Chapitre 3 : Liane

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Chapitre 3

Liane

Des vipères... Partout. Elles entourent ses bras, ses jambes. Les maudits serpents se pressent autour d’elles, comme si ils voulaient l’étouffer. Ils parvinrent à son visage, laissant seulement ses yeux et son nez libres.

Liane vit une vipère plus grande que les autres, bleue avec de petits yeux rouges malsains. Elle donnait des ordres aux autres, et semblait donc être la reine. Elle se rapproche, sort sa langue fourchue et siffle. Le son est tellement aigu qu’il en devient insupportable.

En l’entendant, tous les serpents cessent de bouger. Puis, lentement, ils se retirent du corps de la jeune fille. Elle est de nouveau libre de ses mouvements !

La reine s’approche encore plus, jusqu’à ce que Liane sente son haleine nauséabonde. L’adolescente veut tourner sa tête, mais elle est comme paralysée par de chaines invisibles. La vipère bleue frôle le bout de son nez, et sort la langue. Elle ouvre grand la bouche, et mord la lèvre supérieure de Liane, provoquant une douleur intenable.

La jeune fille ouvrit les yeux sur une chambre toute faite de velours. Elle-même se trouvait dans un grand lit aux draps rouges. Cette chambre, sa chambre, avait été confectionnée par le plus grand architecte de tous les temps : Kato di Portia. Cette homme était payé des millions d’euros chaque mois pour dessiner les palaces des milliardaires.

Alors que, dehors, des gens mourraient de faim. On raconte même que, des fois, ils se mangent entre eux...

Liane déteste ses parents. D’ailleurs, eux non plus ne l’ont jamais aimée. Ils lui disent sans arrêt « À 15 ans, le bac en poche, tu devrais commencer à bosser au lieu de dessiner ! ». Mais ils ne la comprennent pas... Elle, elle rêve d’un monde où tout le monde est égal et où les hommes respectent la vie. Pas comme en ce moment.

Soudain, la porte s’ouvre. Une dame de chambre apparait, l’air essoufflée. Elle tient dans ses mains un plateau de cookies qu’elle tend à Liane. La jeune fille hoche la tête à la vieille dame, puis lui demande un carnet et un crayon.

Une fois bien installée, elle croque dans un des biscuits, et se met à dessiner. Elle commence par les yeux, qu’elle esquisse d’abord une paire d’yeux verts, qui semble, effrayée puis, elle forme le contour maigre du visage, une bouche criante de colère, un nez et des mèches brunes qui flottent au vent.

Ensuite, un peu plus loin, elle griffonne un corps musclés, penché au-dessus de la fine silhouette. L’homme est de profil, mais il dégage une aura de brute. Un fouet dans la main, il contracte ses muscles, comme si il allait frapper la jeune fille présente devant lui. Cette image, elle l’a vue tellement souvent en rêve.

Soudain, un prénom apparait dans son esprit.

Bise.

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