Chapitre 9 : Braise

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Chapitre 9

Braise

Une fois arrivée chez Docteur, une foule anormale stagnait devant la petite maison en pierre recouverte de lierre du médecin. Braise et Azur se frayèrent un chemin en jouant des coudes. Ce qu’ils virent les intrigua énormément. Quatre hommes de la garde nationale, bien reconnaissables grâce à leurs combinaisons rouges, barraient l’accès à l’entrée. Ils étaient armés de mitraillettes et repoussaient quiconque tentait de s’approcher. Un ami d’Azur, Cosmo, brun et grands, s’approcha de Braise et lui murmura au creux de l’oreille, pour ne pas se faire faire entendre.

« C’est toi qu’ils cherchent Braise. Enfuis toi, ils te veulent sûrement du mal »

La jeune fille était touchée par cette marque d’attention. Depuis toute petite, elle était amoureuse de Cosmo. Mais beaucoup d’autres filles lui tournaient autour, alors elle se contentait de se faire jolie quand il venait chez eux.

Ce qui, petite parenthèse, était plus facile à dire qu’à faire ! Les cheveux roux et indomptables de Braise refusaient de se plier au moindre chouchou, donc sa mère lui coupait régulièrement, histoire de ne pas se les coincer dans les poignées de portes. Quant à son corps, Braise le détestait. Elle trouvait sa poitrine trop grosse et ses fesses trop rondes, alors que tout le monde lui disait qu’elle avait juste de jolies formes. En rajoutant ceci à un beau 1 mètre 75, la jeune fille pensait ressembler plus à un hippopotame qu’a une femme. Sa peau claire et parsemée de taches de rousseurs allait bien avec sa chevelure, mais malheureusement, son visage n’en comptait pas une seule. Sa tête était alors blanche comme un linge et personne ne pouvait rien y faire.

Le garçon la saisit par les épaules, et s’écarta de la foule de plus en plus dense. Il essayait aussi de cacher son visage. Elle n’était pas très aimée dans le village et les autres n’hésiteraient pas à la livrer aux gardes s’il le fallait.

Il la mena vers une petite cabane dans un parc de jeu non loin. Braise s’assit, Cosmo aussi. Chacun attendait que l’autre se mette à parler. La jeune fille avait une boule dans la gorge et des papillons dans le ventre. L’effet était très étrange, mais quelque chose la perturbait. Malheureusement, elle doutait que Cosmo en avait quelque chose à faire. Elle se demandait si le changement de couleur de ses règles était lié aux gardes qui la recherchaient. Sans doute étaient-ils sans arrêt espionnés ? Non, le gouvernement devait investir dans des choses beaucoup plus utiles. A quoi bon surveiller les règles d’une adolescente ?

Perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas qu’Azur était arrivé. Il entra dans la cabane avant de dire à sa sœur d’un ton paniqué.

« Braise il faut que tu te casse d’ici. Ils n’ont pas l’air d’être là pour te couvrir de cadeaux.

Cosmo approuva.

- J’ai un plan. Tu vas te réfugier chez moi.

Azur lui jeta un regard inquiet.

- Tu sais très bien que ce n’est pas prudent. S’ils la cherchent, ils n’hésiteront pas à mettre le village sens dessus dessous. Et nous savons tous deux qu’il vaut mieux que personne n’entre chez toi.

Braise, qui avait suivi la discussion sans trop comprendre, s’imposa.

- Wow wow, on se calme. C’est de moi qu’il s’agit. Et qu’est-ce que tu caches Cosmo ? Tu peux me le dire, tu sais ? Je ne le dirais à personne.

- C’est trop risqué, l’interrompit Azur. Et tu risques de mal réagir.

Braise attrapa son bras et le défia du regard.

- Écoute-moi bien. Cosmo est un ami. Jamais je ne me permettrai de lui faire du mal ni quoi que ce soit d’autre. Maintenant, je veux savoir.

Azur la dévisagea, à moitié amusé grâce de sa réponse, mais aussi anxieux. Alors qu’il allait répliquer, Cosmo le coupa et regarda Braise droit dans les yeux.

- Le problème, c’est que ce n’est pas moi qui vais être blessé, mais toi. A toi de m’écouter. Promets-moi que rien de ce que je t’expliquerais ne te brisera le cœur, comprit ?

La jeune fille, trop occuper à admirer ses yeux bleus et sa bouche en cœur, n’écouta que la moitié de ce qu’il dit. Elle hocha la tête positivement.

- Entendu. Je ferais tout ce que vous voudrez afin de passer inaperçue. Je ne tiens pas vraiment à ce qu’ils m’embarquent.

Azur s’approcha d’elle et la serra dans ses bras. Cela faisait tellement longtemps qu’ils ne s’étaient pas fait de câlins que Braise tenta d’abord de le rejeter, avant de le câliner encore plus fort à son tour. Sans s’en rendre compte, ses yeux débordèrent de larmes. Elle se mit alors à sangloter comme un enfant, sans parvenir à s’arrêter. Azur, surpris, se dégagea. Elle continua de pleurer jusqu’à ce qu’il lance :

- Eh oh on se calme. Je ne compte pas te laisser crever avant longtemps. Alors maintenant tu vas nous suivre et nous écouter.

Elle hocha la tête et s’essuya les joues. Cosmo se leva pour vérifier que personne ne les avait suivi, et ils sortirent. Azur fermait la marche, laissant son ami les guider, même si il ne doutait pas que Braise avait appris son adresse par cœur.

Ils marchèrent cinq minutes avant d’arriver devant un immeuble délabré, qui semblait pouvoir s’écrouler à tout instant. Braise n’était pas venue ici depuis longtemps, deux ans, exactement. Elle avait espéré que des travaux auraient été fait, mais rien.

Ils entrèrent dans le hall qui autrefois devait être propre, et montèrent deux étages plus hauts.

Braise et Azur avaient souvent supplié leurs parents de donner un peu d’argent à Cosmo et son père, mais ils avaient déjà du mal à boucler les fins de mois que donner de l’argent n’était pas envisageable. Ils acceptaient seulement de le nourrir quand il venait dormir.

L’appartement se résumait à une pièce rectangulaire de 35m2 environ composé d’une cuisinière, de toilettes, d’un lit double, d’une table et d’une douche. Ils s’asseyaient tous sur le lit quand le père de Cosmo, un homme costaud dans la soixantaine passa sa tête hors d’un conduit d’aération.

- Cosmo ? C’est bien toi ? Bon dieu, je t’avais confondu avec les rouges et je m’apprêtais à faire fuir Nagoy !

« Les Rouges », c’est le surnom que l’on donne aux gardes qui surveillent la population. L’homme retourna dans le grand tuyau et cria :

- Nagoy ! Tu peux sortir, ce n’est que Cosmo qui revient.

Braise demanda à Azur, qui lui avait l’air de parfaitement comprendre, ce qu’il se passait.

- C’est simple, sœurette. Je sais bien que tu es amoureuse de Cosmo, mais...

Braise l’interrompit.

- Attends quoi ? Mais pas du tout qu’est-ce que tu racontes !

Azur désigna ses joues rouges et reprit :

- Arrête, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Bon, pour être bref, Cosmo a un copain.

Au même moment, un garçon aux cheveux blonds sorti sa tête du conduit. Cosmo, qui avait tout entendu et rougissait jusqu’à la moelle, se précipita pour aider le prétendu Nagoy. Celui-ci le repoussa, grommelant qu’il pouvait très bien se débrouiller tout seul, trébucha finalement et fut rattrapé de justesse par Cosmo. Tous deux se regardèrent et éclatèrent de rire.

Braise, le cœur brisé, n’avait pas envie de se prêter au jeu. Elle décida de rester muette, mais de faire bonne figure en apparence. Elle pleurerait une fois seule.

Le père de Cosmo se glissa derrière elle.

- Salut Braise, qu’est-ce qu’il t’amène ici ?

- Oh, bonjour Georges. En fait, il y a des rouges dehors qui me cherchent près de chez Docteur.

Elle baissa la voix, pour ne pas faire paraître sa détresse.

- Et donc dans la panique on est allé ici et...

- Bon, Braise. En gros tu veux qu’on te cache. C’est d’accord, mais la seule bonne cachette ici, c’est dans l’ancienne aération.

Elle opina, avant de se tétaniser. Elle devrait donc se cacher dans un espace très restreint avec...

Nagoy.

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Sans même me poser la question si cette chose était possible ou pas. Comment se faisait il que des gens puissent sortir de la télé armés d'une bate de baseball et s'attaquer à un honnête citoyen qui voulait jouer à un jeu qu'il avait payé de son argent, un jeu dont il disposerait comme il l'entendait ? Des gens en chair et en os qui ont voulu m'ôter la vie à coup de bate parce que je n'étais pas d'accord avec eux. Je voulais jouir de ma liberté de consommateur. Je voulais marquer contre mon camp. J'aime cela. Ce n'est pas un crime de marquer contre son camp. En politique vous êtes exclu de facto. Mais là, ce n'était pas de la politique. Ce n'était qu'un match de foot. L'esprit de corps était de rigueur. Mais je n'avais pas cet esprit de corps.
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Adrien de saint-Alban
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LadyGresham
*Bruit de notification* - Message lu.
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Je tiens à préciser que le @ mentionné, comme l'histoire, à été inventé.
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Défi
Nicolas Raviere
Marathon Poétique 10/52


Encore un petit poème en prose cette semaine.
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