Acte VII

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Cher journal

Par une réflexion sur moi-même, j'ai découvert qu'il y a des blessures internes que j'ai oubliées au fil du temps. Elles sont restées ancrer en moi. Ces blessures, que je pensais fermées, se sont réouvertes. Cela m'a rendu malade du crime, indirectement.

Ma passion est le crime. Je m'en sors bien avec mes quelques meurtres. Je suis bien mieux qu'eux tous qui passent à la télévision et dans les journaux. Avoir un nom public, c'est être mort ou en taule pour pas mal d'années. Être anonyme, c'est être protégé par la foule et le quotidien anodin.

Beaucoup de mes semblables tuent par besoin. Ensuite, ils jouent avec les autorités et finissent par être arrêtés par la police. Moi aussi, j'ai besoin de tuer. Je ne suis pas stupide : je fais disparaître les corps et leurs vies, comme s'ils avaient jamais existé.

Ils ont eu parfois un départ précipité vers un lieu connu d'eux seuls. J'ai été bien pire, car leur famille ignore ce qu'ils leur aient arrivé. Les personnes sont majeures et donc libres d'aller où il leur semble nécessaire. Une plainte de la famille ne passera pas facilement. Je suis à l'abri.

J'ai assez confiance en moi pour prendre un risque savamment dosé. Je vais maintenant passé au niveau supérieur pour continuer à m'amuser. Je pense commencer à pratiquer la torture physique. Cela sera bien plus excitant que tout le reste. Ha ! Ha ! Ha !

Cher journal,

Tu me comprends et m'acceptes tel que je suis. A l'extérieur, je serais considéré comme un monstre s'ils le savaient. Je ne dois pas être dévoilé par une faute d'inattention.

Je suis peut-être démasqué aujourd'hui. Ma cave a été cambriolée et ce foutu gardien n'a rien vu. Je m'interroge. Peut-être ai-je fait une erreur ? Maintenant, je reste davantage sur mes gardes.

De plus, le concierge a appelé la police avant de m'informer de cette nouvelle des moins appréciable. Son attitude laissait entendre qu'il me cachait quelque chose. Cela ne dura pas : il me dira tout ou je découvrirai son secret, tôt ou tard.

Heureusement, ça ne change rien à mon plan initial. J'ai loué, pour deux semaines, un camping-car. Je suis content de partir en vacances initiatiques pour débuter un nouveau mode opératoire de meurtre.

Une citation : "Chez les gens on ne voit que deux choses : ce qu’on veut y voir et ce qu’ils veulent bien nous montrer." Dexter, Harry à Dexter.

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