Chapitre 43

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Le jour de l’opération est arrivée, j’ai posé quelques jours pour pouvoir être là pour Lilian. J’angoisse un max et heureusement qu’il arrive à canaliser mes peurs.

* Bientôt tu m’entendras te dire je t’aime au creux de ton oreille.

Je soupire et le chirurgien de l’hôpital militaire arrive. Il nous salue et nous explique le déroulement de l’opération.

- Donc après vous restez 15 jours sans parler pour permettre aux cordes vocales de bien se greffer et après vous devrez parler beaucoup pour les assouplir, au début ça sera douloureux comme un gros mal de gorge, vous aurez l’impression d’être aphone mais petit à petit elles s’habitueront et vous pourrez pousser la chansonnette.

- Comment vous savez tout ça si c’est expérimental ? Dis-je

- Je l’ai pratiqué aux USA plus de 200 fois, c’est expérimental en France seulement.

- Y a des risques de complications ?

- La greffe peut être rejetée dans les jours qui suivent l’opération, il peut y avoir une hémorragie aussi pendant l’opération.

- Sur les 200 fois, combien ont reparlé ?

- J’ai 100 % de réussite.

Voilà qui est rassurant. Lilian est préparé pour partir au bloc et j’ai une boule à l’estomac.

* Ca va aller bébé.

- C’est plutôt moi qui devrais dte rassurer.

* Je n’ai pas peur.

- As tu déjà eu peur ?

* Oui, de te perdre.

- Je t’aime, je serai là à ton réveil.

Nous nous embrassons et l’heure de partir au bloc sonne. Je reste dans la chambre et le temps me semble être à rallonge. Une infirmière rentre dans la chambre et refait un lit propre.

- L’opération s’est très bien déroulée, il est en salle de réveil, nous allons le remonter d’ici une petite heure.

- Oh merci beaucoup.

Me voilà rassurée et encore plus quand Lilian est amené en fauteuil roulant dans sa chambre encore un peu endormi, luttant contre l’anesthésie. A peine allongé il se rendort.

- Il peut vomir un peu de sang, donc ne vous inquiétez pas. Me dit l’infirmière militaire.

- D’accord.

- Le médecin va venir le voir ce soir de tout façon. Et il ne doit pas encore boire.

Je regarde son cou et la cicatrice de la balle.

- Elle est où la cicatrice de la greffe ? Dis-je à l’infirmière.

- Y a pas de cicatrice, nous passons par voie orale pour éviter d’inciser.

- Oh génial.

Elle me sourit et nous laisse tout les deux. Alors que je veille sur Lilian, la porte cogne et s’ouvre sur...Nathalie. Génial.

- Bonjour je venais aux nouvelles. Dit-elle poliment

- Ça s’est bien passé. Dis-je

- Je voulais m’excuser Abby pour l’autre fois, je ne voulais pas causer des tensions entre vous.

- Il n’y a aucune tension, mais merci pour tes excuses. Et t’inquiètes pas je lui dirai que tu es passée.

Je vois qu’elle bloque alors que je viens juste de la reconduire poliment à la porte.

- Bien, alors j’y vais. Dit-elle un peu pincée.

Je garde mon sourire et elle dégage de la chambre. Lilian commence doucement à se réveiller et je suis près de lui.

- T’as mal ? Dis-je

Il fait non de la tête. Vu la perfusion je suppose qu’ils ont du mettre de la morphine dedans. Il regarde sur les cotés et attrape la bassine et se met à vomir.

- L’infirmière m’a dit que c’est normal.

Il grimace et retombe sur son oreiller par la fatigue. Puis doucement il revient parmi nous.

* J’ai faim.

- Le médecin doit passer. Tu pourras peut être manger ce soir.

* Je t’aime

- Moi aussi

* Je veux me marier avec toi Abby.

- Quoi ?

* Je veux que tu deviennes ma femme.

- Je crois que t’es encore sous anesthésie.

* Non je sais ce que je veux et je veux que tu deviennes ma femme et qu’on ai un enfant.

Je manque de m’étouffer mais le chirurgien arrive avec le commandant.

- Alors Balvin, ça va ? Lance le commandant

* Oui chef.

- L’opération s’est très bien déroulée nous allons juste surveiller pour un éventuel rejet mais dès demain il pourra rentrer.

- Bien, et il peut reprendre quand ?

- D’ici 15 jours en restant à la caserne par contre. Et d’ici Septembre sur le terrain.

Mon angoisse monte. Il me reste si peu avant qu’il ne le mette en mission extérieure. Lilian rentre à la maison et je peux en profiter pendant les 15 jours où il est en arrêt. La greffe a été une vraie réussite et une semaine à peine, il a l’autorisation de reparler.

- Allez dites moi quelque chose Lilian. Dit le médecin.

Lilian me regarde.

- Je...t’ai...me

Sa voix est douce et grave malgré qu’elle soit très basse.

- Moi aussi. Dis-je émue.

Les jours suivants sa voix s’est construite, et notre relation a pris un tout autre sens. L’entendre me fait vibrer et j’adore l’entendre.

- Bébé, on y va ? Me lance t’il

- Oui j’arrive. Voilà je suis prête. Ne me stresse pas Lilian par pitié !

- Tu sais qu’on ne se marie pas encore ? C’est juste un pacs.

- C’est important.

- Ouais mais c’est pas un mariage donc relaxe.

J’ai refusé de me remarier, Lilian voulait que je sois couverte avant de repartir, après des discussions tumultueuses ont a fini par se mettre d’accord pour un pacs. Nous allons signer notre pacs et nous allons au restaurant avec nos parents, les enfants, Titi et Luna. J’ai refusé bien évidemment la présence de la pétasse rouge. Le voilà rassuré et prêt pour une mission à l’extérieure, une mission sûrement dangereuse qui ne m’enchante pas mais qui fait la vie de Lilian. Si elle n’a pas supporté la vie professionnelle de Lilian, moi je réussirai à vivre avec la peur au ventre.

***

Ce sont les vacances d’été, les enfants vont chez leur père en Août, tout comme ceux de Lilian, nous laissant un mois tous les deux. Pour l’instant il n’a pas d’ordre de mission de prévu mais il se prépare. Pour l’instant il rentre presque tous les soirs, parfois il a des opérations de nuit à faire mais la plupart du temps il rentre dans notre maison qu’on emménage petit à petit.

- Bébé vient voir stp. M’appelle t’il

Je monte dans notre chambre et lorsque je rentre je prends un coup de fouet derrière les cuisses. Je sautille en me frottant les cuisses et un autre coup atterrie sur mes mollets.

- Déshabille toi vite.

Je n’ai pas vraiment eu le temps de comprendre, tout ce que je sais c’est que plus vite je serais nue et plus vite il me fera jouir.

- Écarte bien ta fente.

J’obéis et le coup atterri droit entre mes lèvres. Je me frotte puis lui écarte. Il me sourit et refrappe encore une fois, ça me brûle mais me rend plus sensible aux caresses.

- Encore stp, bien fort.

Je regrette pas ma demande le coup est horriblement douloureux et mon corps se met à trembler, sa bouche se jette sur mes chairs meurtries et j’explose dans sa bouche.

- T’as rendez-vous à quelle heure ? Dit-il en s’allongeant sur moi

- 14h00

- Ouais c’est bon les marques disparaissent déjà.

Cet après midi on va retirer mon implant, j’ai craqué, la petite Louane à réveillé notre envie d’être parent et on aimerai que je sois enceinte très vite pour qu’il profite au maximum de ma grossesse avant de partir. Pour Lilian, c’est important qu’on ai un bébé à nous très vite, car l’avenir n’est jamais sur.

Le rendez vous arrive, j’ai le droit aux examens de bases et puis on me retire mon implant.

- Alors ça y est vous franchissez le pas. Nous lance Titi quand on va manger chez Luna

- Ouais ça y est. Ça fait trop bizarre, y a encore un an je demandais le divorce et maintenant, on vit ensemble, je suis pacsée et on va faire un bébé.

- Ca va vite chez nous les militaires, on sait à quel point il est important de profiter de chaque instant.

- J’aime pas quand tu parles comme ça Lilian.

- Bébé faut t’y faire.

- Tu sais quand tu pars ? Demande Titi

- Non, j’ai l’accord du doc mais pour l’instant je reste à la caserne mais j’ai trop hâte.

Lilian est dingue de son métier et Loïc suit ses traces puisqu’à la rentrée il va au lycée militaire.

- Eh ma loulou !!!! Viens là. Dis-je quand Luna ramène Louane.

La petite à 5 mois mais elle est carrément craquante.

- Je veux la même. Dis-je à Lilian

- Je ferais mon max bébé.

Nous rentrons dans la soirée après avoir mangé et discuté un peu. Je suis un peu fatiguée par la journée mais Lilian à d’autres projets pour nous ce soir. Il me fait reculer jusqu’au canapé et me fait tomber dessus et son corps se pose sur moi.

- Tu veux déjà le faire notre bébé ? Dis-je

- Non, je veux te faire jouir. Tu bouges pas je reviens. Déshabille toi.

Je me déshabille et lorsqu’il revient il a des cordes dans les mains, un stimulateur, un martinet et un bâillon. Lorsqu’on a visité les maisons, nous avions un critère non négociable, on voulait des poutres et notre maison en a des très belles. Il fait passer la corde puis me fait signe de venir à lui. C’est toujours un moment très silencieux lorsqu’il m’encorde car il est très concentré.

- Pas longtemps hein. Dis-je

Il me sourit et je sens que ça sera plus loin que je le pense. Il me fait me mettre à genoux et il m’encorde chaque jambe pour qu’elle reste pliée mais écartée. Je sens presque mes lèvres touchée le sol. Il pose le stimulateur sur mon clitoris et le bloque avec la corde qui passe autour de mon ventre puis il l’a fait remonter le long de ma colonne, mes seins puis les bras tendues vers le plafond et il attache la corde à celle de la poudre.

- Je vais regarder un film donc…

Il me montre le bâillon.

- Une dernière volonté bébé ? Me demande t’il

- Pas trop longtemps stp je suis fatiguée.

- Ca sera encore mieux, tu auras moins de résistance et puis si tu t’endors, j’ai de quoi te réveiller ne t’en fais pas.

Il me met le bâillon et allume le stimulateur qui m’aspire et me masse le clitoris. Il me regarde avoir mon premier orgasme puis se met son film, qu’il regarde en même temps que me regarder. Mon corps se contracte, jouit, mouille et le bâillon commence à me faire trop saliver et ça déborde de ma bouche. Je gémis trop fort car Lilian augmente le volume. Je sens qu’un autre orgasme gronde, qu’il n’est pas loin et Lilian m’observe. J’ai envie de tendre les jambes mais impossible et mes muscles me tirent. La position devient vraiment désagréable et je grogne.

- Allez petite pause. Dit Lilian en se levant

Il s’approche de moi et baisse son pantalon laissant sortir son sexe gonflé. Il retire mon bâillon et me l’enfonce dans ma bouche. Il me tient ma tête et va et vient dans ma bouche.

- Bordel ce que j’aime ta bouche bébé. Je vais tout craché !!! putain !!!

Je sens son sperme couler dans ma gorge et à peine j’ai déglutis il me remet mon bâillon.

- J’ai l’impression que vu ton excitation c’est pas assez fort on va mettre la vitesse supérieur.

Je fais non de la tête mais il ignore et monte la vitesse.

Mon clitoris se fait maltraité par le stimulateur qui sans pitié le branle. Je cri dans mon bâillon, et Lilian affiche un grand sourire.

- Je ne suis pas fatigué bébé, ça va durer un moment.

Je fais non de la tête et il me pose un baiser sur le front.

- Prochaine pause, le martinet.

La pause d’après arrive assez vite et mon dos est fouetté alors que je sens que mes cuisses sont trempées. Le stimulateur passe à la vitesse supérieur et je comprends qu’à chaque pause ça sera pire.

Lilian enchaîne 3 films et je finis dans un état proche de la folie. A chaque fois que mon corps débranchait il me ramenait à lui en me fouettant. Lorsqu’il me donne son seex, je l’avale comme si ça allait me soulager mais au contraire mon excitation augmentait de plus belle. Mes orgasmes s’enchaînent de plus en plus vite et Lilian, finit par me détacher.

- Doucement bébé.

Mon corps est pris de spasme alors qu’il m’allonge sur une longue serviette.

- Ce que t’es belle dans cet état.

Je n’arrive plus à bouger mes yeux restent fixés à lui. Je sens à peine quand il me touche, je ne suis plus qu’un pantin. Il me masse tous le corps et je sens mes yeux se fermer.

- Je vais te faire l’amour bébé. D’accord ?

- Je suis fatiguée.

- Je sais.

- J’en peux plus.

Je le sens rentrer en moi et mon dieu que c’est divin. Je me sens protégée, bercée par son corps qui bouge. Il me pose des baisers un peu partout et accélère en moi.

- J’arriverai pas.

- A quoi ?

- A jouir. Lilian, j’en peux plus.

- Je suis là, jte lâche pas tant que t’as pas jouis.

Je sens que mes nerfs lâchent petit à petit et je commence à m’énerver. Il me tient les poignets et je me mets à crier de toute mes forces.

- Ouais c’est ça bébé lâche toi. Crache ton orgasme.

C’est exactement ce qu’il se passe, mon orgasme est violent et heureusement qu’il me tient car je crois que j’aurais pu lui faire mal. Je l’entends râler et il jouit en serrant fort mes poignets et se couche sur moi. Je suis épuisée, j’ai plus la force de rien et lui non plus mais je suis comblée, j’aime ce que je vis avec lui, c’est puissant et complètement dingue.

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