13 - Mia

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Je le sens partout sur mon corps nu. Je ne le vois pas il fait noir dans la chambre. Allongé sur moi, également nu, il m'embrasse dans le cou. Ses mains se baladent sur mon corps, et mon ventre se crispe à leur toucher. Je suis mal à l'aise mais je le laisse faire. Je le caresse, je l'embrasse pour essayer de me distraire. Il ne reste pas longtemps sur mon ventre, il baisse sa main entre nous. Je le sens prendre son érection pour la présenter à l'entrée de ma vulve. Je sens son gland entrer en moi et il ne bouge pas. Il me bloque les bras au-dessus de la tête et me pénètre d'un seul coup. Je lâche un cri aigu. Il ne bouge plus, je sens encore la douleur. Il a eu raison de me tenir, je n'aurais pas supporté qu'il aille aussi fort pour notre première fois. Une fois la douleur passée, je commence à bouger mes hanches, signale qu'il peut continuer. Il l'a compris. Je le sens faire des va-et-vient en moi, il grogne. Le plaisir reprend peu à peu, mes cris se mêlent à ses bruits grutaux. Il m'excite, j'ai envie de plus. De toujours plus. Je suis à lui jusqu'à ce qu'il se lasse et ça ne me dérange pas. Je dégusterai tous les moments qu'il me donnera. Mon plaisir est à son apogée. Je vais jouir ; lui aussi. Nous partons tous les deux pour le septième ciel en même temps.

Je me lève en sursaut. Mon dieu, j'ai joui dans mon sommeil. Je me sens essoufflée. Mais qu'est-ce qu'il m'est arrivé ? J'ai rêvé de faire l'amour avec Nilson. Oh ! Et c'était merveilleux !

Je me tourne vers mon réveil : huit heures trente. je me lève à la hâte, pas le temps pour analyser ce rêve, il me reste un quart d'heure pour me préparer et partir au boulot. Je cours dans la chambre de Bianca et ouvre la porte :

- Allez debout ! il est huit heures et demi on est à la bourre ! Dépêches !

Elle grogne, ce qui me fait rire, Bianca n'a jamais été du matin et ça se voit franchement. J'allume la lumière pour être sûre qu'elle va se réveiller et pars me doucher en vitesse. En me déshabillant je trouve ma culotte souillée de mon excitation nocturne. Quand je repense à ce rêve j'en ai des frissons. Sûrement à cause du fait que je n'ai pas eu de relations depuis plus de quatre ans.

La dernière s'est passée durant ma première année de licence. Un garçon que j'avais rencontré en cours, nommé Axel, un gentil garçon. Entre nous ça a duré huit mois. Et j'ai couché une seule fois avec lui. C'était la première et la dernière fois depuis que je ne vivais plus mon enfer. Il m'a quitté peu après notre première fois sous prétexte qu'il ne pensait pas être à la hauteur pour être avec moi. Mais je pense plutôt qu'il n'aimait pas la vue de mon corps nu. Ça le dérangeait, je m'en suis rendu compte quand il m'a déshabillée mais j'ai préféré l'ignorer. Je n'aurais pas dû.

***

J'arrive au travail avec Bianca. Cette dernière s'étant levée du mauvais pied, nous n'avons pas pû parler de ce qui s'est passé hier. Nous avons échangé quelques banalités sur le temps et les habits que chacune avait choisis. Elle porte un chemisier, un jean troué et des baskets blanches ; qui lui allaient à ravir tandis que j'avais mis un fourreau rose pâle, sans collants, une paire de talons et une chemise blanche.

Avec Bianca, nous avons passé un BTS pour être secrétaire de direction puis pour avoir plus de « bagages » nous avons poursuivi sur une licence de droit. Ainsi nous avons été prises chacune comme secrétaires pour un cabinet d'avocats qui venait d'ouvrir : John & Charles Partenaires. Nous y travaillons maintenant depuis plus d'un an et demi.

Arrivées sur notre lieu de travail, comme à son habitude Bianca m'embrasse sur la joue et nous partons chacune dans notre bureau. Je le découvre rempli de dossiers et tout en dessous, je vois une enveloppe à mon nom. Qu'est-ce que ça peut être ? Je la tire, et veinarde comme je suis le tas de chemises tombe à terre. Ils se sont éparpillés. Qu'elle sotte ! Je m'agenouille tant bien que mal pour ramasser le désordre. Je les prends un par un.

- Mia, que faites-vous donc par terre ? me demande mon patron.

Je lève la tête. Je vois un grand blond – qui n'est d'autre que mon supérieur – me surplomber et lui adresse un sourire gêné :

- J'ai fait tomber tout ça, du coup je ramasse, dis-je embarrassée.

Je remarque les hommes derrière lui mais ne les vois pas très bien ; je tente de me relever en essayant de ne pas trop révéler mes cuisses nues. Tout à coup je vois une main entrer dans mon champ de vison. Je lève la tête pour voir à qui elle appartient. Je tombe sur de beaux yeux noirs, une belle bouche charnue. Je suis embarrassée et surprise. Qu'est-ce que fait Nilson ici ? J'accepte sa main avec plaisir et me relève. Comment dois-je me comporter ? C'est la première question qui me vient à l'esprit.

- Merci, dis-je d'une voix rauque.

- Mia je te présente un de mes plus cher amis, Nilson Bousso ; Nilson je te présente la secrétaire Mia.

- Enchanté, dit-il.

Ma main toujours dans la sienne, il me fait le baise main tout en me regardant dans les yeux. J'en frissonne de tout mon corps. Et il se redresse. Je le regarde de haut en bas, toujours aussi beau dans son costard trois pièces bleu marine et sa barbe ; J'ai une envie incontrôlable de l'embrasser là tout de suite. Mais c'est impossible, il ne veut pas que mon patron sache qu'on se connait.

Comment peux-tu savoir ? raille ma conscience

Je le sais parce qu'il lui aurait tout simplement dit qu'on se connaissait s'il avait vraiment voulu. Déçue, je lui adresse un simple hochement de la tête. Je souris au troisième homme et je ramasse les derniers dossiers avant de m'assoir sur mon bureau. Je ne fais plus attention aux hommes qui entrent dans le bureau de mon patron. Avant de fermer la porte, ce dernier me lance :

- C'est possible que tu nous amènes un café s'il te plait Mia ?

- Euh... Oui, oui, monsieur.

- Merci.

Et il referme la porte.

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morgaane-mnt


C’était la voisine d’à côté. Je la voyais des fois sur le palier, elle et ses lunettes de soleil à vingt-trois heures.
Elle jouait du piano tous les soirs, vers dix neuf heures. Ce soir là, c’était du Chopin. Je m’étais assise sur mon canapé, comme à chaque fois, avec l’oreille collée à la paroi qui nous séparait, pour laisser la mélodie m’envoûter un peu plus.
Puis j’ai entendu l’ouverture de sa porte, et une voix masculine et rauque qui hurlait dans l’appartement, recouvrant le son du piano.
Le genre de voix ivre, suave et que les enfants retrouvent dans l’Ogre du Petit Poucet.
Et là, il y a eu des cris. Un accord horrible est paru à mes oreilles, comme si quelqu’un s’appuyait sur l’instrument. Il y a du verre qui a cassé, le piano a continué de produire des notes loin d’être mélodieuses, comme s’il criait avec la fille.
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Comme si quelqu’un s’allongeait de tout son long dessus.
Le bruit s’est arrêté. La porte s’est claquée. Le piano a arrêté de jouer. D’ailleurs, il ne joue plus.
Je tends quand même mécaniquement l’oreille tous les soirs à dix neuf heures. Puis je me rends compte que le piano m’a appelé, que la fille m’a supplié. Qu’à travers ses sanglots elle me demandait de venir, qu’à travers ses notes, il m’implorait de la sauver.
Mais j’ai rien fait, et le piano a arrêté de jouer en même temps que sa vie.
C’était du Chopin, ce soir là.
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