Chapitre 30

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J’ai vidé la clinique et il est venu me rejoindre avec un sandwich. Il a fermé la porte à clé et m’a fait me déshabiller. J’ai du me mettre sur la table d’auscultation et m’enfoncer mon god. Puis il m’a fait me redresser dessus jusqu’à ce que mes lèvres touchent la base du sextoys.

- J’ai mal.

Normal, le god force mon vagin à s’étirer à son maximum. Je sens que mes parois se sont assouplies car j’ai moins de mal qu’au tout début. Il me fait mettre les mains sur la tête et tout mon poids s’écrase sur l’objet.

* Ne bouge pas.

- D’accord.

Il me fait lever le menton. Et je reste figée. Le martinet a commencé doucement à me fouetter le dos et puis ça s’est accéléré, il a frappé mon dos, mes seins, mes cuisses, mes fesses. J’ai jouis, mon dieu que j’ai jouis. Il ne s’est jamais arrêté, il a enchaîné et mon corps s’est endoloris au fur et à mesure que les coups marquaient mon corps. La douleur était autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Et puis y a eu ce dernier coup, celui que je redoutais tant. Celui qui marquait la fin de sa venue. J’avais pas envie que ça s’arrête, j’aurais pu en recevoir bien plus mais pourtant il s’est arrêté.

* Faut que t’aies le temps de manger bébé.

- J’ai pas faim

* Normal, t’es pas encore redescendue, mais faut que tu manges.

Il m’a aidé à descendre de la table tellement je tremblais. Il m’a pris dans ses bras et puis il est parti. Le vide qu’il a laissé m’a fait craquer, j’ai pleuré de toutes les larmes de mon corps, la colère est arrivée, celle que j’ai contre Bertrand, de la tristesse du deuil de cette vie depuis 17 ans que je clôture égoïstement.

J’ai été me balader après le travail et j’ai été dans cette boutique de sextoys. L’homme m’a reconnu.

- Ravi de vous revoir, que puis-je faire pour vous ? Dit-il

- Jusqu’où peut-on aller dans la douleur ?

- Ah. Très bonne question, c’est propre à chacun. Parfois on a besoin de douleurs différentes.

- C’est à dire ?

- Il n’y a pas que les accessoires d’impact qui peuvent donner de la douleur. Vous avez des jeux qui brûle, pique, ou des douleurs plus psychologiques comme l’humiliation. Des jeux à plusieurs aussi, des changements de partenaires qui fait varier les douleurs car chaque sadique à sa manière d’infliger de la douleur.

- Et qu’est ce qui arrive, lorsqu’on en a jamais assez ?

- On se met en danger. Dit un homme derrière moi.

Je me retourne et vois l’autorité dans son regard, et je recule.

- Tu as peu d’expérience, je me trompe ? Me demande t’il

- Euh...non.

- Toutes les mêmes les débutantes, vous en avez jamais assez. Dit-il en ricanant

Il passe devant moi.

- Ma commande stp. Dit-il au vendeur.

- 1200 aiguilles, taille 4.6.8

- C’est quoi ? Dis-je

- Des aiguilles.

- Vous êtes infirmiers ?

Il se met à éclater de rire et je me sens piquer. Il passe sa main sur mon visage et je recule.

- Ah jeune chatte, si tu savais ce qu’on peut faire avec ce genre d’aiguilles.

- Et bien expliquez moi.

- Je peux te faire mal, voir même très très mal. Excitée ?

- Intriguée et je suis déjà prise pour information.

- Tiens, demande à ton mec de m’appeler alors. Dit-il en me donnant une carte.

Je regarde la carte puis lui qui me lance un sourire et part avec son colis.

- Faites attention à vous. Me lance le vendeur

- Oui, merci.

Je file voir le lien internet de la carte et tombe sur des photos de femmes transpercées d’aiguilles formant des dessins magnifiques. Faut que j’en parle à Lilian.

Moi : On peut se voir ?

Lilian : Tu veux qu’on aille se boire un verre ?

Moi : Oui j’aimerai bien.

On se rejoint sur une terrasse.

- J’ai été dans le sexshop Lilian

Il se redresse devenant encore plus attentif.

- Y avait un gars et il a été chercher un carton d’aiguilles. Et on a échangé quelques mots et il m’a donné une carte. J’ai été voir son site internet par curiosité et...c’est magnifique ce qu’il fait avec.

Je tend la carte à Lilian.

* Il est connu dans le milieu, c’est l’un des meilleurs perceurs du coin. Abby, on est pas sur de la même douleur là, c’est un quelques niveaux au dessus de ce qu’on fait.

- J’ai envie d’explorer toutes les manières possibles.

* Tu dis ça car tu découvres et tu as soif d’exploration. C’est normal quand on débute

- C’est aussi ce qu’il a dit. Tu ne m’en veux pas d’avoir discuté avec lui.

* Non je suis pas du genre jaloux, je ne t’en voudrais jamais de discuter avec un autre mec.

- T’as déjà testé ça ?

Il fait oui de la tête.

- Avec ton ex femme ?

* Je ne rentrais pas là dedans Abby, hors de question que tu veuilles entrer en compétition avec elle.

- Je voulais juste savoir.

* Je t’ai répondu.

- On a jamais parlé de fidélité Lilian et je suis mal placée pour en parler mais…

* Il n’y a que toi Abby. Je suis l’homme que d’une seule femme, sauf lors de jeu à plusieurs.

- T’as déjà prêté ta partenaire ? Fais des trucs à plusieurs.

Il perd son sourire comme si quelque chose venait de le blesser puis il me sourit. Je décide de changer de conversation puis je rentre chez moi où je retrouve Bertrand avec un air très sérieux.

- J’arrête la guerre Abby. Je vais aller chez mon frère quelque temps, c’est trop dur pour moi de te voir alors que...je peux pas, je peux plus supporter ça, j’ai besoin de m’éloigner de toi. Me lance Bertrand, les yeux remplis de larmes.

- D’accord.

- En Août je pourrais toujours prendre les enfants ?

- Ouais bien sur.

- Je suis désolé de ne pas t’avoir rendu heureuse.

- Je l’ai été Bertrand, c’est juste qu’on a évolué différemment mais je ne regrette pas ma vie avec toi.

Il me sourit puis va dire au revoir aux enfants et part. Je passe voir les garçons qui jouent avec Lola.

- Ca va aller maman ? Me demande Loïc

- Oui et vous ?

- Ouais ça va.

Je leur souris et m’installe avec eux pour jouer. Je passe un moment où le temps est suspendu puis après le repas quand la maison est calme j’appelle Luna.

- Il est parti.

- Lilian ?

- Non Bertrand.

- Ah...il arrête de te pourrir la vie alors ?

- Ouais. Je me sens si mal Luna.

- Normal.

On discute un peu puis je me couche d’un coté soulagée et d’un coté peinée. Finir le livre de sa vie pour en ouvrir un autre est bien plus difficile que je ne l’aurai imaginé. Pourtant j’ai envie de dévorer ce livre, de le croquer à pleines dents.

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