Un abordage à reculons

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Les quelques heures qui le séparaient du lever du jour, Ulric les avait passées dans un hamac plein de vermine, entassé avec les autres matelots au fond de la cale. Après sa conversation avec la capitaine, il avait été invité à trouver une place pour roupiller. Une courte errance plus tard, il avait atterri là où pionçait l'équipage. Entre les ronflements des uns, le bruit que faisaient les autres en prenant leur tour de garde et les remous qui lui donnaient le mal de mer, il ne réussit point à fermer l'œil du reste de la nuit.

Au petit matin, tous les membres de l’équipage s’extirpèrent du ventre de la Malandrise pour prendre un petit déjeuner plus copieux que ce qu’Ulric avait imaginé : une tranche de pain, un peu de viande séchée, de la pâte de sésame et même une pomme à peine flétrie par le voyage. Comme il ne savait pas trop où se mettre, alors que tous les marins avaient pris leur poste, il s’adossa conte le mât de misaine et les observa tous. Il retrouva la tignasse blonde de la capitaine sur la dunette, encadrée par une demi-douzaine d’hommes. Le grand tatoué de la veille avait une place de choix dans le conciliabule qui se tenait autour du gouvernail. Tous les regards étaient portés à tribord où une imposante silhouette déchirait la ligne d’horizon.

Les conversations allaient bon train. Pour l’instant, les navires étaient trop éloignés pour savoir s’ils se dirigeaient l’un vers l’autre. Le Corbeau, pas vraiment concerné par l’agitation palpable, observait le petit manège qui se tramait au poste de commandement. La poignée de proches du petit bout de femme échangeaient surtout entre eux, laissant la capitaine de côté. Elle était à la manœuvre, comme absorbée par la gestion du cabotage. Par moment, elle braillait un ordre pour corriger la position d’une voile et une équipe de matelots se ruait dans les cordages, agile comme une troupe de braves petits écureuils.

Un homme perché dans ses chemins de ficelles l’interpella bientôt, le sortant de son observation détaillée :

— Tu ne devrais pas bigler comme ça sur la Héloïse, lui conseilla-t-il.

— Pourquoi ça ?

— Juste j’te dis qu’tu n'as pas à lui manquer d’respect, mon gars. C’est un principe de base ici. J’sais qu’on n’a pas la réputation de suivre beaucoup de lois, nous autres, les pirates, mais on a nos petites règles, tu vois ? Une sorte de déontologie qui rime avec des mandales dans la gueule.

D’accord, noté. Ulric haussa les épaules. Les menaces ça allait bien. Il commençait à les apprécier presque. C’était des petits mots d’amour à la sauce brigande.

— Juste, tu sais ce qu’il se trame là-bas ? demanda le Corbeau pour détourner l’attention en désignant l’agitation manifeste autour du gouvernail.

— J’crois qu’ils se tâtent pour savoir si on lance un abordage. Il faut qu’on refasse nos réserves d’eau.

Ah c’était donc ça. Une histoire d’eau, la clef de voûte de la survie en mer. Sa présence n’assurait pas la bombance, et son absence était une invitation pour le pandémonium.

— Ils ont vraiment pas de chance : on va droit sur eux, en plus, ajouta le nouvel acolyte du Corbeau.

Sur ce, l'acrobate remonta dans ses filets, retournant se percher parmi ses semblables pour attendre les instructions à venir. Comme Ulric ne voulait pas s’y risquer de peur de s'y tordre le cou, il s'accouda sur un tonneau fixé solidement au garde-corps. La lente vitesse de navigation laissait largement le temps de toiser l’adversaire. Le minuscule point aperçu sur la ligne d’horizon à contre-jour se déplaçait plus rapidement que la polacre. Le bateau rival, plus véloce, semblait aussi plus imposant, plus lourd. Une maniabilité réduite par rapport à la Malandrise qui se servait de ses voiles pour être tirée par le vent.

Bientôt, ils purent distinguer des avirons s’agiter ensemble, à la même cadence, sur chaque flanc de la coque, comme les pattes d’un repoussant insecte aquatique. Une birème, pas de doutes. Des bancs sur deux niveaux et probablement un rameur par rame. Une rumeur monta chez les hommes de l’équipage. Sans qu’aucun ordre n’ait été prononcé, la plupart des hommes s’armèrent. Au milieu du désordre, le Corbeau, qui avait été un chef de guerre, s’étonna de l’insubordination de l’équipage. Comment la capitaine pouvait-elle diriger des hommes qui n’attendaient pas ses directives ?

— L’abordage a été décrété ? demanda le mercenaire à un homme adossé au bastingage qui aiguisait une hache de charpentier.

— Pas encore, répondit le bougre, imperturbable. Mais ça va venir.

— Comment pouvez-vous en être sûr ? Il est sacrément balaise celui-là quand même ? C’est pas sérieux !

— Parce que c’est une galère.

— Et ?

Le forban leva le nez vers le Corbeau, mettant sa main devant ses yeux pour les protéger du contre-jour.

— T’es l’nouveau qu’on a repêché hier, c’est ça, hein? s’assura-t-il, avec un peu dédain.

— Oui, c’est ça.

— Alors ‘faut que tu saches qu’on botte toujours le cul des galères. Héritage de Herlebault.

Décidemment, le paternel de la petite était dans toutes les bouches et dans tous les cœurs. Comme Ulric restait dubitatif devant cette brève explication, le matelot eut la bonne idée de préciser le fond de sa pensée :

— Tu ne connais pas l’histoire alors ? Celle sur la Malandrise, j’veux dire.

— Bah, je sais juste que c’est une histoire qui fait peur aux enfants, répondit le rescapé sans préciser que les voyageurs la craignaient aussi. Un bateau volé, un capitaine malsain et des pilleries sauvages. Ce genre de bagatelle.

— Si c’est tout ce que tu sais de nous, tu ne sais vraiment rien, rit le bonhomme. La Malandrise, Herlebault, il l’a construite. C’était un esclave, tu sais, avant d’être un navigateur. Et il a travaillé comme tant d’autre pour la bâtir. C’était pour la milice d’une reine à l’origine, je crois. Sauf qu’il est parti avec, aidé par une poignée de ses semblables. Il a filé sous le nez de ses tortionnaires parce qu’il savait manœuvrer ce genre de rafiot comme personne d’autre.

— Le rapport avec la galère sur laquelle on est en train de foncer, je te prie ? demanda Ulric, ne comprenant pas le lien entre les comptines des troubadours et le potentiel affrontement.

— Bah tu crois que c’est qui qui rame, là-bas ?

Des opprimés, esclaves ou prisonniers. Si la polacre pleine de fripouilles attaquait toujours les galères, c’était pour libérer ces hommes-là, privés de liberté et de dignité. Certains devaient aussi rejoindre leurs rangs, supposait Ulric. Un moyen de recrutement accessible et à peu de choses près loyal, au fond. C’en était touchant, ricana le Corbeau intérieurement.

De la dunette, quelques protestations montaient. Ça se disputait ferme. Le ton était monté entre la capitaine et les différents lieutenants. Parce que tout n’était pas audible, le type à la hache crut bon de traduire la situation :

— Les contre-maîtres n’veulent pas y aller. Héloïse le veut, elle. Et on va y aller parce que c’est toujours elle qui gagne.

— Elles gagnent toujours, les bonnes femmes, hein ? se moqua le mercenaire, grivois.

Le regard noir que lui adressa le pirate lui fit comprendre qu’il fallait vite changer de sujet.

— Mais il est où, le Herlebault ? questionna-t-il parce qu’il ne voyait pas d’autre capitaine que la blondinette.

— Plus de ce monde, répondit le forban, grave.

Ah ? Voilà qui était étrange. Ulric aurait juré que, la veille, la boucanière avait parlé de son père. Et quand elle en avait parlé, il ne semblait pas avoir passé l'arme à gauche. Drôle de fardeau que celui d’un paternel.

Pas le temps de creuser. Pas le temps de niaiser. Un des lieutenants cria au rassemblement. Et ils furent convoqués pour être informés officiellement : ils allaient mener l’abordage. Et ceux qui était déjà prêts furent astreints à se tenir opérationnels pour l’assaut.

Le Corbeau, qui ne savait manifestement pas où était sa place dans tout ce merdier, fut prit à part par l’un des proches de la blondinette. A nouveau, on le somma de prendre les armes et de remplir la part du contrat qu’il avait conclu la nuit dernière. Pas franchement enchanté, le mercenaire ne comptait tout de même pas rester les bras croisés. D'habitude, il s’en sortait bien au corps à corps. C'était marqué dans sa carrure et presque inscrit dans ses gènes. Et puis, pour une raison inconnue, son supérieur lui fit comprendre qu'il ferait mieux de rester sur le plancher de la Malandrise. Il avait peut-être peur qu’il se vautre dans la saillie abrupte entre les deux coques, qui sait ?

Désormais, la galère n’était plus qu’à quelques encablures. Le tambour qui marquait le rythme de la rame, était maintenant clairement audible ; tout comme le branlebas de combat que faisaient les militaires. Le navire ennemi comptait certes plus d’hommes, au moins une centaine environs, mais la plupart était enchaînée, fixée sur les bancs de nage comme des rapaces sur leur perchoirs. Toutefois, le nombre ne fait pas la force : l’ossature de la birème paraissait plus coriace que celle de la polacre.

Dès qu’ils furent à portée, les injures et les menaces fusèrent des deux côtés. Le maniement de la Malandrise devenait de plus en plus tumultueux. Chaotique, presque. Elle était propulsée en avant puis arrêtée nettement, rejetée en arrière, sous les ordres de la furie aux cheveux d’or. Ulric était tant secoué qu’il devint blanc comme un linge. Jusque-là, même si la mer n’était pas son domaine de prédilection, il ne s’était jamais trouvé incommodé. Cependant, alors que les premières flèches, haches de jet et harpons fendaient les airs pour ouvrir les hostilités, le Corbeau rendait la totalité de ses tripes à l’autre bout du pont. Son copieux petit déjeuné jaillit hors de ses lèvres, suivit une trajectoire fétide et se perdit dans l’écume des vagues.

Les longues rangées de rames qui cinglaient en cadence le bouillonnement de l’eau s’écrasaient contre la coque de la Malandrise, quand il reprit ses esprits. Les plaintes poussées par le bois en train de rompre se mêlaient à la cacophonie des gastrophètes qui claquaient. Encore convulsé par des haut-le-cœur, Ulric essuya du revers de la manche un filament de salive qui lui bavait sur le menton. Pour ne pas perdre la face, le mercenaire tituba et reprit son poste.

Bien qu’agitée, le positionnement de la polacre par rapport à la galère portait ses fruits : accolé sur le flanc, au seul endroit où le bâtiment adverse était plus bas, les malfrats avaient tout le loisir de tirer sur tout ce qui bougeait. Après la dernière secousse, celle qui voulait dire qu’on ne pouvait pas plus se rapprocher du monstre, les plus vaillants n’avaient qu’à sauter par-dessus bord pour passer sur le pont d’en face. Il n’y avait pas d’ordres. L’éparpillement était absolu. Un mélange de cris de guerre et de folie galvaudeuse.

Comme Ulric ne pouvait se battre qu’au corps à corps, il se lança dans le vide pour atterrir sur le troupier qui avait la malchance de se trouver là. Encore nauséeux, les duels qu’il menaient allaient au plus expéditif. Les mort tombaient devant lui et il ne s’en préoccupait guère, bien plus absorbé par les heurts provoqués à cause de l’étreinte tout sauf amicale des deux bâtiments. Bien retourné, il se déportait de droite à gauche, jouant en équilibre. Funambule accablé et grotesque. A chaque fois qu’il frappait, il touchait aléatoirement soit le fer soit la chair. Un imbécile coupa sa route, plus coriace que les autres. Ulric para son attaque et frappa d’estoc pour s’en débarrasser. Dans son malheur, il avait l’avantage de connaître par cœur la danse macabre que resservaient ses opposants.

Les autres corps à corps étaient plus pénibles. Moins efficaces. Laborieux dans leurs mises à mort. Hasardeux dans leurs frappes. Heureusement que les archers et les arbalétriers aidaient à décimer avec précision. Enfin…

Sans crier garde, un carreau de gastrophète siffla à son oreille et se planta dans le décor en le manquant d’un cheveu. Ulric jeta un regard paniqué en direction de son agresseur. Perchée sur le beaupré de la Malandrise, la capitaine se mordait la lèvre inférieure comme une enfançonne coupable et désolée. Par tous les enfers, c’était quoi cette pagaille ? Elle ne maîtrisait rien, elle n’organisait rien et, en plus, elle tirait sur ses propres hommes, cette garce ! Ou pire, pensait-elle se débarrasser de lui pendant la marotte, ni vue ni connue ?

— T'AS UNE ARAIGNEE AU PLAFOND OU QUOI, ESPECE DE GRANDE GRELUCHE ? il gueula hors de lui, en découpant un de ses derniers adversaires.

L’ennemi clamait la déroute et commençait à rendre les armes. Beaucoup tenaient les mains en l’air pour sauver leur vie. Ulric, lui, aurait voulu qu’on lui explique dans quel but elle avait essayé d’attenter à la sienne. Il se rua vers la jeune femme lorsqu’elle rejoignait les autres membres de l’équipage pour lier les mains des derniers survivants.

— C’est quoi ton problème, salope ? Pourquoi t’as essayé d’me buter là, hein ?

Le Corbeau ne décolérait pas, alors ce fut le grand tatoué qui s’interposa entre le mercenaire.

— Laisse là ! C’était une erreur ! Ça arrive, alors pas besoin de la ramener comme ça, bordel !

— « Ça arrive » ? C’est ça la justification ? « Ça arrive » ? Et mon poing dans ta gueule ça va arriver aussi, beau crétin ! tempêta Ulric.

— On t’avait dit de ne pas passer sur l’autre bord ! se défendit l’autre.

— Le rapport, tu m’expliques ?

Le lieutenant voulut dire quelque chose. Ça débordait par ses yeux, crépitait par ses narines, et il se mordait les lèvres pour que rien ne sorte. Les deux hommes fichaient chacun leurs pupilles dans le regard de l’autre, figés comme deux tueurs prêts à s’entredévorer. Le retour au silence fut bref puisque la capitaine le brisa avec des excuses douces, sincères.

— Je suis vraiment désolée. Tu étais loin. Et je… Je ne t’ai pas reconnu ! elle souffla en posant une main sur l’épaule du Corbeau, lui demandant tacitement de baisser son arme.

— Pas reconnu ? geint-il toujours atrabilaire. Et ça, hein ?

Il pointa du doigt la balafre de la nuit dernière. Celle qu’elle avait passé du temps à recoudre.

— Tu ne la reconnais pas, celle-là, peut-être ?

« Non ». Clairement la réponse était « non ». Elle ne l’avait pas dit mais il l'avait entendu. Les yeux de la femme fuyaient alors que les agonisants étaient jetés à la mer. Toute son effronterie, son arrogance et son insolence s’étaient envolés comme autant de masques balancés après le bal. Et Ulric perdit toute contenance.

Une ombre grave pesait au-dessus d’eux, et dès qu’il eut baissé la garde, tout abasourdi qu’il fut, des malfrats le désarmèrent et l’éloignèrent. Ulric, fut convié à regagner le bord de la Malandrise, escorté par deux contremaîtres, le temps que les autres libéraient les galériens, prennaient les vivres et délestaient les cadavres. A vrai dire, le Corbeau se fichait de ne pas participer à la fête.

Il savait. Enfin, il pensait savoir. Et si c’était bien ce qu’il croyait, alors la Malandrise naviguait constamment à reculons.

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