15 - Mia

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Je n'arrive pas à bouger ; je sens une chaleur m'envelopper et un poids sur les parties de mon corps. De l'air, j'ai besoin d'air ! J'ouvre les yeux pour découvrir Nilson complètement affalé sur moi. Sa tête repose sur ma poitrine, un de ses bras entoure ma taille comme si je vais m'enfuir et ses jambes sont entremêlés aux miennes. Ainsi je peux sentir son érection du matin contre ma taille. Ce qui me fais sourire.

Dans les bras de ce gras gaillard je ne peux nullement bouger. Je tourne la tête vers le réveil : huit heure quarante-cinq.

- Merde ! je m'écris.

Je secoue vigoureusement l'homme près de moi ; Il grogne.

- On est en retard, Nilson. Faut se lever !

Il ne veut rien entendre, il ressert ses bras autour de moi. Oh mon dieu ! Je suis toute nue dans ses bras. Mon corps réagit au léger frottement des cheveux contre la pointe de mes seins. Oh ! Tous mes muscles se contractent, j'espère qu'il ne l'a pas senti.

- Qu'est ce qui te fait frissonner, mon ange ?

Raté !

Il feint l'ignorance car le mouvement de sa tête contre ma poitrine s'amplifie. Oh ! je me pince les lèvres pour ne pas gémir. Il pourrait me faire jouir qu'ainsi si ça ne tenait qu'à moi.

- Ni... Nilson, on... oh putain ! finis je par m'extasier.

Il a glissé sa main entre mes cuisses. Il salut mon bouton et allume le feu en moi, je ne cesse de bouger, de gigoter. Il ne fait que me frôler de sa main, je n'arrête pas de me cambrer pour concrétiser son toucher. Cependant, il recule ses doigts de quelques millimètres lorsque je lui parais trop près. Anh ! La frustration me gagne. J'ai tellement envie de lui, et je sais que c'est réciproque – l'érection que j'ai contre la hanche en est la preuve.

- Tu réponds très vite à mes avances, chérie. Est-ce que je dois réellement te donner ce que tu désir ?

Je sens de l'amusement dans sa voix, je m'en contre fiche :

- Je t'en supplie... Prends moi !

Je n'ai pas le temps de dire ouf qu'il est déjà sur moi, entre mes jambes ; je les croise autour de sa taille et me cambre davantage. Je le veux en moi. Je veux me rattraper de la veille. Je veux qu'il me guérisse. Je veux savoir qu'il ne m'en veut pas, que l'on repart sur de nouvelles bases... S'Il te plait.

Je ne peux m'empêcher de balader mes mains sur son corps, sa peau dorée est si douce, et le relief de ses muscles me donnent l'impression d'être en sécurité auprès de lui. J'ai cet homme dans la peau, ça ne pouvait pas se passer autrement.

Nous nous regardons dans les yeux, je peux voir que l'amour que je lui porte est réciproque. Son regard anthracite me fait deviner tout l'amour et le désir qu'il a pour moi. Et mon cœur chavire. Je suis foutue ! Je ne pourrais pas le quitter sans payer les frais de ces sentiments. A cette pensée, je le prends dans mes bras et l'embrasse de tout mon être, désespérément... Je l'aime !

C'est à ce moment-là, qu'il décide de me prendre ; il n'a pas de préservatif et je m'en fous. Ce qui compte à ce moment là c'est nous, rien que nous et notre amour. Je lui fais confiance. Il fait de légers va et vient en moi, l'excitation monte d'un étage, nos lèvres ne séparent pas, nos langues dansent un langoureux slow. Pour la première fois depuis des années que je suis épanouie.

* * *

Je sors à peine de l'ascenseur que Bianca me saute dessus :

- Mia, cet après-midi on va faire du shopping ! Tu n'as pas intérêt à refuser ; ça fait trop longtemps qu'on ne s'est pas retrouvé !

Les papillons encore dans le ventre et un sourire béat sur les lèvres, j'acquiesce tout bêtement. De toute façon Nilson n'est pas là en fin de journée : il a un rendez vous avec Mme Schmidt. Mon état de béatitude ne passe inaperçu auprès de Bianca :

- J'en connais une qui vient découvrir le sexe du matin, dit-elle un sourire en coin.

Je ne peux m'empêcher de rougir gauchement ; je ne peux rien lui cacher. Elle m'adresse un clin d'œil qui signifie que je ne paie rien pour attendre. La connaissant lorsque nous serons seules, elle voudra tout savoir.

Je me dirige vers mon bureau, et contre toute attente, Marie, la femme de John m'y attend. Elle m'adresse un grand sourire avant de me prendre dans ses bras pour me saluer.

- Mia, comment vas-tu ? Ça fait si longtemps !

Marie est une très belle femme : blonde, la peau claire et des yeux vert d'eau ; elle est pétillante. Si je ne la connaissais, je me serais dit qu'elle fait partie de ce groupe de femme qui jouent les inaccessible parce qu'elles sont taillées comme un mannequin. Mais avec Marie, c'est tout le contraire et je comprends pourquoi John l'aime et lui a passé la bague au doigt. Cette femme est tout bonnement quelqu'un d'entier, ce que j'apprécie.

- Oui, je lui réponds toute aussi enjouée. Tu es venue aidée John ?

- Euh... Non, en réalité, je suis venue pour toi. Tu sais que ce week end, il y a une fête en l'honneur du Cabinet ?

Je fronce les sourcils, je ne comprends pas ce qu'elle me dit :

- Non, je ne suis pas au courant.

- Ah bon ?! Pourtant je t'ai laissé ton invitation sur ton bureau il y a maintenant plusieurs semaines !

Une enveloppe ? Oui j'en ai bien une dans un tiroir de mon bureau que je n'ai pas encore ouvert. Je l'ai reçu Nilson est venu au cabinet. Je me rue sur le tiroir où je l'ai laissé ; je la retrouve et la brandi fièrement sous les yeux amusés de Marie.

- Je n'ai pas eu le temps de l'ouvrir, je m'explique.

- Du coup j'étais venu pour savoir pourquoi tu n'as pas confirmé, maintenant j'ai ma réponse. Est-ce que tu viendras du coup ?

- Oui, oui, bien sûr ! je m'empresse de répondre.

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