La lampe

Une minute de lecture

Je traverse un parc, à cette heure fréquenté uniquement par les SDF. En les regardant je pense que si je baisse les bras encore, je finirai comme eux. Au moins pas besoin de lettre de motivation pour faire partie de leur bande.

Perdu dans mes pensées, je trébuche sur un objet métallique et je m'étale de tout mon long dans l'herbe boueuse. Décidément c'est ma journée. En me relevant je découvre une sorte de vieille lampe à huile en fer, je la ramasse, on ne sait jamais des fois que l'électricité me soit coupée. Comme j'ai toujours beaucoup de chance, je m'aperçois que la lampe vaut que dalle.

Arrivé sur le seuil de mon immeuble : mon voisin pisse contre ses volets... Tableau quotidien des désespérés dont je fais partie. L'eau chauffe dans la casserole. Je m'affale dans mon canapé, épuisé par les quelques km à pied parcourus, le moral dans les chaussettes. Je pue le chien mouillé. Je fais le tour du regard de mon unique pièce, pas le courage de nettoyer aujourd'hui et ce téléphone dépourvu de crédits qui ne sonne plus depuis des semaines. Je ne manque à personne, pas même à ma famille.

La lampe, quelle idée saugrenue ai-je eu de ramener cette vieillerie dont aucune brocante ne voudra ? Je la manipule, il faudrait la faire reluire pour que son métal brille. L'eau boue, je vais mettre les pâtes, et au passage je ramasse une brosse de fer, soudain pris d'une envie de quelque chose.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Recommandations

Beleg Doriath
Raphael est le glypheur de la 88e bande de poursuiveurs. Chaque nuits ils traquent la légendaire faille, la seule chose qui permettrait de comprendre pourquoi les hommes rèvent. Le jeune homme devra faire preuve de trésor d'ingéniosité pour braver les dangers intime que le monde des rèves lui réserve.

Lorsque nous nous endormons, où allons nous ?
1
2
7
6
Ré-Conciliation
Le centre de l'Être, Le centre de la Joie, celui qui nous libère de nos illusions et de la souffrance psychologique.
Le retour à nous-même est un exercice tellement simple et essentiel dans nos vies.. Que nous pratiquions tous enfants, et que pour la plupart nous avons oublier en grandissant.

Car au fond, qu'est ce qui nous caractérise le plus sinon nos sensations? Lorsque nous parlons ou pensons, ne sont-ce pas que des émotions ou des ressentis que nous traduisons avec des mots ou des images?

C'est du moins le sujet de ce petit texte qui nous incite à retrouver qui nous sommes pour vivre heureux.
1
1
0
2
Défi
ClaireTG


Ô moi, bel être de lumière, j'aime prodiguer mon ombre à la belle qui me tourne autour et m'étourdit.
Je ne suis point de ces astres sans bruit, que les petits indiffèrent. Non, elle a beau passer dans ma vie plus vite qu'un hiver, je la remarque et la nourrit.
L'été, grandiose, elle m'admire : ma parure a déjà ébahi plus d'un curieux. Mais le temps passe, mon humeur brunit, j'en fais le fruit qui pique bien des pieds. Cependant, l'hiver elle me veille, elle couve ma nudité, fragile, gracile, émaciée, avant que n'apparaissent mes nouveaux-nés.
Parfois, elle s'approche et me touche, alors je frémis. Elle l'ignore mais je lui parle au travers du vent messager. Une fois, elle s'est accrochée, elle a voulu me grimper. J'ai ris, trop gros, trop imposant, je savais que seuls ses amis aux quatres pattes aiguisées pouvaient rivaliser avec ma majesté.
Depuis peu de temps elle ne joue plus. J'ai peine à penser les années, à mon échelle rares sont ceux qui peuvent s'accrocher, mais je sais qu'elle s'éloigne des racines de mon âme.
Je ne pleure pas, non, je continue à aspirer lumière, carbone et ses pensées, qui depuis sa fenêtre éclairée, tous les soirs, d'un long regard, me sont adressées. Alors, nous sourions.
3
2
0
1

Vous aimez lire Mickaël Glenn ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0