18 -Mia

2 minutes de lecture

- Dommage, moi qui voulais vous parler du rêve érotique que j'ai eu, ce sera pour une autre fois, je dis en souriant.

Je le regarde dans les yeux. L'effet que je lui fais me plait bien. Ses pupilles sont dilatées, sa mâchoire crispée, sa respiration accélérée et une belle bosse s'est formée sous mes yeux. Je tente de reprendre sa main pour continuer mon petit jeu mais il se redresse et m'interdit l'accès à mon jouet :

- Relève-toi et enlève cette jupe, il ordonne d'une voix rauque.

Je fais ce qu'il dit ; je détache la fermeture éclair sur le côté de ma jupe et me trémousse en l'enlevant. J'exagère mes mouvements. Je ne cesse de le regarder dans les yeux pour lui donner envie. Je ne sais pas d'où me vient cet élan de confiance. Sous la jupe, je révèle le string rouge que j'ai choisi conscencieusement sans savoir que je le rencontrerais et me retrouverais dans son salon à lui faire un mini Strip-tease.

Je relève mon chemisier juste au-dessous de mon nombril pour qu'il puisse bien distinguer la main que je passe dans mon entre jambe. J'obtiens la réaction attendue, il grogne :

- Viens me chevaucher !

Je secoue la tête. Je sens mon doigt caresser mon mont de venus. Je le titille. Je me caresse, me donne du plaisir comme si j'étais toute seule. Je ferme les yeux et je pense au rêve que j'ai eu. Lui sur moi. Lui en moi. À travers le tissu, de ma main libre je prends mes seins en mains. Ma respiration s'accélère. Je ne suis plus avec lui : je suis avec cet homme qui m'a fait doucement l'amour, qui ne m'a pas brusqué ou qui ne m'a rien interdit.

- Raconte-moi ton rêve.

Cet ordre me ramène à la réalité de mes gestes. J'ouvre les yeux, je découvre l'homme en face de moi, le regard brillant et une main sur son pantalon en train de se masser son entre jambe. À cette vision, je décide de laisser tomber mon clitoris pour m'enfoncer un doigt, je gémis.

- Je... ooooh .... Un homme me faisait l'amour... nous étions dans le noir...

Tout en parlant je continue le jeu de mes mains dans ma culotte. Je ne suis pas loin de l'orgasme ; il le sait.

- Nous ne pouvions pas nous voir... Mmmh... il me caressait et m'embrassait. J'étais toute nue et il m'a prise, il m'a faite sienne, dans tous les sens. Il me dominait... aaaaaah monsieur.

Je jouis, la tête renversée en arrière, les yeux fermés. Je sens des décharges dans tout le corps. Mes jambes ne me tiennent plus, je me sens tombée jusqu'à ce que des bras me prennent en étau. Je n'arrive plus à réfléchir. Je ne suis que sensations, contre le torse de mon maitre, je me laisse bercer par sa respiration.

Annotations

Recommandations

Bully

    Une libraire de vieux encyclopédies, assaillies par des pensées incompréhensibles, et ne demande à vivre que pour du pain miteux et du beurre fondu. Un asthénique qui ne semble pas percevoir les sentiments amoureux des autres. Un pédéraste trop fou pour continuer d'écrire des romans à l'eau de rose. Des enfants trop niais pour comprendre le sens critique d'une aristocratie contemporaine. Et d'autres personnages, vivants de leurs histoires, et mourants de leurs destins. Sous les rires des uns, et les pleurs des autres, une infime étoile au delà du temps dont émanait un éclat de pureté. 
    Ysée est une adolescente libérée de la société, mais enfermée dans sa propre personnalité. Quand les yeux d'Avram se perdent sur la jeune libraire, il retrouve le goût de l'espérance, sentiment perdu depuis son accident. Ce sont deux oiseaux hors de leurs cages qui se tournent et volent autour d'eux, sans jamais se toucher, jusqu'à ce qu'un simple contact change la donne.

    PREMIER LUNDI,  j u i l l e t
   La mère Argon, tranquillement assise sur son épais siège de velours, s'étendait la nuque sur le dossier, courbé vers l'arrière, et y reposait son visage angélique et blanc, dont les lèvres sensuelles et charnues recouvraient des pommettes qui s'étaient relevés en deux plaines galbées. Elle se reposait un long moment, peut-être vingt minutes puis se redressa sur ses deux coudes, les bras minces. Une lettre était étendue devant elle, déjà ouverte. Le coin interne, dont dépassait une écriture fine et italique avait était déchiré pendant l'ouverture. La lettre paraissait moins blanche, et une tâche de café devenue très claire s'était élargie sur l'ouverture. Cela faisait des mois que cette lettre gisait sur la vieille table en bois, vernie d'un bleu très azur, empilée sous un tas de feuilles. La mère Argon, une femme naturellement douce vivait pourtant dans une rosée d'amertume et de regrets. Et cette lettre lui rappelait sans cesse, chaque veille quand elle s'apprêtait à se poser et à dormir, pour malgré tout, subir volontairement tout ce mal intérieur et psychologique qu'elle voulait ressentir, la nuit puis la journée. C'était comme un goût âcre dans la gorge, un relent désagréable qui lui piquait les yeux, qui lui brisait instantanément les débris de chair dont se composait son cœur. Et cette lettre lui rappelait tout ça, reçu depuis déjà deux ans.
« Bonjour madame Argon, je vous envoie cette lettre depuis un petit village, là, ou plus jeune, j'ai étais recueillie par une boulangère qui vous connaissait particulièrement bien. Quelques années avant, il y a de ça cinq ans, elle m'a révélé avoir était adoptée et que ma mère m'avait abandonnée sans explications, ni sans détails précis. J'ai quelques affaires lui appartement dont son identité. Elle s'appelle Manna Argon. Il me semble que vous vous appelez ainsi, également. Je ne veux pas vous embêter, mais j'aimerais réellement vous rencontrer, voir si je trouve en vous quelque chose qui me serait familier... Bien sûr, si vous n'êtes pas ma mère, je vous laisserai tranquille. C'est une promesse, rassurez-vous.
                                                                                                                  Au plaisir de vous revoir, Ysée Argon. »

Elle était revenue, l'avait retrouvé.
1
0
14
23
Défi
Shiro Yuki
Je me suis toujours demandé, sommes-nous seuls dans l'univers ?
2
5
33
3
Défi
Sangre13
Voici ma réponse au défis Alter égo à ma sauce bien évidemment ^^
1
6
6
1

Vous aimez lire UneHistoiree ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0