L'Enfer est pavé de bonnes intentions

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Les arbres étaient des ombres menaçantes qui transperçaient le brouillard épais et se multipliaient sur la surface du lac sombre. A l’abris des lames transperçant du vent glacé d'outre-tombe, Perséphone somnolait contre la portière, ammitouflée dans sa cape. Chaque trou sur le chemin de terre la faisait sursauter et rendait ses hanches plus douloureuses. En face d'elle, Hadès fixait ses genoux. Ses long cheveux noirs avait perdu de leur éclat naturel dans l'atmosphère chaude et humide de l’habitacle.

Il commença à pleuvoir. Les trombes d’eau qui s’abattirent rapidement lui évoquait les larmes de sa propre génitrice lorsqu’elle avait quitté la maison.

Déméter était l’archétype de la mère protectrice. A peine entrée dans l’adolescence, Perséphone avait connu ce sentiment d’oppression que de telles femmes inspirent souvent. Interdiction de courir trop vite. On prenait le risque de tomber et de se blesser. Interdiction de côtoyer les enfants qui n’étaient pas - eux ou leurs parents - du goût de sa mère. Et interdiction suprême de s’éprendre d’un garçon, quel qu’il soit. Les hommes n’étaient que problèmes, des brutes sans cervelle. Mais les mauvaises expériences de sa mère n’avaient en rien dissuadé Perséphone quand elle avait rencontré son futur époux.

Elle se souviendrait de ce jour toute sa vie, le jour où sa vie avait radicalement changé. C’était un début d’après-midi ensoleillé. Cuisant sous leurs étalages, les marchands avaient démonté leur commerce plus tôt. Les jeunes gens s’étaient empressé de quitter les écoles pour se prélasser dans les champs. Il va de soit qu'une jeune fille comme elle ne devait pas rester enfermée, avait clamé sa mère en espérant que quelques heures sous le soleil feraient disparaître la peau désespérément laiteuse de sa fille.

Mais Perséphone détestait le soleil et haïssait la chaleur. L’été était synonyme de sueur, de petites bêtes pas gentilles du tout et d’une ribambelle de petits humains qui se faisaient sciemment griller au soleil. Chaque année, elle voyait les journées s’allonger avec appréhension. Les premiers cris « aigu » des piafs étaient l’indice que l’hivers tant adoré touchait à sa fin. Pour elle, il était là le véritable enfer.

Cet après-midi-là, sous la flamme ardente du soleil, Perséphone n’avait qu’une idée en tête : trouver le petit coin d’ombre qui lui permettrait d’échapper à l’été et aux bavardages et ricanements incessants de ses amies, soigneusement triées par sa mère. Déméter n’était pas venue cette fois-ci. Perséphone ne se souvenait plus de la raison de son absence, peut-être était-elle allée prendre le thé chez tante Héra ? En revanche, elle se rappelait parfaitement de l’air grave de sa mère quand elle lui avait fait promettre d’être prudente. Mais sa tête d’adolescente était préoccupée par bien d’autres choses que ses avertissements. Quelle aurait été sa vie aujourd’hui si elle avait écouté sa mère cette fois-là et ne s’était pas écartée du chemin ?

En sueur, elle avait fini par apercevoir ce qu'elle cherchait : un petit point d’eau protégé par des arbres. A l’abri de la sécheresse, la végétation avait prospéré. Les hautes herbes lui caressaient les chevilles lorsqu’elle marchait. Elle s’était installée au pied d’un châtaignier. Elle avait enlevé ses chaussures. Ses orteils frôlaient l’eau lorsqu’elle tendait les jambes.

Il n’avait pas tardé à apparaitre, l’homme qui changerait sa vie. Lorsqu’il évoquait ce jour-là, Hadès préférait raconter qu’il était sorti des entrailles de la terre, tout droit venu du sinistre royaume des morts, fier sur son char tiré par deux chevaux noirs, pour enlever la belle Perséphone. En réalité, c’est avec discrétion et patience qu’il s’était approché de l’objet de ses désirs.

Il était bien rare, encore aujourd’hui, qu’Hadès ne se promène à la surface, particulièrement une journée caniculaire comme celle-ci. Mais le travail de monarque des cadavres l’obligeait parfois à venir chercher lui-même les âmes qui n’acceptaient pas que leur vie s’arrête ici. C’est là qu’il l’avait aperçue, ce petit bout de femme, presque encore une enfant, assoupie au bord de cet étang. Sa chevelure brûlait d’un roux ardent et retombait délicatement sur cette peau si claire.

Il était resté un long moment à la contempler, peut-être quelques heures, caché derrière un arbre. Enfin, il avait tenté de s’approcher. Il s’était agenouillé près d’elle. Il aurait pu être facile de croire que la jeune femme était morte si sa douce respiration n’avait soulevé régulièrement sa poitrine. Elle était vêtue d’une simple robe courte verte comme celle que porte de nombreuses jeunes filles. Hadès s’était penché au-dessus d’elle. Elle ressemblait tellement à sa propre sœur, Déméter, qu’il avait longtemps cherché à séduire en vain. Voir cette jeune femme qui lui ressemblait tellement, aussi vulnérable, l’avait énormément troublé. Il avait doucement approché sa main gantée près de ce cou si gracieux.

Une violente gifle l’avait rapidement sorti de la torpeur dans laquelle la vue de cette déesse l’avait plongé.

- Va-t’en démon du marais ! avait-elle hurlé avec un sourire.

C’est à cet instant précis qu’Hadès avait su que cette excentrique jeune femme deviendrait sa femme. Il s’en était suivi une discussion farfelue dans laquelle il essaya de convaincre Perséphone qu’il était bien le souverain des Enfers.

- Que tu viennes tout droit de l’au-delà, pas de doute, avait-elle lâché après un court moment de réflexion. Il n’y a que là-bas où on pourrait porter un tel accoutrement en plein été !

Elle avait désigné le long manteau noir qu’il portait accompagné de ses longs gants et de ses bottes sombres. A cet instant, Hadès avait esquissé un sourire, qui avait rapidement disparu lorsque la jeune femme avait continué :

- Par contre, je doute que tu sois roi de quoi que ce soit.

- Pourquoi ? avait-t-il demandé en fronçant les sourcils.

Perséphone s’était alors dégagée et redressée avant de simplement ajouter, la tête haute :

- Un seigneur ne se prend pas de gifle.

Il fallait croire que ses règles ne s’appliquaient pas au souverain des Enfers, ou tout simplement à lui. Un cri lointain avait coupé court à toute discussion. Perséphone avait levé les yeux au ciel et tenté en vain de dompter sa chevelure flamboyante.

- Ce sont mes amies. Je dois rentrer, avait-t-elle lâché avec un soupir.

Hadès n’était un homme très courageux. Toute son enfance, il avait préféré laisser ses frères et son père décider pour lui. Après la guerre contre les titans et les géants, il avait cédé, à contrecœur mais sans résistance, la gouvernance des cieux, de la terre et des flots à Poséidon et Zeus. Ce jour-là, enivré par la beauté de la jeune femme, fut peut-être le seul moment de sa longue existence où il s’était montré courageux.

- Viens avec moi.

Il avait lâché ses trois mots comme s’il s’agissait de partir en balade. Mais un voyage dans les entrailles de la terre était un périple dont on ne revenait pas. Perséphone, elle, ne l’avait su qu’une fois arrivée à destination.

Curieuse et gourmande, elle n’avait pas refusé les mets exotiques qui lui avaient été offerts. Le premier d’entre eux, une grenade rouge, avait scellé son destin. Et les pleurs de sa mère auprès du roi des dieux n’avaient guère pu changer les choses. Celui qui consommait les fruits des jardins de l’Enfer, ne pourrait en ressortir. Zeus avait tout de même réussi à lui permettre de remonter à la surface durant la moitié de l’année.

Mais Perséphone ne pleurait pas sur son sort. Elle avait obtenu ce qu’elle voulait : quitter les bras de sa mère. Et si pour cela, il lui avait fallu s’unir au diable, elle ne le regrettait pas. Quelle ironie du sort ! La mère qui protégeait éperdument son enfant de toutes les bavures de la vie, avait fini par la pousser dans les bras de son propre oncle : Hadès, l’incarnation de la mort. Ainsi, Perséphone ne serait jamais veuve, mais porterait malgré tout le deuil pour l’éternité en tant que reine des morts. Tout comme sa mère, dont l’enfant était bien vivant mais pourtant perdu à tout jamais.

Elle se surprenait parfois à songer à la vie qu’elle mènerait sans ces évènements. Certainement aurait-elle fini comme cette dernière : seule. Elle la devinait à cet instant derrière les vitres du Palais de l’Olympe, attendant avec une impatience dévorante l’apparition de la calèche de sa fille à travers les bois.

A mesure que le paysage défilait, la brume se dissipait avec les premiers rayons du soleil. Les chemins en terre se faisaient plus larges, les arbres moins nombreux. L’odeur de la pluie était encore présente. Le faisceau de lumière qui transperçait la toison de verdure donnait un air divin à la scène.

Les occupants de la calèche furent encore ballottés plusieurs heures avant d'apercevoir enfin le portail qui signait la fin imminente de leur périple. Il était moins impressionnant que dans ses souvenirs. Ses yeux d'enfants avaient donné vie aux deux immenses aigles perchés sur les deux poutres dorées qui encerclaient le porche.

Les portes s’ouvrirent dans un grincement fracassant. La jeune femme redécouvrait les jardins qui avaient été son terrain de jeu préféré durant tous ces étés. Les bosquets de fleurs et la végétation luxuriante étaient autant de cachettes pour échapper à la horde de ses cousins et cousines. Les jardins étaient bien différents en ce début d'automne. Un magnifique tapi de feuilles rouges recouvraient le bord de l'allée principale.

Le palais apparut enfin derrière les arbres. Malgré le lierre envahissant la façade, témoignant d'un manque d'entretien, la magestuosité du château n’était pas à prouver.

Sur le pérront, Perséphone reconnut la silhouette généreuse de sa mère et ses longs cheveux bruns. Bien qu'elle était encore trop loin pour le voir, la jeune fille devinait son sourire. À ses côtés, et bien trop proche à son goût, se tenait un vieil homme. Il avait noué ses cheveux gris en une tressée qu’elle jugea ridicule. Elle ne se souvenait pas de l’avoir déjà aperçu mais son dernier voyage sur l'Olympe remontait à ses 14 ans. Durant les quelques mois qu’elle pouvait passer à la surface chaque année, il était pour elle hors de question de s’enfermer de nouveau entre quatre murs. La petite maison de sa mère en Armorie était aussi le moyen le plus facile d'échapper à son emprise et à ses sourires mielleux le temps d’une ballade.

Les chevaux firent haltes et ils descendirent, Hadès ouvrant la marche. Une odeur de bois mouillé sauta au nez de la jeune femme lorsqu'elle mit pied à terre. Le temps de prendre une bouffée d’air frais, deux bras l’avait déjà emprisonné de leur étreinte.

- Ma puce, tu m'as tellement manqué.

Perséphone n'eut pas le temps de protester. Un flot incessant de paroles s’échappa de la bouche de sa mère :

- Je trouve que tu as encore grandi, non ? Par tous les deux, que le temps passe vite … j’ai l’impression que c’était hier que je te nourrissait au sein. Tu es plus frêle qu'un brin d’herbe … Est-ce que tu manges bien ?

Elle foudroya Hadès du regard, comme s’il était la cause de tous ses maux. Après tout, c’était peut-être un peu vrai.

- Laisse-la donc un peu respirer, clama une voix d’un ton amusé.

Une silhouette apparut par l'encadrement de la porte. C'était une femme d'âge mur, les cheveux châtains. Elle avait toute la grâce et la prestance qui incombait à la souveraine de l'Olympe.

- Tante Héra ! hurla-t-elle de surprise.

Elle était accompagné d'un vieil homme que Perséphone reconnut comme son oncle Zeus. Il l’ignora entièrement et toisa Hadès d’un air sévère.

- Bienvenu mon cher frère, déclara-t-il avec une hypocrisie à peine dissimulé.

- Je vois, une fois encore, que tu es bien trop occupé pour accueillir ce cher frère à l'heure, répondit Hadès en soupirant.

Perséphone ne fit guère attention à ses querelles maintenant habituelles et s'approcha de tante Héra. Mais les deux frères n'avaient pas lair décidé à en rester là. Après un échange tumultueux et bref, Hadès lança :

- Tu sais ce que dirais père s’il était là, n'est-ce pas ?

La phrase de trop. Zeus fronça les sourcils. Sa bouche se tordit en un rictus détestable. Il semblait sur le point de fondre sur le pauvre Hadès tel un faucon sur sa proie.

- C'est assez ! fit Héra.

Elle n’avait même pas eu à crier. Le charisme de cette femme avait de quoi rendre jaloux tous les seigneurs et gouverneurs.

Alors qu’ils entraient enfin dans le palais, Perséphone se jugea qu’elle parviendrait à découvrir ce que leur père Cronos leur avait bien fait pour qu'ils le détestent tant.

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Ce soir, je suis allé à une pratique Bouddhiste en tant qu’observateur. Plus précisément, une réunion d’une branche du Bouddhisme, le mouvement Soka, regroupant des pratiquants du bouddhisme Nichiren en France.
De ce que j’ai pu en comprendre avec le peu de connaissance sur le sujet, le mouvement Soka a pour visée d’établir une société de paix, via le respect de la loi et des enseignements bouddhiques.
Encouragé par un ami pratiquant, je finis finalement par me décider, après avoir très longtemps fait trainer cette première fois. Après un peu de retard, mon ami fini par arriver, et m’amène dans une petite résidence obscure. Je finis par comprendre que cette pratique n’est pas dans un lieu dédié, mais chez un particulier.
Passé le moment de gène de me pointer à l’improviste, je passe la porte pour me rendre compte que je suis en fait attendu. Nous sommes chaleureusement accueillis par l’hôte qui, avant même de me demander mon nom, me propose un thé ou du café. Tant qu’à faire, j’opte pour le thé.
Au vu du nombre de paires de chaussures à l’entrée, j’imagine que tout le monde est déjà là. Notre hôte étant typée asiatique, je ne sais pas si se déchausser est un prérequis au pratiquant Nichiren ou si c’est la simple marque culturelle japonaise ou l’on se déchausse avant d’entrer dans la maison, et je parle par expérience.
Je passe la porte du salon et me trouve face à une quinzaine de visages ravis d’une nouvelle tête. Après avoir salué un par un les gens présents nous prenons place dans le cercle. Etant arrivés un peu en retard, nous avons manqué le tour de présentation de chacun, mais nous n’y coupons pas. En quelques mots, on se présente au groupe.
Au milieu de ce cercle, une table basse ou est disposé de quoi boire et manger, et chacun est amené à se servir. Pas de bougies ni d’encens, moins cliché que dans mon imagination. Les pratiquants présents sont plutôt jeunes, et regroupe tant étudiants, que travailleurs, de celle que je présume étudiante en sociologie à l’apprenti ébéniste.
L’hôte de ce soir prends la parole. Elle introduit le thème de la séance : la paix dans le monde. Vaste sujet ! A l’aide d’un mémo griffonné sur un petit carnet, elle nous développe une introduction sur le sujet, revenant sur des bases du bouddhisme pratiqué par eux pour les quelques nouvelles têtes, dont moi. Cette introduction n’est dans le fond qu’un prétexte à l’ouverture à la discussion. Afin peut-être de mettre en confiance les personnes présentes et de délier les langues, elle lance des idées, des pistes de réflexions pour qu’un autre puisse rebondir. Un tel rebondira sur l’écho que le discours fait en lui, une autre enchérie sur une lecture qu’elle a faite il y a peu et une autre nous parlera d’une expérience personnelle mettant en scène cette difficulté d’une paix mondiale, quand elle peut être si difficile à trouver dans une cellule familiale.
L’exposition du thème et sa présentation par l’hôte laisse ainsi vite place à une discussion, à un dialogue. Dans le cercle, une jeune chinoise se fait traduire en anglais les interventions de chacun par un initié pendant qu’en face, posée sur le canapé, une autre prend des notes dans un petit carnet en tirant la langue.
De gauche à droite, les idées s’échangent, trouvent écho et rebondissent. C’est un peu une ébauche de comment j’imaginais les salons d’intellectuels dialoguant au XVIIIème. Avec moins de fumée et d’alcool.
Sur le socle de base, ce bouddhisme Nichiren est basé sur le respect de la loi bouddhique construite sur l’idée de la « dignité de la vie ». L’idée de replacer le respect de la vie avant le mercantilisme. L’Homme avant les biens. La paix mondiale passe par la paix de chacun, l’adhésion au respect de cette dignité de la vie. Peut-être un peu sceptique, un nouveau venu demande si l’idée soutenue est celle d’une uniformisation intellectuelle, ou la nécessité à l’adhésion au bouddhisme. On lui répond que le juste est dans la nuance. En effet, le but n’est pas de recruter, de forcer ou de donner une réponse unique et ultime, n’existant pas. Qu’une uniformité intellectuelle ne soit pas souhaitable, mais qu’un socle commun est nécessaire, et basé, sur des valeurs communes minimales, sur un respect de la vie.
Une idée intéressante est qu’afin d’accéder à cette paix, il faut que chacun prenne conscience d’une certaine forme de porosité entre lui et l’environnement – son environnement. Il semble inconcevable selon moi que l’Homme soit détaché de son environnement. Il est en permanent échange avec ce (et ceux) qui l’entoure. Chaque personne, être vivant, situation est influencée par notre pensée. Ne serait-ce que par la perception que l’on en a. A situation identique le ressenti ne s’en trouvera que différent selon l’état d’esprit avec lequel on l’aborde.
Il s’avèrerait donc que la paix mondiale résulterait d’un état d’esprit personnel généralisé. Le but étant que si chacun agit à son échelle et se place dans « un état de vie » (une dynamique, une énergie) positif, on s’inscrit dans le dialogue et la résolution du conflit par les mots et la non-violence.
Est abordée également la question d’Internet, ou pour certains, c’est la clef pour un changement véritable du monde. La paix mondiale n’aura jamais été aussi accessible que par la proximité offerte par Internet. Ayant en permanence la possibilité de communiquer avec les quatre coins de la planète et de s’informer par soi-même sans passer par un filtre médiatique. Pour d’autres l’un des plus grands enjeux sera d’apprendre au peuple à se servir de cet outil, de savoir prendre du recul et de réapprendre à s’informer.
De ce que j’ai pu en comprendre et en retirer, le but de ces réunions est de partager, d’écouter. Plus que de trouver une réponse unique à un grand problème, est privilégié tant l’épanouissement personnel que celui de ceux assis en face de vous. Chacun est encouragé à partager, à expliquer le bien et le mauvais de ses expériences. La prise de parole est facilitée par le fait que les personnes présentes sont dans une optique commune, « ils sont là pour ça ». La recherche n’est pas « l’éveil » ou « l’illumination » qui est un combat perpétuel, mais de pouvoir régulièrement partager ses expériences et ses doutes, de s’aider soi-même en aidant les autres en poursuivant un but commun.
Quant à moi, si j’ai pu, parfois, avoir l’impression d’enfoncer des portes ouvertes, cela m’a rappelé que l’idée d’œuvrer pour la paix est toujours agréable à entendre. Que si la prise de conscience que son bonheur est primordial est relativement aisé, sa mise en pratique est une toute autre histoire.
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