La lumière est trop dure

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La lumière est trop dure

Et le ciel est trop bleu

De partout ricochent

Des éclats aveuglants

D'une matière inerte

Refoulant la lumière

Les passants silencieux

Dressent devant leurs yeux

Leurs mains incertaines

Et seuls les aveugles

marchent d'un bon pas

La ville impitoyable

Ne réserve son ombre

Qu'à ceux qui sont trop las

A ceux qui sont trop las

Pour rester ici-bas

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Lyly Nocéa


Elle ouvrit lentement les paupières. L'effort était intense et lui demandait beaucoup d’énergie. Plus les jours passaient et moins elle avait envie de sortir de son lit pour aller travailler. Son travail ne lui déplaisait pourtant pas, il s'agissait juste de trouver le courage de se lever enfin.
Assise sur le bord de son lit, elle se frotta d’abord les yeux, puis se massa les jambes. Le jogging de la veille avait épuisé ses dernières ressources mais le besoin vital de se défouler se montrait sans cesse. Les enfants déjà partis à l’école laissaient la maison calme et silencieuse. Son mari travaillait discrètement dans son bureau et ne se faisait entendre.
Comme d’habitude, elle ne pris pas le temps de petit-déjeuner, elle se contenta de sa toilette de chat et de s’habiller pour partir. Le réveil sonnait au plus tard afin de lui laisser profiter d’un certain repos, sa préparation avant de sortir était donc rapide.
Le vent glacé l’enveloppa tandis qu’elle patientait sur le quai. La grisaille du temps déprimait tout le monde. Quand le train arriva, les usagers se précipitèrent vers les portes pour s’engouffrer dans ce transport infernal où les odeurs de parfum et de transpiration se mélangent. Elle réprima un haut le cœur devant cet arôme si particulier. Les places si rares soient-elle, elle trouva de quoi s’asseoir.
Les visages mornes des autres passagers présageaient déjà de la longueur de cette journée pluvieuse. Elle tourna la tête à la fermeture des portes et vit son reflet dans la vitre du train, se demandant ce qu'elle faisait ici et pourquoi elle n'avait pas déjà pris le trajet en sens inverse.
Elle ouvrit son sac et en sortit son livre afin de faire passer au plus vite les minutes qui tournaient au ralenti.
Après moult changements pour enfin arriver à destination, elle se faufila entre les passants et les collégiens bruyants et nombreux pour traverser. La migraine tambourinait depuis la nuit violemment dans son crane. Pour la suite, elle ne savait pas encore à quoi s’attendre mais elle imaginait déjà le pire. Les pas lourds, elle se déplaçait avec difficulté, le poids de la fatigue pesant sur son dos.
Après une bonne inspiration pour se donner du courage, elle ouvrit la porte devant laquelle elle se trouvait. Deuxième porte franchie. Le sourire revenait petit à petit sur ses lèvres. Ce qui l’attendait n’était pas le pire, au fond d’elle, elle le savait. C’était bien pour cette raison qu’elle trouvait la vigueur de faire le chemin jusque dans ce lieu sinistre, triste et effroyablement calme.
Et ce fut donc avec un grand sourire qu’elle passa le seuil de l’accueil, pour finalement faire face à ses deux collègues, chacune concentrée devant leur écran d’ordinateur. Parce qu’au final, la présence des paillettes dans sa vie professionnelle, c’étaient grâce à elles.
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