8 -Nilson

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Pourquoi est-ce qu'elle a fait ça ? Pourquoi elle ne m'a pas demandé de lui infliger la douleur dont elle a besoin ? est ce qu'elle me fait confiance ?

La voir en sang a été un choc. Je ne saurais dire si j'étais énervé contre moi ou contre elle.

- Monsieur ? elle chuchote

Je grogne. Je ne veux pas lui parler comme ça, j'ai besoin de me calmer. Et elle veut son maitre, moi c'est Mia que je désire.

- Est-ce que je vous dégoute comme je me dégoute ?

Je lève la tête, gêné. Je glisse mes mains sur ses hanches et la tire vers moi. Elle me regarde, j'avance mon visage sur son ventre et je l'embrasse. Je dépose mes lèvres sur chaque parcelle de son abdomen. Je sens ses mains dans mes cheveux, elle les tire. Elle gémi. Je sens une de ses mains sur ma tête et me repousse. Je tente de comprendre. Je ressens le besoin de l'embrasser, je ne veux pas la perdre mais elle me repousse.

- Répondez-moi, s'il vous plait.

- Tu ne me dégoutes pas. Je t'aime telle que tu es Mia, je veux que tu retiennes ça. A chaque fois que tu vas te faire du mal, chérie, je veux que tu viennes me voir. Je peux t'aider même si nous sommes en froids, compris ?

Elle hoche la tête. Ses yeux s'embuent de larmes. Elle se laisse tomber par terre et me prends dans ses bras. Je la sers contre moi. Bon sang ! elle est brisée et je ne peux pas me défouler sur le responsable, rien que sur moi.

- Il est quelle heure ? elle demande contre moi

Je hausse les épaules.

- Il doit être sept heures.

- Je dois me préparer.

- Je ne vais pas te laisser aller au boulot, tu restes ici aujourd'hui.

- Mais...

Je ne la laisse pas terminer sa phrase. Je me recule et la force à me regarder dans les yeux :

- C'est un ordre !

Je la sens frissonner. Est-ce que je lui fais peur ? à chacune de ses réactions, je peur de mal les interpréter. Je sais c'est complètement idiot mais il suffit que je me trompe pour qu'elle se sente mal dans sa peau.

- Mais John m'a demandé que notre relation n'empiète pas sur mon travail... je ne veux pas perdre mon emploie.

- Ne t'inquiète pas pour ça, John t'apprécie beaucoup et puis je l'appellerai pour lui dire que tu te sens pas bien. Ne t'en fais pas mon chat.

Elle m'adresse un sourire timide. Je dépose mes lèvres contre les sienne dans un chaste baiser. Je finis par soigner ses entailles dans le silence. J'y appose des pensements. Et me lève. Je jette mes gants à la poubelle. Je me tourne vers le miroir. Des gouttes de sang décorent le marbre du sol. La lame de rasoir qu'à utiliser Mia baigne dans une flaque de sang dans le lavabo en pierre. Je dois nettoyer tout ça, je ne peux pas laisser faire la femme de ménage. Je désire que personne d'autre ne connaisse ses failles. Elles sont en sécurités avec moi.

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morgaane-mnt


C’était la voisine d’à côté. Je la voyais des fois sur le palier, elle et ses lunettes de soleil à vingt-trois heures.
Elle jouait du piano tous les soirs, vers dix neuf heures. Ce soir là, c’était du Chopin. Je m’étais assise sur mon canapé, comme à chaque fois, avec l’oreille collée à la paroi qui nous séparait, pour laisser la mélodie m’envoûter un peu plus.
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Et là, il y a eu des cris. Un accord horrible est paru à mes oreilles, comme si quelqu’un s’appuyait sur l’instrument. Il y a du verre qui a cassé, le piano a continué de produire des notes loin d’être mélodieuses, comme s’il criait avec la fille.
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Comme si quelqu’un s’allongeait de tout son long dessus.
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Je tends quand même mécaniquement l’oreille tous les soirs à dix neuf heures. Puis je me rends compte que le piano m’a appelé, que la fille m’a supplié. Qu’à travers ses sanglots elle me demandait de venir, qu’à travers ses notes, il m’implorait de la sauver.
Mais j’ai rien fait, et le piano a arrêté de jouer en même temps que sa vie.
C’était du Chopin, ce soir là.
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Défi
chloé17

Je suis la douleur,
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Ni ton âme soeur.
Depuis que tu es petit,
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Tu te perds, et tu cris.
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Car dans ton coeur, rien n'est dans la clarence,
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Entre aller vers la malchance,
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Réponse au défi "Ma vie de caillou".
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