mia baigne dans une flaque de sang dans le lavabo en pierre. Je dois nettoyer tout ça, je ne peux pas laisser faire la femme de ménage. Je désire que personne d'autre ne connaisse ses failles. Elles sont en sécurités avec moi.

Annotations

Recommandations

Léa Moraud
Cet essai est tout particulièrement destiné aux personnes qui ont connu une relation douloureuse jusqu'à toxique avec un proche.
Cependant, j'aimerai avoir l'avis d'un maximum de personnes, les bons comme les mauvais.

Ceci est le premier texte que je publie et dans ma hâte de vous le faire partager, je ne l'ai pas fait corriger par une tierce personne donc veuillez m'excuser pour les éventuelles fautes d'orthographes ou de syntaxes.
2
2
30
3
Défi
9
14
0
0
Naya-chan

Elle était là, sa chevelure blonde virevoltant doucement dans la fraîcheur du petit matin, assise sur sa souche de bois habituelle.
Je restais un peu en retrait, continuant à l'observer, l'épaule appuyée contre un arbrisseau, les mains dans les poches.
Sa silhouette immobile, penchée vers l'avant, semblait ne faire qu'un avec le paysage. Ses épaules étaient voûtées comme si elles n'arrivaient pas à supporter un quelconque poids posé sur elles.
Elle paraissait triste et comme perdue dans ses pensées, elle ne m'avait même pas entendu arriver. Son sweater bleu, un peu grand, lui donnait une attitude je-m'en-foutisme que, je l'avoue, j'adorais.
Cet endroit, c'était notre repaire, un petit coin de verdure renfermant la source d'un ruisseau serpentant dans la forêt. C'était ici que je l'avais vue pour la première fois, sur sa souche de bois. Auparavant, cette dernière, je me l'étais attribuée, puis elle était devenue la nôtre. Malgré tout ce n'était pas moi qui l'occupais la plupart du temps, je lui laissais et m'asseyais à même le sol, salissant au passage mes vêtements mais, ça, je m'en fichais. Au bout de quelques minutes, elle se rendit compte de ma présence, elle se retourna et planta ses iris bleues océan dans les miennes sans souffler mot. Elle ne montrait, comme à son habitude, aucune émotion. Son regard était vide et, en même temps, si profond et mystérieux... Au bout de cinq petites secondes, qui me semblèrent une éternité, elle reprit sa contemplation de l'eau. Je m'avançai alors et m'assis à terre, comme d'habitude. Elle ne parlait toujours pas et je ne voulais pas troubler ce silence. Je ne bougeais pas, attendant qu'elle commence la conversation. Ce qu'elle ne fit pas... Cette absence de son n'était pas troublante ni gênante et nous aimions tous les deux le silence. Au bout d'un temps indéterminé, que j'évaluais d'environ un quart d'heure, elle dit simplement :
- Salut.
Je la regardai, elle fixait toujours l'eau qui s'écoulait doucement.
- Hum... Salut, répondis-je, perturbé par son attitude.
Je savais que ça ne servirait strictement à rien de lui demander ce qu'elle avait, sauf à la braquer. Alors je me contentais de fixer, moi aussi, le cours d'eau.
- Je vais déménager, m'annonça-t-elle de but en blanc, comme si tout était totalement normal.
Mais, malgré le ton qu'elle employait, je voyais bien qu'elle luttait contre les larmes.
-Tu ne peux pas... chuchotais-je comme à moi-même.
Ça ne faisait qu'un mois qu'elle était là ! Bien qu'elle soit déjà venue occasionnellement auparavant. Seulement un mois qu'elle était entrée dans ma vie et elle avait tout chamboulé. Elle ne pouvait pas partir, me laisser ainsi avec mes sentiments, beaucoup trop forts et beaucoup trop vrais. Elle ne pouvait pas... Mais peut-être devrais-je commencer par le début, non ?
0
0
0
5

Vous aimez lire UneHistoiree ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0