Chapitre 74

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J’ouvre les yeux difficilement et lorsque je veux toucher mon cou, je sens que je suis attachée.

- Non...non...non...Dis-je en tentant de me défaire mais ça ne sert à rien, je suis attachée au lit où je suis allongée nue.

Mes larmes coulent et je me mets à hurler en faisant bouger mes entraves contre les barreaux. J’entends gémir de souffrance à l’autre bout de la pièce.

- Gaby ? Gaby répond moi.

- A...Abby.

- Lilian !!! Oh mon dieu !!!! T’es où jte vois pas ?

La porte en fer s’ouvre et je vois qu’une silhouette. Je sens qu’on me touche et je me débats.

- Me touchez pas !!!

J’entends un ricanement et les mains écartent mes cuisses.

- Non !!!! Faites pas ça !!!!

Je sens une langue me lécher la peau et j’ai la nausée.

- Pitié laissez moi !!! Faites pas ça.

Je pleure, supplie mais ses doigts s’enfoncent durement en moi. J’arrive pas à voir son visage mais sens son corps sur moi, son corps en moi, j’entends ses gémissements autour de moi comme si c’était un soulagement de me faire ça, comme si ça faisait longtemps qu’il attendait ça.

- Laisse là putain !!! Laisse là !!! Crache Lilian

Mais il ne l’écoute pas et continue. Je supporte pas son odeur de sueur, sa langue qui lèche mon visage et me donne envie de vomir quand il la fout dans ma bouche. Je le mord et je reçois une gifle violente qui m’assomme à moitié. Je sens un crachat sur mon visage et puis la voix menaçante de Lilian. Je vois la silhouette allez vers Lilian.

- Laissez-le….dis-je à moitié sonnée.

Je tente de me débattre, de briser mes chaînes pendant que j’ai encore la force mais ça ne sert à rien.

- Fils de pute !!! Dit Lilian.

J’entends les coups qu’il reçoit et l’électricité qui électrocute mon mari. La porte claque de nouveau et nous tombons dans le silence.

- Bébé, dis moi qu’il t’a pas…

- Si. Dis-je en pleurant

- Putain l’enfoiré !!!

- T’as vu qui c’était ?

- Non, cet enculé se cache.

- Qu’est ce qu’il s’est passé Lilian ?

- Je sais pas trop, je suis parti de la clinique, j’ai pris ma voiture, j’ai été dans un bar me boire un verre et lorsque j’ai voulu prendre la voiture, j’ai senti un truc piquer mon cou et je me suis endormi à la seconde. Je sais même pas comment s’est possible, il m’a filé une dose de cheval en tout cas car j’ai dormi un moment j’ai l’impression.

Mon cerveau carbure à 200 et les pièces du puzzle s’assemble d’un coup. Une dose de cheval...y a qu’un anesthésiant qui pourrait faire dormir un humain pendant plusieurs heures.

- L’anesthésiant pour les chevaux sont puissants.

- Quoi ?

- T’as vu ou entendu Gaby ?

- Non, il doit être dans une autre pièce je suppose.

- Ou pas.

- Abby c’est pas le moment pour les devinettes là.

- C’est Gaby, Lilian. Dis-je la voix tremblante.

Mes larmes perlent sur ma joue.

- Gaby ? Mais...son doigt ? La vidéo ? Dit Lilian

- Un putain de scénario, Lilian. Un putain de scénario.

- Putain pourquoi il te ferait ça !!!

- Je sais pas.

On donnerai le bon dieu sans confession à Gaby mais pour moi ça ne fait plus aucun doute. La porte s’ouvre et je décide de savoir si j’ai tord ou raison.

- Comment t’as pu faire ça Gaby ! Dis-je entre tristesse et colère.

La lumière de la pièce s’allume et il retire sa cagoule.

- Enfin t’as compris. Lâche t’il

- Sale enfoiré ! Crache Lilian.

- Pourquoi Gaby ? Pourquoi tu fais ça ?

Il ricane alors qu’il s’assoit près de moi en caressant mes hanches.

- Me touche pas !

- Je t’ai touché bien des fois pendant que tu dormais, tu sais.

- T’es ignoble. Pourquoi tu fais ça ? Dis moi !

Sa main caresse ma joue que je tente d’extirper de sa caresse.

- C’est pas moi qui suis le responsable Abby, c’est toi.

- Moi ?! Tu déconnes complet là, j’ai rien fais, j’étais ton amie !!!

A ce moment là je vois sa colère qui flambe d’un coup dans ses yeux. Il se lève et appuie sur un bouton qui fait hurler Lilian.

- Mon amie !!!! Mon amie !!!! Mais tu t’en tapes de moi Abby !!!!

- C’est faux !

- Putain je suis dingue de toi depuis la 6ème et tu ne l’as jamais remarqué car tu t’en foutais de mon existence ! J’étais le petit homo que tu te traînais derrière comme un vulgaire clebs !

- Mais de quoi tu parles !

- Je t’ai attendu Abby, longtemps...j’ai rêvé être le premier à te toucher mais tu repoussais les hommes, pensant qu’à tes études. Et puis Bertrand est arrivé et t’es tombée amoureuse de lui mais je savais que ça n’allait pas durer alors j’ai attendu que ça clash entre vous. Et puis...y a cet enfoiré qui est venu foutre tout en l’airrrrr. Crie t’il en appuyant sur le bouton.

Lilian hurle de douleur et je supplie Gaby d’arrêter.

- Je comprends pas Gaby, je comprends rien.

- Je t’aime Abby, c’est plus clair comme ça ?!

- Mais t’aimes les hommes Gaby.

Il éclate de rire.

- Non, ça non. Mais il est plus facile de rester proche d’une femme quand on est gay. Mais je suis hétéro à 200 %, demande à ta copine Luna, je l’ai baisé à plusieurs reprises, même si j’avoue que sa fille était meilleure.

- Pourquoi ?!

- Parce qu’elle est tellement proche de toi que ça me donne envie de la détruire, elle et tout ce à quoi elle tient. Tu passais tes Saint Valentin avec elle alors que lorsque je te proposais une soirée film, tu me disais non. Et ça c’est pas normal, j’étais là avant elle !!! J’aurais du avoir le privilège de tes soirées, de tes attentions ! Alors je lui ai pris tout ce qu’elle m’a pris à cette pute ! Je l’ai sali, brisé et bordel j’ai adoré là voir me supplier d’arrêter sans jamais savoir que c’était moi. Je crois que c’est pire encore quand tu ne sais pas qui est ton agresseur.

Je vois dans ses yeux un mélange d’émotions qui me retourne l’estomac.

- Je vais vomir.

- C’est l’anesthésiant. Tiens vomis la dedans. Dit-il en approchant un seau.

Il tient mes cheveux pendant que je vomis mes tripes.

- Je te veux depuis tellement longtemps Abby.

- Tu te rends compte de ce que tu as fais Gaby ! T’as tué Jessie ! T’es un monstre !

- Et je regrette absolument rien Abby. Tout ça ne serait jamais arrivé si t’avais vu mon amour pour toi.

- Comment je pouvais le deviner !!! Tu te disais Gay !!!!

- Fallait arrêter de te regarder le nombril !!! Crache t’il

Mes larmes inondent mon visage mais je veux savoir.

- L’incendie à la clinique, c’était toi ?

- Ouais mais je savais pas que tu y serais ni ta gosse.

- Pourquoi t’en prendre à Rachel ? On était ami Gaby, c’était ton amie elle aussi.

- Rachel ? Mais qu’elle emmerdeuse celle là !!! Elle venait toujours se foutre en toi et moi, omniprésente, tu te confiais plus à elle qu’à moi, c’était insupportable.

- Rachel était mon amie !!!

- Et moi j’étais quoi !

- Mon ami aussi, juste que je me voyais pas te parler de choses intimes mais je t’aimais Gaby.

- Menteuse !!!! Tu aimais Luna, Rachel mais pas moi Abby !!!!

- Si !!!

- Non !!!! Tu mens !!!! Tu mens !!!!! TU MENS !!!!!!!!

Je vois Lilian qui est attaché par les mains et qui se réveille.

- Et tu crois que c’est en bousillant sa vie qu’elle allait t’aimer, t’es vraiment con. Crache Lilian

- Ferme là toi, on discute ! Dit Gaby en pressant le bouton

- Arrête !!! Gaby jt’en supplie arrête !!!

- Il t’a pris à moi !!! J’ai attendu ton divorce pendant toutes ces années Abby et il a tout foutu en l’air ce connard !

Il appuie encore sur le bouton et je vois le corps de Lilian se secouer par les décharges.

- Arrête Gaby, arrête, je l’aime arrête jt’en supplie.

- Tu l’aimes ou tu aimes te faire baiser ? Putain je t’ai vu Abby, tu t’es faites baiser comme une pute par ce type au boulot ! C’est pas de l’amour ça !

- Mais comment...

- Je vous ai vu baiser à la clinique, je t’ai entendu lui dire que tu étais une chienne débridée, le supplier de te baiser et un tas d’autres choses dégueulasses. T’étais obscène dans ses bras. Tu me dégoutais Abby. Jte prenais pour une fille bien pas d’une traînée qui trompe son mari avec...ça.

Alors voilà comment il a su quelques unes de nos habitudes avec Lilian.

- T’étais pour moi après Bertrand ! Pour moi !!!!

- T’es malade Gaby. Jamais je me serais mise avec toi.

- Oh arrête Abby, je t’aurais joué le coup du gay qui se remet en question, je t’aurais caressée et t’aurais écarté les cuisses car t’adore ça et t’aurais dit oui car tu sais pas dire non. Dit-il en caressant l’intérieur de ma cuisse.

Je tente de refermer mes cuisses mais mes chevilles étant attachées je ne peux pas.

- J’ai tout fais pour être auprès de toi Abby. Je me suis forcé à bosser pour pas redoubler, j’ai fais des études de véto alors que je hais ces putains de bestioles, pour être avec toi, toute ma vie je l’ai calqué sur toi et toi tu t’en foutais.

- Non c’est faux. J’aurais compris que tu ne fasses pas les mêmes études que moi.

- Ça nous aurait éloignés plus et ça c’etait pas envisageable.

- Pourquoi tu t’es fais passer comme victime ? Te couper les doigts, putain pourquoi Gaby tu t’infliges ça ? Dis-je en regardant ses deux doigts absents.

- Voir si t’allais faire comme pour Luna, remuer ciel et Terre mais tu sais quoi ? Là aussi t’en as rien eu à foutre.

- Faut peut être te faire une raison ducon. Lâche Lilian qui se reprend une décharge.

Lilian bave et s’est uriné dessus mais ne lâche pas Gaby des yeux. Il a ce regard déterminé par la haine.

- T’aurais pu tout faire, elle t’aurais jamais aimé. Ricane Lilian

- Ferme là ! Crache Gaby en mettant un coup de poing dans le ventre à Lilian qui rit plus fort.

- Si tu savais comme elle aime que je la baise comme une chienne, elle adore crier mon nom et jamais elle ne criera le tien.

Lilian provoque la colère de Gaby qui se met dans une fureur et frappe à plusieurs reprises Lilian qui finit par cracher du sang.

- Arrête !!!! Gaby jt’en supplie arrête.Dis-je

- Tu vois qu’elle crie mon nom. Lance Gaby à Lilian

- Elle ne me quittera jamais.

- Ah oui, tu crois ça. Même si elle apprend ton petit secret ?

Son petit secret ? Lilian le regarde alors que Gaby lui rit au nez.

- J’ai pas de secret ! Dit Lilian

- Tu sais qu’il est très facile d’avoir un dossier militaire quand tu te tapes la secrétaire du régiment ?

Je vois qu’il capte l’attention de Lilian.

- Tu mens ! Crache Lilian

Gaby ouvre un tiroir d’une vieille commode et en sort un dossier.

- Elle sait ce que tu as fais ? Lui demande Gaby

- Va te faire foutre !

- Tu crois qu’elle t’aurais épousé si elle savait la vérité sur toi ?

- Tu sais que dalle de cette histoire !!!

- Elle non plus. Dit Gaby en me regardant.

Je regarde Lilian qui est à bout de souffle.

- De quoi il parle Lilian ? Dis-je la voix tremblante.

- Rien.

- Ah bah non pas rien. Dit Gaby qui secoue le dossier sous les yeux de Lilian.

Nous sommes tous les 3 dans cette pièce et je sens que la suite ne va pas me plaire.

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