Ecriture, quand tu nous tiens...

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Avant de commencer à parler d'écriture stricto senso, je tiens à préciser un ou deux détails. D'une part, je développe ici mon point de vue subjectif sur l’écriture en général, et sur l'écriture de l’imaginaire en particulier. De plus, je suis un écrivain amateur, n'ayant jamais été publié, et n'ayant -par la même- absolument pas la science infuse. Je peux me tromper, mais cela ne va pas m'empêcher d'essayer de cerner, en très gros, ce qui pourrait être utile dans votre travail d'écriture.

Parlons-en, de ce travail d'écriture.

1) D'une part, je suis intimement persuadé que chaque auteur dispose de sources d’inspirations propres à lui. Qu'importe que vous mentionniez des faits historiques ou non, qu'un autre écrivain ait déjà abordé le sujet qui vous intéresse... tout ça n'est pas très important. Ce qui compte, c'est la façon dont vous présentez votre oeuvre. Les détails comptent, votre plume compte. Pas le reste. Le Grand R.R. Martin en personne s'est ouvertement inspiré de faits déjà existants, comme la guerre des deux roses. L'oeuvre de Tolkien est marquée par l'horreur de la Première Guerre mondiale. Et les exemples sont nombreux. Mais attention, bien évidemment, pas de plagiat ! Dans le cercle privé, vous faites ce que vous voulez, mais si vous comptez publier, ne volez pas le travaille d'un autre. C'est triste, et malhonnête.

D'ailleurs, j'en profite pour ajouter ici un petit conseil : question inspiration, ne vous limitez pas, tout est bon à prendre. Musique, peinture, poésie, littérature -à l'évidence, films, dessins animés, mangas, balades dans la forêt, promenade à cheval, visite de monuments historiques... tout est bon a prendre. Si vous voulez progresser, améliorer votre style, notamment, il va falloir beaucoup lire, et essayer des genres avec lesquels vous n'êtes pas forcément très familiers. Vous êtes habitués à lire exclusivement des romans historiques ? Tentez la science-fiction. Vous n'aimez rien d'autre que le fantastique ? Lisez de la poésie...

2) La réflexion vaut également pour la motivation ; ce qui nous pousse, nous, petit humain noyé dans une masse d'autres humains, à coucher par écrit quelques idées, est unique. Les uns écrivent seulement pour publier, des autres, pour se détendre, pour se changer les idées, pour raconter un événement difficile...

3) Ce qui me permet de rebondir sur l'idée suivante : avant d'écrire pour les autres, écrivez pour vous ! La qualité de l'écriture s'en fera ressentir si vous êtes passionnés. Et les déceptions seront bien moindres.

4) Les Bétas-lecteurs. Avoir quelqu'un à qui parler de votre oeuvre, est fondamental. De même, si cette personne pouvait, de surcroît, vous relire, ce serait parfait. Le point de vue d'une autre personne, ne serait-ce que pour l'orthographe, les erreurs de contextes, où les problèmes de scénario, peut s'avérer très utile. Et puis, avoir quelqu'un d'autre à qui parler de votre monde (autre que votre double schizophrénique, bien sûr), c'est quand même sympathique.

Attention, il s'agit d'essayer de trouver quelqu'un de sérieux. Donc exit les "kikoufanlol" qui se contenteront de dire que votre texte est parfait, et exit aussi les insatisfaits qui ne seront jamais contents, et qui cherchent à tout vous faire réécrire de A à Z. C'est aussi vos idées, votre marque. Le Béta-lecteur doit vous montrer ce qui ne va pas, et non réécrire vos phrases.

5) Le contexte. Trouvez un contexte de travail qui vous plait, qui vous met à l'aise. Même réflexion que plus haut : ce contexte sera rarement le même d'un auteur à l'autre. Ainsi, même si votre pote X clame haut et fort que lui ne peut qu'écrire dans les jardins du château de Versailles, sur un fond de Marche pour la cérémonie des Turcs de Lully, grand bien lui fasse. Mais si vous préférez votre salon, votre yorkshire, et un bon vieux Starway to Heaven, surtout, surtout, ne changez rien.

6) Soyez persévérants. Ne lâchez rien. Vous aurez d'innombrables hauts et bas, d'innombrables déceptions, mais cela ne veut pas dire que vous êtes mauvais. Bernard Werber a du réécrire deux fois son livre "les fourmis", tout comme J.K. Rowling avec son Harry Potter. Quel dommage, s'ils avaient abandonné !

7) Show, don't tell ! Pour ce qui est de l'écriture en tant que tel, essayez avant tout d'amener le lecteur à comprendre ce que vous voulez dire, et non tout déballer en brut dès les premières pages. Glissez des indices dans vos descriptions, soyez subtiles. Il faut qu'à la fin, on se dise : "oh mais ça y est, j'ai compris ! Il m'a bien eu" ! 

8) Essayez, au possible, d'éviter les phrases longues à n'en plus finir. Soyez concis, brefs, n'hésitez pas à couper lesdites phrases en plusieurs petites. Vous gagnez en lisibilité, en compréhension, et vous éviterez de désintéresser le lecteur. 

9) Si la possibilité s'offre à vous, écrivez des nouvelles ! C'est très formateur, cela vous oblige à aborder un sujet sans déborder, en allant droit à l'essentiel. D'un point de vue scénaristique, cela peut aussi vous aider pour un livre, que vous écrieriez à côté : parler de l'histoire d'un personnage secondaire, d'un lieu particulier, d'un artefact magique... la liste n'est pas exhaustive.


En très gros, j'essaye toujours de suivre ces quelques points. Mais encore une fois, il n'existe pas de vérité absolue en la matière ! 


A.H.

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