Intrus

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Soupir

Un soupir...

Ce son se percevait encore dans l'étrange silence. L'air, lourd comme la pierre, le rendait à peine perceptible. Il faisait doux, pourtant ici, on ne faisait que frisonner.

Peut-être que cette impression de colère foudroyante n'était qu'une illusion, alors même que le poids de cet endroit glaçait le sang. Il s'était passé des choses ici, mais seul le silence répondait au cœur du voyageur. Faible, c'est ce qu'on ressentait face à elle ! Il ne pensait pas pouvoir se sentir aussi impuissant un jour...

Jamais le soleil n'a lui ici, les ténèbres entouraient la grotte dès les premiers mètres dans ses entrailles. Le noir n'avait visiblement jamais subi la lumière, il était si profond qu'il pouvait presque absorber celle qu'émettait son intrusion tant Noir était resté seul longtemps. Malgré sa lampe frontale, il avait l'impression de ne se promener qu'avec un stick fluorescent.

Il repensait encore à sa décision de quitter son groupe... Un autre soupir s'échappa, il sursauta la seconde d'après.

Un ricanement nerveux failli s'échapper mais il fut retenu au fond de sa gorge. Comme un echo, son soupir lui était revenu, l'air d'être soufflé par un fantôme au creux de l'oreille, rien qu'en y repensant, il frissonnait.

Quand l'intrigué pensa que c'était tout, sortirent alors du Noir, des sortes de vapeur, comme des filaments fantomatiques. Un lieu de cauchemar. Sa lampe grésillait, ou peut-être le révait-il ? Toutefois rien ne pouvait plus le séparer de la solitude, à peine quelques centimètres entre le vide et l'espoir...

La grotte suffoquait simplement l'âme de ses hôtes, chaque pensé devenait mélancolique, chaque pas devenait plus terrifiant, des silhouttes squelletiques semblaient habiter celle-ci. Pourtant il n'y avait rien. Et les hallucinations des êtres errants les rendaient fou.

Alors le prisonier perdit son chemin, dans une angoisse qui venait du fond de son être, il cherchait, il cherchait la sortie.

Cependant, il n'osa jamais courir, de peur, de peur mais de quoi ? C'était comme s'il marchait dans un endroit sacré qu'il ne pouvait ternir, sous l'œil d'un Dieu, qui d'une colère sourde, l'envoyait à la mort.

Ce jour là, il savait qu'il était perdu. Ce jour là, il n'en était pas ressortit.

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