Poncifs à éviter

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 Pour aller plus loin avec le réalisme, il y a beaucoup de clichés autour des combats. En fantasy et récits historiques, le plus courant est celui des armures inutiles. La moindre flèche, le moindre coup d’épée traverse une cuirasse. C’est un non-sens, pourquoi porter des armures si elles sont inutiles ? Le fait est qu’il est plus difficile d’écrire un combat si l’un des personnages est presque intouchable dans sa cuirasse, mais sachez qu’il y a toujours des techniques pour exploiter les failles des armures : frapper avec la garde en tenant son épée par la lame pour sonner l’adversaire, essayer de mettre son adversaire à terre et viser les défauts de l’armure avec une dague, etc. Si vos personnages ont une armure, il faut qu’elle soit utile. En revanche, si votre héros possède la légendaire épée Excalibur qui a la propriété de trancher le métal comme du beurre, alors pas de soucis.

 Un cliché tout aussi tenace, pour les fusillades cette fois, c’est la puissance variable des munitions. Par exemple, un tir de fusil à pompe qui peut être arrêté par une simple table tandis que le suivant projette le personnage touché sur plusieurs mètres. Cela ne se passe pas comme ça en vrai, il faut rester cohérent.

 Ces clichés sont peut-être plus utilisés dans le cinéma que dans la littérature, mais ils restent irréalistes et devraient, sauf exception justifée par la diégèse, être bannis des fictions. Cela signifie-t-il que vos combat doivent être parfaitement réalistes ? Bien sûr que non ! Pour reprendre l’exemple du fusil à pompe, vous pouvez en sur-estimer ou sous-estimer la puissance, mais ne la faites pas varier du tout au tout selon les besoins de votre héros ! L’équilibre peut être dur à trouver et la façon dont il est perçu va aussi dépendre des connaissances de vos lecteurs en la matière.

 J'ai cité des clichés liés aux armes, mais il n'y a pas que ceux là. Par exemple, si je vous parle d'un film dans lequel un personnage tue sans trop de problème les hommes de mains de son adversaire mais ne le tue pas lui... vous en avez au moins un en tête, hein ? Parfois il aura oublié comment viser, d'autres fois il fait le choix d'épargner son adversaire parce qu'il est gentil, lui (et tant pis pour les dizaines d'hommes de mains qui se sont fait étriper juste avant !).

 Attention à ces clichés, la plupart du temps ils ne montrent qu'une incompétence (ou un désintérêt) de l'auteur concernant les armes utilisées, quand ce ne sont pas des facilités scénaristiques plus ou moins flagrantes.

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