12 - Mia

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Après avoir récupéré mon manteau, je me trouve attablée avec Daniel et Nilson. Gael n'est pas dans les parages, ce qui n'empeche pas mon dominant de poser une main sur mon genou en signe de possessivité. Je le laisse faire. Jaime bien cette chaleur sur ma jambe.

- Alors tu as trouvé ton bonheur ici ? me demande mon parrain.

- Oui, je crois.

- Mia est une vraie masochiste, pour mon plus grand plaisir, dit Nilson, elle a joui alors que je la punissais.

Je rougis, gênée par ce que Nilson vient de dévoiler. Pourquoi est-ce qu'il raconte ça à Daniel ? Ce dernier me regarde surpris par cette révélation. Je tente de changer de sujet :

- Qu'est-ce que tu voulais me dire, Daniel ?

- Je... Je... En fait, il balbutie, je voulais te demander des nouvelles de Bianca ?

- Tu es sérieux là ? je m'emporte. Tu lui brises le cœur et tu viens me demander de ses nouvelles. Comment oses-tu ? Quand je vois ton état, je vois bien que tu as des sentiments pour elle. Alors s'il te plait si tu veux de ses nouvelles, vas le lui demander ! Si tu veux encore d'elle et si tu t'es rendu compte par toi-même que tu l'aimes, vas la voir et expliques lui tout simplement. Sinon laisses la, ce n'est qu'un cœur brisé et je serai là pour la consoler jusqu'à ce qu'elle aille mieux et qu'elle trouve un autre homme qui fera son bonheur, ne t'en fais pas pour ça !

Je suis excédée par son comportement. Il l'aime et c'est le seul qui ne le voit pas. Bon sang !

- Je ne veux pas la laisser tomber, pour être franc. Avec cette séparation je me suis rendu compte qu'elle m'est indispensable. Mais j'ai peur que ce ne soit pas le cas pour elle. C'est pour cela que j'ai préféré t'en parler avant, pour tâter le terrain.

Je ne sais pas quoi dire.

Fermes ton clapet avant de t'énerver trop vite !

Ma conscience me fait les gros yeux et pour une fois j'avoue qu'elle a raison. Je m'emporte trop vite et pour rien.

- Je suis désolée, Daniel. Je n'ai pas vu les choses de cette manière. Tu devrais aller la voir maintenant. Elle est très triste alors si tu pouvais lui enlever ce poids je t'en serais très reconnaissante.

Daniel me sourit :

- C'est beau cette amitié que vous avez toutes les deux. Vous vous protégez l'une l'autre comme si le bonheur de l'autre est la chose la plus importante de votre vie. Je suis heureux que Bianca t'aie comme amie, mais saches que maintenant c'est mon rôle. Je la protègerai, je te le promets.

Je fronce les sourcils. Il veut me voler ma meilleure amie ou je rêve ? Je boue à l'intérieur. Je sens mon cœur tambouriner dans ma cage thoracique et le sang me monter à la tête. J'essaie de calmer la dose d'adrénaline contenue dans tout mon corps. En façade, je reste calme. Je lui souris hypocritement et me tourne vers Nilson qui essaie de m'apaiser en me caressant la jambe par dessous la table.

- Je pense que je vais partir...

Je n'ai pas le temps de terminer ma phrase :

- Je peux te déposer si tu veux, puisqu'on va au même endroit, me propose Daniel.

- Non, répond Nilson à ma place, je dois lui parler.

Je préfère ne rien dire. Il vient de m'eviter un emportement, encore une fois. Je sais que Daniel ne me veut pas de mal mais, sous entendre que je n'aurai plus le rôle que j'ai toujours eue dans la vie de ma meilleure amie me blesse terriblement. J'en ai les larmes aux yeux et je fais tout pour les ravaler.

Je me souviens de ma rancontre avec Bianca. J'étais au lycée. J'ai eu un coup de foudre amical. Elle était nouvelle cette année-là, et nous étions dans la même classe. Comme elle était toujours toute seule après un mois de cours j'ai decidé d'aller lui parler pendant une heure de retenue. À la fin de cette heure là, nous étions les meilleures amies du monde, je connaissais toute sa vie et elle savait une grande partie de la mienne. Depuis, nous nous considérons comme des sœurs, quand l'une de nous fait quelque chose qui ne va pas l'autre le lui reproche. Ca toujours marché ainsi. Et maintenant on me demande de renoncer à ce que je fais le plus aisement : être son amie. Je ne peux pas la laisser tomber. C'est inexplicable. J'ai besoin d'elle et elle a besoin de moi. On est un duo. Cest ainsi et pas autrement.

Je me lève sous le regard perçant de daniel. Tandis que Nilson m'imite.

- Je te previens si tu lui brises le cœur encore une fois, je viendrai dans ton sommeil et je te compresserai les couilles jusqu'à qu'elles éclatent, ok ?

Daniel me regarde avec des yeux ronds. Il hoche la tête et ne dit rien, bien surpris par ma menace.

- Alors maintenant que tout est dit ; bon courage Daniel !

- Merci, je vais en avoir besoin.

Je lui adresse un bref sourire et rattrape Nilson déjà parti.

Dans la voiture, Nilson démarre sans m'adresser un mot. C'est comme hier. Tellement silencieux que ca en devient gênant ; ai-je dis ou fais quelque chose qui ne lui a pas plu ? Comment pourrais je le savoir ? Il ne me dis rien. Cette fois-ci, je ne m'excuserai pas. Je n'ai pas à le faire. Il faut qu'il m'explique sinon nous n'avancerons pas. Certes je ne le connais que depuis hier mais ce n'est pas une raison. Je suis nouvelle dans son monde, il devrait m'aider au lieu de me laisser deviner.

Ne pouvant pas rester mutine, je lui lance :

- Vous aviez quelque chose à me dire monsieur ?

- Non, je voyais que tu commencais a t'énerver alors j'ai essayé de le sauver comme j'ai pu, il me sourit. Mais s'il y a bien une chose qui m'a déplu durant ta conversation avec ton ami c'est que tu ne lui toucheras pas les couilles que ce soit pour les éclater ou pour autre chose, compris ?

Alors c'est ça ! Le fait que je menace Daniel ne lui a pas plu. Je ris. C'est plus fort que moi. Je ris aux éclats. Je ne peux pas m'arrêter.

- Tu te moques de moi ?

- Je n'oserais quand même pas, monsieur, me moqué-je.

Je sens la voiture s'arrêter sur le bas côté. Je regarde autour de moi, nous sommes arrivés ; Nilson détache sa ceinture avant de me faire face – avec une main derrière mon dossier – et de détacher la mienne. Tout d'un coup, mon rire cesse, il m'impressionne trop pour ça. Il défait mon manteau pour la deuxième fois de la soirée. Mes seins sont à la vue des passants. Je les caches :

- Monsieur, s'il vous plait pas ici. On risque de me voir. Je ne veux pas que mes voisins parlent entre eux de ma poitrine.

- Baisses tes mains. Et si jai envie, moi, qu'ils parlent de cette magnifique paire de seins à faire damner un saint. Dis moi, tu es bien à moi, mon chat ?

En attedant ma reponse, il commence a jouer avec l'un d'eux et prend le second dans sa bouche. Oh !

- Mmmh... oui, je suis toute à vous... oh c'est bon...

- Est-ce que tu me fais confiance ?

- Mmmmh...

- Réponds moi.

- Ouiiiii, monsiiieuur.

A cette réponse, il passe une main sur mon intimité. Je me tords de plaisir. Après cette petite séance de caresses, je suis prête à jouir. Il commence a jouer avec mon clitoris. Il le caresse, le pince, le titille. Il fait tout pour me rendre folle de désir.

- Alors laisses moi faire mon ange. Je t'interdis de jouir.

Oh non ! Je ne suis pas loin de l'orgasme.

- S'il vous plait monsieur ! Je ne suis pas loin, je vais jouir !

Et là plus rien, il ne me touche plus. Je reste perplexe. Je ne sais pas où me mettre pendant que lui se remet en place et se rattache. J'ai envie de me plaindre mais je ne veux pas lui paraitre désespérée à ce point. Alors je me tais, je referme mon manteau et je l'embrasse sur la joue. La main sur la poignée de la portiere, prête à partir, il me dit :

- Je ne veux pas que tu te caresses jusqu'à ce qu'on se revoit.

- Quoi ?!

Je n'ai pas pu m'en empecher. Il ne rassasie pas mon envie et je n'ai pas le droit de le faire moi-même. C'est pas juste !

- C'est un ordre, Mia. Si je me rends compte que tu as désobeis, tu seras punie sévérement.

Oh ! ce sera pire que le fouet d'aujourd'hui ?

Intimidée, je lui demande :

- Même pas avec Paul ?

Il fronce les soucils :

- Qui est Paul ?

- Euh... Mon vibromasseur, je lui réponds rouge de honte.

Il se détend :

- Même pas minou. Par contre un de ses jours il faudra que je le rencontre. Il pourrait m'aider.

Oh ! Lui et Paul sur moi, je n'ose même pas imaginer l'orgasme que je pourrais atteindre. Alors espiègle, je lui repond :

- Quand j'aurai rencontré Madame-La-Juge peut-être que tu pourrais faire connaissance avec Paul.

Et je m'enfuis vers la porte d'entrée. Je ne reviens pas de ce que je viens de lui dire. Dans l'ascenseur qui mène a mon appartement je lance un cri de joie et de délivrance. Je me sens libre pour la premiere fois depuis des années.

Je sens des vibrations dans mon sac à main. C'est un message d'un numéro que je ne connais pas.

De : Anonyme

A : Mia Roy

Pas touche à paul tant que je ne l'aurais pas rencontré. Madame-La-Juge est très contente de cette soirée même si elle va donner son verdict sans toi à ses cotés.

Ps : Bonne nuit, minou.

C'est Nilson. J'aime beaucoup quand il est joueur comme ça.

Avant de lui répondre, j'enregistre son numero au nom de "Monsieur".

De : Mia Roy

A : Monsieur

Je lui ai bien proposé de le rendre avec mon aide mais il y a une clause qui complique les choses. Ce n'est pas de ma faute, je vous le promets !

Bonne nuit à vous aussi monsieur

Ps : Ce n'est pas juste que vous ayez le droit de jouir alors que moi je dois attendre

Je remets mon telephone dans mon sac sans attendre la réponse et entre chez moi. Je trouve Bianca et Daniel en pleine discussion sur le canapé. J'ai à peine franchi le pas de la porte que Bianca me saute dessus comme une furie :

- C'est la deuxieme fois que tu ne me donnes pas de nouvelles !

- Je pensais que t'envoyer Daniel était une preuve que j'allais bien, je dis incrédule.

Je sens mon amie se calmer. Elle se retourne vers son amoureux :

- Vous vous etes vu au club ? Tu ne me l'as pas dit...

- Je n'y ai pas pensé.

- Qu'est ce que tu faisais là-bas ?

- Je voulais parler avec Mia. Je voulais savoir comment tu allais et c'est elle qui m'a poussé a venir te voir.

Bianca se retourne vers moi et me prend dans ses bras. Elle me chuchote dans l'oreille :

- Merci beaucoup !

- Alors je suis pardonnée ?

- Oui, oui ! Par contre tu devras me raconter ce qui s'est passé ce soir.

Je lui adresse un vague "oui" et les laisse tous les deux. Dans la salle de bain je me démaquille avant de me désabiller et de me doucher. Je reviens dans ma chambre en pyjama ; je m'allonge dans mon lit apres avoir pris mon telephone. J'y ai trouvé deux messages ;

De : monsieur

A : Mia roy

J'espère que cette clause ne sera plus un problème pour sentir enfin ta main et ta bouche sur ma bite. Pour me sentir à l'étroit en toi...

Ps : La justice n'existe pas dans ce bas monde !

De : monsieur

A : Mia roy

Fais de beaux rêves, minou.

Je ne réponds pas et m'endors encore toute émoustillée.

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C'est qu'elle est bonne celle là...Une ligne indéfinissable, certes, mais un putin de mouvement.
Regarde la bouger, regarde la danser.
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J'ai souvent envie de l'appeler avec des sobriquets vulgaires.
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J'ai envie de me vautrer avec elle, tellement je veux sentir son odeur sur moi, sa présence en moi.
Et dès que je la possède c'est d'ailleurs ce que je fais.
Dans le bar de notre rencontre au début, puis dans le fauteuil chez moi, devant la cheminée, puis je la prend dans mon lit, et nous refaisons à deux toutes les pièces, mais aussi les extérieurs!
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Non.
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 Posée confortablement sur l’assise moelleuse de la balancelle, dans le jardin, je laisse les derniers rayons de soleil, encore chauds pour la saison, caresser mon visage. Un sentiment doux et enjôleur. Je ressens mes tourments s’en aller. Ma peine, quant au quotidien que je subis, disparaît. Je l’imagine s’envoler loin de moi, m’ôtant toute angoisse néfaste. L’odeur enivrante des nombreux massifs fleuris voyage dans l’air jusqu’à mes narines et alors une impression me parvient : celle de ne jamais profiter, comme il se doit, des simples plaisirs que la vie nous offre sans cesse.
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Soudain, j’entends de manière lointaine le téléphone qui sonne, venant perturber ce moment bienfaiteur. Dans mon rêve, comme dans la réalité, une fois que je me trouve réveillée, le chant des oiseaux disparaît, le bruissement du vent dans les arbres cesse également. Je ne perçois plus que cette maudite sonnerie venue enrayer les perceptions qui, quelques secondes plus tôt, me faisaient goûter au charme de mon jardin et du paysage qui l’entoure.
Au téléphone, ma fille à une petite voix et en tant que maman, je comprends que quelque chose ne va pas. Une intonation anormale, un sanglot posé sur un mot, je sais reconnaître ces signes.
Après un peu de repos bien mérité, il est temps pour moi de reprendre le cours de cette vie où l’on ne remarque plus rien si ce n’est ce qui attrait à nos obligations familiales et professionnelles.
Mon rôle de maman m’attend, mais ce n’est que partie remise. Prochainement, un autre instant de douceur me permettra peut-être d’apprivoiser le vent dans mes cheveux, le crépitement des bûches en train de devenir charbon dans le brasier, le chant d’une chouette à la nuit tombée ou encore le bruit du ressac des vagues sur la plage voisine.
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