Chapitre 50

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Ce matin j’ai rdv chez mon obstétricien et j’y vais cette fois ci toute seule. J’avale les dernières gorgées d’eau.

- J’espère que tu renouvelles l’eau de ta piscine car moi je peux plus rien avaler, dis-je en caressant mon ventre.

Je me regarde de profil mais mon ventre est encore plat. J’enfile mon jean que j’ai du mal à fermer quand même. Et un chemisier puis je mets mes bottines que je viens de m’offrir. J’arrive dans le cabinet et patiente dans sa salle d’attente.

- Merci beaucoup docteur. Dit une femme souriante en sortant de la salle d’auscultation.

- Je suis à vous dans une minute. Me dit-il

J’ai encore plus envie d’aller aux toilettes et serre les cuisses. Le temps me paraît long et enfin il me fait entrer.

- Comment allez vous ? Demande t’il.

- Ça va bien.

- Vos vomissements passent un peu ?

- J’en ai que le matin au lever maintenant.

- Bien impeccable. On va aller regarder tout ça, vous avez bien la vessie pleine ?

- Oui oui.

- Je vous laisse vous déshabiller. Dit-il en m’indiquant la table.

- Complètement ?

- Oui je vais faire un examen complet.

Je retire mes vêtements et attends assise sur le bord de la table. Il va à son lavabo et se lave les mains puis s’approche de moi, je déglutis et me mets à tousser. Je resserre mes cuisses pour canaliser mon envie d’uriner.

- Vous avez mal à la gorge ?

- Euh non pas spécialement.

- Ouvrez la bouche je vais vérifier que vous n’avez pas un début d’angine, vous savez qu’en étant enceinte il est difficile de se soigner.

Il prend un bâtonnet et appuie sur le fond de ma langue et j’ai un haut-le-cœur. Il me laisse le temps de déglutir et j’ouvre de nouveau la bouche et il recommence.

- Pensez aussi à prendre rdv chez le dentiste, les dents sont fragilisées pendant la grossesse.

Il palpe ma gorge, me fait tourner la tête à droite et à gauche.

- Pas de raideur, une nuque souple, pas de ganglions. C’est parfait, je vais regarder vos oreilles. Sa main me fait tourner la tête et observe mes oreilles. Il pince mon oreille pour la tirer et insère l’instrument et je sens des frissons me parcourir. Mon dieu que je suis sensible.

- Pas d’otites. C’est parfait.

Il fait le tour de la table et regarde ma colonne et son doigt passe de vertèbres en vertèbres.

- Des douleurs au niveau du dos ?

- Non mais le bassin parfois me lance un peu mais je suppose que c’est normal.

- Oui votre corps se prépare pour laisser de la place à votre bébé. D’autres douleurs sinon ?

- Non.

- J’ai oublié de vous demander la dernière fois, si dans votre famille il y avait eu des cancers du sein.

- Oui ma grand-mère en a eu un.

- D’accord donc on va rester vigilant. Mettez votre bras au dessus de votre tête.

Ses doigts palpent sous mes aisselles puis se déplacent autour de mon sein.

- Dites-moi si je vous fais mal.

J’ai des frissons qui font durcir mes tétons et il palpe mon sein gauche.

- Avez vous des écoulements ?

- Non.

Il pince mon téton et je grimace.

- Je suis désolé si je vous fais mal mais il est important de voir si vos glandes travaillent déjà et si il n’y a pas de sang.

La douleur envahit mon sein et je serre les dents pour ne pas gémir. Il relâche sa prise et recommence avec mon autre sein et je me contracte.

- Respirez bien.

- Ça me fait mal. Dis-je presque en gémissant.

- Vous êtes trop stressée. Vous faites des exercices de respiration ?

- Non.

Il lâche mon sein et sa main se pose sur mon buste.

- Prenez de l’air par le nez et vous gonflez vos poumons puis votre ventre, dit-il en glissant sa main jusqu’à à mon bas ventre.

Il me fait recommencer 10 fois et je suis plus détendue.

- Bien, allongez vous.

Avec son stéthoscope il écoute mon cœur, mes poumons puis il prend ma tension.

- 13.8 vous voyez, vous êtes trop stressée.

Il me palpe le ventre.

- Des problèmes au niveau du transit ?

- Non.

Il appuie sur mon bas ventre et je me tends d’un coup.

- Des fuites urinaires ?

- Non.

- Des brûlures ?

- Non.

- Il se peut que vous ayez quelques désagréments de ce genre, la flore est plus sensible lors d’une grossesse, il est important de faire attention à son hygiène et préférer prendre un savon au ph neutre. Mettez vos pieds sur les étriers. Il met ses gants et ramène du gel qu’il pose sur deux doigts.

- Détendez-vous. Ça risque d’être un peu froid.

Je sens le gel qu’il me pose sur tout le long jusqu’à mon anus. Ses doigts glissent entre mes lèvres et je tente de me détendre. Son pouce comme l’autre fois se pose sur mon clitoris et mon envie d’uriner s’intensifie lorsqu’il bouge ses doigts.

- La vessie est bien pleine là

- Oui j’en peux plus.

- Toussez.

Je tousse et je me crispe autour de ses doigts.

- Vous êtes si stressée que j’ai du mal à vous ausculter. Toussez encore.

J’ai l’impression que je vais tout lâcher et mon angoisse monte.

- Encore, toussez.

- J’ai très envie d’uriner.

- Je vois oui, vous avez quelques fuites en toussant, rien de bien grave. Toussez encore.

Ses doigts bougent en moi et mon corps se contracte involontairement et je sens l’orgasme arriver, je me bats contre moi même et il palpe mon bas ventre. Je retiens ma respiration et j’ai l’impression que ses doigts bougent encore plus.

- J’en peux plus docteur !

- Bien, on va faire l’échographie et on reviendra à l’auscultation après. Détendez-vous, vous connaissez cet examen, c’est comme celui de l’autre fois. Je vais commencer par regarder par l’extérieur et vous éviter une endovaginale si j’arrive à bien voir votre bébé.

Je regarde la télé et il appuie sur mon bas ventre et je dois encore me contrôler.

- Je ne vois pas grand-chose, je vais passer par voie vaginale.

Il garde l’appareil qui est bien plus large que la sonde et le badigeonne.

- Détendez vous.

L’appareil déforme mon vagin et je le sens bien bouger en moi.

- Voilà votre bébé.

Je regarde la télé et vois que mon bébé à déjà bien grandit et commence à ressembler à un petit bébé.

- Les mesures sont parfaites. Ecoutons son coeur maintenant.

Les larmes me montent quand j’entends les battements rapides. L’appareil bouge en moi et je n’arrive plus à gérer et m’essouffle.

- Détendez-vous.

- J’y arrive pas.

- Soufflez.

Je souffle mais tout va trop vite, je sens que mon corps lâche petit à petit pendant l’examen.

- C’est bientôt fini ? Dis-je

- Je me dépêche.

L’appareil bouge plus vite en moi et mon corps se crispe.

- Non, non, non…

Je sens mon corps se vider et me voilà rouge de honte.

- Je suis désolée.

- Ce sont des choses qui arrivent très fréquemment, ne vous en faites pas. J’ai fini pour l’échographie, vous pensez pouvoir supporter l’auscultation ?

- Euh oui.

Il remet du gel sur ses doigts et rentre en moi.

- Votre col est très haut.

- Et c’est grave ?

- Non mais pas facile de voir son état. Toussez.

Je tousse et je vois qu’il peine.

- Désolé ça va être un peu désagréable.

Je peux pas dire que ça soit désagréable, je me sens plus ouverte, plus remplie et puis il rajoute du gel et il a l’air contrarié.

- Inspirez. Expirez.

Je sens qu’il force le passage et je me crispe par la douleur et l’excitation qui montent en flèche.

- Désolé si je vous ai fais mal, j’y suis je sens bien votre col, il est bien fermé c’est parfait.

Je perds le contrôle de mon corps qui se met à onduler pour prendre du plaisir et je le sens bouger en moi, son autre main se pose sur mon bas ventre.

- Respirez doucement.

Impossible, je veux jouir, maintenant. Mon corps s’abandonne dans un orgasme si puissant que je me mets à pleurer. Je le sens sortir de moi alors que je sanglote, mes bras sur mon visage pour cacher ma honte. Il passe du papier entre mes cuisses pour me nettoyer et il m’en donne pour sécher mes larmes.

- C’est normal d’être à fleur de peau Abby, mais ce qu’il m’inquiète c’est votre stress.

Je ne sais pas quoi répondre et me rhabille silencieusement puis je vais m’asseoir à son bureau.

- Je vous remet des vitamines et pour éviter d’avoir mal au dos, glissez un traversin entre vos cuisses la nuit, ça va vous soulager.

- Est ce que la douleur est dangereuse pour mon bébé ?

- Non mais la douleur épuise, pas la peine d’en rajouter et vous devriez vous reposer car vous avez l’air épuisée.

- D’accord.

- Je vous revois dans 15 jours pour faire le point.

- 15 jours ?

- Oui.

Je ressors de mon rendez-vous encore sonné parce qu’il vient de m’arriver. Je vais à la clinique encore un peu sous le choc de mon plaisir interdits et me fais accueillir par Gaby.

- Tu nous as dis que t’en avais pour une heure et t’en as pris 2. Abby je peux pas honorer tes rdv en plus des miens.

- Désolée ça a pris plus de temps que prévu.

- J’avais remarqué.

Il part presqu’en claquant la porte et Cathy me regarde en me disant qu’il est mal luné et que ça lui passera. J’espère car il est de plus en plus désagréable et ça commence à mettre des tensions. Rachel me manque car elle était celle qui arrivait toujours à calmer les petits conflits. La journée se termine et Gaby m’a à peine adressé la parole alors je tente d’aller vers lui.

(toc toc)

- Oui entrez.

- Coucou Gaby, t’as 5 minutes à m’accorder ?

- Ouais bien sur.

- J’aimerai savoir si entre toi et moi tout va bien ?

Il me regarde et se lève pour venir vers moi.

- Bien sur que tout va bien Abby.

- Je sais pas, tu m’as l’air en ce moment d’être un peu à cran avec moi.

- Non du tout c’est juste qu’on a pas mal de monde et ça m’angoisse, on est passé d’une petite clinique véto à des rendements pas possible et tu vas partir en congé maternité et ça fera un véto de moins. Je sais pas comment on va gérer sans toi.

- Vous allez gérer j’ai confiance en notre équipe.

Il me sourit et sa main se glisse dans ma nuque et l’autre à ma taille.

- Viens là. Dit-il en m’amenant contre lui.

Je dis pas non à un peu de tendresse et il me pose une bise.

- Je suis désolé si j’ai été désagréable Abby, le prend pas pour toi, d’accord ?

- D’accord.

- Je t’ai même pas demandé comment tu allais et si ta grossesse se passait bien avec tout ça.

- Tout va bien.

- Abby qu’est ce qu’il se passe ? Jte connais depuis la 6ème jte rappelle et je vois bien quand quelque chose ne va pas.

Je commence à lui expliquer ce qu’il s’est passé avec Lilian et Nathalie.

- Quel enfoiré !

- Il était soul.

- Ouais qu’il dit, ça c’est l’excuse facile.

J’avoue.

- Tu regrettes d’avoir divorcé du coup ? Me demande t’il.

- Non !!! J’étais plus du tout heureuse avec Bertrand mais là Lilian, je sais pas quoi faire.

- Bah tout dépend si tu veux être cocu quoi.

Non c’est pas ce que je veux.

- Abby, tu sais les militaires ils ont pas très bonnes réputations, ils sont souvent réputés pour se lâcher entre deux perm’.

- Je sais.

- Là en plus c’est carrément son ex avec qui il a des enfants donc il l’aura à vie pas loin.

- M’en parle pas.

- Et du coup tu te sens toi de gérer ton bébé toute seule ?

- Oui, je le veux ce bébé.

- C’est ton choix, ça te regarde.

Il s’éloigne de moi et va se remettre derrière son bureau.

- Tu veux mon avis Abby ? Dit-il

- Euh Oui vas y dis moi.

- Tu devrais avorter et te débarrasser de ce mec qui n’a aucun respect pour toi et qui va recommencer dès qu’il pourra.

- Avorter ? Ça va pas !

- Abby, tu vas te coltiner ce mec toute ta vie, il te charmera couchera avec toi et ira se taper une autre. C’est ça que tu veux ?

- J’aime mon bébé Gaby.

- Tu fais une belle connerie Abby. Tu m’excuses mais j’ai des choses à faire.

- D’accord. Bonne soirée.

- Toi aussi.

Je rentre chez moi un peu perturbée par cette conversation. Heureusement quand je rentre chez moi Adrien et Lola sont entrain de jouer aux jeux vidéos et m’accueille avec tous leur amour.

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