11 - Mia

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- Est-ce que tu sais, Amelia, ce que je fais quand tu n'es pas gentille ?

Il me fait peur. Je ne peux plus bouger. Il me fait mal. Je pleure. Il me tient par le cou. Je sens son haleine. Il m'a plaqué contre le mur. Je ne peux rien faire. Il me hurle dessus. Je ne peux rien dire. Il a commencé à me toucher sous mes vêtements. Je ne peux rien faire. Il fait deux têtes de plus que moi. Mes yeux sont brouillés par mes larmes. Je veux qu'il arrête. Je veux qu'il parte, qu'il sorte de ma vie. Ma poitrine est secouée par les sanglots. Je ne peux pas crier ni appeler à l'aide sinon ce sera pire. Je le hais. Il me terrifie.

Il m'empoigne par le bras et me tourne contre le mur. Il remonte la jupe qu'il m'a obligé à mettre. Il me tripote. Il me dégoute. J'ai envie de vomir. Il pose un doigt sur mon anus. Non ! il n'est jamais passé par là. J'essaie de me débattre mais il me frappe :

- Reste tranquille ! il grogne.

- Non, je t'en supplie ! Laisse-moi. Je ne veux pas.

- Mon chat, je suis là. Tu es en sécurité. Je te le promets. Quoique l'on t'ait fait, il ne t'arrivera rien tant que je serais en vie.

J'ouvre les yeux. Je retourne à la réalité. J'ai fait une crise d'angoisse. Il y a très longtemps que je n'en ai pas fait. Je me retrouve entre les bras de Nilson. Je découvre qu'il m'a couverte d'un plaid. Je me sens bien dans ses bras. Je n'ai pas envie de me lever. Je ne veux pas croiser son regard. Je ne veux pas de sa pitié. Je sais que je ne vais plus le revoir. Je me sentais bien avec lui.

Mais à contrecœur je me lève. Je prends bien soin de lui tourner le dos. Je cherche mon string qui est abandonné par terre un peu plus loin. Je l'enfile. Je baisse ma robe le plus possible. Je prends une grande inspiration et me tourne vers Nilson :

- Je suis désolée de vous avoir fait perdre votre temps. Je comprends tout à fait que vous ne vouliez pas de moi. Je ne suis pas faite pour être une soumise. Je vous demande pardon, sincèrement.

Il m'écoute attentivement. Je suis à deux doigts de fondre en larmes.

- Je ne crois pas t'avoir dit que je t'abandonnais. Et tu es très mauvaise juge pour ce qui est de ton pouvoir de soumission. Tu ne m'as pas fait perdre mon temps, minou. Au contraire, je suis content de t'avoir rencontré. Puis ma proposition tient toujours.

Il est sincère. Je ne vois aucun faux semblant ni de pitié dans ses yeux. J'y vois juste de la franchise.

Je ne sais pas ce qui me prend mais je me laisse tomber à terre devant lui, je prends son visage entre mes mains et je l'embrasse. Je tente de défaire les boutons de sa chemise. Il me repousse :

- Non, je ne peux pas. Ce n'est pas dans mes règles. Je te l'ai dit je ne couche pas avec mes soumises quand elles me cachent quoi que ce soit.

- S'il vous plait, monsieur.

Je fais pitié de le supplier pour qu'il me baise. Je me sens humilié, c'est un sentiment qui est devenu récurrent dans ma vie. Mais ce sentiment fait d'autant plus mal quand il vient d'un inconnu. Cependant je ne me démonte pas, je repars en proie de sa bouche. Je l'embrasse. Il répond à mes baisers, il a même glissé ses mains dans mon dos. Il me prend dans ses bras. J'ai l'impression que j'ai le droit à un moment intime avec lui à cause de ce qu'il s'est passé précédemment.

Je laisse mes mains sur son torse par-dessus sa chemise. Je ne vais pas plus loin sinon je transgresse ses règles. Et il va encore me punir.

- Est-ce que je peux vous donner ma réponse tout de suite ?

Il me sonde du regard, il ne comprend pas de quoi je lui parle :

- Pour votre proposition d'être mon maitre, j'ajoute.

Il hoche la tête.

- J'accepte d'être à vous, monsieur...enfin si vous êtes toujours d'accord. Je sais que je ne suis pas très docile et je peux comprendre...

Je ne finis pas ma phrase. Sa bouche a déjà capturé la mienne. Je me tais. Je le laisse m'embrasser tout en répondant à ses baisers. Ses lèvres charnues sur les miennes sont un appel à la luxure. Je veux qu'il me fasse du bien - tant que je sens son corps contre le mien. Ses mains sur mes fesses, sous ma robe tandis que les miennes sont agrippées dans ses cheveux. Je sens mon cœur faillir. Je fonds littéralement sous ses caresses. Je n'arrive plus à réfléchir. J'aime ses caresses. J'aime ses mains sur mon corps. J'aime ses lèvres sur ma peau. J'aime ce moment d'intimité que je vis pour la première fois.

- Oh... Enlevez cette règle ridicule s'il vous plait et prenez-moi.

Je m'étonne moi-même des mots que je viens de prononcer. Mais le plus important c'est qu'ils font mouche chez mon amant. Il m'allonge par terre et s'allonge sur moi. Il m'embrasse sensuellement dans le cou. Dans cette position je sens, complètement à travers son pantalon, son érection. Mon dieu qu'est-ce qu'elle est grosse ! Je pose une main sur sa braguette. J'essaie de la défaire mais sa main me stoppe. Nilson arrête de m'embrasser, il me regarde dans les yeux :

- Ma règle n'est pas ridicule. Je ne prends que celles qui le méritent, mademoiselle Roy. Ma bite n'est pas un baisodrome.

Je suis rouge de honte par les mots crus qu'il utilise. J'ai l'impression de me faire réprimander comme une gosse de cinq ans. Je hoche la tête et évite de croiser son regard. Je le sens se décoller de moi et à contrecœur je me relève aussi.

- Tu n'as aucune honte à avoir, mon chat.

Il me prend dans ses bras ; je suis touchée par l'attention qu'il me porte.

- Peux-tu me faire une faveur, demande-t-il, tu as le droit de refuser.

Je hoche la tête.

- Miaule pour moi.

Je fronce les sourcils, pas sûre d'avoir compris sa demande :

- Pardon ?

- Puisque tu es maquillée en chatte, je me demandais si ça m'exciterait un peu plus si tu miaulais. Une simple expérience, rit-il

- Oh...Euh... Miaaaouuu, je ronronne.

Je le regarde pendant que je le fais. Il ne rit plus. Il a repris son sérieux. Ses yeux se sont dilatés un peu plus et son érection est de plus en plus présente entre nous. Je passe ma main sur sa braguette une seconde fois. Toujours impressionnée par la taille que je sens et chuchote :

- Je pourrais peut-être vous soulager avec ma main... ou avec ma bouche, monsieur ?

Je me décolle de lui. Je ne reviens pas de ce que je viens de lui dire. Moi qui n'ai jamais fait de fellations de moi-même.

Amelia ! Un peu de tenue quand même !

Ma petite voix me réprimande, j'en souris. J'ai réussi à la choquer.

- Je ne serais pas contre ta bouche sur ma bite, mais ton ami nous attend. Et puis tu as beaucoup de choses à me dire avant que tu ne la rencontres.

Il me fait un clin d'œil.

Je hoche la tête, déçue.

- Ne fais pas la tête. La patience est mère de vertu, mon ange.

Je ne dis rien, je préfère changer de sujet :

- Est-ce que je pourrais remettre ma veste avant de rejoindre Daniel ?

- Bien sûr. Maintenant que tu es à moi, je ne laisserai pas Gaël se délecter de ton corps.

Je suis donc à lui ! il accepte ; Il n'a pas changé d'avis. Je souris bêtement.

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