25.2

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La cloche sonne la fin des cours. À cause du manque de sommeil, la matinée a été longue. Pourtant, les deux heures de biologie qui ont suivi la pause déjeuner ont été les plus éprouvantes. Je me serais bien passée d'attaquer ma première leçon par la dissection d'une gigantesque blatte !
Luna et Faustine ont travaillé en binôme. Pour ma part, j'ai fait équipe avec une dénommée Tasha. Près d'un mètre quatre-vingt. La peau foncée. Le visage long et les traits doux. Des cheveux épais, longs et crépus, aussi noirs que la cendre. Les yeux qui pétillent comme des émeraudes derrière ses lunettes jaune vif, et le sourire aux lèvres. Le nez écrasé. De longs doigts fins, comme ceux d'une pianiste. Des mouvements précis. Beaucoup d'assurance. Et de minutie. Sa blouse, une blouse de chimie élimée mais bien propre. Elle sent l'odeur du pressing. Bien ajustée aux épaules et à la taille, elle lui va comme un gant.
Tasha s'est montrée plus que patiente avec moi, en voulant me guider dans l'usage du scalpel. Elle ne pouvait évidemment pas deviner que j'ai déjà manié ce genre de lame bien plus que la majeure partie des personnes de mon âge. Et une fois de trop. Elle ne pouvait pas se douter que les tremblements qui secouaient mes mains ne devaient rien à l'appréhension d'une première manipulation. Ce sont les souvenirs qui m'ont tétanisée.
Le tranchant du scalpel. Le laboratoire plongé dans la pénombre, la lampe de travail tournée sur la paillasse. Le regard résolu d'Eugénie. Le bruit de ma déglutition dans ce silence de mort. Je regrettais déjà ma brillante suggestion. Le corps inerte de Papa étendu entre nous. Le sang séché au coin de ses lèvres. Sa chemise ouverte. L'éclat du métal contre sa peau et bientôt les viscères étalés sur la table. Le sang-froid monstrueux d'Eugénie. Le rideau de larmes qui me brouillait la vue. Le rouge, le rose, tirés de sa poitrine, sagement remis en place. La pointe de l'aiguille, puis le frottement du fil dans les chairs. Toutes les images rappelées par le scalpel m'ont rendue chancelante. La tête saturée des fragments de cette scène, j'ai perdu connaissance.
Quand la sonnerie retentit, je suis à l'infirmerie. Luna vient me chercher. Voulant à tout prix éviter d'avoir à revenir sur ce que j'ai commis, je mets mon malaise sur le compte de la fatigue.
— Je me suis levée cette nuit, s'excuse ma sœur. Pardonne-moi si je t'ai réveillée.
Je secoue la tête en tâchant de lui sourire. Son escapade nocturne non plus, je ne préfère pas en parler. Je voudrais oublier tout, absolument tout de l'histoire dans laquelle nous baignons. La mort de Papa, la créature en moi. C'est impossible pourtant, et je le sais, tant que celui qui l'a tué ne croupira pas derrière les barreaux ou ne sera pas mort, lui aussi, et vidé sur la table d'un légiste.
Luna me demande si j'ai l'intention de m'inscrire dans un club. Je me pince les lèvres pour réfléchir. On nous a parlé des clubs hier : il s'agit d'activités que la plupart des élèves fréquentent l'après-midi, mais ils ne sont en aucun cas obligatoires. Je réponds par la négative. Durant mon temps libre, je préfère me mettre en quête de ce pour quoi nous avons quitté la villa : des réponses. J'ignore cependant où débuter mes recherches. Luna non plus. Elle suggère que nous nous séparions pour être plus efficaces.

Mes pas résonnent sur le carrelage du couloir, alors que je me fraye un passage jusqu'au chef-lieu de la sagesse : la bibliothèque. Non seulement parce que les livres, j'en suis persuadée, ont réponse à tout, mais surtout parce que ces couloirs d'étagères où s'entassent des volumes poussiéreux me paraissent être l'endroit rêvé pour apaiser mes tourments. La bibliothèque de l'Académie n'est pas aussi grande que celle qui se trouve dans le centre-ville et que j'ai visitée plusieurs fois par le passé, mais elle est vaste et garnie. Les ouvrages y traitent d'à peu près tout ce dont il y a à traiter.
Je pousse les battants de la porte. Vitres teintées, poignées en fer. Je pénètre dans une immense pièce, très haute de plafond. Cinq couloirs se découpent dans la largeur de la salle, leurs murs débordent de livres. J'emprunte le deuxième en partant de la droite. Département des arts et des religions. Les livres d'histoire se trouvent juste derrière. J'y reconnais quelques volumes présents dans ma collection personnelle. Il fait sombre, seule une applique murale éclaire le rayon tous les vingt pas. Impossible de distinguer le bout du couloir. Juste des halos de lumière, certains si lointains qu'on les devine à peine. Je progresse au milieu des grandes œuvres de la philosophie. Je salue d'un œil respectueux les noms de Kant, Machiavel et Platon. Sans surprise, aucun ne me répond. Et soudain, de façon tout à fait improbable, me voilà entourée d'écrits scientifiques. Les sciences du vivant. L'ampoule d'un luminaire se met à clignoter en même temps que son éclat faiblit. En face, la tranche de l'Origine des espèces de Darwin s'anime et il me semble bientôt que le livre prend de l'élan pour me sauter à la gorge. Je presse le pas et m'enfonce dans l'allée, entre Vésale et Watson. Enfin, la clarté reprend le dessus. J'émerge d'entre les étagères, j'abandonne le passage étroit et obscur dans lequel reposent les livres pour un espace ouvert surplombé d'une petite verrière. Au centre, les unes en face des autres dans une symétrie sans faute, six grandes tables. Au fond, des écrans tactiles en libre service étalés sur un présentoir. À leur côté, des colonnes dans lesquelles sont rangées les revues renouvelées au rythme des parutions.
J'avance, hypnotisée par l'atmosphère singulière de la bibliothèque, lorsqu'un chuchotement me parvient. On m'interpelle à voix basse :
— Manu !
Personne ne me surnomme ainsi, d'habitude. Mais je me reconnais malgré tout, puisque je tourne la tête. Assise à une table sur ma droite, Tasha me fait signe. Un garçon est installé avec elle. Il y a comme un air de famille : même carrure, même teint, mêmes traits, même nature capillaire et même regard pétillant. La barbe en plus, de trois jours environ. Même façon de sourire. Même façon de bouger. Ses doigts à lui aussi sont fins. Ils triturent un Rubik's cube avec à la fois une certaine aisance et beaucoup d'application. Même assurance sans faille. Quelque chose me frappe : le casse-tête. Toutes les faces sont noires et, de temps en temps, les coins des cubes s'illuminent de façon aléatoire.
— Je te présente William, mon frère, dit Tasha. Il est en finale Diamant.
Je salue William d'un signe de la tête. Lui se lève et me tend une main que je serre sans poser de question. Tasha m'avance une chaise :
— Alors, l'âme sensible, tu t'es remise de tes émotions ? Eh, Will ! C'est la fille dont je t'ai parlée : celle qui s'est évanouie.
— Je me sens mieux, merci.
— Eh bien, lance William, qu'est-ce qui t'es arrivé ? Ne me dis pas que tu es du genre à tomber dans les pommes à la moindre goutte de sang !
— Non, ce n'est pas mon genre. J'ai juste eu une nuit difficile.
Le frère et la sœur échangent un regard.
— Et la vue du sang, insiste Tasha, ça ne t'effraie pas ?
— Pas particulièrement, non.
— Et les histoires sordides, est-ce que tu aimes ça ?
— Quel genre d'histoires sordides ?
Ils échangent un nouveau regard puis leurs deux paires d'yeux pétillants viennent se braquer sur moi. William pose son Rubik's cube sur la table et m'explique :
— Tasha et moi, on est membres d'un club un peu particulier. Dans les faits, ce n'est pas un club, pas vraiment. Pas tant que l'Académie refusera de nous accorder ce statut. Mais c'est du pareil au même. On se retrouve ici tous les jours à cette heure-ci et on se penche sur les dernières affaires, celles dont parlent les journaux. On suit les plus prenantes et, de notre côté, on essaye de les résoudre. Voilà, c'est ça, le club de criminologie !
— J'ai vu que tu lisais un livre de Sansley, ajoute prestement Tasha.
Évidemment, c'est ce qui a dû les conduire à penser que je voudrais rejoindre leur prétendu club.
Mes yeux parcourent les tables inoccupées de la bibliothèque.
— Où sont les autres membres ?
— Il n'y a que nous deux, avoue Tasha.
— Vous deux, et c'est tout ?
William, comprenant que je suis sur le point de me retirer, intervient :
— Rien ne t'oblige à nous rejoindre, ni même à participer à toutes les séances. Mais j'espérais au moins que nous pourrions te convaincre de rester avec nous aujourd'hui. Qu'est-ce que tu en dis ? Si tu t'ennuies, rien ne t'oblige à revenir.
Je pointe du doigt son casse-tête, resté sur la table.
— C'est normal qu'il n'y ait pas de couleur ?
— C'est normal, m'assure William. C'est un Mystery cube. Le principe est le même que pour le Rubik's. La seule complication, c'est que tu ne connais pas la couleur des faces. Lorsqu'un cube est bien placé, ses coins s'illuminent. Partant de là, il faut déduire quel cube appartient à quelle face et tenter de résoudre le puzzle. C'est seulement une fois chaque face terminée que la couleur apparaît, en lumière sur les angles.
— Est-ce que tu as déjà réussi à le finir ?
— Non. Ça va faire deux mois que je suis dessus et je n'ai réussi qu'à assembler la première face. Quand je pense que Gilgamesh aurait résolu le sien à l'âge de huit ans !
William empoigne son casse-tête. Je fronce les sourcils en le dévisageant :
— Gilgamesh ? Le roi d'Uruk ?
Tasha porte la main à la bouche pour étouffer un rire.
— Non, pas ce Gilgamesh. Ne me dis pas que tu n'as pas entendu parlé du détective sans visage ? C'est comme ça qu'ils l'appellent, à la police.
Je fais non de la tête. À nouveau, je sens les deux paires d'yeux pétillants fixées dans ma direction. Tasha se redresse, les mains en avant sur la table, et raconte avec un enthousiasme comme on en voit rarement – ce même genre d'enthousiasme qui illumine le visage de Cerise quand elle débusque une nouvelle plante :
— Depuis presque un an, la police d'Elthior reçoit des messages anonymes. La première fois, c'était pendant l'affaire du prisonnier évadé de l'Île du Fou. Le jour-même où l'avis de recherche a été lancé, quelqu'un a envoyé un e-mail à la police. Il disait que le prisonnier avait gagné une planque, à Itapo. La police s'est rendue sur place et a effectivement trouvé le type, ligoté dans son lit. Dans plusieurs affaires, par la suite, d'autres messages du même genre ont été envoyés à la police. La plupart du temps, on a retrouvé les malfrats déjà emballés, prêts à être cueillis. L'expéditeur des messages s'est mis à signer « Gilgamesh ». C'est le seul nom qu'on lui connaît. Personne n'a su remonter jusqu'à lui. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Et puis, il y a deux mois de ça, un dégénéré a commencé à s'en prendre à des fillettes, ici même, en ville. Quatre ont disparu. On en a retrouvé trois, violées et égorgées. Pour avoir vu les images, je peux te dire que la dissection des blattes, à côté de ça, c'était un jeu d'éveil. Bref, Gilgamesh a fini par mettre la main sur ce tordu. Mais quand les policiers sont arrivés pour cueillir le type, ils l'ont trouvé raide mort. Neuf grammes de chlorure de potassium dans le sang, ça pardonne pas. Apparemment, Gilgamesh a fait ça bien ; le type n'a pas souffert. Il y a eu pas mal de débats, à la police, après ça. Certains apprécient le travail de Gilgamesh. D'autres se demandent de quel droit il a décidé seul que l'homme était bon pour la peine de mort. Finalement, on a réalisé un sondage en ville et on s'est aperçu que quatre-vingt pour cent de la population était favorable à la décision de Gilgamesh. La police a donc continué à collaborer avec lui. Pour éviter que ce genre de litige ne divise encore les forces de l'ordre, le parquet d'Elthior vient de déposer une nouvelle mesure : le jugement anticipé. Le coupable est jugé une première fois, avant son arrestation. Si la peine de mort est prononcée lors de ce jugement, alors Gilgamesh a le droit d'euthanasier le criminel. Si un criminel condamné à mort lors d'un jugement anticipé se rend, il est alors jugé une seconde fois, lors d'une audience traditionnelle. C'est à peu près la seule chance qui lui reste d'échapper à une piqûre mortelle.
J'écoute le récit de Tasha avec énormément d'attention. Il n'y a pas à dire, la Justice n'arrête pas de faire des progrès ! Gilgamesh, c'est donc une sorte de héros local. J'interroge Tasha :
— Est-ce que quelqu'un a déjà échappé à la peine de mort, comme ça ?
— Oui, pas plus tard que la semaine dernière. Un type s'est rendu et a confessé le double meurtre de sa femme et de son fils. Il n'y avait pas de circonstances atténuantes. Le lascar voulait juste récupérer l'argent d'un compte joint, ses parts de la maison et filer avec sa maîtresse. Elle, c'était une fille de Red Hill qui gagnait bien son pain et, quand elle a senti l'embrouille, elle n'a pas réfléchi à deux fois avant de le dénoncer.
— Dites-moi, il y a beaucoup d'affaires sordides, à Elthior ? Je veux dire, assez pour que vous ayez de quoi débattre tous les jours ?
— On fait mieux que débattre, Manu, me reprend William. On se penche sur l'affaire, sérieusement. On essaye de l'élucider, nous aussi. Et quand on arrivera à contacter Gilgamesh, j'espère bien qu'on aura quelque chose de solide à lui livrer ! Mais oui, bien sûr, dans une ville aussi gigantesque qu'Elthior, les crimes, ce n'est pas ce qui manque.
William ouvre officiellement la séance et annonce l'ordre du jour, une affaire qui les occupe depuis plusieurs semaines et sur laquelle ils n'ont que peu d'éléments. Trois politiciens et une poignée d'hommes d'affaires haut placés morts en un peu moins d'un mois. Leurs noms figurent dans la nécrologie mais la cause du décès, elle, est toujours naturelle ou accidentelle. C'est suspect, clame Tasha en déballant la théorie du complot : une tuerie de masse visant à détruire le régime de la Pacification est déguisée en incident et personne ne mène l'enquête. Arrêt cardiaque. AVC. Cancer foudroyant. Intoxication alimentaire. Accident de voiture. Les mêmes causes reviennent chez tous ces dignitaires locaux, récemment décédés. Les mêmes profils : des hommes uniquement, pour la plupart d'âge mûr, au portefeuille garni. À croire que notre siècle marque le déclin de l'espérance de vie de toute une classe sociale ! Moi-même, je finis par admettre que je trouve cela douteux. Tasha et William me déballent les nécrologies, me détaillent les rapports d'autopsie et élaborent la liste des incohérences relatives aux causes officielles des décès en question. Je me laisse prendre au jeu, je prends plaisir à être là, avec eux. Pourtant, je suis l'enquête d'une oreille distraite. Une idée me trotte dans la tête. Les mots de William tournent en boucle: « contacter Gilgamesh ».

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("L'extase matérielle").
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"...il fallait se retirer dans une pièce pleine d'une pénombre sacrée, s'allonger sur un lit, et là, jouer, jouer à tout prix au jeu de l'être : avec une boîte d'allumettes, par exemple...".
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