11 - Nilson

7 minutes de lecture

La soirée arrive à sa fin, nous sommes à l'entrée pour saluer l'amie de Mia et son Maitre. Nous nous dirigeons vers ma voiture. Comme depuis que nous sommes sortis de la chambre, j'évite tous contacts avec elle. Car plus elle sera dans l'attente d'attentions plus ses sensations lorsque je la toucherai seront décuplés. Certes, je ne lui ai pas expliqué le concept, mais si elle le sait l'effet sera complètement annulé.

En sortant de l'immeuble, pour rejoindre ma voiture, je la sens se rapprocher de moi. Nos mains se touchent, elle tente de la prendre dans la sienne et je me gratte le menton pour éviter son contact. J'ouvre la voiture et m'y installe. J'allume la radio et la met assez fort pour ne pas l'entendre. Ça peut paraitre méchant mais c'est psychologique moins je lui en donnerais plus elle m'en demandera. C'est comme ça que marche le cerveau humain. Je démarre en route vers l'appartement. Je me concentre partiellement sur la route, j'observe discrètement Mia. Ses jambes se serrent et se desserre en rythme avec son souffle irrégulier. Apparemment mon plan fonctionne à merveille, ce qui me fais sourire.

Lorsqu'elle se tourne vers moi, l'œil inquisiteur, je fais mine de l'ignorer. Agacée, elle éteint la radio et me demande :

- Qu'est ce qui se passe à la fin ?! Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ?

Je hoche l'épaule signe d'ignorance et continue à observer la route :

- Mais parles, bon sang !

Je me tourne vers elle, en haussant les sourcils :

- Et c'est comme ça que tu parles à ton maitre ? je demande.

Elle se rend compte qu'elle vient de faire une faute. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche entre ouverte et à bout de souffle. Je peux voir la pulsation rapide de sa carotide. Elle remet en place droite comme un i. Et elle murmure :

- Pardon, Maitre.

Son regard est fixé sur un point imaginaire au niveau de la route. J'ai bien l'impression qu'elle a peur. Ça me fait bien rire. J'aime la docilité dont elle fait preuve quand nous jouons. Tandis que son caractère en temps normal m'excite aussi.

- Rallume la radio, et ne parle pas tant que je ne t'ai pas donné l'autorisation, j'ordonne d'une voix grave.

Je la vois frémir. Ce jeu l'excite. Elle exécute mes ordres, à la radio il y a une émission qui parles de sexe. Ce qu'il fallait pour augmenter la tension dans la voiture. Nous arrivons dans le parking sous terrain de l'entreprise. Je me gare, éteins le moteur de la voiture et me tourne vers ma soumise.

- Enlève ta culotte et donne la moi.

Elle reste muette, elle soulevé sa jupe pour retirer son sous vêtement et le dépose sur ma main tendue. Elle est aussi rouge qu'une tomate. Après tout ce que l'on a fait jusqu'à maintenant elle est encore timide avec moi. Je froisse la culote blanche dans ma main et la ramené à mon nez, une odeur salée et nacrée s'en échappe. Elle se tourne pour me regarder faire, les yeux écarquillés, les pupilles dilatées, le rose aux joues et les lèvres sèche. Je suis prêt à la prendre là tout de suite, dans la voiture, sur le siège passager. Je résiste ; je glisse son sous vêtement dans ma poche et ordonne :

- Sors de la voiture et suis-moi !

Elle se ressaisie et exécute mes ordres sans les discuter. Comme elle peut être docile quand elle le veut ! je me dirige vers mon ascenseur, elle est dans mes pattes. Silencieuse. Nous entrons dans la petite pièce, elle se place toujours derrière moi. Lorsque les portes se ferme, je me tourne vers elle et la plaque contre le mur, en espérant de tout mon cœur que le gardien est parti faire un tour, et qu'il n'est pas devant les écrans de surveillance.

Je capture ses lèvres et joue avec elle. Je ne perds pas de temps et j'insère ma langue dans sa bouche. Je grogne quand je sens qu'elle me suce la langue. On ne m'a jamais fait cela mais c'est comme si elle me suçait la bite. Je reprends possession de ma langue avant que ce ne soit trop tard. Elle glisse ses mains dans mes cheveux pendant que je lui embrasse la nuque pour arriver jusqu'à sa poitrine. Trop petite pour moi, j'empoigne ses fesses pour la soulever, elle noue ses jambes autour de moi, comme cela elle est pleinement consciente de mon excitation pour elle.

J'entends le scintillement de l'ascenseur ; les porte donnent directement à mon appartement. Je me dirige vers la chambre. Je n'ai pas le temps d'allumer la lumière. Ma bouche se trouve toujours sur le corps de ma bien-aimée. Devant le lit, je la jette dessus. Je m'allonge sur elle. Trop pressé pour la déshabiller, je relève juste son T-shirt noir et tire sur son soutient gorge pour révéler sa paire de seins. Et pendant que je les prends en bouche, je glisse une main sous sa jupe, pour caresser sont petit bouton sensible. Elle commence à gémir de plus en plus fort, je mets mon autre main sur sa bouche pour l'obliger à se retenir. Je relève la tête et repars à la conquête de ses seins après lui avoir dit :

- Tu ne jouis pas tant que je ne te l'ai pas ordonné.

Elle hoche la tête frénétiquement, les yeux fermés et la mâchoire contractée. Je viens seulement de la toucher et elle est déjà au bord du gouffre. Je cesse tout contact et me lève. Je l'observe, elle me regarde, suppliante. Je dénoue ma cravate et retire ma veste, que je jette par-dessus l'épaule. Et très vite le reste de mes affaires la rejoignent. Je me retrouve nu devant elle, et elle ne se fait pas prier pour fixer ma bite avec appétit.

- Touche toi.

Ses yeux reviennent à moi, elle ne semble pas avoir saisi mon ordre. Alors je répète :

- Masturbe toi.

Ce n'est qu'a ce moment qu'elle rougit. Elle se cache derrière ses mains ; je lui rappelle :

- Minou, tu as dit que tu ferais tout ce que je voudrais.

Elle se découvre le visage et me fusille du regard :

- Ce n'est pas du jeu, elle murmure.

- Est-ce que je t'ai donné l'autorisation de parler ?

Elle secoue la tête en souriant. Elle se contente de plier sa jupe sur ses hanches et elle se tourne sur le ventre. Je découvre ses fesses nues. Je me demande ce qu'elle a en tête, quand elle me dit :

- Il faudrait donc que vous me punissez, monsieur. Je propose une fessée.

Un sourire taquin se dessine sur ses belles charnues – comme ses fesses.

- Es-tu sûre de ce que tu veux, minou ?

Elle hoche la tête, les pupilles dilatées. Cette scène l'excite. Je m'assoie sur le lit, et lui ordonne de venir s'allonger sur mes cuisses. Mon érection se retrouve à faire levier contre le ventre de Mia.

- Tu vas compter jusqu'à cinq et ensuite je te prendrai, te ferai l'amour puis je te baiserai. Et tu crieras mon nom.

- Oui monsieur, j'ai hâte, elle s'extasie.

Je ne la laisse pas ajouter quoi que ce soit, ma main s'abat sur sa fesse droite. Je n'ai pas été doux, tellement qu'elle crie de douleur :

- Un !

J'attends quelques secondes pour lui assainir la seconde, plus forte que la première. Un crie lui échappe avant de compter ce coup. Je contemple le rouge de ses fesses dû à l'affut de sang dans cette zone. Je continue avec des coups de plus en plus fort, à tester et repousser son seuil de douleur. Tandis que ses cris deviennent de plus en plus roques mais en aucun cas elle se plaint. Au cinquième coup, je lui retire complètement sa jupe, et l'allonge sur le lit. Son visage en pleurs esquisse un petit sourire :

- Merci, maitre.

Je l'embrasse d'un baiser doux et chaste pour la réconforter. En meme temps je m'allonge sur elle. Mia écarte les jambes, mon gland est en contact avec son puy inondé. C'est à ce moment là que je la sens se débattre, je me recule :

- Le... le préservatif, elle me rappelle haletante.

Je la scrute sans comprendre.

- Je ne prends pas la pilule, elle m'explique.

Sans rien dire, je me penche sur la commode et me sert d'un préservatif dans le tiroir. Je l'enfile et me remet en place. Je me baisse pour l'embrasser, j'arque le dos et doucement je m'insère en elle. J'ai un peu de mal à aller doucement. Mais elle est tellement serrée que je ne voudrais pas lui faire mal. Ses cris sont un aphrodisiaque à mon oreille. Lorsque j'arrive au fond, je fais une pause. Je l'observe, les yeux crispés. Le trajet des larmes qui ont perlés sont toujours visibles.

- Chérie, ça va ?

- J'ai mal, dit-elle la voix tremblante.

- Tu veux que j'arrête ? je demande

Elle secoue la tête :

- Attends, ça va passer...

Je tente de la détourner de la douleur en l'embrassant dans le cou. Je la lèche, la suce, la mordille. Je fais tout cela en m'enivrant de son odeur de vanille. Ce n'est que lorsque je l'entends gémir que je recommence à bouger, de légers va-et-vient. Elle me va comme dans un gant, elle est faite pour moi. Je glisse une main entre nous deux pour augmenter son excitation, pour la voir exploser autour de moi. Et ça ne va pas tarder à faire son effet : ses gémissements sur font plus nombreux et plus forts. Ses mains, qu'elle a glissées dans mon dos, me griffent et ses jambes autour de ma taille m'ordonnent d'aller plus vite ; jusqu'à l'extase. Quand je sens son fruit pulser autour de moi, je ne peux pas m'empêcher de jouir. Et une seule pensée me vient en tête : je l'aime. Pris par une fatigue soudaine, je m'effondre sur elle. Moi qui pensais pour tenir pour un second round.

Annotations

Recommandations

Léa Moraud
Cet essai est tout particulièrement destiné aux personnes qui ont connu une relation douloureuse jusqu'à toxique avec un proche.
Cependant, j'aimerai avoir l'avis d'un maximum de personnes, les bons comme les mauvais.

Ceci est le premier texte que je publie et dans ma hâte de vous le faire partager, je ne l'ai pas fait corriger par une tierce personne donc veuillez m'excuser pour les éventuelles fautes d'orthographes ou de syntaxes.
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Naya-chan

Elle était là, sa chevelure blonde virevoltant doucement dans la fraîcheur du petit matin, assise sur sa souche de bois habituelle.
Je restais un peu en retrait, continuant à l'observer, l'épaule appuyée contre un arbrisseau, les mains dans les poches.
Sa silhouette immobile, penchée vers l'avant, semblait ne faire qu'un avec le paysage. Ses épaules étaient voûtées comme si elles n'arrivaient pas à supporter un quelconque poids posé sur elles.
Elle paraissait triste et comme perdue dans ses pensées, elle ne m'avait même pas entendu arriver. Son sweater bleu, un peu grand, lui donnait une attitude je-m'en-foutisme que, je l'avoue, j'adorais.
Cet endroit, c'était notre repaire, un petit coin de verdure renfermant la source d'un ruisseau serpentant dans la forêt. C'était ici que je l'avais vue pour la première fois, sur sa souche de bois. Auparavant, cette dernière, je me l'étais attribuée, puis elle était devenue la nôtre. Malgré tout ce n'était pas moi qui l'occupais la plupart du temps, je lui laissais et m'asseyais à même le sol, salissant au passage mes vêtements mais, ça, je m'en fichais. Au bout de quelques minutes, elle se rendit compte de ma présence, elle se retourna et planta ses iris bleues océan dans les miennes sans souffler mot. Elle ne montrait, comme à son habitude, aucune émotion. Son regard était vide et, en même temps, si profond et mystérieux... Au bout de cinq petites secondes, qui me semblèrent une éternité, elle reprit sa contemplation de l'eau. Je m'avançai alors et m'assis à terre, comme d'habitude. Elle ne parlait toujours pas et je ne voulais pas troubler ce silence. Je ne bougeais pas, attendant qu'elle commence la conversation. Ce qu'elle ne fit pas... Cette absence de son n'était pas troublante ni gênante et nous aimions tous les deux le silence. Au bout d'un temps indéterminé, que j'évaluais d'environ un quart d'heure, elle dit simplement :
- Salut.
Je la regardai, elle fixait toujours l'eau qui s'écoulait doucement.
- Hum... Salut, répondis-je, perturbé par son attitude.
Je savais que ça ne servirait strictement à rien de lui demander ce qu'elle avait, sauf à la braquer. Alors je me contentais de fixer, moi aussi, le cours d'eau.
- Je vais déménager, m'annonça-t-elle de but en blanc, comme si tout était totalement normal.
Mais, malgré le ton qu'elle employait, je voyais bien qu'elle luttait contre les larmes.
-Tu ne peux pas... chuchotais-je comme à moi-même.
Ça ne faisait qu'un mois qu'elle était là ! Bien qu'elle soit déjà venue occasionnellement auparavant. Seulement un mois qu'elle était entrée dans ma vie et elle avait tout chamboulé. Elle ne pouvait pas partir, me laisser ainsi avec mes sentiments, beaucoup trop forts et beaucoup trop vrais. Elle ne pouvait pas... Mais peut-être devrais-je commencer par le début, non ?
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