39.3

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Je plonge dans la foule. Tant bien que mal, je la perce et je passe au travers, ballottée et culbutée par mes futurs sujets. Les ignorants, ils ne me reconnaissent pas. Mais, quand je régnerai à nouveau sur le Pandémonium, ils se prosterneront et imploreront ma pitié – si seulement elle existe. Acclame-moi, mon Royaume ! Je viens te retrouver ! De tous mes foutus moi, je te ramènerai à ta splendeur d'antan !

Et haute de tous mes moi, je me plante devant l'arbitre.

— Moi, je veux l'affronter.

Pour seul retour, son rire qui empeste la condescende.

— Fais pas le mariole, gringalet. Le costaud va te fracasser en un coup. Allez, va jouer ailleurs.

— Ta connerie de titan, je n'en fais qu'une bouchée.

Au début, l'arbitre campe sur son refus, mais le public s'enflamme. Un petit prétentieux qui tient tête au grand champion, tout de suite, ça les excite. Ils veulent le voir monter sur le ring, s'en prendre plein la gueule et finir en miettes, l'orgueil réduit en cendres. Ils veulent du grand spectacle, une mise à mort en place publique, ou ce qui s'en rapproche le plus. Alors, l'arbitre cède à l'ébullition générale, l'odeur du fric plein les narines.

— Je parie vingt plaques sur le gringalet ! lâche quelqu'un dans la foule.

— Parie tout ce que t'as, mon vieux, parce que je ne vais pas perdre.

Et puis, j'ai comme un doute.

— C'est quoi, les règles, monsieur l'arbitre ?

— Tous les coups sont permis, gamin. Même si j'pense pas que t'auras l'occasion de lui en mettre beaucoup...

— C'est grave si je le tue ?

L'arbitre s'esclaffe, et une explosion de rires rafle tout le hangar.

— Évite, mon gars, si tu veux pas qu'il t'arrive des bricoles.

— Tous les coups, sauf le coup fatal, alors. Bien. Si j'étais vous, monsieur l'arbitre, j'appellerais déjà les brancardiers.

— J'te ferai pas cet honneur, merdeux. Alors, j'annonce quoi comme nom ?

Une goutte me tombe sur le nez, la gueule béante du toit qui me bave dessus.

— Rain.

Rain est sûr de lui, efficace. Il ne s'encombre pas de débats intérieurs. Il commande à sa force, et sa force lui assure de rester aux commandes. Voilà comment ça marche. Il n'est pas tiraillé. Jamais, ou presque. Rain sait ce qu'il veut : du travail bien fait, de la satisfaction. Rain sait ce qu'il fait. Pas de vagues, que du plaisir. Du plaisir dans les règles de l'art, dans les règles qu'on lui fixe. Du plaisir bien cadré, servi sur un plateau, à foison mais sans abus. Du plaisir irréprochable.

Je grimpe sur le ring, Rain en première ligne et tous les autres moi massés juste derrière lui. Je suis une armée prête à en découdre.

— Mesdames et messieurs, un courageux crétin a décidé de défier notre champion ! Accueillez-le chaleureusement et huez-le de toutes vos forces, parce que ce minable va se prendre une raclée bien méritée !

Et la foule hurle d'une même voix tout un torrent d'injures, lance des canettes de bières, et des bouteilles, et des briques. La foule se mitraille de coups, en son propre sein ; les hommes qui se cognent dessus pour débattre de ma valeur, pour trancher si oui ou non il faut miser sur moi. Ceux qui clament que j'ai mes chances, ils se mangent des pains dans les dents, les mâchoires déboîtées et les gencives qui saignent ; ils encaissent à ma place tout le mépris du peuple.

Le Titan bondit sur le ring, comme la première fois, sous un tonnerre de cris hystériques. Il grogne, les dents découvertes et les yeux froncés. Des yeux qui promettent de me mettre K.O. Je lui souris. Et c'est le coup d'envoi.

Le Titan se rue sur moi, et je ne résiste pas. Je le laisse me mettre à terre et m'assommer de coups. Je le laisse enrager, me passer à tabac sans même me regarder, démolir ma mâchoire de ses phalanges d'acier, me cracher au visage et gueuler comme une bête. Une bête qui revendique son territoire ; il se prend pour l'alpha. Je le laisse savourer l'idée de me mettre en purée. Et quand il se redresse, le torse bombé de fierté, essoufflé par l'effort, pour accueillir les acclamations du public, je roule sur le côté, la tête baissée, du sourire plein la bouche. Tellement de sourire que je pourrais m'étouffer avec. Un sourire qui pique et qui m'arrache la face, un rictus rouge de sang aiguisé de jouissance. De la jouissance par anticipation.

La glaise noire suinte au bord de mes yeux, elle coule au compte-goutte. J'absorbe les blessures qui viennent nourrir ma rage, et je me rafistole, la poire fendue de sourire. Pour ne pas détonner, je garde les cicatrices et de beaux hématomes. Et je me relève, les yeux braqués au sol pour ravaler ma boue. Je sens la confusion qui s'empare du public, l'incompréhension qui leur tape sur les nerfs. L'odeur des cœurs qui vibrent et des viscères qui se tordent, de l'immonde bouillon de sueurs, et de crasse, de fumée, de chairs mortes et d'haleines alcoolisées. Mon armée est sur pied, parée pour sa revanche, abreuvée de violence et plus soudée que jamais.

Je serre les doigts, les griffes qui déchirent ma paume, ma peau qui fourmille et durcit, toute rugueuse. Je lance mon poing de lézard dans la joue du Titan. Lui, il a à peine capté que j'avais refait surface. Il ne m'a pas vu venir. Et il s'effondre dans la flotte, emporté par sa propre masse. Alors je me jette sur lui. Je lui rend chaque coup qu'il m'a asséné, avec ma poigne à moi, plus ferme, plus acérée. Je presse ses joues comme des fruits pour en faire couler le jus, rouge et collant. Je lui crache dans la gorge et le force à déglutir.

— T'en as assez, grosse brute ? Maintenant, tu vas te relever, et on va régler ça à la loyale.

Je m'écarte et il se lève, et on se tient face à face. La foule l'a mise en veilleuse, en train de s'étouffer dans ses appréhensions. Ceux qui ont misé gros sur le match n'osent même plus respirer, en attendant de savoir s'ils ont tout perdu.

Le Titan tend ses poings, les lance sur moi l'un après l'autre. J'esquive, et je contre, et je feins quelques attaques manquées. On patauge dans le ring, une vraie marre d'eau de pluie. Je le laisse sautiller sur place, suer dans son armure et s'épuiser au combat. Ce qu'il ne sait pas, c'est que ce combat, c'est du vent. La vraie bataille, il sera trop sonné pour la livrer.

Quand je vois qu'il tourne de l'œil, comme la grenouille dans son bocal qui commence à manquer d'air, asphyxié par l'effort, étouffé par sa propre masse ; je passe à l'offensive.

La loi du plus fort, il n'y a pas quatre chemins pour l'appliquer. Contrairement à ce qu'on pense, il ne s'agit jamais d'être le plus costaud. Il suffit d'être tout le reste : le plus vif, le plus rusé, le plus téméraire et le plus déchaîné. Pour être le plus fort, il n'y a jamais eu besoin de cultiver ses muscles jusqu'à se noyer dessous. Il faut juste être capable de bien jauger sa force ; savoir où elle réside et quand en faire usage.

Quand l'adversaire a épuisé toute sa vivacité. Quand il n'a plus assez d'oxygène pour réfléchir à ce qu'il fait. Quand il commence à confondre la témérité avec l'abrutissement. Quand son déchaînement est aussi efficace que celui d'un loup contre les dents du piège qui lui arrache la patte.

Tout ça, Rain le sait parfaitement. Il est un alpha né, créé pour dominer.

Je charge. Les cornes en avant sous le bonnet tendu, je fonce tête baissée dans le bide blindé du Titan. Il s'écroule. Je me redresse, comme un clown sur ressort, tiré vers le haut par une force qui me dépasse. Ma propre force.

— À la loyale ? répète le colosse en crachant ses tripes.

— Mais le Diable n'a jamais tenu ses engagements.

Le Titan est K.O. Et je suis victorieux. Je reçois les acclamations en pleine face. Et je m'en délecte au nom de tous ceux que j'incarne, tous ceux qui m'ont permis d'exister en ce lieu, pour le combat.

Je suis Rain, un alpha né, créé pour dominer ce corps.

Rain, un être de plus qui réclame d'exister, au milieu de la masse de tous les moi qui s'entremêlent.

Je descends du ring, je traverse la foule toute secouée par la folie, des mains qui se tendent pour me toucher, pour tirer ma capuche ou tenter de chiper mon bonnet. Je leur réponds avec les poings, sans ménagement. Je les envoie valser, les uns contre les autres. Et la foule s'écarte sur mon passage. En cet instant solennel, je suis comme un nouveau messie, et mon seul commandement prône le règne du chaos.

— Eh, petit malin ! Tu te tailles sans empocher tes gains ?

J'empoigne les billets qui s'agitent dans la main de l'arbitre. Et je sors du hangar. Je remonte les rues, en m'accrochant au vague souvenir du chemin que j'ai pris pour venir. La même pluie battante, le même tonnerre, le même conglomérat de misère et les mêmes odeurs fétides. Une autre senteur aussi, une nouvelle. Le parfum capiteux d'une femme sur mes talons. Je rentre la tête dans les épaules ; je l'ignore.

La bête en moi se rétracte, rassasiée. Les cornes retournent se loger sous le crâne, et les crocs sous les dents, les scutelles sous la peau et les griffes sous les ongles. Déjà, plus aucune trace de mes sabots. Un peu de boue s'écoule encore sur mon visage, juste assez pour finir d'effacer mes blessures. La chair germe sur mes joue et absorbe jusqu'au denier grumeau noir.

Je remonte les ruelles. Et je compte en vitesse les gains que j'ai remportés. Cent plaques, rien que ça ! Au niveau du baril en feu, je croise la même bande de jeunes, deux fois plus défoncés que tout à l'heure. Je balance tout mon pognon au-dessus des flammes.

— Tenez, les gars. Achetez-vous une vie. Ou du crack. Je m'en fous.

Je trace ma route. L'inconnue est toujours à mes trousses. Être poursuivie, avec l'autre, c'est une habitude. Mais une vraie personne, quelqu'un d'autre que moi, qui me colle aux basques, ce n'est pas tout les jours que ça arrive.

— Qu'est-ce que tu me veux, à la fin ?

— Continue d'avancer. Encore deux ou trois rues. Il faut mettre un peu plus de distance entre les autres et nous.

Sa langue est tout imbibée d'assurance. Ses cordes vocales prémâchent chaque mot et sa voix grave, quand elle a franchi ses lèvres, n'est plus qu'une coulée de miel. Non, moi je le sais, c'est une coulée de mort.

Je continue d'avancer, encore deux ou trois rues.

— Ici, c'est bien. Arrête-toi. Je ne te retiendrai pas longtemps.

Je me tourne vers l'inconnue. La dame blanche, drapée du deuil. Le corps livide de la Mort dans sa robe noire de faucheuse. Elle a le teint doux de la crème et les lèvres sucrée d'un fruit, et les cheveux dorés d'une sainte. Mais ses yeux, ils jurent, tout englués de mensonge.

Enchanted to meet you, Rain. Je m'appelle Lady Alecto, et je suis à la recherche d'une personne comme toi. Comme toute l'assistance ce soir, j'ai pu remarquer ton efficacité au combat. Il m'a semblé aussi que cet affrontement te procurait un plaisir certain. Et enfin, j'ai eu la joie de constater que l'argent ne t'intéressait guère. À présent, Rain, je vais te faire une proposition. Écoute-la bien et prends-la très au sérieux, car je ne la répéterai pas. Il y a dans ce monde bien des personnes malfaisantes, et nombre d'entre elles se trouvent parmi nos dirigeants. Peut-être as-tu lu la presse dernièrement. Peut-être as-tu remarqué combien d'éminentes figures se sont éteintes dernièrement. Les causes annoncées de tous ces décès sont fausses. Aucun n'est mort d'une crise cardiaque ou d'un cancer foudroyant. Nul n'a eu d'accident. En vérité, le Destin les a puni. Je ne pense pas t'apprendre quoi que ce soit en te disant que le Destin a parfois besoin d'un coup de pouce... Je suis à la tête d'une organisation encore secrète. Une organisation qui a pour but de purger nos élites, et de faire triompher la Justice dans cette société. Ce que je te propose est simple. Je t'offre l'opportunité de tuer. Je suis en mesure de te rémunérer, mais je ne doute pas que le meurtre lui-même te satisfera davantage que l'argent. Tous ceux que tu tueras, ils l'auront mérité. Jamais tu n'auras à t'en sentir coupable. Réfléchis-y sérieusement. Si ma proposition t'intéresse, nous nous reverrons dans trois nuits, à deux heures précises au Vieux Port de Red Hill. Si tu décides de venir, aucun demi-tour ne sera plus possible. Voià tout ce que j'avais à dire. Have a good night, Rain.

L'inconnue fait volte-face, immédiatement aspirée par les boyaux de la mégalopole, le fatras gangreneux des bidonvilles bondés, toutes les baraques montées les unes sur les autres comme des tumeurs qui s'amassent. Oui, cette ville est malade. Avec ou sans destin, avec ou sans coup de pouce, il y aura un massacre, ou bien tout explosera.

Un quartier de pomme se balance devant moi. Le bras de Feng crispé au-dessus de ma tête.

— Il faut dormir, la nuit, chóu. Je sais, c'est pas amusant. Mais au moins une nuit ou deux, il faudrait peut-être que tu ne découches pas. Franchement, avec cette tête de déterrée, tu vas pas tarder à te faire pincer.

Je gobe le morceau de pomme tout jaune, tout rouge. Rouge comme la rage, comme le sang, comme une coulée de mort. La proposition de l'autre Vierge de l'ombre, je n'arrive pas à me la sortir de la tête. Tous ceux que je tuerai, ils l'auront mérité. Et je n'aurai jamais à me sentir coupable. Ce ne serait que le destin. Ce serait mon destin.

Il y a des missions que seul un démon est en mesure d'accomplir.

La tête me lance. Plus j'y pense, plus la bête cogne pour sortir, comme si elle approuvait, comme si elle réclamait davantage d'exercice. La tête me lance, aussi parce que les nuits sont courtes. Après les cours, j'aurais dû retourner dans la chambre, dormir une heure ou deux. Même rien qu'une heure, ou deux, et j'aurais été en forme. Mais Feng s'est ramenée avec ses pommes, et j'ai pas pu lui dire non. J'ai pas pu refuser le fruit, ni de l'accompagner jusqu'à l'aquarium du Dos de la Baleine. Pourquoi j'ai pas pu dire non ? Ça, j'en ai pas la moindre idée.

Feng me tire sur le bras.

— Ici la terre ! Tu bloques tout le passage, chóu.

J'avance, et on se plante devant un gigantesque vivarium. J'aime ça, les vivariums. Ceux de la classe de sciences, par exemple, je pourrais les regarder pendant des heures sans me lasser. Mais pas celui-là. Ce vivarium, là, devant moi, il a quelque chose de répulsif. L'énorme monstre à l'intérieur ; un crocodile.

Je serre le poing. Ma peau durcit, les fissures se creusent dans le cuir de mon avant-bras.

— C'est ça que j'ai libéré.

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Le texte ; les choses.
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Dans le domaine des arts plastiques, Arman, grâce à ses "Accumulations", mettait l'objet en situation afin de le désigner comme extension, prolongement de l'humain. Tàpies, quant à lui, en faisait l'inscription du temps à même la matière.
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Mais c'est sans doute dans l'œuvre de JMG Le Clézio que le statut de l'objet prend une dimension non seulement originale, mais aussi une profondeur singulière. Car Le Clézio (et ses personnages) observent le monde d'un regard de myope, au travers duquel tout devient démesuré, où les sensations sont démultipliées par une propension naturelle à l'hyperesthésie, à une extraordinaire déflagration de la conscience. Dès lors la page blanche apparaît comme la métaphore du vide qu'il convient de combler. Car il y a urgence à créer du langage, à saturer de mots un univers qui, autrement, deviendrait "concentrationnaire". Décrire avec fièvre le tout du monde, aussi bien les publicités de vieux journaux, que des noms inconnus, le contour d'une pièce, la spirale d'une peau d'orange. Car tout peut être convoqué pour élever des digues contre l'absurde, aussi bien "l'extase matérielle" qui, souvent, débouche sur une manière d'émerveillement, de vision du monde primitive, à la manière du sauvage ou bien d'une naïveté tout enfantine. Parvenir à une transcendance matérielle dont les racines puisent au profond de l'expérience sensible.
"Le doux paysage serein, propre et lumineux qui doit exister derrière les choses."
("L'extase matérielle").
Car le sens est à trouver partout, indéfiniment, les choses disposant tout contre nous leur langage secret. Celui, par exemple que Paoli, dans "La fièvre", fait tenir à un objet du quotidien, l'explorant sous toutes ses coutures :
"...il fallait se retirer dans une pièce pleine d'une pénombre sacrée, s'allonger sur un lit, et là, jouer, jouer à tout prix au jeu de l'être : avec une boîte d'allumettes, par exemple...".
Surgissement, à partir du simple, du menu, de l'insignifiant, d'une perspective ontologique dont l'homme ne saurait faire l'économie qu'en acceptant de vivre sur le mode du "on", de l'inauthentique.
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